Coelho… toujours là, comme un ange à la rescousse

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Un texte tout à propos… tiré du site: guerrier de la lumière. Je vous l’offre car je le trouve très beau… inspirant… apaisant. Surtout juste à point tandis que j’ai l’épée guerrière prête au combat. Merci Paolo Coelho d’exister entièrement, d’exister authentiquement, d’exister librement.

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Accepter les paradoxes
« C’est curieux, se dit le guerrier de la lumière. J’ai rencontré tant de gens qui, à la première occasion, essaient de montrer le pire d’eux-mêmes. Ils dissimulent leur force intérieure derrière l’agressivité ; ils masquent leur peur de la solitude sous des dehors d’indépendance. Ils ne croient pas en leurs capacités, mais ils passent leur vie à proclamer leurs qualités aux quatre vents. »
Le guerrier lit des messages de ce genre chez nombre d’hommes et de femmes de sa connaissance. Il ne se laisse jamais tromper par les apparences, et il s’efforce de rester silencieux quand on cherche à l’impressionner. Mais il saisit l’occasion pour corriger ses défauts – vu que les autres sont toujours pour lui un bon miroir.
Un guerrier profite de toutes les opportunités pour être son propre maître et accepter ses contradictions.

Patience versus Rapidité
Un guerrier de la lumière a besoin de patience et de rapidité en même temps. Les deux plus graves erreurs stratégiques sont : agir avant l’heure, ou laisser passer l’occasion. Pour éviter cela, le guerrier traite chaque situation comme si elle était unique, n’applique ni formules, ni recettes, et se méfie de l’opinion des autres.
Le calife Mu‘awiya demanda à Omar ben al-Aas quel était le secret de sa grande habileté politique.
Voici quelle fut sa réponse :
« Je ne me suis jamais engagé dans une affaire sans avoir au préalable étudié la retraite ; d’autre part, je ne suis jamais entré quelque part en voulant aussitôt sortir en courant. »

Pardon versus Acceptation
Un guerrier de la lumière ne souille jamais son cœur du sentiment de haine. Pour y parvenir, il lui faut pardonner.
Quand il marche vers le combat, il n’oublie pas les paroles du Christ : « Aimez vos ennemis. »
Et le guerrier obéit, mais en se rappelant toujours que le Christ n’a pas dit : « Que vos ennemis vous plaisent. »
L’acte du pardon ne l’oblige pas à tout accepter. Un guerrier ne peut pas baisser la tête, sinon il perd de vue l’horizon de ses rêves.

Repos versus Action

Entre deux combats, le guerrier se repose.
Il passe très souvent des journées sans rien faire, parce que son cœur l’exige.
Mais son intuition demeure en éveil. Il ne commet pas le péché capital de la Paresse, car il sait où elle peut le conduire : à la sensation morne des dimanches après-midi, où le temps passe – et rien d’autre.
Le guerrier appelle cela la « paix du cimetière ». Il se souvient d’un passage de l’Apocalypse : Je te maudis parce que tu n’es ni froid ni bouillant. Que n’es-tu froid ou bouillant ! Mais parce que tu es tiède, je vais te vomir de ma bouche.
Un guerrier se repose et rit. Mais il est toujours attentif et prêt pour l’action.

Ange versus Démon
Un guerrier sait qu’un ange et un démon se disputent la main qui tient l’épée.
Le démon dit : « Tu vas faiblir. Tu ne vas pas savoir quel est le bon moment. Tu as peur. »
L’ange dit : « Tu vas faiblir. Tu ne vas pas savoir quel est le bon moment. Tu as peur. »
Le guerrier est surpris. Ils ont dit tous les deux la même chose.
Puis le démon continue : « Laisse-moi t’aider. »
Et l’ange dit : « Je t’aide. »
À ce moment, le guerrier comprend. Les mots sont les mêmes, mais les alliés sont différents.
Alors, il consacre sa victoire à Dieu. Et, avec la confiance des vaillants, il choisit la main de son ange.

Croire aux signes
Le guerrier de la lumière connaît l’importance de son intuition.
En pleine bataille, il n’a pas le temps de penser aux coups de l’ennemi, alors il use de son instinct et il obéit à son ange. En temps de paix, il déchiffre les signes que Dieu lui envoie.
Les gens disent : « Il est fou. »
Ou alors : « Il vit dans un monde imaginaire. »
Ou encore : « Comment peut-il se fier à des choses qui n’ont aucune logique ? »
Mais le guerrier sait que l’intuition est l’alphabet de Dieu, et il continue d’écouter le vent et de parler aux étoiles.

