Cerveau hors d’usage pour cause d’état grippal
jour 5 de la nouvelle année. 11h49 am. Je vais trier les tonnes de papiers sur mon bureau. Y voir ainsi peut-être plus clair… et revenir bloguer quand j'aurai retrouvé mes esprits. Mais avant, je vous offre ce papier sommaire sur mes impressions de la 1e des Bougon. VIVE LES BOUGON !!!
Avez-vous écouté la première de la 3e saison des Bougon ? Non mais quelle intro mes amis ! Même qu’il aurait dû y avoir un avertissement majeur au début du programme, du genre : yeux et oreilles sensibles, cette fois-ci, vraiment s’abstenir ! En effet, alors que Ti-tas Bougon se fait « bonhomme vert » à la ville et donne des contraventions de stationnement, un monsieur habit cravate en retard à son parcomètre se met en maudit contre elle et l’insulte d’une façon que même moi, avec mon vocabulaire vulgaire, je n’aurais pu inventer. J’en ai retenu cette phrase d’une telle violence et qui grince encore dans mes oreilles. Elle va un peu comme suit : « vous êtes tellement laide grosse vache, que même à l’abattoir on ne voudrait pas de vous. » Je me demande même s’il ne l’a « tutoyait » pas ? Et voilà qui donnait le ton à toute la difficulté que chacun des personnages allait avoir à s’intégrer dans la société. Une saison prometteuse. Du Avard à son meilleur ! Le cynisme était une fois de plus au rendez-vous… mais il fallait bien tendre l’oreille car parfois, tout va tellement vite dans cette série que j’ai à peine le temps de savourer les « dénonçages » nombreux et variés qui se glissent ici et là à travers les attachants, naïfs mais toujours très lucides Bougon. Pour ne nommer qu’un passage : le discours d’intro de Paul Bougon qui ne veut pas rembarquer dans la société. Ce fût par ailleurs un pur délice que de voir et d’entendre Junior donner libre cours à ses fantasmes « bouffe et sexe » alors qu’il venait d’être engagé dans un café de beignes. « Aye wow ! Du dedans de beigne » s’est-il dit au moment où il découvrait les saveurs à fourrer les beignes. Et un peu plus tard, nous le revoyons en compagnie d’une autre employée- son pendant féminin si vous voulez mon avis- en train de jouer à l’éjaculation de crème à beigne. Elle est à genoux et lui, le sac à crème faisant office de pénis qu’il fait cracher droit dans le visage de la fille. « Cum shot » qu’il disait… C’était le délire …
Il n’y a que cette série pour me faire passer du rire pur aux larmes profondes aussi radicalement. Ainsi lundi soir dernier, la nouvelle saison des Bougon s’annonçait crument, sans aucune censure, j’ose l’admettre. Et avec au final, où l’on apprend comment Mao a été adoptée… du temps où Papa Bougon avait une vraie Job. J’ai adoré cette dernière image de crèche portuaire; les Bougon, une bière à la main, qui venaient d’accoucher une passagère clandestine venue tout droit de la Chine par convoyeur. La femme accouche, elle meurt puis Papa et maman Bougon se retrouvent avec un bébé. Mao. Ce fût très émouvant. Et déjà la fin. Il me faudra donc attendre jusqu’à la semaine prochaine pour savourer une fois encore, la famille Bougon. Merci aux sincères comédiens, Merci à Avard & Mercier pour cette plus que décapante série.
Karo du 5 janvier (une chance qu'il y a de la bonne télé… sinon que ferais-je full grippée ?!)
