Ménage du printemps
Mais pour dire vrai, le choix s’imposant de lui-même, je vous annonce – un peu contrariée par le temps – et pour un temps indéterminé, que je ne pourrai vous écrire plus d’une fois semaine.
Eh oui…
Les activités lucratives et autres engagements fusant de toutes parts, je manque de temps pour ma passion première; celle des mots.
Si je pouvais y faire un minimum d’argent, la question ne se poserait alors même pas…
Y’a-t-il un mécène dans la salle?
Pour ceux qui depuis janvier, février ou mars renouvellent ce rendez-vous galant avec les carolinades, cela de façon quasi journalière, vous me voyez désolée de réduire considérablement votre consommation quotidienne. Sachez que je suis la première carencée par la situation; comme un jeune enfant que l’on tenterait trop tôt d’arracher du sein de sa mère…. Ainsi, de 5 textes semaine, je passerai à un seul. Voilà tout un régime qui s’impose, faute de temps comme je l’écrivais plus haut.
Parlant de régime, cela me fait penser à mon beau-père qui avant hier, avec sa langue de Pâques, avec sa langue engourdie d’eau-de-vie –sa langue qui avait mariné dans le bon vin toute la veillée… il appelait mon blogue non pas les carolinades mais plutôt les calorinades. Mais là beau-père, avec des mots-de-moi en-moins, on risque de perdre des calories quelques part… n’est-ce pas? Des calories pour le cœur… Vivement donc que cette écriture unique de la semaine parvienne à vos cœurs afin que l’on puisse mutuellement se combler. PS : beau-père, si la voisine d’en arrière a Internet, vous lui partagerez mes écrits ahahaha!!!
Voilà donc que pour les quelques semaines à venir, une large partie de mon temps et de mon attention sera requise pour la réflexion et/ou la mise à jour de projets qui se dessinent devant moi. Trier, nettoyer, épurer, purifier… parvenir à la source et choisir le meilleur; ce que je veux vraiment. Mais pour cela, faire le ménage dans toutes ces possibilités… et continuer d’avancer.
Ainsi, le week-end prochain je suis appelée à animer dans le cadre d’un festival inter-collégial de théâtre. Je dois d’abord finaliser le contenu du cours. Ensuite me rendre, dès vendredi, à quelques heures de route à l’extérieur de la ville pour offrir ce dit cours.
Entre la suppléance régulière, ma remise en forme –2 fois semaine, le quotidien auquel personne n’échappe (à moins d’être très riche et de se munir des services de valets), les fêtes d’amis et de famille qui battent leur plein en ce printemps magnifique, l’écriture de mon scénario, 2 à 3 possibilités de projets théâtre sur la table… mes leçons de Brésilien (négligées ces derniers jours), projection de voyages nécessitant de la recherche et de la préparation… l’écriture de mes chroniques action verte en processus de régénérescence (le vrai billet vert de karo), la cure de jouvence très prochaine qui sera portée également à mon site des carolinades et pour laquelle cure nous sommes d’ailleurs, Chaton l’informaticien et moi, aussi en processus. Bientôt je pourrai ajouter des musiques à mes mots, moi l’éternelle metteure en scène dans l’âme. Je pourrai donc à la fois vous baigner de mots, d’images, de mélodies et, ne manqueront plus que l’olfactif et le gustatif pour compléter cette expérience belle et sensorielle. Pour ça il faudra vous faire venir une pizza, croquer dans une pomme ou boire un bon rouge en savourant votre carolinade. Car je crois que le monde virtuel, même avec son évolution très rapide, n’est pas rendu là. Vous vous imaginez : « grattez la pizza virtuelle dans le coin gauche de l’écran et sentez son chaud fromage qui vous pénètre les voies nasales ». Ahahha n’importe quoi!
Au fond, aussi bien s’en tenir aux mots, aux images et aux musiques. Pour le reste, je laisse votre précieuse et fascinante mémoire sensorielle faire son travail.
Vous comprendrez, je l’espère, que les carolinades aient à subir cette cure d’amaigrissement temporaire.
