À la recherche du soleil perdu…

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Note d’introduction: pour mieux apprécier mon chef d’oeuvre de “pouette”, veuillez aussi lire l’original (tout juste en bas du mien), duquel je me suis inspirée avec beaucoup d’humour! Non mais c’est vrai… tant qu’à pleuvoir, aussi bien y mettre un peu de gaieté!

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JourS de printemps
Aaaaaaaaaah! Comme la pluie a *pluié
Mon châssis de cave est un jardin d’eau
Aaaaaaaaaah! Comme la pluie a pluié
Qu’est-ce que le spasme de l’dire…
Ah l’humidité ça me fait rager, rager!

Tous les z’humains figent humectés
Mon âme grisaille, où vis-je où vais-je?
Tous mes espoirs gisent trempés;
Je suis la nouvelle Londres
D’où les bleus ciels ont disparus.
Riez moineaux de mai
Du sinistre frisson de mes os transpercés
Riez oiseaux de mai
riez de moi, riez mon cloître
De là sur vos branches vertes pluie.

Aaaaaaaaaah! Comme la pluie a pluié
Mon châssis de cave est un jardin d’eau
Aaaaaaaaaah! Comme la pluie a pluié
Qu’est-ce que le spasme de l’dire
Aaaaaaaah tout l’ennui que j’en ai, que j’en ai!

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*pluié : carolinade pour faire plus pathétique dans ma déclamation face à la pluie qui n’en finit plus. Évidemment, ça renvoit à “ah comme la neige à neigé” que je m’amuse à mettre à la sauce du jour: la pluie.

Inspiration de Soir d’hiver d’Émile Nelligan. N’empêche que cette autodérision fait grand bien et passe le temps. Voyez maintenant l’original, le classique…

Soir d’hiver
Ah comme la neige a neigé
Ma vitre est un jardin de givre
Ah comme la neige a neigé
Qu’est-ce que le spasme de vivre
Ah la douleur que j’ai que j’ai!

Tous les étangs gisent gelés
Mon âme est noire où vis-je où vais-je
Tous mes espoirs gisent gelés
Je suis la nouvelle Norvège
D’où les blonds ciels s’en sont allés.
Pleurez oiseaux de février
Au sinistre frisson des choses
Pleurez oiseaux de février
Pleurez mes pleurs pleurez mes roses
Aux branches du genévrier.

Ah comme la neige a neigé
Ma vitre est un jardin de givre
Ah comme la neige a neigé
Qu’est-ce que le spasme de vivre
Ah tout l’ennui que j’ai que j’ai.

Emile Nelligan

Karo du 18 mai (poète à ses heures! Humoriste des temps gris)

Peuplade primitive

Karo et Flo France 2005 Selon le dictionnaire Lego-Brago, peuplade primitive: se dit de nos parasites internes, de ceux constitués par notre Ego. Parasites, fruit de notre imaginaire destructeur qui aime à s’imaginer qu’on est, par autrui, jugé : petit, laid, con, méchant, stupide, fautif, pas correct, trop ci, pas assez cela, compliqué, etc. Quoi que dans les faits de la vie réelle, il est fort possible que certains humains nous jugent selon nos choix de vie et notre parcours, différent du leur, la peuplade primitive reste singulièrement le fruit de notre imaginaire et est donc peuplée de gens –imaginés, lesquels ont pour principale caractéristique : l’étroitesse d’esprit et pour principale fonction : saboter nos rêves et nos réels besoins.