Croire à l’amour
Pour le guerrier, il n’existe pas d’amour impossible. Il ne se laisse pas intimider par le silence, par l’indifférence, ou par le rejet. Il sait que derrière le masque de glace que portent les gens se trouve un cœur ardent.
Aussi le guerrier prend-il plus de risques que les autres. Il cherche sans répit l’amour de quelqu’un – même si cela signifie entendre souvent le mot « non », rentrer chez soi vaincu, se sentir rejeté corps et âme.
Un guerrier ne se laisse pas effrayer quand il cherche ce dont il a besoin. Sans amour, il n’est rien.

Croire à la négociation
Un guerrier de la lumière ne peut pas toujours choisir son champ de bataille. Il est quelquefois entraîné malgré lui dans des combats qu’il ne désirait pas mener ; mais il n’avance à rien de fuir, car ces combats le suivront.
Alors, au moment où le conflit est quasi inévitable, le guerrier converse avec son adversaire. Sans manifester de peur ou de lâcheté, il cherche à savoir pourquoi l’autre veut la lutte ; pour quelles raisons il a quitté son village et l’a provoqué en duel. Sans dégainer son épée, le guerrier le convainc que ce combat n’est pas le sien.
Un guerrier de la lumière écoute ce que son adversaire a à lui dire. Et il ne lutte que si c’est nécessaire.
Mais s’il n’a pas d’autre solution, il ne pense pas à la victoire ou à la défaite : il mène le combat jusqu’au bout.

Croire à la persévérance
Le guerrier de la lumière n’oublie jamais le vieux dicton : le bon chevreau ne rugit pas.
Les injustices arrivent. Il se voit aussi brutalement impliqué dans des situations qu’il ne méritait pas, à des moments où il n’est pas en condition de se défendre.
Dans ces moments-là, il reste silencieux. Il ne dépense pas son énergie en vaines paroles ; mieux vaut qu’il garde ses forces pour résister, être patient, et ne pas oublier que Quelqu’un le regarde. Quelqu’un qui a vu la souffrance injuste et ne s’en satisfait pas.
Ce Quelqu’un donne au guerrier ce dont il a le plus besoin : du temps. Tôt ou tard, tout recommencera à conspirer en sa faveur.
Un guerrier de la lumière est sage. Il ne commente pas ses défaites.

Croire à sa Légende Personnelle
Un guerrier de la lumière assume entièrement sa Légende Personnelle – sa raison de vivre. Ses compagnons commentent : « Sa foi est admirable ! »
Le guerrier est fier un bref instant, mais aussitôt il a honte de ce qu’il a entendu, car il n’éprouve pas la foi qu’il manifeste.
À ce moment, son ange lui murmure : « Tu es seulement un instrument de la lumière. Tu n’as aucune raison de t’enorgueillir, ni de te sentir coupable ; il n’y a de motif que d’accomplir ton destin. »
Et le guerrier de la lumière, conscient d’être un instrument, se sent plus tranquille et plus sûr de lui.

************************* sur le site où j’ai extrait ce texte, il est demandé d’indiquer sa source comme suit:http://www.warriorofthelight.com/fran/index.html

Copyright @ 2005 Paulo Coelho.Le Guerrier de Lumière Online est une publication mensuelle sur le site www.paulocoelho.com.br. Son contenu peut être distribué gratuitement sur Internet et reproduit sur des pages dont l’accès est gratuit, à condition que la source soit citée comme suit : Guerrier de Lumière, une publication www.paulocoelho.com.br.L’auteur se réserve le droit de modifier ces conditions à tout moment.Traduction: Françoise Marchand Sauvagnargues.

Karo du 12 avril (depuis environ 1h et des poussières… insomniaque épisodique)
photos: bord du lac-des- Deux-montagnes. On écoutait les outardes jacasser en prenant un bain, sur la rive d’en face. C’était un spectacle magnifique. Nous y avons eu droit un peu plus tôt vers l’heure du souper. C’était le grand rassemblement des outardes, sur les eaux paisibles du lac. Que pour ce moment là, ma journée est réussie. Beauté de la nature, à suivre…

J’ai besoin de ma dose

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Aujourd’hui il y a tristesse dans mon coeur…
trou dans mon âme…

Car je n’ai pas le temps de vous écrire.

Ce plaisir est divin pour moi.
Et quand je n’ai pas ma dose,
je me sens comme une mouette qui survole un dépotoir vide de frites.

Bon, j’en conviens, l’image est un peu faible… quoi que rigolote…
Mais je n’ai même pas le temps de laisser naître une image plus significative.

Et puis j’y pense…

Écrire est pour moi comme une vitamine… oui c’est ça.
Une vitamine ET, mon rendez-vous avec vous, c’est cette même vitamine, à la seule différence près que la dose est encore plus puissante et efficace.

Voilà, l’image me semble plus juste. Et de toute façon, j’y reviendrai.

Le travail m’appelle.

à bientôt x0x à très bientôt… j’espère.

Karo (écriveuse compulsive - amoureuse du dire, épuisée de suppléer)

Dialogue sans fond… juste pour la forme

Dialogue juste pour dire.
Variation sur un thème.

