Nombril de semaine gris
La grippe semble s'agripper de plus belle à mon corps. En effet, aussitôt un symptôme estompé, un nouveau surgit. (à mettre dans votre liste de vire-langue) C'est quoi le message? Avis aux sorciers et sorcières de ce monde, dites-moi qu'en faire. En attendant, je retourne à ma morveuse latence. Dans l’espoir que cette grippe me nettoie pour un bon moment. Ah oui! Et juste avant qu’on se quitte, il ne faudrait pas passer sous silence ma nouvelle cure intestinale. Je suis tombée par hasard –c’est toujours ainsi qu’on tombe n’est-ce pas, par hasard - sur une sorcière dans une boutique d’aliments naturels. Lui parlant de mon désir de faire un traitement Bio-K après tout ce temps des fêtes indigeste, et afin donc de me refaire une flore intestinale digne de ce nom, voilà que la charmante et belle dame me suggère des suppléments de plantes qui, paraît-il, sont encore plus efficaces que le Bio-K. Pour ne mentionner qu’un seul exemple à cet effet; plutôt que de remplir mes intestins de nouvelles bactéries amies comme le ferait le Bio-K, les plantes en question redonnent du « pep » aux bactéries déjà existantes et viscérales de mon petit et gros boyau. Ce qui va rendre mon système encore plus efficace et intelligent. Ben oui ! J't'explique: au lieu d'inviter tous pleins d'inconnus à mon party intestinal, au lieu de le bourrer d'étranger -qui feraient sans doute bien leur travail- ben là, ce sont mes hôtes qui s'activent le poil des pattes. (hum, j'imagine l'image ici là, pas sûr du tout du look "poil aux pattes" de mes bactéries ouvrières de tuyaux). N'est-t-on, dit-on, jamais aussi bien servi que par soi-même?! Y’a même du basilic et du romarin dans ma petite potion magique, croquable trois fois par jour. C’est garantie ou argent remis! Enfin, j’aurai bientôt une flore toute rajeunie… fini les nauséabondes compétitions de pets avec mon chum; fini les agressantes crampes intestinales; fini le ventre ballonné… Hourra pour mes amies les bactéries que je nourris depuis ce matin, mercredi, de la semaine le nombril! C’est hier après-midi, En la charmante compagnie De mon amie (flore, justement qu’elle s’appelle, comme dans ma flore intestinale pouahahahhaha… ben non, c’est Florence) Que je découvris Cette femme qui guérit, Et qu’on appelle Gigi. Depuis, mes bactéries amies En sont toutes réjouies Et chantent: Ô ma nouvelle flore épanouie! Florence aussi, A bien appris Et s’est ainsi garni D’un sachet de magie Pour son foie aigri Qui avait besoin Qu’on le purifie, D’un brin de fantaisie Et de plantes amies. Vive les hasards nécessaires. « Les coïncidences ne sont en fait que l’heureux hasard de notre destinée. »
et en passant, Sébastien et moi on est en train de voir à une façon plus rapide par laquelle vous pourriez me laisser vos commentaires en ligne. Cela pour plus de spontanéité, d'expression et d'échange… dossier à suivre. Car moi je veux savoir ce qu'il y a dans votre âme, dans votre tête, dans votre coeur, dans votre ventre, dans vos trippes. Pouahahaha sans jeux de mots là… (trippes, boyaux, intestins pouahahah c'est le thème du jour) Mais sans blague, c'est nourissant pour moi de savoir ce que suscite en vous d'émotions, de souvenirs, d'anecdotes, de réflexions personnelles et de sentiments, le fait de lire mon blogue. En attendant merci mes déjà plus que fidèles lecteurs. Merci de votre intérêt pour ma plume et l'expression de mon poétique quotidien!
Karo du 11 janvier, libre et poète en ce jour de fête à Mélissa
3 Comments
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ce texte est tres drole tu m’a fais rire hi hi hi
janvier 11th, 2006 at 8:02 pmJe poursuis ma remontée/descente dans le temps. Voilà donc la citation des coïncidences et du hasard dans sa formulation paradoxale. Elle voyage. Ne l’ai-je pas déjà lu ailleurs tout récemment ? Hasard ou coïncidence ?
) A l’occasion, je t’en raconterai des vécues qu’on-dirait-que-si-ça-avait-été-écrit-dans-un-roman-que-c’est-pas-vraisemblable.
Le côté rabelaisien de ta plume, pas si fréquent chez une femme (ah les clichés !) me ferait (presque) p-é-t-é de bonne humeur. Je me pose une question nez en moins (vu le sujet) : est-ce propre à toi ou une façon très québécoise de parler sans faire de chichi, si j’ose dire, des fonctions corporelles ?
mai 12th, 2006 at 7:37 pmWow… THÉO, je trouve cela vraiment ultra chouette que tu remontes ainsi dans le temps, à la découverte des multiples facettes dont Karo est composée.
Pour la citation paradoxale… en effet, drôle de hasard ahahhaha…
Je veux bien entendre tes histoires vraies mais invraisemblables.
Pour le côté Rabelaisien, je trouve ta comparaison très intéressante. Je crois même en être flattée…
maintenant à savoir si c’est typique des québécoises… je ne crois pas. Quoi que j’ai souvent entendu dire que nous étions plus ouvertes que les françaises sur certains sujets et façon de nous exprimer, je crois bien qu’il s’agit ici d’une façon toute carolienne de dire sans détours et avec humour, tous les contenus, même ceux plus préhistoriques et anales de la vie. Et pour dire franchement, ça me fait rire. Quand j’ai besoin d’exprimer une chose, qu’elle qu’en soit la teneur, je l’exprime… drôle, romantique, sensuelle, anale, poétique, émotive, philosophique etc.
Cependant, tu resterais surpris du paradoxe ambulant que je suis. Ainsi par exemple, je ne parlerais pas de ma vie sexuelle en public.
bref… à suivre…
mai 13th, 2006 at 5:12 pmet encore bravo pour vos analyses très cher. De plus en plus épatant ce Théo cultivé et sensible