Trekking

Autant je trouve ça éprouvant que la randonnée en montagne, autant j'aime. Sorte d'histoire d'amour/haine. Et cette image prise il y a environ un an aux Adirondacks me rappelle combien tout là-haut je respire, me rappelle combien je suis vivante. Un pas à la fois, faire corps avec la montagne. Un pas à la fois, respirer les odeurs savoureuses de la forêt, là où le soleil réchauffe chaque parcelle de la nature – majestueuse et émouvante – pour y extraire toutes les divines essences. Un pas à la fois, là où le vent transporte ensuite tous ces parfums enivrants jusqu’à notre olfactif appareil: sapin, tapis de feuilles de la saison dernière, petits fruits, pierre humide, terre, re-sapin de délice –épines au sol ou branche caressée par nos bras dans les passages plus étroits de la montagne. Cela sans parler de la vue sublime sur toutes les autres montagnes entourant celle qu’on grimpe. C’est d’ailleurs ce que j’aime dans ce cliché de Matéo, soit la randonneuse qui lentement avance – un seul pas à la fois –dans un décor féerique! Un décor accessible seulement par la force de notre désir d’exister! Parfois je voudrais déjà être parvenue au sommet avant même l’effort déployé tant ce sport m’est exigeant. Mais c’est justement dans ces moments là que l’« un- seul-pas-à-la-fois », tant physiquement que dans ma tête et dans mon cœur, me devient essentiel. Ne pas y être avant d’y être. Tout un défi, une discipline pour le mental qui lui aime bien être partout, sauf dans l’instant présent. Sur ce, je retourne à mon confortable week-end d’été en compagnie de la belle-famille. Au programme : plage, BBQ, bière et fous rires, discussions tendres, musique et abondance. La saison de randonnée pédestre viendra bien assez vite… avec l’été qui file à vive allure, la montagne bientôt nous appellera. Mais pour l’heure, n’y pensons pas! Soyons simplement ici et maintenant car ce dernier ne reviendra plus. CarpeDiem

Karo du 29 juillet (qui voit l'été avancer trop vite… qui respire plus lentement pour bien capter le moment)

(crédit photo: mateo)

Renaître du néant…

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(fable improvisée sur l’air du temps pour le plaisir des mots et de la création… à suivre)

« Aujourd’hui je n’ai pas de rebond » – dit la balle à son lanceur.

Et au lanceur de lui répondre :
« T’en fais guère ma belle balle, je suis aujourd’hui moi-même en manque de pulsation… »

La balle et son lanceur étaient en effet bien amorphes, tout comme le ciel d’ailleurs, –incertain pour le jour, de ses habits - et qui se dit :

« hum… devrais-je mettre ma tunique bleue ou plutôt la grise? Encore que la noire me plaise, tout autant que la laiteuse… »

Et ainsi ils allèrent tout le long du jour; la balle, son lanceur et le ciel – apathiques!

Et tandis que tous trois étaient mal à l’idée de s’octroyer le droit à cet état du jour, et tandis qu’ils s’en retournaient, errants, chacun de son côté, la balle se retourna un instant puis dans un éclair de sagesse, avec un brin d’optimisme au ventre (du moins de ce qu’il lui restait d’énergie par ce jour plat et lourd) leur dit :

« Lanceur! Ciel! N’oubliez pas « d’apathiser » sans culpabilité – aucune –, car là est votre seul salut pour véritablement rebon-dire demain! Car de ces jours mornes et gris naissent des lendemains extraordinairement ensoleillés! Ça je le sais! Encore faut-il cueillir le jour en cours. Suffit juste de l’accueillir comme il est, comme il vient…

« et comment on fait ça? » de demander le lanceur surpris par la sagesse de sa balle.

« en lui chantant un hymne léthargique! » de répondre le ciel humide, spontané, mais toujours incertain…

Et de cet aveux exhibé hors-culpabilité, il se mit à mouiller, mouiller et re-mouiller…
tant et si bien que la Terre entière fût aussitôt lavée de toutes torpeurs.

