Danser

/1 Aujourd'hui pas le temps de t'écrire mais je veux quand même te dire: merci de ta présence chez nous tOi, toi et ToI… tous vous autres… Je n'ai donc pas le temps, cette semaine, de répondre comme j'aime le faire, à vos gentils et inspirants commentaires. Je vous en remercie toutefois grandement. Quel plaisir de se savoir lu et quel plaisir aussi que l'échange qui s'en suit… Maintenant et sans plus, pour vous… quoi? Vous ne connaissez pas le Gotan Project ? Hum… ça manque à votre culture! Mais je vous donne une chance. Courez vite chez votre disquaire. Revenez à la maison et mettez la musique dans le tapis! Fermez les yeux, respirez… laissez le Gotan Project vous pénétrer de toutes ses nuances tango, techno… Sensualité, rythme et fougue assurés. Votre chic bas-du-dos, vos reins, votre chouette bassin, s'activera soyez en sûr! Sinon vos mains, vos orteils, vos yeux et votre tête peut-être. Et puis si y'a rien qui bouge, filez droit chez le toubib ou chez un psy, … non! Mieux encore, allez faire un saut en bungy ou assiter à un accouchement! Réveillez-vous et bon week-end:)

Karo du 17 juin (Amour) photo philofolies de karo

Désormais en nous… éternels.

Ce matin juste ça… mais justement, tout ÇA.
La mort de
Raymond Devos.
Je l’apprends à l'instant…
Elle m'attriste cette mort-là.

La peine se fraie un chemin sur mon cœur; trace un sillon, comme pour y préparer un torrent de larmes qui ne sait trop comment déferler. Je ne cherche pas à comprendre. Simplement je tente d'accueillir cette nouvelle comme elle s’amène et parvient à mon âme. La tristesse est là, avec et malgré ma compréhension de cette implacable essence de la nature qui veut que tout ce qui naît, finisse par mourir un jour ou l’autre. … C’est comme ça. La vie c’est comme ça. Et ma compréhension toute rationnelle n’enlève rien à ma peine, heureusement.

C’était la même chose, lorsqu’en décembre dernier j’apprenais qu’il venait de s’éteindre; le grand et captivant, le touchant et brillant esprit – Sol. Ces hommes marquent mon âme d’une façon telle que ce matin je ne saurais l’exprimer autrement que par cette émotion qui rempli mon cœur – et cette brève réflexion qui s’amène : ces hommes que j’aime profondément, ils ont passé leur vie à rendre plus belle l’humanité, à travers leur regard tantôt profond et poétique, souvent drôle et ludique… et toujours avec cette même rigueur, cette intelligence que seul un esprit vif tel le leur sait donner au service de bien plus grand que soit même. C’est qu’il fallait s’y pencher sur cette vie-là – le talent ne s’auto-suffit pas (heureusement). Ce qu’ils ont dû l’observer la vie Devos et Favreau, ce qu’ils ont dû en faire des biffures sur le papier et sur le cœur, cela au rythme des ratures du monde et de l’immonde qu’ils laissaient entrer au sein leur être sensible, qu’ils laissaient entrer pour décrassage puis polissage, et qu’ils nous retournaient ensuite en une généreuse bouffée d’air frais – comme les arbres qui captent la pollution et qui la rejettent en essence-ciel.

Ces deux artistes, comme deux grands arbres, tournaient les mots comme le vent secoue la nature, tournaient les mots, les réinventaient, les décortiquaient et à travers eux, disséquaient le vivant, le racontaient, en dénonçait tout le pathétique, faisant réfléchir le beau, exprimaient… disaient et redisaient… sans cesse pour apaiser les cœurs, transcender l’absurde du réel parfois trop con, sans cesse posant un regard lucide et brillant tant sur le grand que sur le minuscule de nos vies.

Oui ce matin juste ça… juste ça mais tout ÇA. Ces plumes de génie hier se sont envolées… Et maintenant elles écrivent leur poésie sur les pages de l’infini. Sans plus de mot j’ai donc envie de peindre sur la toile de la vie, envie de peindre à l’air libre, de tout mon corps – dansant, de toute mon âme – chantante, un monument du bonheur à leur effigie. De telles richesses vivront toujours, leur flamme immortelle, cela même si le corps s’en est allé. Aujourd’hui je rends grâce à ces deux beautés du monde qui je l’espère, feront encore longtemps fleurir un peu plus de sensibilité dans le cœur de nos sociétés éparses.

