Que c’est excitant tout ça!


Mes bons amis… J’ai le bonheur de vous annoncer que l'un de mes textes vient d'être sélectionné comme finaliste pour un concours virtuel de poésie érotique. Vous pouvez, dès aujourd’hui, aller visiter le site fondateur du concours en question et y découvrir d’autres poètes ainsi que des délices, tant érotiques que poétiques! Bref, du délire pour vos 5 sens garanti, tout en verbe, en verge… euh… que dis-je? En verVe! C’est cela. En verve. Il y a avait d’abord le site : http://www.poesie-erotique.com/ , que ma mère m’avait fait découvrir il y a plusieurs mois de ça. Et puis il y a maintenant, pour agrémenter davantage la chose, le blog : http://poesie-erotique.typepad.com/ Vous y ferez plusieurs trouvailles sur le sujet : peintures, poèmes (bien sûr), expositions, sculptures, théâtre, cuisine, nature etc. Et surtout, n'oubliez pas d’aller commenter mon poème en vous rendant aussitôt à l’adresse suivante : http://poesie-erotique.typepad.com/. Lisez le poème sur le site et commentez-le sur le blog. Le lauréat (e) du mois de juin sera dévoilé à la fin du mois. Au total, nous sommes 7 finalistes. Bonne lecture! Bons plaisirs! Bonne découverte! Et merci de vos encouragements!!!

Sensuellement vôtre; Caroline du 31 mai (fête de la belle Marie du mois de mai. Fête de mes amoureux préférés -père et mère Legault.)
P.-S. : Certains d’entre vous connaissent déjà mon texte. Merci de le relire et d’y apporter vos commentaires et/ou impressions.

IDISE dit

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La montagne / 1 Pour Étienne…

Dont ce sera l’initiation prochaine à la randonnée pédestre. Quelques affectueux conseils d’une marraine qui veut le père de son filleul sain et sauf. ps : ces conseils me sont parvenus en direct du grand Dieu Idise, qui m’a demandé de te transmettre ce message. Je ne suis donc que la messagère des Cieux. Les Dieux t’aiment Étienne. Ils veulent ton bien. Sache prendre bonne note de ce qui suit. Idise dit : « D’abord, ne surtout pas écouter la légende de l’ours dans les jours qui précéderont l’aventure en montagne. Parlant de précéder : surtout, surtout; ne jamais précéder la montagne de tes pas. Tes pas avides de jeune mâle. Ta toute puissance n’est pas encore pleinement canalisée. C’est normal, tu n’as que 30 ans et des poussières. Tu dois savoir suivre ton vrai rythme. Ne te précipite pas. L’ascension est longue et ardue. Le soleil chaud. Écoute la montagne et ses serviteurs! Et ses serviteurs! Ô! Ses serviteurs qui t’accueilleront en gang. Je les vois déjà qui s’amènent vers toi; grande chair tendre et innocente. Méfie-toi! Au pied de la montagne, ils seront, incalculables et en route; infatigables. Sans répit, Ils te colleront au visage et… Et si tu t’arrêtes en chemin pour reprendre ton souffle ou une poignée de noix, plus nombreux ils seront à t’assaillir de toutes parts. Ta sueur n’aidera en rien. Ils s’y frayeront d’avantage! Sur ta peau, ta peau de lait… C’est leur façon de te souhaiter la bienvenue! De t’accompagner pour te montrer le chemin. Ne sors pas des sentiers pour autant. N’essaie pas de les éviter.