Cette mise en situation faite, puissiez-vous mieux recevoir ma réflexion des dernières semaines au sujet des choix de vie en cours et de ce familier combat entre cœur et mental auquel cela me renvoit. Fatiguée et en criss… Épuisée de tenter d’extrapoler pour voir ce qui serait le mieux. Quelle décision prendre pour mon avenir? Serait-il mieux de faire comme tout le monde; de jouer safe mais malheureuse? Ainsi, tenter de me convaincre « qu’il faut ce qu’il faut », que je dois saisir des opportunités alléchantes au premier coup d’œil mais qui ne bouleversent en rien mon âme? Ou encore –et tout à l’inverse de ces « il faudrait et je devrais », plonger en solitaire dans l’antre* de moi-même… dans l’antre de la bête affamée d’amour et de créativité qui sommeille en moi… descendre avec mon flambeau à la main pour mieux explorer cette grotte aux multiples et riches hiéroglyphes qu’il me faille viscéralement décrypter. Descendre dans cette caverne interne où stalactites et stalagmites fusionnent pour ne devenir qu’un seul et même être, riche, fécond, vrai. Descendre là où le sol rencontre le ciel et où mes ombres côtoient leurs lumières en tour respect et harmonie… Descendre encore plus creux. Risquer en chemin. Risquer. Risquer de perdre mon confortable connu. Quitter mon douillet divan « lazy girl » et descendre encore… 

aven armand, FranceRisquer d’avoir peur. Peur de mes tempêtes qui font vaciller mon flambeau ou qui risquent même par moments de l’éteindre. Risquer le noir et d’en avoir peur, risquer la peur du froid, pire que le froid lui-même. Mais… Risquer de découvrir un peu mieux la bête unique que je suis. Risquer d’en être temporairement effrayée, déstabilisée.

Risquer la souffrance court terme pour la joie qui s'en extrait tout naturellement ensuite. Risquer, pour un temps, de perdre des opportunités externes. Risquer de ne plus être dans la lumière partout et en tous temps (théâtre, mise en scène, animation …), mais risquer de découvrir la nature profonde et véritable dont je suis faite… risquer de la découvrir et de l’aimer. Risquer de trouver ma propre lumière et de m’en réjouir. Travailler à partir d’elle, avec rigueur, passion et détermination certes, mais jamais en forçant inutilement des parois nasales. Car quand ça force trop, c’est signe que je ne suis plus dans ma voie, plus sur mon chemin.

Conclusion faite : Je me choisis et ainsi je continue le voyage dans mes terres intérieures… au plus profond de mon océan, là où se trouve le plus précieux des joyaux; MA SOURCE –intarissable jouvence.

Le paradoxe étant celui ci; que je doive descendre pour trouver ma lumière; la vraie, la pure -empreinte de Liberté.
En route, mes anges humains et célestes m'entourent et ventilent mon espace créateur de leurs ailes salvatrices.

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Karo du 17 mai (qui voit déjà plus clair grâce à la force des mots sur ses maux)

ANTRE* Définition du dictionnaire Antidote : Grotte qui souvent abrite une bête sauvage. • Lieu qui est mystérieux, inquiétant. • Endroit où habite une personne peu sociable. • Endroit où l’on se retire pour se trouver seul, pour travailler, etc.

Photo: moment unique et indescriptiblement beau dans l'Aven Armand, France été 2005.

rouler à bille…

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Qui a dit que les pattes devaient toujours tout supporter?!

Je craque pour ce dessin de Raphaël…
On dirait un éléphant sur billes…

La trompe ne semble en rien déstabiliser l’humeur du grand mammifère…

Bien au contraire, il a un soleil en guise d’oeil.
Pas d’oreilles,
non plus de queue,
mais du soleil plein le regard.

Karo du 16 mai (que les dessins d’enfant illuminent)

mes délices du moment…

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en lectures:

Ma vie avec Mozart de Eric-Emmanuel Schmitt

Le chemin le moins fréquenté de Scott Peck

De l’artiste caché à l’artiste révélé de Magda Vandendorpe

Aventures équatorienne de Ugo Monticone

Amour et pois de senteur de Sophie Dahl (cadeau de mon amie Manon:))

et finalement, bien sûr, un bouquin de Christian Bobin; Louise Amour.