Enfin, quoi que je ne fusse pas du tout lassée de vous écrire presque tous les jours, je veux bien voir en ce nouveau rythme, une occasion de poursuivre cette évolution qui est mienne. Parfois, les vents de changement obligés amènent en leur sillage tout un lot de belles surprises.
Un texte par semaine. Voilà une belle discipline à m’offrir. Le défi sera peut-être plus grand, sait-on jamais! J’aurais alors tendance à me mettre une pression pour « performer », vous séduire, vous toucher davantage, vous transporter… étant donné que le rendez-vous sera hebdomadaire.
Et puis non. Je continuerai de donner le meilleur de moi-même, en partant de la source – mon cœur. Et puis pour le reste, cela vous appartiendra de recevoir, d’imaginer, de rêver, de vous émouvoir, de vous propulser, de vous insurger, de réfléchir, de méditer… Même à une fois semaine, j’espère bien continuer notre belle relation.
Ainsi, qu’il s’agisse d’un conte, d’une nouvelle, d’un poème, d’une météo poétique, d’une montée de lait antiparasites, d’une réflexion psychologique, d’un extrait dramaturgique, d’une chronique verte ou de tous autres types de mots… vous aurez de mes nouvelles, une fois aux 7 jours, au minimum. Surveillez donc mon blogue afin de ne pas oublier votre dose carolinade-vitaminique hebdomadaire quelque part durant la semaine. Le mardi? Le vendredi? Le dimanche? Ça dépendra de ma réalité. Et encore mieux, si le temps me le permet, peut-être aurez-vous des bonus ici et là dans une même semaine!!!
Plus j’y pense et plus cela me réjouit.
Mais bon, je m’emporte ici encore. On verra bien.
D’ici là, hormis le texte unique assuré une fois la semaine, pour le reste, soyez sans attente.
Bref, on réduit mais pas question de couper!
Ce qui m’amène à penser que je devrai aussi réduire ma fréquence de visites chez mes gentils copains bloggeurs. Mais rassurez-vous, je ne vous oublie pas. Et qui sait, peut-être que ce régime forcé ne sera que de courte durée. À suivre donc…
Merci de votre fidèle participation, lecteurs et diabloggeurs.
En attendant votre texte de la semaine… je vous invite à aller visiter au hasard, les textes des mois de janvier, février et mars. Qui sait peut-être y découvrirez-vous un bijou nouveau à déposer sur votre âme…
Karo du 18 avril (qui malgré tout conserve une plage horaire pour les mots. C’est vital!)
7 Comments
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Décidément tout le monde s’y met …c’est le 1er avril à retardement ou quoi?
(non je sais c’est la réalité…).
Nous essayerons de ne pas être en manque…,d’ailleurs il serait fort déplacé de critiquer ce genre de décisions qui n’enlève rien à la qualité mais la rend plus “aiguisée” forcément en une fois on fait plus fort…(quoi qu’en 10 tu saches le faire.)
Je réponds un peu plus tard à ta question sous un post ci dessous.
J’ai moins de temps aussi , mais du coup çà me fait bizarre de voir que certains vont diminuer leur activité au moment où l’energie donne envie d’en faire plus…puisque j’ai pour l’instant encore la chance de pouvoir en consacrer aux blogs et au reste aussi (çà changera dans quelques mois).
A tres vite alors…
avril 18th, 2006 at 2:59 pmhello
oui il faut croire que c’est un phénomène épidémique et temporel qui nous touche tous en ce moment.
avril 18th, 2006 at 8:05 pmpeut être un brin de fatigue dans l’air, le changement de saison, l’épuisement… ça prend tellement de temps…
en tout cas si tu postes moins ça n’enlèvera rien a la qualité de ton blog je pense. combien de temps mets tu par exemple pour écrire un billet comme celui ci ?
merci vous deux…
même loin, vous êtes près.
sEB et Céline de la France…
j’aime bien vos définitions et expressions quant à cet état… que sEB appelle “épidémique”.
