Page blanche et soleil radieux

Là, tout de suite, là, je m’énerve. J’ai peur. Peur de m’éparpiller. Mais ne surtout pas le faire. Ne surtout pas, m'éparpiller. C’est un jour de grande page blanche qui ne sait trop comment se remplir. Se remplir vite et futilement, que pour être satisfaite d’avoir produit quelque chose, même banal? Ou se remplir de façon créative et au rythme de son auteur, pour un réel plaisir? Oui, d’accord, je devais vous transmettre un texte sur le printemps en hiver. Mais bon, je ne le sens pas. Alors vous devrez vous contenter de la photo: printemps en hiver, prise ce vendredi. Je mets donc de côté le texte promis et je poursuis, autrement. Y’a que les fous qui ne changent pas d’idée, que m’a dit mon Dieu préféré : Ydisent. Alors puisque ma folie n’a pas encore atteint des sommets de statu quo et de statique tout court, et puisque j’aime évoluer, que c’est vital à ma santé, et bien je change d’idée (il n'y aura pas de texte du printemps en hiver). Ainsi j’avance… parfois à pas douteux, certes…

Conscience de Karo : -Parfois? Deuh! Rapport man! "Toujours" tu veux dire, "toujours"!

Karo : - …?

Conscience de Karo: -Tu avances toujours à pas douteux, pas "parfois".

Karo, vexée -Bon ok… mettons alors : Souvent à pas douteux. Ça te va ça: Souvent?

Conscience de Karo : -Ben là, choque-toi pas. Mais c’est vrai que ça fait plus crédible comme ça… avec le Souvent.

Karo : - je ne suis pas choquée… c’est juste que… ah pis laisse faire, j’peux-tu continuer là?

Conscience de Karo : - oui oui, c’est toi qui décides après tout.

Bon alors, comme je disais, puisque j’aime évoluer, que c’est vital à ma santé globale, ben j’avance. Souvent à pas douteux, certes, mais j’avance et j’accepte les changements, qui en cours de route se présentent. Du moment que ce qui s'offre est en concordance avec l’écho de mon cœur, je plonge, je nage et je fonce, malgré la peur et avec elle. Dans ce cas, je suis portée par l’amour; valet de mon cœur. Comment pourrais-je alors ne pas participer à la vie sur terre?! Il me serait si facile de rester dans mon « connu confortable » mais en même temps, qui dit trop confortable dit aussi ennui mortel… C’est pour ça qu’il y a tant de gens qui ont l’air de morts vivants, c’est parce que leur âme s’ennuie à mourir dans le train-train quotidien souvent privé d’essence. Et l’âme ben, c’est comme une voiture, ça a besoin de son essence pour avancer. Ben oui! Pourquoi tant de gens font des dépressions si ce n’est que parce qu’ils ont la mort dans l’âme? Comme on peut mourir d’une faim physique, on peut aussi s’éteindre à petit feu, à force de faire et d’être tout, sauf soi même.

Moi, je ne veux pas, à l’heure de ma mort, me dire des : j’aurais donc dû. Ou encore faire croire à tous que j’ai réalisé ma vie à ma pleine mesure, puis mourir dans le silence de mon lourd secret d’échec. Je ne le veux pas… alors malgré la peur, j’avance et je suis la voie de mon cœur. Mais (tous les sacres sont permis pour exprimer ce qui suit) ce n’est pas chose facile… car chemin faisant, des propositions alléchantes – et pour lesquelles j’ai du talent– mais qui sont totalement à l’opposé de mes buts, surgissent. Grrr… elles sont là pour tester ma foi… ou pour ME tester, ma foi! Je ne les voudrais pas, ces alléchantes propositions lucratives, car elles m’obligent à faire des choix et à puiser encore plus profondément en moi, afin de ne pas me laisser éblouir par la surface brillante de quelques métiers ne convenant pas à ma nature véritable.