Scène 1 - prise 1
À la commune et inévitable question –quand deux personnes se rencontrent, qu’ils ne se connaissent pas ou que ça fait plus d’un mois qu’ils ne se sont pas parlé :

-Qu’est-ce que fais dans la vie?

-Hum… bonne question. Tu as quelques heures devant toi? Parce que pour te dire franchement, plus je vieillis et plus je me rends compte que la terre promise, bien rangée (mariage, enfants, boulot, métro, dodo, vodka 7Up ou bière du week-end) y’a pas que ça eh! Parce que plus je grandis en dedans et plus je me rends compte que je ne sais pas… ou plutôt, que c’est très grand tout ça. Alors t’as quelques heures devant toi? Tu veux vraiment savoir qui je suis, ce que je fais?

-Oui mais là… je veux juste savoir ce que tu fais ces temps-ci?

-Ces temps-ci….?

-Oui ces temps-ci.

-Et bien ces temps-ci… laisse-moi voir… car y’a tellement de choses qui m’habitent et que je fais, mais si tu n’en veux qu’une et bien je peux te dire que je lis.

-Ah bon… à part ça?

-À part ça… hum… donc tu ne veux pas vraiment savoir… au fait, tu veux un survol rapide et banal de mes activités si je comprends bien n’est-ce pas? Tu veux un survol rapide et banal juste pour ne pas sentir le silence qui, entre nous deux, parle. Et le détail de mes lectures, ou plutôt, l’émoi dans lequel chaque lecture me transporte, ça ne te dis pas de le savoir? Me connaître sous cet angle, ne serait-il pas plus riche que ce banal balayage de surface : lecture, travail, dodo, gym, musique? Tiens ça te va? Tu as eu ton résumé… et maintenant, on fait quoi?

-Ben j’sais pas. J’voulais juste savoir comme ça.

-Et bien juste comme ça… c’est ça, comme je te dis… (silence glacial) Tu sembles dépourvu?

-Ben oui euh… c’est que je ne m’attendais pas à ça.

-Tu regrettes maintenant ta question n’est-ce pas?

-…Un peu si.

-Ben, je t’avais prévenu eh. Je t’avais dis : tu as quelques heures devant toi? Parce que moi, causer pour causer ça m’emmerde. Causer pour causer, ça me rend creux et vide. Et tu vois, vu que je n’ai pas de temps à perdre en surface… la vie est trop belle pour la gaspiller… et bien j’aime aller aussitôt au cœur des choses et pour les bonnes raisons. Si c’est seulement pour ne pas sentir le silence qui s’est glissé entre nous deux… parce que le silence, tu ne peux pas le supporter et ben moi tu vois, ça ne m’arrange pas. Je préfère cent mille fois le silence inconfortable aux discussions sans autre but que de camoufler notre malaise relié au silence.

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Et vous, amis, bloggers, connaissances… aimez-vous ça être pris de court devant cette question: Pis, quoi de neuf? Qu'est-ce que tu fais de bon? Y'a t-il des endroits ou des situations où vous auriez préféré ne pas être aperçu par cette connaissance que vous n'avez pas revue depuis un bail? Par exemple, tandis que vous êtes à l'épicerie -vos 4 enfants sous le bras, ou encore en train d'acheter un vibrateur pour votre homme. Imaginez; votre première fois à vie dans un sexe shop et vous tombez par hasard nez à nez avec votre coup de foudre de jeunesse. Que répondez-vous de façon générale? Et que rêveriez-vous de répondre si vous aviez l'audace d'une franche réponse? Vous est-il déjà arrivé d'éviter la dite personne… tout simplement parce que ça ne vous tente pas de converser banalement?

Scène 1 - variante 2, à suivre…
bon lundi à tous.
Karo du 10 avril, pour le plaisir de se prêter au jeu

Les carolinades pour les nuls

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Voici en plus petit, la version améliorée de la couverture de bouquin: carolinades pour les nuls. Nous avons un magnifique couvert, mais toujours pas de contenu. Merci à mes deux clowns préférés: Chaton pour l'idée et la première image ici en bas (image perdue dans le déménagement du blog -désolée) et Daddy O pour les précisions et corrections sur l'image. Constatez par vous même et faites le jeu des 8 différences. Karo (qui se fait jouer des tours par son chum)