Ces diptères piqueurs sont sans fin. De l’ascension (4 heures), jusqu’au toit du monde (1 heure de repos) et pour redescendre (2 heures -1h30 dans ton cas, bien fâché avec tes longues jambes. Parce qu’au retour, ces brûlots de malheur sont encore plus affamés). En plus d’avoir à les éviter, tu devras savoir toujours où mettre le pied. Car la descente est à abrupte! Tes grandes jambes peuvent t’avoir aidé à la montée, mais à la descente, si tu tombes, tu tomberas de plus haut que ton compagnon du voyage. Penses-y donc à deux vois avant d’enjamber 8 pierres à la fois. Tu sais que tu n’as pas choisi la meilleure saison pour t’initier, Ô grand et valeureux beau-fou. D’ordinaire, le meilleur temps pour vivre la vie en montagne, c’est l’automne. Ainsi tu apporteras chasse-mousticus et solarius-crémus, desquels tu enduiras ton corps, ton beau grand corps –vulnérable en pareille altitude. Et! N’oublie jamais, que c’est à toi et à toi seul que tu iras te mesurer là-bas. Car de ta bravoure, la montagne n’a qu’à faire. Elle, tout ce qu’elle fera –et c’est déjà bien grand– sera de t’ouvrir ses bras pour que tu plonges en son centre. Et bientôt, la promesse de l’ivresse se fera sentir. Ta dose d’endorphine tu auras. Ta tête comme un thermomètre qu’on plongerait dans un bouillon ardent : la face témoin de la chose –en mercurochrome; rouge bouillante. Mais le cœur; heureux que tu l’aies engraissé d’oxygène pur. En terminant, n’oublie pas… n’oublie pas, que le spectacle grandiÔse au sommet, entouré de la beauté du monde, vaut le détour et les courbatures des jours qui suivront. Constate-le toi-même en regardant les images issues de ce lieu à la fois austère et serein. Espérant le soleil, même chaud, pour guider vos pas. La pluie peut être bonne, mais ne t’offrira pas la vue du sommet. Bonne randonnée grand gaillard d’amour. signé: Dieu Idise qui te protège durant le périple. 

 

 

Photos prisent au Mont Algonquin, État de New York, Adirondacks. 28 mai 2006. Randonnée Seb et Karo (pour agrandir les images, cliquez dessus)

 

 

Karo du 30 mai (courbaturée mais fière de son nouveau dépassement en montagne)

Joyeux anniversaire à mes parents qui s'aiment depuis plus de 35 ans!

Bouffi-bouffée

Pour mieux laisser ce texte entrer dans votre cœur, c’est aussi facile que cela; changez le rêve d’écrivain pour le rêve de votre choix… Rêve de devenir astronaute Rêve d’aller aider les enfants du tiers-monde Rêve de rester à la maison pour voir grandir ses enfants Rêve d’une retraite en Floride Rêve d’une maison en campagne Rêve d’être pompier Rêve d’être danseur Rêve de rencontrer le pape Rêve d’une relation plus harmonieuse avec sa famille Rêve de sauter en parachute Rêve de partager ses loisirs en communion avec un cheval Rêve d’un grand lac où passer tous ces étés à pêcher… Rêve de devenir médecin rêve d'une forêt consciente rêve de fonder une famille rêve d'étudier les pissenlits (ahhah) rêve, rêve, rêve… matérialise-toi! Etc… Qu’importe votre rêve, puisse ma nouvelle ci-jointe vous inspirer en cela : réaliser le désir profond de votre cœur. Sinon, puisse-t-elle simplement vous faire du bien à recevoir. Suggestion de lecture pour mieux recevoir: imprimez et lisez à tête reposée dans votre endroit préféré.

Mine de rien…
nouvelle (autofiction)
avril 2004

Le cadran de la chambre à coucher indique clairement 3h03 am. « Tient, quelle drôle de coïncidence, c’est l’heure à laquelle je suis née il y a de cela 29 ans déjà » pense notre héroïne -encore méconnue- qui tourne et retourne dans son lit. Elle voudrait bien y voir là une synchronicité, un message que lui envoie la vie pour l’aider dans sa quête. Mais avec si peu de foi, elle laisse s’évanouir l’idée aussi vite qu’elle est venue, préférant s’acharner sur ses presque 30 ans et l’image démesurée des rides qu’elle s’en fait.