Mental, un tantinet jugeant : -mais comment sais-tu si ça ne te conviendrait pas? Tu es folle de passer à côté d'une telle opportunité. Et puis, c'est premier pas dans l'entreprise, après tu pouras sûrement évoluer, monter les échelons… Comment peux-tu savoir si…

Karo, s'emportant légèrement: -Je sais et c'est tout!!! (se ressaisisant) Je sais puisque j'ai déjà essayé avant… Mais on dirait dès fois qu'il faut se mettre plusieurs fois les pieds dans les mêmes plats de merde avant de se rendre compte que c'est de la merde! N'est-ce pas! Et cette fois-ci, j'ai décidé que ça suffisait.

Mental, intimidé: -bon ça va ah… moi du moment que tu es heureuse dans tes choix.

Les propositions alléchantes de travail, on dirait que c’est le diable qui se déguise ainsi pour tester ma foi véritable en mes projets de vie. Car si j’ai quitté mes fonctions d’animatrice et de metteure en scène au communautaire, ce n’est surtout pas pour reprendre aussitôt du service dans un domaine similaire. Une lutte se fait aussitôt ressentir entre les besoins de mon cœur et les fausses croyances très ancrées dans ma tête, qui disent : « t’as pas le choix, il te faut accepter ce poste. Si tu ne l’acceptes pas, il t’arrivera sûrement un malheur. Des gens crèvent de faim sur la planète et toi tu te permets de refuser un emploi payant! Bla, bla, bla. » C’est qu’il gueule fort mon mental. Et ainsi il va, religieusement blanchi à l'eau de "jambons" (lire Morency pour comprendre le terme) , se disputant avec mon cœur qui lui sait très bien où il va et ce dont il a besoin pour la vitalité de Caroline. Le cœur, c’est la source. Le cœur c’est l’intuition, branchée directement sur l’univers et qui fait que la vie goûte si merveilleusement bon. Quand je suis branchée à mon cœur- car il m’arrive souvent d’être déconnectée, comme plusieurs sûrement- la confiance est là, pure, et je sais prendre des décisions éclairées.

La vie est tellement courte qu'au meilleur de ma capacité à l'inventer, je m'organise pour la passer à m’émerveiller, à veiller sur ceux que j’aime et à vivre en harmonie avec tous les battements de mon cœur… mon cœur qui dit : voyages, écriture, liberté, amitiés, musique, créativité, carpe diem, carpe diem, carpe diem… Sur ce, je vous laisse avec un extrait de mon auteur préféré : Christian Bobin. Le passage que je vous partage est extrait du livre : autoportrait au radiateur. Je le trouve tout simplement joli, et comme tous ses autres extraits d’ailleurs, empreint de profondeur et de sagesse, de beauté aussi…ça va de soi. Évidemment, on ne peut lire Bobin comme on lit son TV Hebdo ou encore sa revue des Stars. Pour bien apprécier Bobin et pour véritablement s’en nourrir, je vous suggère d’abord de faire le vide mental. Rien de plus simple que quelques respirations profondes (au moins 72 respirations profondes si vous êtes du genre à ne jamais vous arrêter le cerveau), se coucher au sol et s’étirer comme un chat, de la musique de détente pour support… et un brin de volonté à le faire. Un peu de cela chaque jour et ça devrait vous sauver de vous, de votre folie à surproduire, surconsommer, surperformer, surexciter, surmanger, surangoisser… . Ahahhahaha !!! Enfin … voici l’extrait Bobin… à philosopher.

« Et me voilà devant une journée neuve. Y cheminer jusqu’au soir, c’est vraiment du grand art. Je me sens comme un écolier à qui chaque jour on ferait passer un examen. Hier il a eu une bonne note, ou une mauvaise, peu importe. C’est aujourd’hui l’épreuve décisive, impossible de se reposer sur les résultats de la veille, d’ailleurs ils sont effacés. » Christian Bobin

Soyez en paix et en relation avec la vie, le monde et surtout, les tous petits!