Lâcher Prise

Après une journée, disons-le, plutôt moche; celle d’hier passée à suppléer dans des conditions très désagréables… j’en suis venue à stresser une bonne partie de la soirée et de la nuit, à faire rouler mon hamster dans ma tête, dans l’espoir qu’il trouve une solution à cette très drainante situation …mais en vain. Je crois que je devrai continuer d’apprendre le lâcher-prise encore un brin si je veux pouvoir profiter du week-end et recharger mes piles. Surtout que j’aurai à faire face à cette même situation toute la semaine prochaine aussi… Remplacer les professeurs n’est pas désagréable en soi. C’est même un beau choix –moyen terme– que je m’offre pour mieux pallier mes rêves et besoins court et long terme. Ainsi, en quelques mois à peine, et dotée d’une solide expérience de terrain accumulée de mes anciennes vies, je peux dire qu’en général mon travail de suppléante va plutôt bien et que j’arrive, la plupart du temps, à tirer mon épingle du jeu. Mais il y a cette situation précise (que je ne nommerai pas par respect pour les gens impliqués) et pour laquelle le défi est d’autant plus grand à relever – dans un contexte où je me vois limitée par mon rôle de survivante –synonyme de suppléante. Ce n’est pas moi qui l’ai dit eh! Ce sont les profs qui le disent et de toute façon, tout le monde le sait : remplacer un professeur est égal à survivre jusqu’à la cloche! Puisque l’enseignement dans un cadre traditionnel n’est pas ma vocation (je trouve qu’on y perd énormément de la richesse humaine, irrécupérable chez plusieurs jeunes), j’aurais alors envie de tout abandonner tant ce contexte est dévalorisant et non stimulant; tant ce contexte me draine et par conséquent, amoindrit ma flamme de vie. Car même avec des outils (tant internes, qu’externes) à ma disposition et qui m’aident grandement à ne pas me laisser trop atteindre inutilement, je constate que tous moyens, si bons soient-ils, ne sont pas infaillibles, pas plus que je suis imperméable à cette perte de sens et de repères en société – perte de sens dont les jeunes sont selon moi un reflet immense. (On y reviendra à cela, car c’est un sujet en soi.)
Bref, toujours est-il que cette nouvelle épreuve placée sur ma route me force à nouveau à faire des choix –court, moyen ou long terme. Ici, l’équation se veut fort simple. Je poursuis le travail entamé il y a déjà plusieurs années, lequel se résume à ces deux mots mentionnés plus haut : lâcher-prise. Comment y parvenir? Cela dépend des jours. Je n’aurai pas le temps de faire ici une thèse et là n’est pas le but non plus. Donc pour l’heure, en ce magnifique samedi matin ensoleillé, je veillerai à cueillir toutes les essences qui se présenteront au gré du jour : soleil, chant des oiseaux, bonne bouffe en toute amitié, musique, sourires … Et chaque fois que j’aurai une pensée liée à mon travail, je prendrai une grande respiration et rejetterai dans l’air du temps, la pollution de mon mental que Dame Nature se chargera très généreusement de purifier. Voilà qui est dit… et voici maintenant, un texte -Ô combien brillant- écrit par cette dame; Marianne Williamson mais qu’on attribue souvent à tort à Nelson Mandela car il en avait prononcé un extrait lors de son investiture à la Présidence de la République d’Afrique du Sud en 1994.
Un texte magnifiant, une réflexion intelligente sur notre peur d’être grand. Chaque fois que je lis ce texte, je me sens grandir… il est d’une telle puissance! Puissiez-vous vous en inspirer. Puissiez-vous vous donner la liberté de vivre fier, grand et beau, indépendamment de votre statut civil/social. Sans plus de mots… à lire lentement, à tête reposée et à cœur ouvert. Et comme toujours, vivement vos commentaires, expressions du cœur, de l’âme, de l’esprit, vos réactions, vos partages, poésies et témoignages.
Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.
C'est notre propre lumière et non notre obscurité qui effraye le plus. Nous posons la question : Qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux talentueux et merveilleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde.  
L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres.
Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur, notre puissance libère automatiquement les autres.
Karo du 8 avril (de retour aux sources et qui vous souhaite un week-end radieux)
crédits photos, Seb: veille de jour de l'an 2005-06. Célébrant la vie en chantant… en enfants.
citation: "A Return to Love : Reflections on the Principles of A Course in Miracles" Edition de 1992, Harper Collins. L’extrait se trouve sur plusieurs sites Internet, j’ai pris le mien sur ce site : http://naute.com/anecdotes/peur.phtml

Gratitude

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Aujourd’hui … en guise de carolinade, je vous offre ma spontanéité. Celle issue de mon bonheur à recevoir vos commentaires. Plus concrètement donc, je vous glisse ici, dans mon 6 avril, deux réponses que j’ai mises en ligne dans la section commentaire. Deux réponses qu’il m’a été facile d’écrire car elles faisaient suite à deux commentaires de lecteurs vibrants et remplis d’amour. Mes réponses s’adressent donc à OO’’ ainsi qu’à K. Mais de façon plus ouverte, elles s’adressent à vous tous qui par votre générosité quotidienne, enjolivez mes écrits, rehaussez la valeur de mon âme et ensoleillez mon cœur d’artiste. Merci donc de perpétuer ce rendez-vous journalier ou hebdomadaire, voir même mensuel (c’est selon) sur les pages des carolinades.

