vie 5 étoiles avec vue sur pantin joyeux et pignon de maison

Je capote… littéralement. Littérairement aussi. Là, dans mon moment présent (avec pour point de vue de repos, l'image que je vous ai glissée ici), je baigne dans les eaux douces, d’une harmonie sans fin. Sans fin parce que sans début non plus. Des eaux douces aux couleurs apaisantes où le temps n'existe plus; que les sensations agréables, et qui ne peuvent être vécues que dans ce haut lieu de grattitude envers la vie. Je suis tout à fait plongée dans ce lieu hors du temps et du commun. En fait, le plus extraordinaire ici, c’est justement ça; soit le bonheur de vivre une paix profonde dans un lieu pourtant si commun et qu’on appelle le quotidien. J’y suis, simplement. J’écoute Carnival Town de la soyeuse et Divine Norah Jones, puis je vaque à des tâches variées. Tâches qui s’accumulaient depuis quelques jours, comme tant de choses plates mais qu’il faut pourtant faire. Me voilà donc en train de prendre d’assaut cette pile de dites choses plates… ET POURTANT, c'est ça qui est extraordinaire… je suis dans un état de bonheur profond malgré le banal avec lequel je dois composer. Serais-ce donc dans la façon de faire que réside la plus grande partie du bonheur? Et pas seulement dans l'objet du fesage

*****

suite du 15 février… Kym, L’AcceptAmour est à nouveau venu frapper à ma porte. Puis en tout gentil et élégant qu’il est, il a attendu que je sois pleinement réveillée pour le faire. Il a donc sonné à la porte à l’heure du dîner. Et tu ne sais pas quoi? Il est venu mais déguisé. Ah le coquin! Oui oui, je crois bien que l’acceptamour peut ainsi prendre toutes sortes de formes. Un peu comme Dieu qui se déguise souvent en hasard pour qu’on ne le reconnaisse pas.

-Ding! Dong! -Qui va là? -C'est moi, l'AcceptAmour… je viens t'apporter ta dose d'amour du jour. Acceptes-tu que j'entre chez toi? Ou préfères-tu que je restes, frisonnant sur le pas de ta porte?

-Mais tu n'es pas l'AcceptAmour. Tu es… ma voisine? Je ne comprends pas?

-Je suis en effet l'AcceptAmour, mais aujourd'hui, sous les traits endimanchés de ta voisine. Si tu ne veux pas accepter cette forme-là d'amour, je m'en retournerai de ce pas et sans rancune. Je continuerai bien sûr, à t'aimer… car telle est ma nature. Mais je le ferai alors dans la distance de ton coeur. Dans ce cas, seulement moi pourra en bénéficier, de cet amour-là. Et si parce que tu as refusé mon amour, tu te plains ensuite: O malheureuse que je suis! sache que tu en seras l'unique responsable. Car tu es; l'unique responsable de l'amour que tu laisses entrer ou non chez toi.

-Oui, oui, de ce pas… entrez donc cher AMOUR Agapès. Je vous attendais. Ce matin j'ai justement fait mon brin de toilette: ouvert ma fenêtre, respiré les arbres, la neige et le ciel… ouvert mon coeur et tout fait entrer cette énergie-là… pour mieux vous recevoir cher ami. Bienvenue chez vous.

C’était donc l’AcceptAmour qui me rendait visite, vibrant à travers ma voisine qui m’apportait un plat tout chaud. Une bouffe cuisinée par elle et son chum : riz croustillant et crevettes sautées, le tout apprêté à la saveur du Portugal. Hum… quel délice! Sans plus, elle est repartie. Elle ne venait que pour cela… me partager leur repas du midi. Wow! Sublime et simple moment, tout à la fois. Si vous me demandez quel est le plus riche moment de ma journée, je vous dirai que c’est assurément celui-là. Même si la journée n’est pas encore terminée et qu’il reste d’autres belles surprises vers lesquelles tendre les bras et ouvrir le coeur. Merci la vie pour toute cette abondance.

Karo du 15 février (qui grignote les restants d’amour reçus hier et ceux du jour qui continuent d'affluer.)

6 Comments

  1. Cédric

    Et non la journée n’est pas terminée… enfin pour moi elle se termine puisqu’il est presque 1 heure du matin à Paris!! mais je crois que moi aussi j’aime à me promener sur ton blog… à bientôt.

  2. Anonymous

    Ding Dong … c’est fou ce qu’un simple tout petit mot peut porter comme BONHEUR !
    Écoutez… oui … c’est à votre porte … ouvrez… MAGIE … Dansez maintenant !
    xxx
    K

  3. théo

    “Serais-ce donc dans la façon de faire que réside la plus grande partie du bonheur? Et pas seulement dans l’objet du fesage…” J’ai pas mieux dans mes bagages !!

    L’AcceptAmour ! Quel beau concept ainsi formulé et illustré.

  4. théo

    Ta mention très juste de l’amour “agapes” me fait revenir sur les lieux des cimes. J’aime bien cette gradation dans les termes pour désigner un mot différent selon le contexte. Je recopie ici les différentes définitions trouvées un jour sur le net, et pardon pour l’auteur, dont je n’ai pas retenu le nom du blog.

    “Tout commence par la pornéia, l’amour du bébé qui “dévore” le sein de sa mère. Puis l’amour nourriture s’allège en amour érotique, qui donne des ailes à la gourmandise infantile, lui évitant de s’alourdir en voracité. Mais éros, malgré ses ailes, vit encore dans le manque et prête donc un flanc à la complaisance. Alors vient l’amour philanthropique, philia, qui est plein, apaisé, et relie les vrais amis dans un partage égal. Mais la voie amoureuse ne s’arrête pas là : philia elle-même quitte le plan de la simple amitié pour s’élèver plus haut encore, là où règne l’amour inconditionnel, l’agapé - qui émerge quand on ne cherche plus l’amour, mais qu’on est capable de le donner, pour rien, dans une gratuité absolue.”

  5. Caroline

    Théo, théo, théo!!! D’abord en réponse à ta première note sur ce papier… on en avait pas parlé genre hier, hors blogue, de cette notion là? Merci de me faire revisiter ce bijou de blogue… avec l’acceptamour. Terme de-pas-moi mais images et vécu de moi:)

    Et pour le texte dont tu ignores l’auteur… merci. J’adore tout simplement. Comme c’est beau et inspirant. J’aime aussi cette gradation…

  6. Caroline

    Oui, franchement Théo merci. Tu me permets de revisiter mon brillant esprit, d’en prendre conscience et de m’enfler la tête ensuite. Pouahahahahhahaha ahhahahah
    blague.



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