Cafard voyageur…

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Ils s’aiment et sèment les blés au vent…

Le bourdon de la mélancolie me frappe de plein fouet lorsque j’écoute la musique de Paolo Conte. Je voudrais repartir… voyager…
Faute de ne pouvoir y être à l’instant même où le cafard surgit des profondeurs de mes souvenirs, je replonge dans les clichés de mon plus récent voyage.
Au hasard de ces grands moments de bonheur et de vitalité, j’extrais une image de notre mémorable randonnée en Auvergne.

Ils s’aiment et sèment les blés au vent.

France 2005. Massif Central dans la paradisiaque région de l’Auvergne.

Karo du 10 mai (creux au ventre, faim de paysages)

Éclosion

Dans le désordre de mon jardin… un bouquet de tulipes naît… naît, dans le désordre de mes images, l'évolution d'un bouquet de tulipes. Habillées de leur tutu jauneles tulipes font quelques arabesques à monsieur Soleil. Toutes rivalisant d'ardeur et de vitalité pour attirer l'attention de l'astre mâle, Dieu de la croissance… Elles dansent en montant vers le ciel, s’étirant et ouvrant leur voluptueux tutu. 

Vers la lumière, elles s'étirent, grandissent. Car c'est là leur nature… Elles font une fête entre ciel et terre, entre divin et charnel, où chacune tient compte de l’autre, comme dans un ballet synchronisé… 

Elles ont fière allure. Mais bientôt, fanés seront leurs pétales. Car le printemps qui achève, me laissera ces belles; tutu foutu. Comme ces jeunes demoiselles qui font la fête toute la nuit, rentrant seulement à bout de souffle, épuisées par le rythme endiablé de leurs corps contre ceux des jeunes hommes. Elles auront vécu un court temps, mais si intensément. 

S'étant généreusement offertes à la vie, c'est à l'aube seulement qu'elles rentreront à la maison; vidées et quelque peu décoiffées par toutes ces heures de fou déhanchement aux 4 coins de la piste de danse. Mes chères tulipes en tutu jaune, vous êtes un peu comme ces demoiselles, tout juste sorties de l’enfance, pures et spontanées, qui s’en vont danser toute la nuit jusqu’à épuisement de leurs pieds gémissants dans leurs chaussures trop hautes et trop serrées. 

Mes toutes belles tulipes chéries… comme ces jeunes demoiselles, affriolantes et volontaires qui découvrent la vie et qui n’ont que leur brève adolescence pour goûter à cette vive lumière du mystique night live, quelques semaines durant, vous vous êtes offertes aux regards des passants, au vent, aux insectes, au chant des oiseaux, à celui des camions -moins harmonieux, aux nuits froides et à la lune, à la pluie, à monsieur Soleil -toujours aussi intenses et lumineuses et maintenant, votre heure prospère s’achève… Quoi qu'on en pense, quoi qu'on en dise, rien n’est plus heureux car vous aurez su en profiter.

Belles tulipes qui chaque printemps animez mon coeur d'une joie simple et pure, merci pour votre vitalité. Tant d'énergie déployée à nous éblouir de votre lumière exige maintenant sûrement 3 bonnes saisons pour vous refaire une beauté! À l'an prochain belles gaillardes! 

Karo du 9 mai (bonne fête chère Kymo. Ces fleurs sont pour toi.)

Hymne à vous… soleils de vie!

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Très cher vous tous…
avez-vous seulement idée à quel point votre reconnaissance me touche et me transporte ?

Me touche le coeur et fait carburer mon cerveau à l’énergie créatrice. Me touche aussi un peu les épaules, le nez, les pieds, les hanches… mais ça c’est surtout à cause du printemps.

Enfin bref…

Moi qui adore les mots et qui en a besoin comme de l’air que je respire (d’ailleurs K. l’a tellement bien exprimé dans son plus récent commentaire… chère taureau intuitive. Merci, soit dit en passant)… je me vois présentement sans voix devant vos témoignages.

Mais…
Je veux tout de même et encore vous dire merci.
Merci car depuis janvier, vous me suivez.
Merci car depuis janvier vous êtes plusieurs à venir me lire et
échanger,
partager,
rigoler,
témoigner,

ouvrir votre coeur…


Autant j’ai besoin des mots, autant j’ai besoin de votre présence pour mieux les créer ces mots, pour mieux inventer mes univers, pour mieux ressentir et laisser vivre mes histoires…

C’est donc ainsi et sans plus que mon coeur se lève d’une spontanéité sans autre fin que le ciel et l’horizon de la mer… mon coeur qui bondit de joie et qui vous chante l’amour
En guise d’offrande, je vous partage donc une chanson de Michel Fugain.
J’aurais pu en choisir plusieurs tant j’aime Fugain et son big bazar, tant il me touche et me rebranche à la vie…
mais voici… parce qu’il me fallait en choisir une seule.
Avec offrande spéciale à crabe bouilli. Clin d’oeil océanique!

COMME UN SOLEIL
paroles: Pierre Delanoëmusique: Michel Fugain

REFRAIN:
Comme un soleil,
comme une éclaircie
Comme une fleur
que l’on cueille entre les orties
Elle doit venir comme vient le beau temps
Elle doit venir comme vient le printemps

Demandez-moi tout ce que vous voulez
Et sans regret je vous le donne
Mais dites-moi où je la trouverai
Celle qui comprendra,
celle qui nous dira:
«Où que tu ailles je vais avec toi,
Quel que soit le chemin, je te suis pas à pas»
Et s’il m’arrivait alors de tomber
C’est elle qui me relèverait

REFRAIN

Demandez-moi tout ce que vous voulez
De ne plus jamais voir personne
De renoncer aux parfums de l’été,
Aux accords de guitare,
aux fumées de la gloire
Demandez-moi de ne plus croire en rien
Pourvu que je la voie au bout de mon chemin
Demandez-moi tout ce que vous voulez
Mais dites-moi où la trouver

REFRAIN

ps: une fois mon site mis à jour, je pourrai, comme tant d’autres blogueurs, mettre de l’audio sur les textes. Mais pour le moment, vous devrez fredonner la chanson par vous même. Et ceux qui ne connaissent pas Fugain… je dis: impossible, car il a traversé les époques! À moins que ce soit moi qui soit vieux jeu ou avangardiste?!