Karo du 15 mai (tranquillement à la maison)

Mère monde…

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En ce jour de la fête des mères, je nous aurais bien retranscrit quelques extraits de Bobin sur le sujet… car je n’ai encore trouvé plume plus juste et sensible à l’égard des mères et de leur fonction sur Terre. Je n’ai, à ce jour, trouvé de plume plus reconnaissante que la sienne pour rendre grâce aux mères du monde entier.

De nos jours, être maman n’a que trop peu suffisamment la cote… Tant et si bien que bon nombre d’entre elles ont relégué ce rôle au 2e, voir même 3e plan, vouant leur vie au monde froid, rationnel et affolant du travail dans des tours à bureau privées d’essence. Triste sort pour la nature …

Mais revenons-en aux mères, à celles qui discrètement et en silence font tourner le monde plus rondement, de par leur présence à l’enfant. Ainsi, combien de fois prenons-nous pour acquis leurs gestes d’amour quotidiens ? Trop de fois. Ces gestes là, souvent machinaux –normal, à la quantité de fois qu’elles les posent durant toute une vie; du fœtus à tout jamais… Peut-être parfois ces gestes deviennent-ils machinaux, toutefois; ils ne sont jamais sans amour : changement de couches, biberon, lavage des vêtements, apprentissage des mots, de la 1e marche, épaulement des peines et des peurs, épongeage des fronts fiévreux, main en guise d’avion transporteur de nourriture de l’assiette vers la bouche du nourrisson, préparation des repas en boucle pendant des siècles et des siècles –il me semble, du lunch d’école, lanterne à devoirs scolaires, taxi d’activités, aimeuse, rieuse et affectueuse de tous les gestes, petits et grands de sa progéniture. Sacrifices choisis… et j’en passe…

Les mères sont TOUT en ce monde. Fécondes. En vérité, la vérité se trouve dans la main qui nourrit sans prétention, sans distinction de couleur, de race, d’âge, ni de sexe. La main qui nourrit la vie est la plus tendre. Sous ses airs durcis par les labeurs du jour, la main nourricière est la plus juste qui soit.

Ma mère à moi. La mère à boire, là où j’élu domicile pour la 1e fois de ma vie terrestre, dans son ventre nourricier; mer fertile et calmante. Ma mère, la plus belle du monde. Imparfaitement parfaite.

Chère maman,
c’est le plus simplement du monde, mais le plus sincèrement aussi que je te dis : merci.

Et je lève mon verre à toutes les mamans du monde entier, de sang ou d’adoption, à toutes celles qui ont le courage d’amener leurs enfants dans la lumière de leur Être véritable. À toutes celles qui ont le courage de donner un cadre sécurisant et aimant pour les siens. Ce qui implique, bien sûr, de parfois devoir dire non à ces très chers.
À vous toutes mères que je cotoie et dont je sais les angoisses et culpabilités, je dis ceci: cessez de vous en faire à outrance car vous êtes magnifiques et j’admire votre dévouement envers nos trésors… car au fond, c’est tout ce qu’ils demandent ces enfants là: sécurité, présence réelle et joie dans le coeur de maman et papa.
Enfants heureux du jour; adultes de demain harmonieux.


Karo du 14 mai (qui célèbre la vie grâce à Elle… ma maman à moi :) )
Merci à papa pour les photos

Ici et là-bas…

Samedi de pluie ça-me-dit-de ne rien faire d'autre qu'écrire… écrire, dans l'éventualité d'un recueil, d'un spectacle solo, d'un scénario… oui, je vois grand. Mais ce sont ces idées dans ma tête qui font tambouriner mon plexus et exploser mon coeur de créativité. Je n'ai pas le choix. Comme disait Jean-Pierre Ronfard de son vivant et que je paraphrase ici: Comme le pommier dont la nature est de faire des pommes, je suis ce pommier, je produis des pommes car c'est là ma nature… Autrement dit et pour me citer moi-même… "… ma boîte à idées (scénarios, nouvelles, chansons, mises en scène, poèmes)… mais c’est qu’elle devient pleine à la longue; comme un sac mâle trop chargé et qui doit par nature; semer, féconder…de temps à autres! » Voilà… Ces quelques mots de samedi pluvieux devraient calmer les pulsions littéraires de madame. En attendant de pouvoir y replonger, je dois maintenant aller à mes autres engagements. Pas désagréables dutout cependant… Je vais animer un groupe d'enfants. Plus précisément, un groupe d'enfants issus de milieux culturels différents. Je vais les initier au théâtre. Plus précisément, à l'art de faire des tableaux vivants à partir de masques qu'ils ont au préalable créés avec leur dynamique et talentueuse animatrice et prof de bricolage. Voilà… là-bas j'y serai avec ouverture, un peu plus tard aujourd'hui. Le temps de déjeuner et de passer mon corps à la ose :) Mais ici mon coeur voudrait rester… par ce jour idéal où la pluie purifie mon âme et m'invite grandement à écrire.

