Geais bleus sur toile bleue
Deux geais bleus dans ma cour
me font de l’œil et me sortent de ma lecture…
Petits hochements de tête, le charme opère…
Chant doux; chuchotant…
ça y est, je craque et j’abandonne finalement ma lecture pour mieux contempler leur nature.
Un chat passe par là,
une abeille bourdonne autour de moi,
un écureuil cri, je ne sais pourquoi ?
Un des deux geais est bien à l’abri dans les cèdres,
tandis que l’autre plus aventureux se promène,
de la clôture au balcon…
Je dois rentrer, risquer de le déranger
car à deux pas de ma porte il se trouve et chantouille toujours aussi gaiement.
C’est vraiment magnifique que ce jour de printemps aux allures d’été. Même si cela me semble anormal, que puis-je faire d’autre, sinon qu’en profiter et saisir cette chaleur pour refaire le plein avant d’aller bosser un peu plus loin au nord là où il risque bien d’y avoir de la neige encore… à Mont Laurier.
Karo du 20 avril (autre bonus de la semaine. Finalement, il me suffisait d’exclamer mon trop plein dans « ménage du printemps » pour qu’à nouveau je trouve un peu de temps pour m’adonner à ce plaisir divin qu’est l’écriture pour moi .) crédit photo: karo. ps: je n'ai pas pu faire mieux. Pas de zoom et des oiseaux qui grouillent.
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“Un chat passe par là,
une abeille bourdonne autour de moi,
un écureuil cri, je ne sais pourquoi ?
Un des deux geais est bien à l’abri dans les cèdres,
tandis que l’autre plus aventureux se promène, de la clôture au balcon…”
J’aime particulièrement ce passage-là. Tu nous plonges d’emblée dans ce que tu décris, et on a envie, nous aussi, de retenir notre souffle, pour ne pas déranger. Cela me rappelle, peut-être par la fraîcheur, la poésie de Francis James, enfin, ses poèmes sur la nature. (Pas les autres, d’inspiration plus religieuse.) Mais de lui on connaît tous sans le savoir, peut-être, ce poème qui commence ainsi :
“Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
tandis que des enfants s’amusent au parterre;
et par l’oiseau blessé qui ne sait pas comment
son aile tout à coup s’ensanglante et descend
par la soif et la faim et le délire ardent :
je vous salue Marie.”
On le connaît grâce à Brassens qui l’a mis en musique. Tu l’auras reconnu !!
avril 20th, 2006 at 6:22 pmJ’aime l’idée d’exclamer son “trop plein de printemps” pour à nouveau retrouver un peu de temps…
C’est donc aussi bien souvent question de trop plien et pas forcément uniquement de manque de temps .:)
Le temps ainsi…revêt bien des significations , thème très intéressant non?Le temps…
avril 20th, 2006 at 6:48 pmThéo - merci de me faire découvrir Francis James. Et non, je ne connais pas ce poète… et quoi que je connaisse Brassens de nom, ça va de soi, en chansons, je ne suis pas une experte, donc je n’aurais pas reconnu. Mais tu me donnes le goût d’en découvrir plus sur les deux artistes. Voilà là tout le plaisir du diablogue.
Céline- tout à fait d’accord, le temps est, il me semble, un sujet inépuisable.
avril 21st, 2006 at 9:46 amAh oui, et pourtant il a aussi des échéances…
:)
avril 23rd, 2006 at 9:39 amTouché Céline!
avril 23rd, 2006 at 12:44 pm