Karo du 16 janvier 2006, jour de fête de Françoise- ma sorcière bien aimée. Karo du 16, (soudainement plus calme, revigorée par le soleil qui pénètre la fenêtre du salon)

un 13 janvier aux airs printaniers

C'est drôle quand même de constater qu'à pareille date l'an passé j'avais écrit un petit texte au sujet du printemps en hiver… C'était un 13 janvier, similaire à aujourd'hui; chaud, fondant, avec un soupçon de soleil ardent et qui fait momentanément sortir tout le voisinage de sa tanière. Je vous retrouve d'ici le week-end pour vous le transmettre, ce texte du 13 janvier 2005. Il fera sûrement l'affaire comme blogue du jour, puisque tout à l'heure il m'est revenu en mémoire alors que je suis sortie prendre l'air. Comme quoi ces journées en dessus des normales de saison ne passent pas inaperçues! Pour le reste et bien Seb et moi on s'apprête à poursuivre la création de notre album. Les bugs techniques semblent, à toute fin pratique, réglés et la Caroline se défait lentement mais sûrement de sa grippe. Et merci aux quelques bons conseils, parfois rigolos, que certains m'ont prodigués au sujet de la carolinade d'hier. À ce sujet, j'attends d'autres réponses car je suis ouverte à tout essayer pour me débarrasser des mulots. Et si possible, envoyez-moi vos suggestions via le blogue, afin qu'on puisse tous en rire et en bénéficier. Bon week-end et à bientôt.

Karo du 13 janvier (coeur fébrile)

Obsédante Toiture!

Je profite de ma tribune pour canaliser mon trop-plein d’énergie du jour. Depuis le temps que ma grippe dure et perdure, je vois enfin poindre à l’horizon, un peu d’espoir et surtout, d’énergie. Que ça fait du bien! C’est qu’elle est très attachée à moi cette bactérie-là. Mais il ne faut pas lui en vouloir, de me trouver si attachante. Tous les êtres vivants me trouvent irrésistible. Allons bon, trêve de pavanage,… Passons aux choses sérieuses et concrètes de ce monde. Imaginez-vous donc… j’ai découvert que mes glaçons étaient plus menaçants à l’état liquide qu’à l’état solide. Vous vous souvenez, mes glaçons? Ça fait juste trois jours que j’en parle –comme pâpa de la p’tite vie avec ses sacs de vidanges. Toujours est-il que, ben oui chose, mes glaçons fondants sont menaçants! Et pour cause; le printemps en hiver (c’est pas normal de fondre en janvier, mais bon, faut faire avec ça m’a tout l’air!). Imagine-toi donc que ça s’est mis à fondre ces glaçons-là. Et plus ça fondait et plus les restants tous chétifs et mouilleux, se rapprochaient de l’intérieur de la maison par ce qu’on appelle dans le jargon de construction, du sophyte je crois. L’an passé, à deux jours de Noël, ça coulait dans le bureau. Je me suis donc bien attelée cette année et j’ai prié… car il n’y a pas grand chose d’autre à faire. Toit en mansarde oblige.

Mais, il n’y a pas que ça d’obsédant à ma toiture… jugez-en vous-même, avec la suite… J’ai rêvé toute la nuit aux $ »&&?%%**_ »% de tabarn**$/ » »%?&&# de mulots qui grattent dans l’entretoit et qui, comble de malheur, ont élu domicile dans la partie du toit juste au-dessus de mon lit. Y’a plein de coins dans un toit de maison, mais comme je vous disais plus haut; tous les êtres vivants ne me trouvent-ils pas irrésistible et par conséquent, tentent de se rapprocher de moi par tous les moyens qui soient? (lol) Cette nuit, nous avons eu droit à un concert des plus rythmés, entre le bruit de l’eau des glaçons qui fondaient, inégalement : floc, floc-floc-floc… floc, -floc, floc, ………………..floc. FLOCK!!! Flo…oc! Floc, floc… et les maudits mulots nocturnes! Les mulots, les glaçons et la flûte – j’allais oublier de vous parler de la flûte – qui rugit jour et nuit! Il s’agit en fait du carrousel échangeur d’air –sur le toit lui aussi– lequel aurait bien besoin d’un peu d’huile. Mais comme c’est l’hiver et que notre toit est en mansarde, ça devient casse-gueule d’aller huiler. On préfère donc endurer l’aliénant son de flûte. Le premier jour où j’ai entendu ça, je pensais vraiment qu’un lutin d’hiver était assis sur mon toit, suçant gaiment un glaçon tout en turlutant. Je vous le dis… j’ai failli sortir dehors pour voir de plus près l’énergumène. Mais Chaton me sorti vite de ma rêverie en m’expliquant clairement d’où venait le dit bruit. Tout cela mes amis : les souris, le lutin siffloteux et les flocs d’eau de printemps en hiver, en provenance du toit de ma demeure, quel heurt!