Elle est là qu’elle ne dort pas, son corps la fatigue tandis que son esprit ne cesse de lui susurrer des poésies dignes des plus grands best sellers universels. Mais elle reste là, couchée, à écouter sa propre voix qui tout à coup raconte la vie, d’une façon si belle et si sublime. Elle pourrait se servir de ce nouvel élan de lucidité pour écrire ses pensées… mais elle reste là, inerte, tandis que les mots défilent dans sa tête.

Puis il y a deux petites souris blanches, celles de la maîtresse insomniaque. La maîtresse insomniaque, c’est elle, celle qui ne dort pas à 3h03 du matin et qui rêve d’écrire de grands chefs d’œuvre pour l’humanité. Les deux souris noctambulent bruyamment et tournent toute la nuit dans une roue sans fin, une roue tapageuse qui gueule à chaque coup de patte qu’elles donnent pour maintenir la cadence. C’était pourtant indiqué : « roue silencieuse » sur le boîtier au moment de l’achat ? Enfin bref, comme quoi tout est éphémère en ce bas monde, même les garanties sur les articles de consommation. Surtout, les garanties sur les articles de consommation.

Toujours est-il que la grande auteure en devenir, insomniaque ce soir là, entend les deux souris avec cette impression d’un concert rock aliénant pour ses pauvres oreilles. Les sens de madame sont pesants. Elle est éreintée. Ses jambes piquent. Son nez aussi. Elle ne parvient plus à distinguer le sommeil, tandis que lui, « mOnsieur », l’homme qui partage la vie de madame, à ses côtés s’y trouve bercé depuis un bon moment déjà. 45 minutes. Environ. Gisant dans un doux et somptueux sommeil, sommeil lancé par une pénétration qu’il vient de faire à madame il y a 45 minutes. Environ. Monsieur respire les vapes du bien-être de sa pénétration. Il dort bon sang de merde ! N’en faisons pas tout un plat, il dort ! Il fait chier mais il dort ! Tout de même. Ça en prend qui dorment vous savez, pour la forme le lendemain au boulot.

Elle, toujours en poigne avec les mots qui se succèdent puissamment dans sa tête, cela sans commande de son cortex cérébral –pour une fois qu’il ne commande pas celui-là! Tout est : geste, signe, appel, pour la faire se lever et coucher sur papier les mots qui ne cessent de caresser sa membrane limbique, nouvellement endimanchée de littérature. Puis c’est ainsi que notre héroïne en devenir engage un combat ultime entre son cœur et sa raison, à savoir si elle laissera les mots mourir dans sa tête ou pas. À savoir si elle se lèvera ou continuera plutôt de dilapider son énergie à tourner dans sa tête et dans son lit. -« Tu pourrais te lever et immortaliser le flux de ton âme » qu’elle se dit… continuant de se gratter le nez et de bouger les jambes dans l’espoir qu’elles se calment de leur lourdeur. -« Ah ! Allez, endors-toi !!! » -« Non ! Lève-toi. Qu’importe l’heure, même si la nuit c’est généralement fait pour dormir. Allez profites-en, c’est le temps là ! Tu rêvais d’inspiration et bien elle est venue à toi alors laisse faire tes théories bidons de : « la nuit c’est fait pour dormir » et vas-y, décarcasses-toi. Tu voulais écrire et bien ton subconscient s’est mis en œuvre pour… Allez hop ! Bondit, hors du lit et à ton écran !!! »

Elle se lève, finalement ! Son visage est tout bouffi, comme bouffé par la vie, par la vie des autres surtout. Car elle dit « oui » tout le temps et à tout le monde et que tout le monde lui redemandent tout le temps et sans cesse ses services. « Dépanneuse professionnelle en tous genres » pourrait être indiqué sur sa carte d’affaires, que personne ne s’en plaindrait ! Même pas elle. Surtout pas elle, l’air comprimé dans son sourire forcé, dans ses joues gonflées de panique, Bouffi dit oui tout le temps et à tout le monde.