OO…
Merci du précieux temps que tu as pris pour, d’abord recevoir et incuber mon gentil plaidoyer et ensuite pour y avoir réfléchi puis exprimé ce qu’il y a dans ta tête et ton âme en lien avec lui. Je me sens importante et privilégiée dans cette correspondance à toi. Car il est vrai que je n’ai pas écrit ce texte à la légère, que j’y ai mis amour, conscience, conviction et respect. Merci aussi pour ton partage. Je trouve cela très riche de savoir la façon dont tu as été éduquée en lien avec les émotions –vraies et sérieuses versus petites émotions pas valables. Et je trouve d’autant plus enrichissant le fait que tu me partages ta façon d’actualiser et d’apprivoiser ton monde émotif, ta façon également de l’exprimer. Je retiendrai cette phrase toute simple et belle : « Peut-être que pour moi, devenir adulte c’est considérer qu’il n’y a pas de hiérarchies d’émotions et considérer qu’elles valent toutes la peine qu’on y portent attention » Bravo OO, je ne pourrais mieux dire. Et quant à ta carapace, je trouve là aussi que ton image est magnifique. Je n’ai nul doute qu’il en sortira quelque chose de bien beau… car déjà je peux entrevoir très facilement tes couleurs vives et remarquables à travers ce cocon de fils souples et harmonieux.

Franchement gang, vous rivalisez d’ingéniosité pour décrire votre forme de carapace, squelette, nid… En disant cela, je repense entre autre à Crabe Bouilli.

K…
Je reçois tes ondes vibratoires comme autant de belles notes nées de l’ébène, de l’ivoire et des cailloux qui planent après avoir été lancés de ta main, de ta main; prolongement de l’Être d’amour que tu es. Rayonnante K.
Merci pour l’expression de tes états heureux. Ainsi, ta grande confiance en la vie et l’humain rejoint la mienne et décuple tout cet amour, tout ce bonheur et toute cette soif de vivre pleinement qui m’habite.

Et pour les Oies, que dire d’elles… Sinon que j’allais justement écrire un papier à leur sujet ce matin. Mon texte te parle tu dis? C’est à croire que nos esprits vibrent à la même fréquence. Nous la faisons donc côte à côte cette mélopée joyeuse il me semble. Et pour les oies, je repasserai. Car je dois retrouver ce papier qui n’est pas de moi mais qui définit fort bien leur brave ballet aérien, à la conquête du soleil, saison après saison. Toutes ensemble, elles se portent, se supportent, se suivent, s’entraident, se respectent… Je crois que nous avons tout à apprendre d’elles et de leurs cousin (e)s : bernaches, outardes… Outardes que j’ai d’ailleurs eu le bonheur d’observer l’autre soir dans la baie sur le lac près de chez moi. Il faisait froid, mardi de cette semaine. Autour de 19h00. Le Ciel n’était pas encore éteint de son jour mais les nuages, les eaux et la neige s’entremêlaient pour composer un beau paysage, presque monochrome, dans les teintes de bleu et de gris. Puis sur le lac, des centaines et des centaines d’Outardes prenaient un bain en chantant. C’était sublime. Sans mot. Ces moments forts simples sont là tous les jours pour nous. Il suffit d’apprendre à écouter pour mieux les savourer.

MES AMIS… MERCI!
Karo du 6 avril, transportée et nourrie par la relation ainsi que par la nature qui l’enveloppe, l’émeut, la supporte, la ravive, la pacifie, l’invite à la danse… au partage, à la bénédiction, au pardon… à la Vie quoi!

Pour lire les textes d’origine, lesquels ont insufflé tout cet amour et pour lire les commentaires de OO’’ et K. auxquels je viens de répondre. réfs :

carolinade du gentil plaidoyer :
http://www.carolinade.com/2006/04/gentil-plaidoyer-pour-la-vie.html
carolinade sans retouche :
http://www.carolinade.com/2006/04/sans-retouche.html

Sans retouche

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Voilà que je vous partage un texte, retrouvé ce matin, que pour le plaisir de la création… que pour le plaisir d’échanger ce bout d’écriture avec vous. Il s’agit d’un monologue au masculin, daté du 11 août 2004. Plus précisément, il s’agit d’une écriture automatique dont l’élément moteur était la radio, sur un poste de chants religieux.
Sans retouches, à suivre donc.

“On a constaté son décès hier soir 6h01. 24 heures plus tard, je n’ai pas fermé l’œil encore. Je suis resté assis ici à fumer tout ce qui se trouvait sous ma main. Je ne peux pas y croire. C’est comme si j’attendais depuis, de me réveiller d’un lent et monstrueux cauchemar. Que par tous les Dieux l’on conserve son essence au tréfonds de toute la Terre. Que les arbres se nourrissent de ses mots qui tantôt seulement faisaient rire les enfants et même, chanter les grandes personnes … et même chanter les grandes personnes.