Mais quelle action, j’te dis… on n’a pas le temps de s’ennuyer dans notre campagne profonde! J’ai pas tellement dormi. Heureusement par contre, j’ai pu récupérer ce matin. Je me suis donc réveillée à 10h00, quasiment fraîche et dispose. Chaton n’a pas eu ce même luxe, car il devait se rendre en mission informatique, bien sûr! Parlant de Chaton, tu sais que ce soir nous devrons investir temps et trappes à souris. Allez! Il nous faut attaquer pour de bon, avant que le toit ne nous tombe sur la tête! Opération : beurre de peanuts et poison à rat. Je ne voudrais pas les tuer les belles p’tites bestioles au fond. Les toutes petites qui viennent se réfugier là en temps de pluie, mais, il en va de notre survie mentale… et peut-être physique, si le toit venait qu’à nous tomber dessus à force de grignotage de la part des rongeurs.

Que feriez-vous si vous étiez à ma place? Telle est la question du jour. Et vous pouvez désormais y répondre, sans autre procédure qu’un clic de mulot… euh… de souris je veux dire, qu’un clic de souris sur le lien : commentaire. Merci de me partager vos expériences en la matière et/ou vos suggestions. Et merci de vos déjà nombreux commentaires via le courriel ou le blogue. J’apprécie beaucoup. En passant, … -Ça c’est comme au téléphone. Je suis incapable de raccrocher même si j’ai dit que j’allais raccrocher. Bref, ça fera l’objet d’un autre jour, que cette passion de placoter. Mais pour l’heure, ce que je voulais vous dire, c’est la drôlerie qui se produit quand on cherche carolinade sur le moteur Google. D’abord ce sont toutes les pages en espagnol qui apparaissent. Et puis lorsqu’on spécifie seulement pour les pages en français, je suis la seule et unique carolinade en ligne. N’est-ce pas merveilleux! Ça va sûrement passer à l’histoire tout ça. Ahahhahahah! Allez… j’attends vos suggestions anti-mulots.

Karo du Re-12 janvier (heureuse et libre ici malgré toute la folie de toit grouillant de vie!)

Temporairement sans titre

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Carolinade du jour, à venir… ce soir peut-être! Mais en attendant, je vous annonce que vous pouvez désormais me laisser vos commentaires de façon toute spontanée. Pour chaque Carolinade où vous souhaitez laisser un message, vous n'avez qu'à cliquer sur le lien: commentaire. Ça devrait fonctionner sans que vous n'ayez à vous inscrire. à tantôt

karo du 12 janvier (qui doit aller faire l'épicerie)

