Peuplade primitive
Cette mise en situation faite, puissiez-vous mieux recevoir ma réflexion des dernières semaines au sujet des choix de vie en cours et de ce familier combat entre cœur et mental auquel cela me renvoit. Fatiguée et en criss… Épuisée de tenter d’extrapoler pour voir ce qui serait le mieux. Quelle décision prendre pour mon avenir? Serait-il mieux de faire comme tout le monde; de jouer safe mais malheureuse? Ainsi, tenter de me convaincre « qu’il faut ce qu’il faut », que je dois saisir des opportunités alléchantes au premier coup d’œil mais qui ne bouleversent en rien mon âme? Ou encore –et tout à l’inverse de ces « il faudrait et je devrais », plonger en solitaire dans l’antre* de moi-même… dans l’antre de la bête affamée d’amour et de créativité qui sommeille en moi… descendre avec mon flambeau à la main pour mieux explorer cette grotte aux multiples et riches hiéroglyphes qu’il me faille viscéralement décrypter. Descendre dans cette caverne interne où stalactites et stalagmites fusionnent pour ne devenir qu’un seul et même être, riche, fécond, vrai. Descendre là où le sol rencontre le ciel et où mes ombres côtoient leurs lumières en tour respect et harmonie… Descendre encore plus creux. Risquer en chemin. Risquer. Risquer de perdre mon confortable connu. Quitter mon douillet divan « lazy girl » et descendre encore…
d’avoir peur. Peur de mes tempêtes qui font vaciller mon flambeau ou qui risquent même par moments de l’éteindre. Risquer le noir et d’en avoir peur, risquer la peur du froid, pire que le froid lui-même. Mais… Risquer de découvrir un peu mieux la bête unique que je suis. Risquer d’en être temporairement effrayée, déstabilisée.Conclusion faite : Je me choisis et ainsi je continue le voyage dans mes terres intérieures… au plus profond de mon océan, là où se trouve le plus précieux des joyaux; MA SOURCE –intarissable jouvence.
ANTRE* Définition du dictionnaire Antidote : Grotte qui souvent abrite une bête sauvage. • Lieu qui est mystérieux, inquiétant. • Endroit où habite une personne peu sociable. • Endroit où l’on se retire pour se trouver seul, pour travailler, etc.
18 Comments
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Salut,
mai 17th, 2006 at 10:51 amJ’ai lu ça quelque part: Rire, c’est risquer de paraître idiot
Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental
Aller vers quelqu’un, c’est risquer de s’engager
Exposer ses sentiments, c’est risquer d’exposer son moi profond
Aimer, c’est risquer de ne pas être aimer en retour
Espérer, c’est risquer de désespérer
Essayer, c’est risquer d’échouer
Celui qui ne risque rien ne fait rien, n’a rien,n’est rien
Il peut éviter la souffrance et la tristesse, mais il n’apprend rien ne ressent rien, ne peut ni changer, ni se développer, ne peut ni aimer, ni vivre
Enchaîné par sa certitude, il devient esclave, il abandonne sa liberté
Seuls ceux qui risquent sont libres! Je te connais depuis peu, donc j’ai de la difficulté à lire entre les lignes, mais j’espère que tu vas bien, sincèrement, Isa
Désolée, j’aime mieux celui-là, c’est réellement celui que j’avais reçu un jour:
Risquer d’Aimer
Rire, c’est risquer de paraître fou
Pleurer, c’est risquer de paraître fragile
Aller vers quelqu’un, c’est risquer de s’engager.
Exposer ses sentiments, c’est risquer d’exposer son moi profond
Présenter ses idées, ses rêves aux autres, c’est risquer de les perdre.
Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour.
Vivre, c’est risquer de mourir.
Espérer, c’est risquer de désespérer.
Essayer, c’est risquer d’échouer.
Mais, il faut prendre des risques,
mai 17th, 2006 at 10:54 amcar le plus grand danger dans la vie
c’est de ne rien risquer du tout.
Celui qui ne risque rien ne fait rien,
n’a rien,
n’est rien.
Il peut éviter la souffrance mais il n’apprend rien
ne ressent rien
ne peut ni changer ni se développer,
ne peut ni aimer ni vivre.
Enchaîné par sa certitude,
Il devient esclave, il trahit sa liberté
Seuls ceux qui risquent d’aimer sont libres LOL
(auteur inconnu)
C’est tout à fait cela que j’exprime dans mes mots à moi. Je ne connais toutefois pas ce texte que tu m’envoies. Mais il fait très écho à mon expression d’ici.
Merci, bien sûr que je vais bien. C’est justement parce que je peux écrire ces mots que je vais bien. S’ils n’étaient pas exprimés, vécus, soufferts, souris, réfléchis… là c’est certain que ça irait mal pour moi.