Si personne ne se souci de cette grande perte, j’engagerai un combat ultime et sans autre fin que la mort des nonchalants, des rationnels sans vie, des valeureux sans colère, des inanimés sans larme, des riches pauvres d’âme, des décideurs pâles de valeurs, des moroses et boudeurs sans pudeur, des assoiffées de pouvoir et de tous ceux qui se mettent en travers du chemin de l’amour…

Je ferai fondre tous les égos par de là les tempêtes de nos cœurs, jusqu’au sommet de nos doutes, sous les profondeurs de nos peurs, je vaincrai pour aller cueillir le jour, le vrai, le pur, le beau. Même laid il sera généreux, grand, fier et libre.

À tous les prisonniers qui se sont eux-mêmes enfermés dans une tour d’illusions, accrochés à leur routine qu’ils sont, -cachés de leur pureté par le filtre encrassé de leur propre jugement, de leur regard fané sur un monde qui reste encore à découvrir…En chacun de vous, j’ensemencerai un germe d’espoir –des restes de la mort d’Evelyne; de mes souvenirs de son passage ici, je vous insufflerai la vie.”

monologue composé sur des airs de chants religieux.
Écriture automatique. Août 2004
Comme quoi tout peut être source de création!

Karo du 5 avril (ombre et lumière à la fois)
photo de mon 3 avril lumineux

Gentil plaidoyer pour la vie

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Chapitre premier
Pour ces grandes oubliées; nos amies les émotions.
de l’ombre à la lumière…
(à lire lentement… dans le silence)
Un récent commentaire de mon paternel m’a fait penser à un extrait de texte que je souhaite vous partager depuis un petit moment déjà. Mais d’abord, une mise en contexte s’impose, cela sans jugement à l’égard des baby boomers dont il sera un peu question ici. C’est parce que je vous aime bien… vous le savez!

Consciente qu’il y aurait encore plus à développer que ce que je m’apprête à faire ici, je me lance tout de même –confiante que ce survol trouvera son sens quelque part en chacun-e.

Les baby boomers surtout (il y a bien sûr les enfants de ceux-ci, issus de leur éducation, qui réagissent de même… et les parents des baby boomers, qui ont légué cette façon d’être aux baby boomers et … vous suivez la logique? Alors je continue.

Toujours est-il que je les entends souvent dire, ces chers baby boomers, qu’en vieillissant ils ont du mal à contenir leurs émotions. Quand ils disent ça, on dirait qu’ils le disent comme pour s’excuser d’exister à travers leurs larmes et autres émotions – ce qui me porte à croire et à affirmer que les émotions sont encore malheureusement trop souvent taboues en société. Évidemment, je ne me considère pas encore arrivée non plus en cette matière si complexe que sont les émotions humaines. Surtout que l’âme collective; celle de tous les peuples à travers tous les âges, a été longtemps bafouée, et que la dignité humaine est encore, dans nombreux pays, inexistante. Dans ce contexte, il est normal alors que l’être humain ait appris à se munir de grosses défenses pour survivre à la douleur affligée par autrui: torsionnaires, bourreaux, dictateurs…

Toutefois, dans nos sociétés évoluées, on a la chance d’avancer sur ce terrain aussi. Et pas seulement au niveau de la technologie des médias par exemple. Oui mes amis, la psyché et les outils pour mieux se sentir en tant qu’humain sont là, à portée de main et pour tous. Je dirais alors qu’il en va de notre devoir que de poursuivre l’évolution dans ce domaine aussi. Car une fois conscient que nous pouvons être et faire mieux que nos prédécesseurs, il en va de notre responsabilité, si ce n’est pour nous; pour nos enfants. Ainsi, on est pas obligé d’engueuler un enfant pour lui faire comprendre la vie. Évidemment, je ne veux pas entrer ici dans un débat de société. Je dis juste que les enfants sont plus intelligents que ça. Mais encore faut-il faire le travail et le ménage en dedans de soi comme adulte. Et justement, lorsque l’on apprend à grandir intérieurement et qu’on est entouré de gens qui nous offrent la possibilité de guérir de nos monstres et blessures passés, l’on comprend vite alors l’importance des émotions au cœur même de l’être humain. - merci anges humains:)

Pour moi, mes émotions sont devenues mon centre d’équilibre. Elles l’avaient probablement toujours été. Mais tout était caché, croupi sous des tonnes de personnages. Cela parce que je ne voulais pas souffrir du jugement des autres. Cela parce que j’avais appris à réprimer (colère, peur, tristesse…). Tout ça m’a certes servi un temps. Mais désormais, maintenant que je goûte à mieux dans le fabuleux domaine de l’Être humain, je veux et je ME dois faire mieux.