Nombril de semaine gris

La grippe semble s'agripper de plus belle à mon corps. En effet, aussitôt un symptôme estompé, un nouveau surgit. (à mettre dans votre liste de vire-langue) C'est quoi le message? Avis aux sorciers et sorcières de ce monde, dites-moi qu'en faire. En attendant, je retourne à ma morveuse latence. Dans l’espoir que cette grippe me nettoie pour un bon moment. Ah oui! Et juste avant qu’on se quitte, il ne faudrait pas passer sous silence ma nouvelle cure intestinale. Je suis tombée par hasard –c’est toujours ainsi qu’on tombe n’est-ce pas, par hasard - sur une sorcière dans une boutique d’aliments naturels. Lui parlant de mon désir de faire un traitement Bio-K après tout ce temps des fêtes indigeste, et afin donc de me refaire une flore intestinale digne de ce nom, voilà que la charmante et belle dame me suggère des suppléments de plantes qui, paraît-il, sont encore plus efficaces que le Bio-K. Pour ne mentionner qu’un seul exemple à cet effet; plutôt que de remplir mes intestins de nouvelles bactéries amies comme le ferait le Bio-K, les plantes en question redonnent du « pep » aux bactéries déjà existantes et viscérales de mon petit et gros boyau. Ce qui va rendre mon système encore plus efficace et intelligent. Ben oui ! J't'explique: au lieu d'inviter tous pleins d'inconnus à mon party intestinal, au lieu de le bourrer d'étranger -qui feraient sans doute bien leur travail- ben là, ce sont mes hôtes qui s'activent le poil des pattes. (hum, j'imagine l'image ici là, pas sûr du tout du look "poil aux pattes" de mes bactéries ouvrières de tuyaux). N'est-t-on, dit-on, jamais aussi bien servi que par soi-même?! Y’a même du basilic et du romarin dans ma petite potion magique, croquable trois fois par jour. C’est garantie ou argent remis! Enfin, j’aurai bientôt une flore toute rajeunie… fini les nauséabondes compétitions de pets avec mon chum; fini les agressantes crampes intestinales; fini le ventre ballonné… Hourra pour mes amies les bactéries que je nourris depuis ce matin, mercredi, de la semaine le nombril! C’est hier après-midi, En la charmante compagnie De mon amie (flore, justement qu’elle s’appelle, comme dans ma flore intestinale pouahahahhaha… ben non, c’est Florence) Que je découvris Cette femme qui guérit, Et qu’on appelle Gigi. Depuis, mes bactéries amies En sont toutes réjouies Et chantent: Ô ma nouvelle flore épanouie! Florence aussi, A bien appris Et s’est ainsi garni D’un sachet de magie Pour son foie aigri Qui avait besoin Qu’on le purifie, D’un brin de fantaisie Et de plantes amies. Vive les hasards nécessaires. « Les coïncidences ne sont en fait que l’heureux hasard de notre destinée. »

et en passant, Sébastien et moi on est en train de voir à une façon plus rapide par laquelle vous pourriez me laisser vos commentaires en ligne. Cela pour plus de spontanéité, d'expression et d'échange… dossier à suivre. Car moi je veux savoir ce qu'il y a dans votre âme, dans votre tête, dans votre coeur, dans votre ventre, dans vos trippes. Pouahahaha sans jeux de mots là… (trippes, boyaux, intestins pouahahah c'est le thème du jour) Mais sans blague, c'est nourissant pour moi de savoir ce que suscite en vous d'émotions, de souvenirs, d'anecdotes, de réflexions personnelles et de sentiments, le fait de lire mon blogue. En attendant merci mes déjà plus que fidèles lecteurs. Merci de votre intérêt pour ma plume et l'expression de mon poétique quotidien!

Karo du 11 janvier, libre et poète en ce jour de fête à Mélissa

Cassons la routine !

Une folie du mardi !
pour oublier un peu,
la structure de nos calendriers…
après 2 heures passées au téléphone
avec ma folle de chum,
je vais la retrouver
et nous irons nous promener
histoire de capter un peu de lumière
et de vitamine D.

Mise en garde toutefois:
en attendant mon retour demain,
faites attention aux glaçons
aggripés au toit de votre maison
car ce 10 janvier est doux ma foi…
et risque de faire tomber ces piques
sur vos belles têtes … féériques
(fallait que ça rime
et j'avais juste 4 secondes
pour y penser)

Karo du 10 janvier, jour de fête à Phil Labrecque

HIBERNONS

Je n’ai nullement la tête à planifier l’avenir -pas plus mon tantôt que mon demain et encore moins mon été, que je devrai pourtant créer, si je le veux actif et émerveillant. Disons qu' avec toute cette neige qui abonde (une fois de plus), j’ai plutôt le cœur à hiverner. De ma fenêtre de bureau située au 2e étage, je peux observer de larges glaçons, qui par temps plus doux menacent mon crâne de leur tête pointue comme un clou de 10 pouces qu’on plante froidement dans une charpente de maison. Voyez-vous, c'est que les glaçons se logent principalement juste au dessus de la porte d'entrée. Ce qui fait que chaque fois que nous sortons de la maison et que dehors ça fond, notre vie est en grave danger :)