Vous savez, ces gens qui se laissent picorer vivant par les besoins, crises et sentiments d’autrui… ils ont l’air si prisonniers, comme envahies, accaparée, apeurés par la vie. C’est parce qu’ils passent leur temps à s’occuper du temps des autres. Et qu’ainsi ils se font avaler tout rond par les problèmes, caprices et désirs des autres. Bouffi-Bouffée, c’est ça son problème à elle ! C’est en majeure partie pourquoi elle fait de l’insomnie. Parce qu’elle est trop occupée…, par la vie des autres. Il est vrai que de belles joues saillantes, c’est invitant.

Je vous le dis, Bouffi, bouffée, une proie de choix; comme carcasse au soleil, attendant de ses restes—après le passage des vautours, nombreux qu’ils ont été à tournoyer au dessus d’elle, à se la prendre, la déchiqueter, la déguster- non, pas ça. On n’aurait pas pris le temps de déguster Mme. Bouffi-bouffée. Son visage appelle plutôt à l’engloutissement- engloutir. Voilà qui est mieux. — je disais donc, que c’est ça son problème à elle. Bouffi se laisse littéralement bouffer, comme carcasse au soleil, attendant de ses restes, que les bestioles microscopiques— mais non moins affolantes— viennent l’achever.

Ce n’est pas qu’elle ait pour mission d’être la nourriture d’autrui, la pauvre Bouffi-bouffée. Mais en attendant de retrouver le chemin, SON chemin à elle, plein de promesses et de liberté, Mme Bouffi porte le poids du monde sur son dos, croyant ainsi s’alléger— oui je sais c’est complètement insensé, porter un poids pour s’alléger mais ça, c’est elle !— croyant ainsi s’alléger, dis-je donc, de la culpabilité de n’être rien en ce monde de paraître. Ainsi elle se croit utile et pratique à la vie des autres qui, sans ces incommensurables services rendus à tous et chacun, lui diraient : « Que fais-tu de ta vie Bouffi? Tu es lâche et sans statut. »

Du moins, c’est ce qu’elle croit qu’on lui dirait. Au fond, elle ne le sait pas vraiment ce que les autres pensent d’elle, elle n’a jamais osé demander. N’ose surtout pas alors se mettre en route vers son chemin des promesses. Ayant une trouille monstre et inconsciente, trop profonde pour y voir clair, son visage préfère se taire devant sa grandeur d’âme …préfère se terrer loin des regards inquisiteurs dont elle a peur. Ainsi donc, elle fait comme tout le monde, elle PARAÎT. Tenant son sourire dans ses doigts pour éviter qu’il ne tombe, puis continu de rendre service de toutes les façons possibles, en attendant… En attendant, son visage, bouffi, bouffé par la vie, par la vie des autres, continu de s’affaisser. Bientôt, si elle ne bouge pas de là, de sa carcasse il ne restera que l’empreinte des autres.

Mais c’est ainsi que par cette nuit là d’insomnie, Bouffi fini par se lever, couchant sur papier sa poésie que voici :

Cavalerie attaque !!!

C’est la famine
Tout le monde se rue
Court, se pousse, survit…
Sauvagerie.
Combats nobles d’apparence
Mais dessous indignes et hypocrites :
Bouffe, vin, noblesse, château,
ROI.
ROOOI ?

Votre altesse
Me blesse
De sa paresse
De sa mollesse
De ses bassesses
Looooooongue traînée traîneuse de tissus royaux,
de tissus haineux
Poudre aux yeux !