Karo du 27 juillet (comme le ciel, la balle et son lanceur, mais très affable de son jour tranquille)

Monsieur Donut

 -ou l'hymne à la vie-


Monsieur Donut c’est un client régulier à l’épicerie où je travaille à titre de commis de charcuterie. Comme tant d’autres clients, il vient chaque semaine pour acheter ses tranches de quelque chose d’horrible qui me souille chaque fois les mains. Chaque fois c’est pareil, je ne m’y fais pas à mon job de commis de charcuterie; j’en fabrique même de l’eczéma partout sur les mains et entre les doigts. Ça pique, ça brûle, ça démange!!! Bref, ça me bouffe les mains ça! Je suis encore dans l’adolescence. Une presque jeune adulte au cœur rebelle, la première – et sans doute la seule– à monter aux barricades lorsqu’elle sent qu’on traite injustement les employés. Et ce sale boulot que je dois faire ! Je déteste la viande : le jambon en tranches, le pastrami, les saucissons à varier, la dinde fumée, la tête fromagée, la mortadelle (viande froide et morte oui, des tranches d’Adèle morte ouash!) et que dire du baloné québécois : « Trois quarts de pouce, un pouce comme il faut. Fais-moi 4 belles grosses tranches épaisses. Je mets ça dans la poêle avec du beurre, ça va être bon pour dîner. té ben fine ma nouère de me servir ça! »

Je déteste ce job (même s’il me rémunère) et davantage lorsqu’en tranchant une grosse pièce sur la lame électrique circulaire, des petits bouts de viande me sautent dans les cheveux. C’est dé-goû-tant. Et ce bruit de scie qui me traverse les entrailles la nuit venue. C’est pour vous dire, quand je ne suis pas entrain de bosser, je m’obsède de la chose hideuse. Je ne cesse alors de voir et d’entendre cette scie-ronde qui tranche les porcs, les bœufs, les poulets et Cie. Un scénario de boucherie en permanence qui tourne en boucle dans mon crâne! J’aime l’ordre et la propreté, ce qui fait que je me lance souvent dans un ménage sans fin. Je prends alors de l’avance sur l’horloge qui paresse, il me semble. 20h33. Je termine à 21h00. Le temps est bien long et je m’applique à lui redonner un peu de lustre. Je nettoie, j’emballe la viande pour la nuit, prépare des portions sous vide pour le lendemain etc. Et ainsi j’ai le sentiment d’avancer. Sauf qu’à tout moment, un client peut surgir de nulle part, actionnant la clochette pour m’indiquer sa présence et que je le serve. Strident son de cloche que j’interprète comme un dérangement profond de ma paix intérieure, comme une agression violente, voir une atteinte directe à ma personne. Paradoxalement, c’est grâce aux clients si j’ai ce job. Mais bon, il faut que jeunesse se passe, dit-on, et j’ajouterais : que caractère se forme.

Monsieur Donut; parce qu’il est représentant d’une chaîne de beignets. Monsieur Donut est donc le prénom affectueux qu’on avait trouvé, les copains emballeurs, les autres commis et moi, pour le saluer lorsqu’il venait faire ses achats de la semaine. Monsieur Donut avait LE don. Il avait ce don rare de la sensibilité et de l’acceptation de toutes les âmes et émotions humaines. Ainsi me souriait-il toujours gaiement lorsqu’il arrivait au comptoir des viandes froides, cela même s’il pouvait lire dans mes yeux, dans ma respiration et dans tout mon corps (car aussi lorsque j’étais de dos) que je blasphémais la présence des clients, dont la sienne. À cette époque, je crois bien avoir bâti 30 églises à force de vocabulaire religieux.

Et lui, monsieur Donut, lentement apprivoisa la bête sauvage que j’étais. Il prenait toujours le temps de se mettre au même diapason que moi (le brave homme!), d’échanger un peu, de me partager son plaisir d’être, simplement. Tant et si bien que de semaine en semaine, chaque fois que je le voyais arriver au comptoir, je me surprenais à être heureuse de lui servir ses tranches dégoulinantes à souhait. Les pièces de jambon et Cie continuaient de m’agresser certes, mais je prenais de plus en plus plaisir à lui servir, à LUI : monsieur Donut, le plus frais de nos produits – et à sa convenance. Par sa simple et sincère présence, il calmait mon angoisse et ça me rendait meilleure. Puis un beau jour, madame Donut, sa femme, est venue seule faire l’épicerie. Et un autre jour encore, et puis un autre. Tandis que la rumeur courait au divorce, je suis allée droit à la source et j’ai demandé à Madame Donut… Monsieur Donut était mort. Crise du cœur.