-Bon !La v'là ti-pas qu'elle exagère encore un peu ! Mais heureusement, aujourd’hui c’est l’hiver, le rude, le bon, le vrai. L’hiver de ma jeunesse, du temps où notre folie humaine ne laissait pas trop encore présager ses ravages de réchauffement planétaire. Aujourd'hui donc, pas de danger qu'un glaçon à clous nous tombe dessus. Ils sont tous bien pris à la corniche. De mon haut lieu d'hibernation, j'en témoigne. Un peu plus loin, en arrière-plan de ces glaçons, la neige du jour; frivole. On dirait qu’elle danse. Ne lui suffit pas de se laisser tomber jusqu’au sol, non, non. Dame Neige s’amuse et flâne. Chaque flocon prend son *air d’aller, célèbrant ainsi — tant sa différence que sa ressemblance à ses confrères les autres flocons. Ensemble ils festoient, s’agitent, rigolent et jouent gaîment. La neige tourbillonne avant d’achever sa symphonie sur le toit des maisons, sur les conifères ou sur le sol qu’elle recouvre de sa noble blancheur.

À mon amie Florence : j'pense que je suis en train de te faire une bonne compétition d'Ermite. En effet, je n'étais pas sortie depuis 4 jours avant mon tout récent souper de famille… et me voilà repartie pour une bonne semaine, je pense. Ce matin je devais aller faire quelques commissions mais fuck, quand j'ai vu la p'tite neige rapide et grouillante qui tombait du ciel; quand j'ai sorti le pied gauche du lit et que j'ai senti le froid me traverser l'âme; quand j'ai vu la voiture encore une fois enneigée jusque par-dessus la tête; quand j’ai constaté ma grippe s’agripper de plus belle à mes sinus; et quand j'ai réalisé que je n'avais nulle part d'urgent où aller, j'ai choisi de rester bien au chaud chez moi.

C'est l'hiver ET je veux mon chalet. C’est l’hiver et je veux mon chalet. Mon chalet, mon poêle à bois— écologique, mes livres, ma tonne de livres. Je veux aussi mon ordinateur portable avec Word et Antidote seulement (bon d’accord, peut-être aussi Internet, que je ne devienne pas trop dingue, seule dans ma cabane en forêt). Mon chalet, des victuailles pour la saison, une cave à vin, de la musique variée, une paire de raquettes pour mieux sortir de ma tanière et marcher dans l’apaisante forêt d’hiver. Un bain tourbillon (même si le chalet est modeste), des pots de crème (olivier), mon chum qui vient me retrouver le week-end (dès fois avec des copains et la famille bien sûr, histoire de m’énergiser de la chaleur des autres), des cahiers d'écriture pour quand je ne veux plus écrire à l'ordinateur… et surtout, de l'inspiration à la caisse… pour écrire (scénarios, théâtre, nouvelles, poèmes, récits d'aventure et de voyage… maximes… écrire, écrire, écrire)… est-ce que j'ai oublié quelque chose? Ah oui! Un appareil photo pour capter la douceur du temps sans temps qui passe… de la neige qui descend lentement du firmament… des traces de cerfs qui sont passés par là… de la cheminée du chalet qui fume en paix…Puis au printemps revenir et partager tout ÇA : les mots, ma poésie, mon émerveillement… mettre en scène la beauté du monde, voyager et faire la fête à la VIE avec tous mes amis. Je veux tout ÇA… et seulement ça. C’est simple comme bonheur il me semble.

Karo du 9 janvier (enneigée jusqu’aux cheveux, j’écoute la trame sonore de Frida qui me réchauffe le cœur) * ce n’est pas une erreur mais bien un jeu de mot. Normalement, air d’aller s’écrit « erre d’aller » et est une expression propre au Québec. C’est Antidote qui me l’a dit.