Karo du 15 juin (juste-là…)

Citation du moment

« Chaque pensée et chaque émotion doivent fleurir pour pouvoir vivre et mourir. La floraison d'absolument tout: l'ambition, la cupidité, la haine, la joie, la passion. Au coeur même de cette floraison se trouvent leur mort. Et la liberté. » Krishnamurti

Tricot sacré

Père Étienne est un arc-boutant. Du haut de ses 5 pieds, il « antre-tient » son Église comme des centaines d’hommes sur le chantier l’ont construite, bien longtemps avant.
Il sert la messe comme il sert les gens; amical, serein, serviable et sincère. Dans ce petit corps aux abords frêles se laisse entrevoir une force insoupçonnée. Gabriel dit du Père Étienne qu’il transcende. Je ris. C’est beau. J’aime bien le Père Étienne que je ne connais pas encore. J’aime bien que Gabriel me parle de lui. Tout à l'heure, ce sera moi qui devrai aller vers lui pour demander le nécessaire à ma tâche de bénévole; ciseaux, ruban adhésif, lampe de poche –qu’il ira chercher dans les sous-terrains de la sainte demeure. Un concert se prépare. Celui de l’ensemble vocal Ganymède, chorale qui cette année célèbre ses 15 ans d’existence sous l’œil avisé et passionnant de son créateur & chef d’orchestre; Yvan Sabourin. Tandis que nous, les fourmis régisseuses, nous afférons à la tâche, une vieille dame est déjà là, assise presqu’au milieu de l’Église, sur un banc de bois très étroit et inconfortable. (C’était quoi à cette époque? Du chêne, du merisier? Et en fait de confort, était-ce ce qu’on avait trouvé de mieux pour maintenir les pauvres âmes au garde-à-vous? Des bancs trop étroits pouvant à peine contenir le fessier du jour d’anoxiques jeunesses en perdition? N’empêche qu’ils sont très beaux ces bancs, mais pour le confort, on repassera.) La vieille dame assise sur l’un d’eux tricote une pièce qui se choisit la grosseur des mailles au rythme du réchauffement vocal de la chorale. Près d'elle, sa petite fille qui lit.
 
Bientôt, Ganymède embaumera le lieu culte de la puissante et harmonieuse voix de ses 30 hommes-chorale. Bientôt, 500 mortels viendront entendre et voir, puis applaudir ce chœur aromatisé à l’unisson. La vieille dame, pour sa part, jouera du crochet tout au long du spectacle – entourée des autres spectateurs – et se laissera pénétrer par les chants de Brahms, Haendel et tous ces autres génies créateurs d’une autre époque. Les voix de la chorale se mêleront à merveille à la voix toute divine de la soliste Noëlla Huet ainsi qu’à l’orchestre céleste de cordes et de vents. Bientôt, le dôme dansera avec le sous-sol de l’Église, emplissant ce sanctuaire d’une beauté grave et essentielle qui lui redonnera vigueur et existence – car c’est à travers la foule, vivante, que le monument revit le mieux. Puis, au bout du fil, au bout de la note, au bout du crochet, nous verrons apparaître le début d’une écharpe, romantiquement tricotée par la vieille dame sur des airs de Schubert. Et moi, juchée au jubé… je vois tout : Les 500 âmes venues entendre le chœur et son chef oiseau – toujours prêt à s’envoler pour porter ses ouailles, pour les aider à créer ce pont entre ciel et terre. Le chef d’orchestre qui est à la fois rondeurs, souplesse, élévation, en-catimini, en-veloppement, volupté… générosité. J’aurais soudain envie d’être lui; que pour saisir cette toute puissante passion.
 