Fla, fla
Tambours
Trompettes
Combats épiques se poursuivent pour maintenir l’entropie du ROI
T
andis que la famine au village sévit

Le peuple est en souffrance
Et au château, on continu la fête
La fête sombre
C’est la grande noirceur
Qui jette la mort sur le vivant
Elle avance dans la nuit
Dans la nuit noire, et souffle sans vie

Mais une portion, une parcelle
Une parcelle d’étincelle s’anime dans le village pillé
S’élève dans le village souillé
Une étincelle humaine qui grandit
Et déploie ses ailes
C’est le plus jeune du peuple,
l’enfant naturel

La fête triste au château, retenti de plus belle
Pour taire l’étincelle
Mais l’enfant vivant, l’âme du peuple
Prend son épée et se redresse
Pour mener le bon combat
Celui du courage.
Et au bout de lui-même il va
Contre vents et détresses
Contre rois boiteux
Et infâmes malheureux
L’enfant du vent
À la recherche d’une semence d’espoir
Il s’aime et sème la vie sur son passage
Il se nomme SOI

Puis c’est là, juste là, dans cette attention portée sur son tréfonds, que le visage de Bouffi se dégonfla, se décrispa de tous ses tracas. Elle retourna se coucher auprès de l’être aimé, avec ce sentiment profond que tout lui était désormais possible et permis, qu’elle pouvait et devait vivre sa vie comme elle l’entendait, pour ainsi véritablement être utile auprès des autres. Le concert des souris, tout à l’heure ahurissant dans la roue tapageuse, lui paru soudainement doux comme le chant d’une berceuse… au son de laquelle notre héroïne s’endormie.

Karo du 27 mai (heureuse de vous partager cette nouvelle écrite en 2004)
crédit photo: trèfles de ma cour

Le mot de Cambronne !

Soir de première. Mais pas pour moi. Enfin si, un peu. En quelque sorte. Si l’on veut. OUI. À bien y penser, c'est soir de première pour moi aussi. Je m'explique: Premier soir, depuis 6 ans aux commandes de la troupe de théâtre la Bizarrerie, où je serai spectateur plutôt que metteure en scène. (Et plus présicément, 1e soir en 10 ans où je ne serai ni actrice, ni animatrice pour cette troupe.) En effet, cette troupe que j’ai quittée à l’automne dernier, après 6 années de passion humaine et théâtrale, se produira donc à nouveau cette année, guidée par les yeux attentifs d’une nouvelle metteure en scène. Je suis très heureuse de savoir les membres de la Biz toujours actifs. Mon départ ayant causé un certain choc émotif de parts et d’autres, aujourd’hui je célèbre avec grand bonheur leur vitalité et leur courage à poursuivre avec et malgré tout ce qu’a pu impliquer de changements et mouvements –tant intérieurs, qu’extérieurs– mon départ à l’automne dernier.

Soir de première pour mes chers amis, cela en compagnie d’un nouveau capitaine de bateau qui a su les guider à bon port. Je les sais tous et chacun (e), le ventre garni de papillons. Je les sais; les étoiles dans les yeux, les jambes en guenille, le cœur à rebord et prêt à plonger. Je les sais aussi et surtout plus solides de cette nouvelle année d'expérience… car plusieurs comédiens parmi cette troupe communautaire font du théâtre depuis quelques années déjà. Et c’est justement en cela que réside la beauté de l’art –de l’art sous toutes ses formes– soit dans la répétition patiente et amoureuse de son art, année après année. Le théâtre étant fondamentalement une école de vie, je suis persuadée que « ma gang de théâtreux » a encore évolué d’un cran, a encore avancé d’un pas, que chacun a encore grandi dans son cœur et comme acteur à travers le cheminement qui les a conduit jusqu’à … ce soir de première !!!