Album SebkoAko 2005-2006- sortie retardée

La sortie de notre album (musique et légende) est compromise. Sébastien rage sur nos précaires moyens d’enregistrement tandis que moi je combats une Cri%*& »//$)*_%% de Saint-C %$*&&%$!_ de Tabar%% »/*&?% de grippe !!!!!! Je voudrais bien pouvoir l’aider mon chum, voir même le calmer. Le pauvre, ça fait plus de trois jours qu’il tente de résoudre un nouveau bug qui empêche l’enregistrement de se concrétiser. Mais tout ce que je peux faire moi, avec le peu d’énergie que j’ai actuellement, c’est de le regarder se choquer, impuissante et mbalade. Non, mais tsé quand ça va mal! La première année, nous avions livré la légende de l’ours à Noël. La deuxième année, nous voyant pris dans le tourbillon des fêtes, nous avons opté pour une sortie tardive, mais non moins intéressante de la légende des Monts-Groulx. Notre objectif était de livrer la marchandise durant le premier mois de l’an nouveau. Ainsi, nous pouvions mieux profiter du rituel d’empaquetage, de gravage, de mise en page, etc., sans pour autant manquer l’occasion de vous transmettre nos vœux. Cette année encore, nous souhaitions faire de la sorte… soit livrer l’album quelque part en janvier 2006. Mais maintenant, je ne sais plus… Aaaaaaaaaaaaaaaaah (entendre telle une complainte de tragédienne grecque) « qu’il est souvent vertigineux d’avoir fait le serment de lucidité » extrait puissant et drôle de la pièce Quelques humains, troupe Les éternels pigistes.

Mais bon, toujours est-il qu’une fois le méchant exprimé, expulsé, extirpé et vidé… étant de nature ultra philosophe dans l’âme, je me dis que rien n’arrive pour rien dans la vie! Conclusion donc : sûrement que l’album n’était pas dû de si tôt cette année. Il ne sera que meilleur puisque nous le pondrons une fois les systèmes rétablis. Système immunitaire de Karo et système informatique de Sebko. Je préfère prendre mon temps et vivre pleinement l’acte de création plutôt que de créer à la va-comme-je-te-pousse, la gorge serrée, les frissons partout et le Chaton en Tabarn »%?&**)$%/_$/% !

***

Avez-vous écouté le Fric $how hier soir? Non mais quel délice n’est-ce pas! Ce cher Marc Labrèche m’a temporairement sortie de mes courbatures et frissons de fièvre. De la télé à son meilleur et comme je l’aime, soit à la fois éducative et ludique! J’ai toujours cru que le meilleur moyen de transmettre de l’information ou des connaissances était via le jeu et le divertissement. Évidemment, sans oublier la pointe de cynisme. Marc est fabuleux dans tous ces personnages dont la femme heureuse et épanouie, assise sur sa toilette, jambes écartées et en jupe. On dirait bien que l’agent orange a fait ses ravages sur cette femme ahahah ! Et que dire de la mise en attente téléphonique par Marc -avec tite-musique en back ground- à une conseillère « Windex ». Bref, on rit bien mais n’en reste pas moins que les statistiques présentées ici et là au bas de l’écran sont affolantes. Ce n’est effectivement pas étranger à tous ces produits si les allergies alimentaires et autres augmentent année après année, que les cancers et maladies bizarres se développent, que le fond marin du fleuve St-Laurent respire tellement mal que les scientifiques croient la situation irréversible. Réagissons mes amis. Comme disait un des invités de Marc, vous savez le professeur dans le microscope, n’attendons pas les résultats et autres études gouvernementales avant de cesser l’utilisation de ces produits toxiques. Je ne sais pas pour vous, mais moi, quand je vois des ingrédients du genre : bleu 29; peg312; huile de castor hydrogénée; tintizanoïde de phosphore con-génital; os de vachefolle broyés; jaune54 etc sur mon tube de pâte à dents, sur mes crèmes de visage ou mes produits nettoyants, mettons que je ne suis pas rassurée du tout. Je ne terminerais pas ce papier sans mentionner les décors, les costumes et le montage du Fric $how. Sans plus de mots, j’adore!

Karo du 6 janvier (amochée)