Karo du 13 mai (sommes toutes, libre :)

Entrez… la porte est ouverte !

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Pour tous mes p’tits copains que cette histoire a fait rire, voyez ici l’envers du glaviot collant. Le beau côté de la randonnée: Le monastère des pères trappistes d’Oka. Lieu de profonde plénitude et de grande beauté.

Karo dans une parenthèse de son 12 mai (rieuse que, dans toute l’histoire de promenade à vélo, le détail du crachat soit ainsi resté collé le premier à vos mémoires. C’est vrai que c’est dégueu… mais tellement drôle !!! Pouahahahahah!!! Comme quoi la vie n’est pas que fin gourmet…)

Il était une fois…

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Histoire de sortir de ma tête, un tour de bicyclette. Une promenade amoureuse ayant plutôt mal commencé.
Par une journée –impeccable, nous partons à vélo dans les contrées charmantes mais encore inexplorées de notre coin de pays.
La promenade, ma 2e de la saison, commence plutôt abruptement.

En partant, une pente à monter.
Le cœur m’en sort de la poitrine.
Je haïs entamer ainsi le chemin, moi qui ne suis pas très « cardio », surtout après l’hiver passé en mode marmotte…

Nous n’avons qu’environ 2 à 3 kilomètres à faire ainsi le long d’un chemin passant où les camions se font lourds et bruyants.
Mon chum est déjà rendu loin…
Mais moi, je dois débarquer de ma bicyclette; je n’en peux plus.
Mes jambes crient, leurs muscles flasques brûlent et surtout, mes bronches s’époumonent.
Ça y est… ça goûte le sang dans ma gorge. Je haïs cette sensation qui m’indique clairement que j’ai dépassé ma limite. Faire ce genre d’excès à 60 ans et c’est la crise de cœur assurée.

Je termine de monter la pente à pied. Je r’enfourche ensuite mon vélo. J’aperçois mon chum qui traverse le chemin et qui s’enlise dans les terres des fermiers. De très loin, j’arrive à le suivre. Mes yeux assurent le point de repère et ainsi je respecte mon rythme. Je pénètre à mon tour les terres. Et puis soudain… plus rien… le chandail vert morve de mon chum, très évident à repérer, a pourtant disparu. Je me retrouve à la fin de la route en terre battue et le début d’une ferme privée. L’aboiement d’un chien est là justement pour m’indiquer que je ne suis pas la bienvenue. Je reviens donc aussitôt sur la route principale où les voitures et camions continuent de m’harceler de leur vitesse et du couloir de vent qu’ils créent sur leur passage, happant à tout coup, ma précaire énergie … « vlaaaaaaaaam! vlaaaaaaaam! » Je me sens comme une feuille d’arbre que le vent menace d’arracher à chaque secousse qu’il donne.

Je crie un peu :
-Chaaaton… ?
… (rien)
Je siffle un coup :
-bruit de sifflement dont je ne sais retranscrire ici l’onomatopée.
…(toujours rien)
Disparu le chum morveux au chandail ultra visible.