Ainsi, maintenant je sais que lorsque je les écoute, que je les accueille mes émotions: j’avance. Et plus je m’ouvre dans toutes mes couleurs, plus j’accueille mes émotions sans jugement, plus alors je me sens libre et vivante. Parfois même, cela doit passer par l’accueil de ma difficulté à m’accueillir. Quand il le faut, j’avance aussi par cette porte là. Elle vaut mieux que le sabotage interne.

Alors donc, souvent quand un vieux (ahahahha je vous taquine -surtout le père et le beau-père) me dit qu’il ramollit en vieillissant parce qu’il se surprend à être ému devant le spectacle de la vie –devant le triste comme devant le joyeux– je réponds quelque chose du genre: “Tant mieux. Tant mieux si tu ramollis car il faut bien que ça finisse par sortir à un moment donné. Et pour votre information, ce n’est pas tant l’âge qui fait que vous n’êtes plus capable de retenue, mais bien l’accumulation de retenue. Ainsi la vie est bien faite. À un moment donné, le cœur n’en peut plus de supporter autant de retenue. IL DÉBORDE. Le cœur ce n’est pas fait pour compresser des larmes, le cœur c’est fait pour les exprimer, les extérioriser. Ainsi pourquoi doit-on laisser sortir les larmes? On doit les laisser sortir simplement pour mieux aimer et profiter de la vie. ” Afin qu’il puisse battre à sa pleine mesure le coeur, il faut le laisser évacuer les surplus…

Bref…

Je continue de croire que c’est véritablement par là, par le cœur, que l’on peut vibrer à l’unisson et entrer en relation. Sinon, ce ne sont que des cerveaux qui échangent de l’information. God que c’est plate ça! Après on se demande pourquoi y’a autant de dépressions nerveuses partout sur le globe. On essaie de se comporter comme les robots que nous ne sommes pas et puis après on chiale que tout va mal. Or, si l’on se retient toujours de pleurer (parce qu’on a appris que ça ne se fait pas, que c’est bébé lala, qu’il faut être grand garçon, grande fille, montrer l’exemple etc.) et bien on manque alors une large partie de son bonheur, je le sais… et c’est bien humblement que je vous le dis.

Pensez-y un peu, c’est comme si chaque fois qu’on avait un orgasme, on le retenait pour ne pas qu’il vienne. Les larmes (de joie, de tristesse, de peur, de grâce, de colère..) et un orgasme, dans mon livre à moi, c’est la même chose. Oui, oui, vous m’avez bien lu. Il s’agit du pareil au même: soit de l’expression de l’Être créateur et d’amour que nous sommes tous. Laisser couler ses émotions sans résistance ni jugement, … comme la rivière qui suit son courant. La rivière elle ne se pose pas 56 000 questions. Elle coule. Puis soudain, un vent contraire la provoque, elle sort alors de son chemin et elle déborde. Puis quelques jours plus tard, selon son besoin, elle peut retourner dans son sillon d’avant… mais elle n’est plus jamais pareille… elle a évolué, elle a avancé… et c’est en avançant qu’on évolue. Ainsi, si je reste de marbre face aux adversités de la vie, si je reste de marbre parce que j’ai peur de mes ombres, parce que j’ai honte etc., je ne pourrai pas avancer. Car toutes mes émotions seront comprimées et que de la sorte, je ne pourrai prendre de décisions éclairées. Le chemin s’éclaire par la force tranquille mais non moins puissante des émotions exprimées au fur et à mesure.

Vous n’êtes pas convaincus… j’en rajoute? Très bien. Les émotions, c’est comme aller chier. Essayez de retenir ce besoin vital trop longtemps et redonnez-moi en des nouvelles. Ce n’est pas très joli, ce que ça fait que de pourriture à l’intérieur. Le corps, c’est le véhicule par lequel l’âme a choisi de s’exprimer. Qu’importe votre religion, vos croyances etc. Voyez par vous même. Expérimentez la vie sous ce jour nouveau! Vous avez peur que vos proches rient de vous et vous jugent? Très bien… je vous comprends. Mais pour une fois, laissez-les rire… et dites-vous qu’ils sont en train de rire d’eux-mêmes et de se juger eux-mêmes à travers cette maladresse qu’ils ont à l’égard de votre vécu. Oui, tout à fait. Il ne s’agit ni plus ni moins que de cela: une maladresse due à leur peur (peur d’amour, peur d’être blessé, peur de vivre, honte de ses sentiments etc.) Évidemment, ils ne font pas ça pour être méchants. Ils ignorent un meilleur chemin, tous simplement. S’ils savaient mieux, ils feraient mieux. À vous donc, par le courage de vous dire, le courage de vous vivre, de tracer la voie d’amour –En vous et autour de vous. Un seul pas à la fois.