Karo du 7 mai
photo: tulipe de mon jardin

Mes mots à la radio

Ne manquez pas…
du son sur ma poésie…
les mots de Karo à la radio

Voici en effet que ma voix emprunte une nouvelle voie…
c'est sympathique n'est-ce pas!

Ce dimanche 7 mai sur les ondes de CISM, 89,3 fm
émission intitulée: mal de blog
animée par: Patrick Dion

Syntonisez dès 10h00 am car mon texte sera lu dès les premières minutes de l'émission.
Mon texte de fiction, L'Écume d'un somme, que certains d'entre vous connaissent déjà et qui ferait, aux dires de plusieurs, un excellent début de roman sortira donc tout droit de la bouche de l'animateur…

Aux copains de l'Europe… si le coeur vous en dit, vous pourrez écouter l'émission via Internet, 16h00, heure locale de Paris.

À tous donc, voici le lien vers plus de détails au sujet de l'émission de Monsieur Patrick Dion.
Mal de blog ! - CISM 89,3 FM http://maldeblog.blogspot.com/ http://www.cismfm.qc.ca/

Bonne découverte! Et merci, vous, tu, :) monsieur Patrick pour votre charmante invitation.

Karo du 5 mai (qui fait son chemin en marchant!)

Réveil brutal !

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Y’a du bruit à matin dans mon cul-de-sac ! Dans mon cul-de-sac habituellement paisible. Habituellement paisible, surtout en matinée, où ne *bruissellent que les oiseaux. Mais là, à matin **bout de cliss que c’est pas facile que tout ce bordel de bruit! Tout a commencé par un tremblement de terre qui m’a sorti de mon sommeil. Léger tremblement toutefois, rien d’alarmant. Tremblement dû au mautadine de mastodonte de camion à pelle mécanique qui creuse encore dans le secteur. C’est qu’il doit être vraiment près de la maison pour que toute shake en dedans comme ça. On dirait que ma maison danse un twist et moi je crie le shout dans ma tête. Twist and shout. Les portes de la garde-robe de ma chambre à coucher s’en mêlent et dansent activement. Ça claque et shake de partout.
Exaspérée de dormir dans ces conditions, ébranlée par la terre qui gronde…vaincu, je fini par me lever .

Je descends à l’étage où les vibrations provoquées par la pelle mécanique se font moins sentir. J’aperçois alors sur le meuble d’entrée, des lettres à poster d’urgence. Une gorgée d’eau suffira en guise de p’tit dej, car je dois aller poster ces lettres-là. J’enfile donc mon imperméable, prends les lettres et sors. Il n’a beau pas faire soleil, le temps est tout de même bon. La verdure est éclatante et les oiseaux… les oiseaux… bout de cliss, j’ai du mal à les entendre tant y’a de bruit. Je lève les yeux tout au bout de ma rue et j’y aperçois le mastodonte, précédé d’un camion sanitaire tout aussi hurlant. Durant 4 secondes je me demande si je ne retournerais pas à l’intérieur, me blottir dans ce qu’il me reste de tranquillité. Mais tout compte fait, je sais que je dois absolument poster mes lettres aujourd’hui. Alors je fonce, avec pour seule arme mon imper rouge-hyperéclatant – le gros mastodonte et son cousin sanitaire devraient bien me voir et je ne risque donc pas de mourir dans des conditions atroces et pathétiques; écrasée sous les chenilles du camion ou pire, par un coup de pelle, voir même par aspiration du gros boyau du camion sanitaire.

Et bien voilà ! J’espère que vous n’attendez pas une suite rocambolesque à ma matinée de nombril de semaine… car le plus simplement du monde, j’ai traversé le chaos bruyant des camions. Sans trop de mal, j’ai posté mes lettres puis je suis retournée, à l’autre bout de ma rue, au bord du lac, là où l’écho des poids lourds était moins persistant. Par cette journée de ciel sombre et tranquille, j’y ai découvert mes amis les canards, contemplatifs sur ces eaux calmes. J’y ai aussi découvert une nouvelle sorte d’oiseaux. Un mignon petit être à casquette rouge qui voltigeait de branche en branche, tout juste au bord du lac. Ils devaient être 7 ou 8 comme ça à jouer les acrobates de cirque, de scion en scion. J’irai voir dans le grand livre des oiseaux d’Amérique, emprunté au beau-père la semaine dernière. Et je vous reviendrai ensuite peut-être avec le nom exact de cette petite créature adorable qui a permis à mon corps de se réveiller plus agréablement qu’au sortir du lit avec les tremblements.

karo du 3 mai (qui doit se mettre au travail d’écriture pour mieux pondre une nouvelle chronique action verte; Karo qui a hâte à samedi; Karo hors focus; Karo bien quand même.)

photos: ce matin au bord de l’eau .

* bruissellent: est une carolinade mélangeant le mot bruit au mot ruisselle. **Bout de cliss: n’est pas une carolinade mais plutôt une tantinade (tiens donc, tantinade est parcontre une carolinade qui vient de naître), je disais donc que “bout de cliss” est une expression d’une de mes tantes. J’pense que ça fait plus propre que de dire “criss”.