Mais non… la caverne m’exalte
mai 17th, 2006 at 10:55 amPeut-être que c’est Coelho? Ou… Gibran? Ou encore… la bible? LOL.
Si je trouve je te dirai car il me semble en effet, avoir déjà lu aussi un truc du genre.
Et bien, je suis toute flattée de voir que mon texte te ramène à ce beau texte là…
Dis-donc, c’est que je dois voguer sur des eaux songées ahahahah 1
mai 17th, 2006 at 10:58 amAaaaaaaaaah Maudite sagesse! Pouahahahh LoL
Oh ma Caroline! (Tu permets le «ma Caroline?
) Que de questionnements! C’est signe de renouveau, ça… C’est signe d’inspiration… Tu vas au plus profond de toi, là où le petit feu éternel luit et brille. Tu as raison. C’est lui qui peut éclairer ta route…
C’est le temps des grands questionnements!
Merci de t’ouvrir ainsi et de laisser savoir aux autres qu’ils ne sont pas seuls… De découvrir aussi que tu ne chemines pas entièrement seule…
mai 17th, 2006 at 11:19 amGaëna… bien sûr que tu peux dire “ma caroline” cette façon de s’exprimer à chez moi une connonation très affectueuse et de proximité aimante et communiante alors… sans problème. Merci de ton message. C’est un bel écho, qui nourrit mon présent. Ainsi donc, je vais effectivement à la source, une autre fois, j’y descend plus profondément que la fois d’avant. Comme le géologue ou l’archéologue qui strate par strate étudie les sols, les terres et civilisations anciennes sur lesquelles il construit son présent. Chaque nouveau cap de vie m’emmène donc à poursuivre… dans cette recherche de liberté profonde. En perpétuel mouvement.
BRAGO - l’inspiration est réciproque. Merci d’être là.
mai 17th, 2006 at 11:53 amL’antre… est comme cette seconde matrice ou s’engendrer soi-même. J’aime beaucoup ça : “risquer de découvrir la nature profonde et véritable dont je suis faite… risquer de la découvrir et de l’aimer.”
mai 17th, 2006 at 12:01 pmLe mot “descendre” n’est finalement qu’une association verbale qui semble dictée par “aller en profondeur”. Mais comme le dit justement Brago, tu montes la pente. La profondeur est en haut, en bas, à droite, à gauche. Il est comme ça des expressions abusives, tel “tomber amoureux” qui devrait se dire “se relever amoureux.” Les mots nous piègent, mais je constate que ce sont de bons compagnons dans ton cheminement. Tu sais ce que tu cherches, mais tu ignores encore la forme que cela a. Heureusement ! Il faut savoir se ménager “les fées de surprise” !
Merci Méliane,
Je peux maintenant mourir en paix, maintenant que j’ai rencontré ma désaltérante ego.
Bill killed
mai 17th, 2006 at 1:02 pmet quand je lis « (…) Perrasite, fruit de notre imaginaire destructeur (…) », ça me fait chaud au coeur et peur au ventre à la fois.
mai 17th, 2006 at 2:53 pmThéo- surtout se garder des surprises de fées… ou des fées de surprise… enfin. J’aime beaucoup ta définition de mon message: L’antre… est comme cette seconde matrice ou s’engendrer soi-même.
et si je puis préciser: descendre n’est pas seulement qu’une association verbale… elle est aussi et surtout, une image qui me parle beaucoup. Comme quand je descendais, enfant, dans la cave de patates en terre de mon grand-père, je devais affronter mes peurs, le noir, la nouveauté… bref. Descendre en soi, retracer les racines et revenir partager la lumière trouvée, au grand jour.
Merci pour ce charmant commentaire, toujours aussi précis et intéressant.
Perrasite: je savais bien que le mot “parasite” allait ainsi te titiller l’esprit et réchauffer ton coeur. Mais la peur au ventre, je souhaitais pas.
mai 17th, 2006 at 4:04 pmVos maux sont miens.
mai 17th, 2006 at 4:12 pmWow ! Parfois j’ai l’impression que l’on vit des vies parallèles de chaque côté du lac !!
mai 18th, 2006 at 9:36 amComme ci tu te tenais au bout de ta rue et que en résonnance à ton cri tu entends l’écho de mes recherches vibrer sur cette eau calme et limpide (limpide bof pas tant que ça!) plutôt un peu brouillée mais au fond elle nous ressemble un peu mieux comme ça!! Comme je t’entends bien !!
Bisous chère amie,
K
K !!!
Tiens donc, mon impression se confirme! Je ne suis pas seule!
Et toi non plus!
Le lac nous rapproche finalement bien plus qu’il ne nous sépare.