Comment un cœur si heureux avait-il pu abandonner un homme si généreux? Lui qui avait réussi à pénétrer mon cœur, là où tous, jusqu’ici, avaient échoué. Lui qui avait su me cueillir là où tous, de peur ou par manque d’intérêt humain, avaient abandonné… Depuis, je n’ai jamais transféré (dans un comptoir de chaîne à beignets pour la quelle il travaillait) la carte pour douzaine de beignets gratuits qu’il m’avait offerte durant le temps des fêtes. Je la garde bien précieusement cette carte-là, comme un rappel de l’hymne à la vie qu’il avait su m’insuffler.

Merci, monsieur Donut, pour votre passage sur Terre.

Karo du 24 juillet (qui prend le temps de vivre…)
krédit photo: karo

plaisir pur et simple

séance de photo avec Raphaël 4 ans et Gabriel 3 ans.

Jouer avec les enfants! Quel bonheur!

-karro (deux "R" pour bien entendre le son sortir de sa voix de moins de 5 ans) moi je veux aller au parrc avec toi.

-Karro, moi je veux jouer à l'halloween avec toi.

-Ah bon! Et c'est quoi jouer à l'halloween ?

-Ben nous, nous, nous, (l'excitation des gamins leur fait répéter 100 fois le même mot avant d'aboutir à leur explication) on cogne à ta porte et toi tu fais, toi tu fais, tu fais semblant de nous donner des bonbons.

-Ben oui les gars, on jouera peut-être plus tard. Commençons par aller au parc et puis ensuite on verra bien…

-Karro, après le parc et l'halloween on va jouer au ballon eh!

-oui mes amours (comment leur refuser toutes ces demandes? Je suis l'adulte en charge si peu souvent… puis ils sont si attendrissants. )

"Karro, pose-moi je vais faire le cool" Ils sont adorables. Et ensemble nous jouons. Mais voilà que Mister Gab veut monopoliser l'appareil photo. Il veut "moi tout seul" être le photographe on board. Délire, rire, plaisir…

Karo du 20 juillet (cerveau fromage)

Récit d’aventure et réflexion d’artiste

Dans un récit de voyage que je suis en train de lire: aventures équatoriennes d'ugo Monticone, il est écrit ceci – et que je ne trouve pas bête du tout. Je dirais même plus, et j’affirme, que je trouve cela très brillant. Le voyageur s'interroge à savoir s'il devrait travailler plutôt que de voyager. Et en lui-même de se répondre:

"Tenter de toujours se placer au centre de l'extraordinaire est un travail en soi, le plus merveilleux qui soit."

Je ne suis pas la voyageuse qu'Ugo semble être (quoi que chacun de mes voyages m’aient jusqu’ici fait évoluer d’une façon incroyable et quoi que j’en ai des tiroirs pleins de récits et réflexions d’aventure) mais il me semble que tout acte de création – si faible en précipitations salariales soit-il (je dirais même : surtout dans ce contexte) – demande ce même voyage au cœur de l'extraordinaire. C’est en ce sens que la réflexion de l'auteur me parle. Voyage à dos d’âne, voyage intérieur, voyage en tramway, voyage à bout de souffle… bref! Voyage physique ou pas donc, je trouve que lorsqu’on choisi de bâtir sa vie sur ces trucs qui, de prime abord, ne semblent pas concrets et qui pourtant nous appellent le cœur sans relâche, ça prend une sacrée dose de joie de vivre et d’émerveillement dans lesquels plonger tous les jours. Je trouve que ça prend aussi une sacrée dose de courage et d’écoute de soi – pour ne pas se mentir. Et n’est-ce pas là un travail en soi? N’est-ce pas là un travail en soi que de dompter le mental qui voudrait saboter l’artiste à l’œuvre? Un travail essentiel que celui d’écouter son cœur et de le suivre sur ces sentiers très peu ou pas balisés du tout? Ainsi, depuis la fin des classes (enseignante et animatrice) tous les matins je me lève avec un objectif bien précis en tête; créer et mettre à terme deux projets d’écriture qui me tiennent à cœur. Pour ce faire, j’ai besoin de placer toute mon attention au bon endroit. Hum… Faire abstraction du reste, sans quoi je n’y parviens pas, n’est pas chose facile. En soit un défi immense. Il fait 32 beaux degrés à l’ombre. La plage se trouve à 5 minutes à pied de la maison. JE SUIS MON PROPRE PATRON. Avouez qu’il serait facile de faire « l’auteure buissonnière »!