Soir de première !!! Hourra! Que c’est excitant! Je ne les ai même pas vus répéter cette année. J’ai dû faire une coupure complète, histoire de vraiment bien réaliser qu’après ces 6 années intenses au sein de cette troupe, qu'après ces 6 années à la barre du navire, j’avais besoin de reprendre le large, mais seule cette fois. Ce qui fait que je n’ai pas du tout suivi l’évolution de la production théâtrale en cours. Et malgré cela, je suis toute fébrile à la pensée qu’ils seront en scène et devant public dans moins de 12 heures. Oui, je suis excitée pour eux, avec eux. Car je connais le processus et les symptômes contagieux du théâtre sur l’être humain.
Oui, je suis toute excitée et fébrile car j'aime ces êtres profondément. Alors mes bons amis; Brigitt, Pascal, Diane, Guylou, Angèle, Christophe, Anouk, Julie et cie., Kym et Isa (dans vos nouvelles fonctions, généreuses) et tous les autres qui y seront de cœur et d’esprit (les anciens revenants juste pour recevoir, tout comme je ferai moi-même ce soir)… je vous dis un gros : MERDE! Et go… pour l’embarquement immédiat, une fois de plus, dans : L’AUTOBUS DU SHOWBUSINESS. Gang de chanceux! Profitez-en et vous jouerez un brin pour moi.

Pour ceux de la région du grand Montréal que ça intéresserait, si jamais le cœur vous dit d’aller voir jouer une gang de passionnés, des amateurs au cœur large et à l’énergie contagieuse, cela dans une salle intime; spectacle suivi d’un café/causerie avec les comédiens… Infos : Café-Biz 2006 La troupe de théâtre La Bizarrerie présente son Café-Biz 2006. Les 26-27 mai à 20 h ainsi que les 1-2-3-8-9 juin à 20 h, au Pavillon Vincent-Lecavalier, 488, Montée-de-L'Église à L'Île-Bizard. Il y aura également une représentation le 4 juin à 14 h. Le spectacle s'intitule: 9 Scènes et 1/2. Mise en scène par Véronique Pinette. Billetterie: 514-624-2969. www.labizarrerie.com


"Le théâtre c'est simple; tu t'assieds dans le noir et tu écoutes la lumière."
Christian Bobin.
À ce jour je n'avais vu de plus belle phrase pour décrire la beauté simple et lumineuse de cet acte de foi, de ce don de soi qui émane lorsque l'on joue au théâtre où lorsqu'on y assiste; coeur, corps et esprit ouverts.
Karo du 26 mai (feelign good)
crédit photos: christophe serres. soirée hommage à karo

Le porte-voix

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Le porte-voix!
(écriture d’avril 2005)

Le “dénonceur” du voile à l’âme
le porte-voix

celui qui porte ma voix
mon espace
ma différence;
celui qui porte ma foi.

Le porte-foi.
qui porte ma création.

Le porte voix
d’une conteuse
qui se cache dans ses fonds de tiroirs,
le porte-voix d’une diseuse
poète, aimeuse,
qui veut s’inscrire
dans la vie à travers sa poésie.

Le porte feu –
Canalisateur d’une grande puissance.
Le crache colère,
le diseur de feu,
d’eau
d’air
de mots
de maux
du beau.
Le catalyseur.

Mettre la main sur le papier et exister!
Y dessiner mon chagrin
pour mieux crier mon trop plein…

Sortir le paysage de mon ventre… ouvrir la bouche et tous vous inviter…
À ma grande fête des mots, des mots tous de lumière vêtus et qui se donnent la main en une joyeuse ribambelle d’audace, de vivant, de simple, de vrai. Sortir le paysage du ventre de l’artiste et le laisser être en des histoires à partager…

Pour des âmes à toucher… avec lesquelles communier.

Je suis mon porte-voix.
Porte voix pour un cœur paralysé et une âme qui résiste à exister dans ce processus d’amour.
De ma voix triste et petite qui trahit mes pas; mes « faut pas » jusqu’à ma voie claire et fière, je me conduirai.
Car j’existe là, maintenant, avec la résistance et l’écueil que j’accueille…

Le sommeil dans la tête de l’artiste se voit réveillé par le porte-voix ainsi créé…
le lanceur de mots d’âme.