Bisous chère K…
tendrement
l’autre K.
karo
mai 18th, 2006 at 3:44 pmDire que j’avais zappé cet article par maque de temps !!!
Et je suis si crevée (et te comprends donc d’autant plus ) que je ne peux pas commenter en profondeur ce soir…
La question que tu poses, tu en as trouvé la réponse , et l’inverse m’aurait étonnée, je commence à te connaître et t’estime bien trop introspective pour avoir besoin des conseils des autres…
D’ailleurs le conseil tue le désir.
Les encouragements bienveillants le consolident.
Et, vraiment, nous en avons de points communs, je suis en plein dedans aussi, et tu ignores que tu touches des aspects essentiels que je suis entrain d’aborder aussi dans ma vie.
RISQUER;
Tu l’as écrit 12 fois…Parce que le RISQUE est en effet la seule chose qui permette d’avancer , vivre c’est risquer, oser affronter ses peurs, que ceux qui s’enferment dans des cocons ou prisons dorées (ou certitudes ou train-train) passent à côté de tout et doivent manquer de bonheur…
Pour les “obligations ” je crois que ‘on peut passer par là mai qu’elles n’empêchent pas de poursuivre sa trajectoire, en tout cas il ne le faut pas, il y a celles qu’on se crée, celles qu’on nous crée( et çà aussi c’est une chose que je vais aborder dans “art et psychologie” car le regard des autres on ne peut pas y couper, leurs actes non plus, c’est d’ailleurs ce qui rend les choses difficiles ),mais la sève reste là.
“l’antre de la bête affamée d’amour et de créativité qui sommeille en moi…”
C’est la définition de la passion çà…
Et la passion ne s’emprisonne pas, le ventre qui a faim a un besoin vital de manger, pour l’âme c’est pareil, c’est une question de bien-être et de santé…
Que ton divan soit douillet te donne la chance (c’en est une et énorme…) de pouvoir prendre le temps de penser, de ne pas être en proie à des angoisses du genre ” si je ne fais pas ceci ou celà je ne vais jamais y arriver”…Mais tu décris aussi ce “divan douillet” comme un cocon dont tu voudrais t’extraire, et je ne peux que t’y encourager…
Descendre…
C’est une image magnifique que tu donnes…Explorer, puiser,
s’enfoncer dans ta vérité…
“Risquer de trouver ma propre lumière et de m’en réjouir.”
Voilà…Trouver la lumière en soi et briller ,nous la portons tous, celle qui nous extrait des ténèbres du doute, de l’angoisse, de la peur…
Tu est très proche de toutes tes sensations…tu sais les nommer, les mettre en mots, c’est celà le talent aussi, le don …
“là où se trouve le plus précieux des joyaux;”
Oui,tu en portes en toi, c’est certain.
“MA SOURCE –intarissable jouvence. ”
Je vois une source vivifiante, intarissable, salvatrice…
“Le paradoxe étant celui ci; que je doive descendre pour trouver ma lumière; la vraie, la pure -empreinte de Liberté.”
Tu ne trouve pas çà très symbolique?
Devoir descendre?
Moi si.
“En route, mes anges humains et célestes m’entourent et ventilent mon espace créateur de leurs ailes salvatrices.”
Je me joins à eux en pensée…
Là oui, que j’aimerais te connaître plus pour parler de tout çà…
Crevée, mais je n’ai finalement pas pu résister au désir- et au plaisir- de commenter…
mai 18th, 2006 at 5:16 pm“Crevée” tu te dis, mais portée, toi aussi, par ta lumière… en relation avec la mienne. Wow! Encore merci Céline… c’est la profusion de grands mots et réflexions.
J’aime bien en effet, la symbolique de descendre en soi pour rejoindre sa lumière.
De la matière brute pour ton billet “art et psychologie” à ton retour de Paris.
bon repos…
bon temps sur Paris.
merci
mai 18th, 2006 at 6:43 pmkaro
Je constate chère amie que vous remontez la pente en descendant dans votre grotte. Autre beau paradoxe, n’est-ce pas?
Oui! Risquer d’aimer et j’ajouterais risquer de s’aimer est une démarche souvent déstabilisante et parfois bouleversante. Elle nous pousse à aller à la rencontre de nos “monstres” ou peuplade primitive; ces peurs profondes et inconscientes qui nous empêchent de voir notre lumière personnelle et par le fait même bloquent notre capacité de “se créer” à partir de l’être unique que nous sommes tous.
Tu m’inspires tellement Caroline ! Pour moi, tu es unique!!!
mai 19th, 2006 at 4:01 pmBrago
Réponse.
mai 19th, 2006 at 5:02 pmHello! Good Site! Thanks you! fphlufraqprrt
septembre 17th, 2007 at 4:07 pm