Et moi, de mon là-haut perchée, je reçois tout de l’unisson des choristes lorsqu’ils tournent la page au gré des mots qui « s’envoient en l’air » vers les hautes structures du temple… J’aurais envie de me jeter du haut de mon jubé, puis de m’accrocher aux lustres, me suspendre pour mieux entendre, voir et Être la musique. J’aurais aussi envie d’aller m’installer par terre en plein centre des bancs, étendue sur le sol en position d’étoile pour que vibre encore plus fort en moi la mélodie. (oui je sais, je pars dans une bulle assez lointaine lorsqu’ainsi j’ai accès à l’art. Heureusement que j’ai encore mon filtre « d’là connerie » tout propre. Parce qu’une fois rendue à l’âge vulnérable, euh je veux dire, l’âge vénérable des 50 ans et plus, je promets rien eh! Sinon, qu’à l’heure qu’il est, je serais sûrement morte en éclaboussures sur le sol, ou encore la gorge tranchée sur un des lustres ahahahha… Et je vous aime toujours chers baby boomers). Toujours est-il que, la soirée terminée, les choristes sont heureux et ils ont raison. Je félicite mon cher cousin au passage, Martin, qui fait partie de cette chorale et qui s’en donne à cœur joie. À nous maintenant, fourmis de la régie, de s’activer au démontage. Un sympathique prénommé Michel nous servira de chef alors que nous jouerons de nos muscles; fesses, bras et jambes, tandis que nous pousserons, tirerons, replacerons : statues, hôtel et autres objets cléricaux pour la messe du lendemain.
 
Message d’intérêt public : 500 personnes ont fait, en à peine deux heures, 500 bouteilles d’eau à remplissage unique, des déchets pour la poubelle et 500 cahiers d’accompagnement, également des déchets pour la poubelle. Aucune boîte à recyclage en vue et, rare étaient ceux qui avaient pensé rapporter leur bouteille pour recyclage à la maison. J’allais donc quitter ce lieu de paix, quelque peu attristée par la chose ( ça prend des centaines d’années à se détériorer dans la nature tout ça! Et quand on pense au nombre incalculable d’événements quotidiens dans le genre qui se vivent tous les jours à travers le monde y’a de quoi avoir peur) lorsque je décidai de ramener chez moi, dans mon recyclage, l’un des sacs de poubelles, me disant que ça allait faire ça de moins dans le ventre de la terre. J’allais ainsi, un peu, me consoler. Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque le gentil Père Étienne me dit : « Je recycle tout. Je trie tout. Je trouve dommage que pas plus de gens le fassent. Mais ici, je le fais… » Après avoir échangé quelques mots avec lui sur le sujet, c’est éblouie – en communion ultime avec la vie et le Père recycleur – que j’ai pu ensuite aller boire un pichet de bière au bar du coin, l’esprit en paix, en compagnie de mon chum, de charmant cousin et de toute sa confrérie!
Merci encore Martin de ta confiance en notre acte de bénévolat. Nous avons passé une très agréable soirée. Encore bravo à toute l’équipe!
Karo du 12 juin (qui souhaite à tous une belle semaine. Souriez, elle sera encore plus belle)

Génie à l’oeuvre

"Sa tête croulant sous le poids de son génie, elle se résigna enfin à prendre une aspirine."

Oui je sais, ce n'est pas toujours facile que d'être un brillant esprit n'est-ce pas! Heureusement qu'il y a aspirine, tylénol et/ou vin pour calmer et au besoin, cette ardente passion. pouahahahahah… (elle déconne). Faut pas prendre ce journal toujours au pied la lettre. Car madame aime bien mêler la fiction à la réalité, vice et Versaille, vis et vers sales, vis et tourne-vis… N'importe quoi en fait, en ce samedi midi pluvieux. Que des mots pour rigoler comme la pluie qui se glisse partout en rigoles de vie. Toujours est-il que je profite de ce billet imprécis pour vous dire MERCI. Merci à tous: Gaëna Perrasite Céline Isa Yann Méli Théo K. Nancy Flo et cie. Merci pour vos bons mots à l'égard de Mathilde. Je transmettrai très chaleureusement chacun des messages aux parents de la mignonne. Et si d'autres veulent ajouter leur voix à ce témoignage de bienvenue, n'hésitez pas. Marraine prépare un premier recueil pour sa filleule.

Karo du 10 juin (libre…

Je vous présente…

Mathilde…

et sa mère à boire…
mère d'amour, mère de courage…
Karo-marraine du 9 juin (lentement de retour de la planète Mathilde)

En attendant le retour de son hôte…

Votre page de création! Je n'ai pas les droits d'auteur sur ce petit bijou d'inventivité que je m'apprête à vous partager, soit le commentaire qu'un ami bloggeur avait fait sur l'un de mes jadis "post", lequel commentaire j'ai glissé ci-bas. Je vous le partage même s'il n'est pas de moi, cet extrait du journal intime du poisson rouge de Clovis. Je vous le partage car… c'est trop bon! Mais avant, si vous souhaitez vous rafraîchir la mémoire en remontant le courant vers le joli petit billet que j'avais écris, lequel a inspiré le dit commentaire. Mon texte s'intitulait Clovis en eaux troubles … cliquez sur ce titre souligné pour le lire ou le redécouvrir.