Et de là, faire un autre pas… juste un, il ne suffit que d’un pas.


*****************************************************
C’est ainsi que tous les jours nous sommes mis en face de choix à faire. Sauter, risquer et s’amuser. Ou encore, rester petit et tapis dans l’ombre à en mourir d’ennui.

À ce sujet, la suite bientôt…
Car mon week-end dans les Cantons de l’Est est à l’image de ce tout petit pas à faire et dont je parle ici.
Là-bas en ce beau et touchant 20 mai 2006, j’ai sorti mon porte-voix et j’ai osé me montrer. J’ai osé me faire voir et me laisser être entendue. M’écouter.

à suivre…

note : le porte-voix ainsi que le texte ci-haut furent créés au printemps dernier (2005) dans le cadre d’un atelier de créativité, lequel atelier s’inscrivait pour sa part dans un programme plus global en thérapie et relation d’aide.
Créer une œuvre dans ce contexte, avec un thème donné (créer à partir de soi, du matériel disponible, créer à partir de sa souffrance aussi, entouré d’autres étudiants etc. ) n’était pas de prime à bord, un lieu évident… au moment de créer l’objet –le porte-voix et ce texte qui l’accompagne, j’étais dans la résistance la plus totale avec toutes les peurs réelles et imaginaires qui accompagnaient le processus. Mais justement, c’est à force de plonger là, au cœur du soi peureux, qu’on y extrait du bon, du vrai, du goûteux. Et c’est ainsi qu’a émergé de moi ce bidule en carton devenu très symbolique depuis. Je sors immensément grandie de cette expérience de vie-là dans laquelle je m’étais engagée toute une année durant et dans le franc but de laisser véritablement vivre l’artiste en moi.

Karo du 25 mai (marmotte qui savoure sa solitude du jour, qui savoure tout le chemin jusqu’ici parcouru…)

100e … ça se fête!

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Aye la gang! Me voici rendue à mon 100e message en carrière bloggueuse! Non mais sans blague, faut fêter ça! Sortir les flûtes, le champagne et Re-les-flûtes-à-champagne! Le gâteau de la joie - au chocolat ou au citron de préférence. Et puis quoi d’autre ? BBQ? OUI! Musique des îles? Quelles îles? Qu’importe, pourvu qu’elles charment!

Parlant de charme, je suis encore sous l’effet de mon charmant week-end passé dans les Cantons de l’Est. Week-end qui s’est terminé par une très agréable balade à vélo avec monsieur Chaton. Et pas d’ennuis cette fois-ci.

En attendant de vous revenir au sujet de ce, vous l’ai-je déjà dit? Charmant week-end, voici quelques photos prises lors de notre promenade d’hier.

Karo du 24 mai (qui s’ennuie déjà de l’écriture en blog, après seulement 4 jours loin de sa terre natale)

Gazon et pissenlits

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Avant-hier, j’ai sorti mon yang; le puissant, le musclé, le vif et pas craintif du tout.
Ce qu’il était heureux,
en moi le monsieur,
que je m’occupe ainsi de lui un peu!

Et pour ça… rien de plus simple. Un vrai jeu d’enfant…
Je sors, tenez-vous bien,
la tondeuse à gaz!

Oui mes amis! Le vrombissement de ce machin là me procure une sensation telle que subitement, le taux de testostérone augmente en moi, comme un thermomètre plongé dans un bouillon volcanique… ou peut-être mieux encore, telle une horde de mâles plantés comme une gerbe –haie d’honneur– devant le buste féminin mis à l’honneur par les chaudes journées d’été.

J’exagère à peine sur les images ici … ahhahah.