Pour ma part, c’est la plus belle route que j’ai prise et que je continue d’apprivoiser tous les jours. La route de l’écoute de mon rythme intérieur. Car il s’agit là de l’expression de notre Être unique. Tandis que nous sommes ici, sur la Terre, à rire, danser et… chier, pourquoi ne pas en profiter pour vivre vraiment et par conséquent, pour expérimenter cette chose tabou qu’est l’amour d’ÊTRE soi. Évidemment, il faut choisir la ou les bonnes personnes pour le faire. Sinon, ce sera à vos risques et périls. J’en vois déjà qui lundi matin se pointeront au bureau en larmes devant leur bourru patron. De grâce, allez-y doucement.

Ainsi plusieurs en me lisant croient déjà être expérimentés dans ce domaine complexe qu’est l’âme humaine. Je ne veux pas vous décourager, mais pleurer une seconde et puis retourner faire ce qu’on faisait juste avant d’être touché, comme s’il ne s’était rien passé, ce n’est pas tout à fait ce que j’entends par vivre ses émotions. Mais c’est vrai que ça fait peur et qu’il y a plein de fausses croyances ancrées en nous au sujet de ces précieuses alliées que sont les émotions. C’est pourquoi je vous invite à y aller lentement, mais sûrement.

Ceux qui ont envie d’aller plus loin dans cette quête de l’amour et de la liberté, je vous invite à observer votre degré de résistance face à l’émotion (sous toutes ses formes) versus votre degré d’accueil. Car ce chemin du bonheur ne se fait pas instantanément. Et puis surtout, c’est en relation qu’il faut le faire, pour des résultats vraiment, vraiment, vraiment plus concluants. -J’en vois déjà quelques-unes qui seront d’accord avec moi là-dessus.
Il y aurait aussi une autre bonne façon d’observer votre degré d’ouverture face à vos émotions.

Et ça va comme suit: êtes-vous capable de tolérer la souffrance de l’autre, sans essayer de le sauver, ni de lui trouver une solution miracle? Êtes-vous capable de recevoir l’autre dans son vécu quel qu’il soit, même si vous ne réagiriez pas comme lui face à ce type d’épreuves de vie? Êtes-vous capable d’être juste là, à écouter l’autre (sans parler) et du même coup, écouter ce que sa souffrance vous fait vivre à vous, à l’intérieur? La guérison des hommes passe aussi par cette voie.

Bonnes expérimentations! Vous m’en redonnerez des nouvelles.

ps : Vous savez, ça ne règle peut-être pas la guerre en Irak ou la folie de Chose-machin-Bush ce que je vous dis d’expérimenter là. Et même si l’accueil de soi semble avoir des répercussions plutôt subtiles sur le monde qui nous entoure, ces répercussions sont tout de même essentielles. Cessons de résister à la vie et accueillons-nous dans tout ce que nous sommes de peur, d’envies, d’écueils, de difficultés, de chagrin, de honte, de fatigue, d’amour … reconnaître que ça existe en soi, c’est déjà la moitié du chemin de parcouru.
Ceux qui sont intéressés à faire une démarche en particulier, j’ai quelques bons ouvrages à vous référer, ainsi que d’autres outils éveilleurs de conscience.

Après ce grand et passionné préambule, voici ma fameuse citation. Je l’adore.

« Squelette : Vaut-il mieux avoir le squelette à l’intérieur ou à l’extérieur du corps ? Lorsque le squelette est à l’extérieur il forme une carrosserie protectrice. La chair est à l’abri des dangers extérieurs mais elle devient flasque et presque liquide. Et lorsqu’une pointe arrive à passer malgré toute la carapace, les dégâts sont irrémédiables. Lorsque le squelette ne forme qu’une barre mince et rigide à l’intérieur de la masse, la chair palpitante est exposée à toutes les agressions. Les blessures sont multiples et permanentes. Mais justement, cette faiblesse apparente force le muscle à durcir et la fibre à résister. La chair évolue. J’ai vu des humains qui avaient forgé, grâce à leur esprit, des carapaces « intellectuelles » les protégeant des contrariétés. Ils semblaient plus solides que la moyenne. Ils disaient : « je m’en fous » et riaient de tout. Mais lorsqu’une contrariété arrivait à passer leur carapace, les dégâts étaient terribles. J’ai vu des humains souffrir de la moindre contrariété, du moindre effleurement, mais leur esprit ne se fermait pas pour autant, ils restaient sensibles à tout et apprenaient de chaque agression. » Edmon Wells
extrait de : Bernard Werber, Les fourmis.

Et vous, pensez-vous que le squelette est mieux dehors ou dedans? Sur quels genres de réflexions ou émotions vous laisse mon gentil plaidoyer ainsi que la citation?
J’attends vos commentaires, réactions, expressions avec grand plaisir.

Karo du 4 avril (on fire … même s’il neige. Et oui, il neige dans ma campagne.)
photos d’ombres révélées au grand jour. Sorties de leur cachette, elles deviennent lumière. crédit photo: karo