Lettre d’amour universel
Lettre ouverte à tous mes «anges humains» Ceux là même qui m’accompagnent sur la route de ma vie… Par cette lettre ouverte et en ce jour symbolique, soyez les témoins de ma grande manifestation d'amour. Soyez les témoins de mon engagement envers la vie. Et ainsi comme je l'écrivais récemment:
L’héroïque de mon quotidien c’est : m’aimer suffisamment chaque jour afin de pouvoir mieux t’aimer, lorsque tu souffres. Surtout lorsque tu souffres d’une douleur qui à ce jour est encore inconnue à mon cœur.Sans cette réelle ouverture à mes déchirures, je ne peux m’ouvrir à ma joie pure. Ne peux alors pas vivre pleinement la vie. Mon ouverture à l’Être vulnérable que je suis est telle une offrande à mes compagnons de route.
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On dit : « pleurer comme un bébé… »
Combien de fois encore me faudra t-il pleurer pour apprendre à m’aimer ?
La dernière fois où j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, pensais-je en avoir fini.
Qu’après, je pourrais me montrer tous les jours sous mon ciel bleu le plus ardent.
Mais la vie le veut tout autrement…
et ainsi elle avance, de ciels variables en ciels variés; ce qui en fait toute la beauté.
Dans l’accueil de mon humanité, j’apprends donc à m’aimer.
Chaque fois où j’aurai une crise de mal d’amour
de mal d’amour de moi envers moi, chaque fois, elle naîtra du néant,
néant reçu de l’enfance, de l’inconscient des grands en mal d’amour.
Chaque fois j’aurai peur de dire et surtout, de pleurer mon mal d’amour,
mais chaque fois, désormais, je me ferai un devoir d’y aller, dans le feu de mon cœur.
Comme une lionne rescapée, je rugirai mon trop plein de colère jusque là refoulé.
Chaque fois je me ferai un devoir d’y aller, dans la terre de mes souffrances;
à pleurer et à dire, pour moi et pour tous ceux qui ont d’avance baissé les bras…
À dire ma honte que je perçois comme une faiblesse, comme un dérangement pour mon voisin…
Désormais, je le dirai… par amour pour moi, par amour pour lui
et en dépit des jugements d'autruis; de leurs remparts fortifiés à force de mal d’amour .
Désormais sera beau et plein d’audace, ma vulnérabilité; une source de vie…
Car trop de fois, chaque fois c’est pareil :
Je me cache et retiens maladroitement toute la peur contenue dans mon ventre.
C’est la lionne qui rugit en silence.
Chaque fois c’est pareil; de ma sensibilité -mère de ma fertilité- je me coupe, je m’aseptise, me javellise, me pasteurise…
Mais c'est qu'on ne s’en sort pas, de son humanité !
Et justement, pour qu’elle résonne encore plus fort
et cesse de séparer la vie de la vie, le bien du mal, le beau du laid, le grand du petit…
l’humanité doit grandir et laisser pleurer les cœurs comme on les laisse rire sans pudeur.
Car les cœurs ne jugent pas, les cœurs se rencontrent.
Les cœurs ne communiquent pas, ils communient…
Heureusement qu’il y a des anges humains tout autour pour nous capter lors de nos moments de fortes résistances;
ces grandes turbulences à l’âme.
Car sans eux, sans les anges humains, il n’y en aurait pas d’humanité !
Merci mes anges pour votre amour ancestral insufflé…
qui m’invite à Être et à continuer… avec les vagues à l’âme.
Merci pour les larmes bercées
Merci pour les blessures purifiées
Merci pour la sagesse partagée
Merci pour l’humanité transmise
Merci pour le respect manifesté
Merci pour la beauté dans vos yeux
Merci pour votre cœur toujours ouvert et authentique…
De l’ombre à la lumière, la souffrance accueillit se vit dans l’amour car je sais maintenant que chaque fois où j’aurai une crise de mal d’amour, ce sera pour apprendre à mieux m’aimer.
Karo du 14 février… Aimeuse d’amour, porteuse de lumière