Bon, c’est certain qu’étant une servante de dame nature, je n’aime pas savoir que j’utilise de la gazoline pour tondre la pelouse, mais en attendant de pouvoir m’offrir le luxe du bidule à main (ça coûte quand même 200$ c’t’affaire là), j’use la bonne vieille tondeuse à papa et j’entre ainsi dans le cycle des trois « R » qu’il fait bon mettre en pratique; je Réutilise une vieille tondeuse que je ferai rouler jusqu’au bout… jusqu’à la mort de son moteur. De cette façon, je Réduis ma consommation inutile et polluante de nouveaux produits. Puis à la morte de la dite tondeuse, on trouvera à qui donner les pièces pour Ré-usiner ou Recycler.

Mais pour en revenir au vif du sujet; ma testostérone dans le tapis…

Heureuse que mon chum ne se batte pas avec moi pour cette tâche généralement masculine. Ce qui fait que je peux alors m’y adonner fièrement. La rare fois de l’été où je deviens le mâle alpha… repoussant ainsi –et ce bien malgré moi– les rouges-gorges, crapauds et autres bestioles qui d’ordinaire trouvent refuge chez nous, seule maison du quartier à laisser pousser les cheveux de sa cour.
Hum… AaaH! L’odeur et le bruit de l’objet de ma puissance, la bonne vieille tondeuse à gaz à Papa qu’un copain nous avait généreusement réparée, mes bras solides qui poussent la machine dans les longs foins pas-coupés-depuis-des mois (les voisins esthétiquement propres doivent nous haïr)… tout pour me faire délirer de plaisir !

Et les pissenlits…? Pourquoi au juste a-t-on en horreur de si jolies petites fleurs jaunes? Serait-ce que nous souffrons d’un complexe majeur d’infériorité à leur égard? Ces toutes belles, fortes, fringantes, astucieuses et prolifiques dames?! Ces pissenlits qui traversent les champs, les temps et qui rivalisent avec les chimiques fabrications humaines qui veulent s’en débarrasser. Il y en a partout, d’Est en Ouest, du Nord au Sud… dans ma salade… partout! Et si on regardait autrement qu’à travers nos yeux obsessionnels et compulsifs, malades de droiture et de pelouse artificielle, nous verrions que ces mignons, tous groupés forment un magnifique tapis jaune soleil.

Et que dire de la boule blanche qu’ils sèment aux quatre vents à la fin d’un cycle de vie!
Vraiment…nous souffrons de jalousie à leur égard et c’est pourquoi nous souhaitons à tous prix (même celui de notre santé (pesticides)) les voir disparaître. Mais rien ne s’est jamais résolu par la panique… et quand il est question de pissenlits, avouons-le bien humblement chers amis, que nous devenons tous fous, aliénés… et qu’ainsi, la bataille se voit perdue d’avance!

allez…
bon jardinage!

Et surtout, bonne et longue fin-de-semaine!
Karo du 20 mai (dans un cul de sac Québécois où il pleut mur à mur d’un bout à l’autre de la province. Pas moyen de se diriger vers le soleil, à moins de prendre l’avion!)
photos: mon patelin il y a 2 jours… avant que je ne passe le yang dans la pelouse. Pour agrandir les photos, cliquez dessus. Vous verrez les boules blanches toutes belles et invitantes par ce jour où le soleil s’est brièvement montré le bout du nez.

Oh! Grand Dieu!

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Illusion ou réalité?

Y’a une pointe de soleil qui s’éveille.
J’en suis quasiment émue.
Je crois rêver!
Et voilà que je cours à l’instant, cueillir cette rare source de
vitamine D!

Tout à coup que ce serait vraiment le soleil qui finalement se réveille après plusieurs jours de dodo.

Je vais de ce pas investiguer la chose et si c’est du sérieux, faire des étirements avec les rayons de l’astre Soleil, dans la rue, l’âme nue, réjouie par tant de lumière.
OUIIIIIIIIII Je sors…

On apprécie jamais autant que ce qu’on avait perdu de vue pour un temps. :)

Ironique et humoristique Karo du 18 mai (ce soleil , si discret soit-il, mérite bien un 2e post du jour!)