Il est vrai céline que nous avons tous plus d’énergie à cette période-ci de l’année et justement, je crois que nous l’utilisons autrement que virtuellement. Nous sortons, nettoyons la cour (si cour il y a), augmentons la cadence des sorties et projets… enfin…
ou serait-ce un mélange des deux, l’Énergie décuplée qui engendre de la mauvaise gestion d’énergie qui engendre de la fatigue …
quand sEB écrit: ça prend tellement de temps, ça m’amène à réfléchir à cette notion là, du temps. Est-ce que je choisis de tout expédier rapidement et sans plaisir… ou bien est-ce que je prend le temps nécessaire à bien faire les choses?
Le plus souvent je tente de faire le second.
Et pour répondre à la questoin de sEB, je mets en moyenne 2 heures sur un post de cette longueur. Le temps de l’écrire, le relire, corriger le plus possible, faire une mise en page, gueuler contre monsieur Bloggeur car il ne veut pas publier les images, parfois je mets aussi plus de temps, selon que le texte a été commencé plus tôt, ailleurs, dans un autre contexte. Bref…
mais de façon générale, je me donne le défi du 2 heures sans quoi j’y serais toute la journée.
et puis là, avec le beau temps, je veux aussi profiter de l’extérieur. Mon chum va bientôt m’organiser son portable que je puisse écrire dehors. N’est-ce pas merveilleux!
et vous, en moyenne combien de temps consacrez vous à un texte?
je vous envoie du soleil du Québec,
avril 19th, 2006 at 12:57 pmbien affectueusement
2 h!!!!!!!
Mais je comprends que tu ne puisses poster à ce rythme tous les jours!
Il semblait évident ceci dit que tes textes prennent du temps, mais je ne me suis pas rendue compte…
Alors pour te répondre…j’ai indignement mis de côté les grands articles du genre des textes que j’écrivais avant, j’ai toujours eu une chance: les mots défilaient,parfois jusqu’à 14 pages d’affilée (évidemment un “jet” et non tout de suite quelque chose de travaillé ).
Et ne retrouvant pas l’inspiration (première fois de ma vie, et celà dure …),mes billets sont différents des tiens, certains s’écrivent en quelques minutes, lorsqu’il s’agit d’interpeller sur un point précis je pars de mon questionnement donc celà va vite (en général si j’ai une idée le texte suit sans que j’aie à le préparer, comme un fil qui se délie).
Mais c’est différent, je ne parle pas , ici , de textes longs et aussi riches que les tiens, mon inspiration me joue un tour pendable et quelque chose l’enserre…
Pour le temps et le virtuel, oui, le soir j’en passe encore beaucoup sur mon Pc ,mais le printemps et le renouveau nous incitent à sortir, bouger, ( départs en weeks ends prolongés prévus çà va être bon…
),aujourd’hui j’ai flâné une heure, à la terrasse d’un café et hier idem au soleil.
J’attends Lille , Paris de nouveau, sans doute un peu le sud pour savourer les beaux jours…
avril 19th, 2006 at 6:46 pmRencontrer, revoir, bâtir des projets,retrouver le monde…et garder le vitutel pour le partager , également avec ceux qui ne sont pas à côté, et aussi parce que le virtuel est chez moi une véritable porte d’entrée, il m’amène contacts et projets , je ne pourrais donc m’en passer.:)
Céline…
ahahhahahah oui 2 heures!!!! ahahahha
je dois par contre rectifier un peu ma réponse car en lisant ton commentaire, je vois bien qu’il y a des nuances à tout ça, bien sûr.
En fait, ça ne me prends pas chaque jour 2 heures. ça dépend du post.
Celui d’hier par exemple, le Bonus, doit m’avoir pris 20 minutes max en tout et partout. écrire, corriger, choisir une image, mise en page etc.
La partie inspiration, ça va, ça écrit vite, vite, vite… comme le fil dont tu parles et que tu délie.