Voici maintenant l'extrait du journal du poisson rouge: "Fenêtre, tableau, livres, fauteuil, porte, divan, Clovis, télévision, mur, fenêtre, tableau, livres, fauteuil, porte, divan, Clovis, télévision, mur, fenêtre, tableau, livres, fauteuil, porte, divan, Clovis, télévision, mur, fenêtre, tableau, livres, fauteuil, porte, divan, Clovis, télévision, mur, fenêtre, tableau, livres, fauteuil, porte, divan, Clovis, télévision, mur, fenêtre, tableau, livres, fauteuil, porte, divan, Clovis, télévision, mur, fenêtre, tableau, livres, fauteuil, porte, divan, Clovis, télévision, mur, fenêtre, tableau, livres, fauteuil, porte, divan, Clovis, télévision, mur, fenêtre, tableau, livres, fauteuil, porte, divan, Clovis, télévision, mur, fenêtre, tableau, livres, fauteuil, porte, divan, Clovis télévision, mur,…"

(Extrait de "Mon journal intime" par le Poisson rouge)" par Théo.

VOTRE PARTICIPATION EST LA BIENVENUE…

VOUS AUSSI INVENTEZ DES EXTRAITS DU JOURNAL DU POISSON ROUGE.

Je suis partie faire la sage-femme, et vous laisse donc avec le journal du poisson… à vous tous maintenant, de le faire parler. Mais attention, il faut d'abord avoir lu le texte, se mettre en contexte… connaître l'habitacle de l'animal à branchies n'est-ce pas! Remonter le courant et retourner à la source de cette inspiration… et ensuite, TOUS à vos plumes philofoliques!

karo du 7 juin (partie saisir le Jour de Mathilde à naître -voir post d'hier pour plus de détails)

le plus beau métier du monde…

Y'en a deux… "les amants" 

Y'en a deux autres… "la mère et son bébé dedans"
Non c'est pas ça… le réel plus beau métier du monde c'est:
Être un hôpital… où personne ne vient… parce que tout le monde est guéri. J'ai cette image, un peu utopique, celle où le directeur d'hôpital doit mettre la clef dans la serrure… parce que y'a plus de mal-à-dies… parce que l'humanité est guérie!

Bon, en attendant ce jour… les amants maintenant: Nous étions depuis la nuit des temps, c’est amants incorruptibles. (Futile?) Bah! Fut-il un temps de lâcheté à nos ébats? Sans relâche il me prenait d’assaut, étampant son sceau de vie sur ma peau. Peau d’âme chavirée par tant de profondeur, Par tant de vies de lui; é-moi. Voilà ce que je puis, pour le jour, vous donner. Cette poésie incorrigible, celle des amants incorruptibles, lesquels s’enlacent depuis la toute première nuit des temps.

***

Sinon et pour le moment, J’ai l’entièreté de l’être; épuisée… Y’a des jours comme ça. Je ne m’en fais alors pas trop… Puisque je sais ces moments végétatifs nécessaires à l’élan du lendemain. Et puis faudra bien que je récupère car parlant de lendemain, demain est jour de grâce… L’enfant à naître je m’en vais cueillir… Ma sœur cadette, la benjamine, m’ayant invitée au spectacle de la vie. Au spectacle le plus ultime et intime qui soit… celui de la naissance.  Ma sœur qui donnera naissance pour une troisième fois… Sa petite à naître sous peu, la déjà très attendue et aimée Mathilde qui devra bientôt quitter son beau globe d’eau, le ventre de sa mère-monde… OUI, je m’en vais l’accueillir… lui dire "Bienvenue sur TERRE, bienvenue chez vous." OUI, je m’en vais tous les soutenir! Ma sœur la première. Et sage, je tenterai de me faire, femme, à l’écoute des besoins de sœurette. Je m’en vais vivre intensément ce jour, au cœur même de la vie. « pétillante » je vous reviendrai… vendredi ou samedi, le cœur débordant de sensations, d’émoi, et l’esprit, rechargé à bloc, de mots et d’histoires à vous partager. avec toute mon affection,

Karo du 6 juin (…)