-Kâoulisse de tabarna$”/?&**&?%… comme si ça me tente de niaiser! Déjà qu’on a commencé la ride tard en après-midi ! Moi qui avais envie de profiter d’un moment d’escapade… vital à mon équilibre.
Cibouière! Il est où lui?

J’attends; 10 minutes. J’observe tout autour pour voir de quel côté il n’apparaîtrait pas, le con! Oui le con. Dans ces moments là, mon vocabulaire est peu original et les insultes, plutôt faciles d’accès.

Puis je décide de poursuivre dans la même direction… logique. Car comme j’écrivais plus haut, étant en contrée inexplorée, j’ignore où mon chevalier m’amène. Je risque donc, tout droit. Je dévale un faux plat… « Hourra ! Si mon chum n’est pas de ce côté, je devrai remonter ce dénivelé chiant! » que je pense, tandis que le goût de sang, toujours présent entre mes bronches et ma gorge, m’amènent à racler. Je dois cracher. Ce que je fais, tournant la tête un peu à gauche, pour extraire le trop plein de bave dernière moi, par-dessus mon épaule. Malheur à moi! Corps désaxé, esprit négatif = mauvais enlignement de la décharge buccale. Ce qui fait que je me crache dans l’oreille et dans les cheveux! Et oui. Hum… pas trop génial! Dégueulasse en plus! Mais bon, avec du recul je trouve ça plutôt drôle et mon moi suprême (mon pas d’ego) en éclate d’ailleurs de rire.

Je m’arrête un instant dans la gravelle… heureusement que j’ai quelques mouchoirs dans mon sac de taille. Ils serviront à éponger le baveux de ma colère… et je tempête encore contre monsieur… que je n’aperçois toujours pas.

Je continue de dévaler le faux-plat –y’a au moins ça d’agréable et malgré tout j’arrive à capter l’essence du jour : l’air doux qui caresse ma peau, les arbres de plus en plus garnis de leurs jeunes, tendres et vertes feuilles naissantes, les oiseaux qui sifflotent… et enfin, l’entrée du parc d’Oka où mon chum tourne en rond en m’attendant.

Quelques petites bombes lancées en sa direction ainsi que l’inquisitoire féminin au grand complet et nous y sommes, comme avant sa disparition; côte à côte, amoureux. Nous traversons des marécages où le soleil frappe et donne à voir le paysage et son double. C’est magnifique. Encore quelques coups de pédales et nous nous arrêtons au bord de l’eau, tranquilles. Je ne veux plus rentrer à la maison. Pour la première fois depuis quelques mois déjà, je savoure un semblant de vacances… C’est fou ce que quelques heures loin de ses habitudes peuvent avoir d’effets bénéfiques sur la santé.

Et cette décision à prendre, avec son lot de questions qui me harcèle. Je respire et je tente de profiter au meilleur, du jour de congé choisi, en plein cœur d’un lundi impeccable.

La randonnée se termine par une visite chez le spécialiste du vélo, où nous allons faire modifier nos « moutain bike » en modèle hybride. Comme j’ai hâte de chevaucher ma nouvelle bagnole –modifiée pour plus d’aisance et de plaisir. Nouveau siège, nouveau cou, nouveaux pneus, mise au point, ajout d’un porte bagage et on y est!

Et ce soir, c’est le grand soir. Une semaine après cette mini-aventure-sans-grands-ébranlements-pour-la-planète (sinon qu’on lui fait du bien avec ce moyen de transport écolo) nous allons chercher nos bagnoles chez Monsieur le Docteur en chirurgie du vélo. Mais on dirait qu’il va pleuvoir et tonner. Tu m’étonnes! La loi de Murphy! La sapré loi de Murphy.

Karo du 12 mai (qui aurait tant encore à partager mais qui doit se discipliner: être un discipline de son museau et écouter son pif- focaliser sur les choses à faire)

photo: petit lac issu de la sauvegarde d’une ancienne sablière de la région. On voulait transformer ce lieu en un truc commercial. Les résidents se sont levés. Depuis, nous avons ce splendide lieu familial… pour se baigner l’été; la plage.