Mais ensuite, j’aime toujours me relire et peaufiner, approfondir, corriger etc. ça c’est la partie plus longue mais si je ne la fait pas, aussi bien ne pas écrire. C’est en fait un grand plaisir pour moi de le faire…soit de retourner les mots, d’en changer, d’essayer de minimiser les erreurs, toutes les erreurs… d’ajouter une virgule, d’en enlever une autre… j’aime faire ce travail… mais avec le blogue, je n’ai pas toujours le temps si je veux livrer. Cela me fait donc un beau compromis entre mon zèle d’écriture et partager des trucs bien humblement pour le plaisir de le faire. Oser même si ce n’est pas parfait…
le virtuel me permet cet apprivoisement de moi.
Je dirais alors que mes billets s’écrivent entre 10 minutes et 2 heures. Mais deux heures est la limite que je me suis fixée. Je garde alors les romans et autres créations littéraires pour autre part.
Quand y’a panne d’inspiration, il est vrai qu’alors les mots ne peuvent plus défiler aussi librement… Moi ça m’arrive surtout quand y’a fatigue généralisée. Je dois alors prendre quelques jours de repos, en nature ou à écouter des films… et puis ça revient…
d’une manière ou d’une autre, je dois me rebrancher à la source sans quoi j’ai plus d’idées, plus d’énergie.
L’inspiration reviendra, j’en suis certaine… comment? à toi de le découvrir… chacun avons nos méthodes n’est-ce pas. et parfois les méthodes évoluent, elles le doivent. Heureusement que tout cela n’est pas fixe eh!
Quand moi je parle de préparer un texte, c’est que parfois, j’écris des idées dans un grand cahier… des textes inachevés… et que je me discipline ensuite à réécrire certains de ces textes dans mon blogue. Alors là j’ai un travail à faire, de concentration pour reprendre le fil dont tu parles.
flâner une heure à la terrasse d’un café, voilà qui est des plus agréable. Je sors ma machine à téléportation à l’instant et je vais te rejoindre…
hum… si seulement…
Le virtuel aussi me comble de la sorte. Voilà pourquoi je suis en manque de lui, lorsque je suis trop occupée partout.
Comme tu dis, une véritable porte d’entrée. Je ne pourrais non plus m’en passer.
c’est pourquoi j’avais besoin d’écire mon “ménage du printemps” car je dois faire du ménage dans toutes ces propositions là.
l’écriture me comble tellement ainsi que mes échanges avec les autres bloggeurs…
enfin…
avril 20th, 2006 at 8:37 amle déjeuner m’appelle.
merci pour tes commentaires Céline…
que les vents favorables t’apportent de l’inspiration et des projets intensément créateurs pour l’artiste que tu ES.
tant d’echanges et de nouveaux billets depuis
!
pour repondre a ta question retournée = le temps passé passé
>>> et bien entre une demi heure et 2 heures pour les plus longs billets
ce qui est déjà beaucoup dans mon planning décousu
corrections et recherches d’images comprises…
j’évite les 2 heures tu l’auras compris
avril 22nd, 2006 at 5:52 pmj’ai eu du plaisir à lire votre partage sur vos façons d’écrire.
avril 25th, 2006 at 11:26 amMe connecter avec vous sur le blog de Caro me donne l’opportunité de profiter de vos talents d’écrivaines, par la créativité , la fluidité des mots et des idées, le jeu tout simplement.
Je lis et j’admire cette qualité d’expression , cette capacité à créer le texte à partir de la vie….je découvre ce possible, et ça me donnerait envie de me lancer, mais déjà je me pose les questions limitantes : quoi dire ?…finalement je me dis que ce n’est pas intéressant mais je trouve que chez vous oui c’est intéressant !
Je vois ausssi ce besoin en vous de cette expression. C’est comme une discipline, votre énergie se donne toute entière là….
Caro je vais regretter de ne pouvoir te lire tous les jours, je vais te rester fidèle et me contenter d’une fois par semaine !!!! ouah !
L’internet me permet d’être toujours en contact avec toi, et pour ça notre époque est formidable.
Nous pouvons continuer ce lien virtuel.
A très bientôt, becs !
OO'’