Souvent le rôle de l’artiste est mal perçu. Ainsi on croit qu’il est aisé d’être et d’exister comme tel. Qu’il s’agit d’un don et que le travail qui vient avec ne demande pas de temps ou de réflexion. Que tout ou presque naît du fruit de la magie. Et bien je dirais que ce travail, que je découvre tous les jours un peu plus, il est au contraire très exigeant, mais ô combien formidable, le plus beau qui soit… Je ne vois pas le temps passer lorsque j’écris ou que je mets en scène la vie au théâtre. Et pourtant, il passe le temps. Et mes neurones, ils ne chôment pas! Mon corps et mon coeur, aussi participants actifs du processus.

Créer demande un état d’esprit bien particulier qu’une fois atteint, l’on ne veut plus quitter. On veut certes y évoluer… s'en voir chaque jour transformé. Mais ne surtout pas retourner en arrière. Chaton sera donc condamné à perpétuité aux travaux domestiques! pouahahah!!! Mais non! Du calme, messieurs! Ne vous insurgez pas inutilement! Ne faites pas une crise d’angoisse ou une angine de poitrine les mecs! Chaton a amplement d’espace à créer lui aussi. Monsieur vient d’ailleurs d’acheter le dernier élément de son début de studio maison : un sympathique piano portatif et qui sonne, ma foi, très bien. Enfin, pour en revenir à ma réflexion sur l’artiste… …et m'amener à cette question fondamentale et qui trouve un tas de réponses selon qui se la pose. À quoi sert l’artiste selon vous? D’abord est-ce que vous croyiez seulement qu’il est utile quelque part? En quoi ? Pourquoi? Où? Allez… sortez vos cerveaux philosophiques! À votre tour de faire aller vos neurones!

Note à l’intention d’Ugo, l’auteur des aventures équatoriennes. Ugo. Si j’ai pas encore terminé la lecture de ton livre, c’est pas par manque d’intérêt. Je l’avais prêté à Chaton. Puis je viens de le recommencer pour bien entrer au cœur de l’Amazonie avec toi. Ouf ! Tu devrais faire une mise en garde au lecteur, du genre : ne pas utiliser comme lecture de chevet. J’ai pas dormi cette nuit moi Ugo. J’étais dans la jungle, les pieds meurtris, le corps en déroute et bien qu’épuisée, incapable de dormir… Je voulais aller de par le monde, vivre l’aventure!

Karo du 18 juillet (toujours festivalière en son cœur)
photo: fjord du Saguenay été 2006
ps: sur mon avant dernier post, le blog estival (la baise)… vous êtes toujours les bienvenus à vous lâcher lousse dans le plaisir littéraire et sexuel en brainstormant avec moi et les autres (voir section commentaire).

Baise

Categories: Clapotis | 46 Comments

Blog estival

Petit sujet léger et rigolo histoire de casser un peu la canicule qui sévit. À moins que… cela ne vous donne chaud?! ET puis tant pis! Ça risque ainsi de libérer les tensions! Combattre le feu, par le feu! Pour le week-end donc… pourquoi ne pas se faire plaisir? Voici donc, en grande primeur et pour vos yeux, vos sourires, votre rire et tout ce que ce message risque de déclencher d’euphorique ou de pudique en vous :

la baise et ses variantes. Anatomie de la baise. Brainstorming à 4 mains sur les différents types de baises qui existentet bien plus encore, à vous de compléter la liste.

Note : l’auteur de ce blog n’est pas une sexologue, pas plus qu’une conseillère en styles de baises. Vous devinerez alors qu’elle n’a évidemment pas tout exploré de la liste ci-jointe. Pour des conseils donc, à vous d’explorer. Pour des précisions donc, à vous d’inventer et de vous faire votre propre idée. Car chaque variante possède ses propres ramifications. Du grand art!!!

La BAISE… matinale vaginale anale régal lente profonde express « baise-la » « baise-le » tout-de-suite vitale banale bestiale « pas » routinière chaude molle cochonne romantique sensuelle (ça va de soi, mais pas toujours) cérébrale (à cause de celle-là) créative (elle défonce même le cadre pourtant créatif du Kâma-Sûtra. ouf…pour vous dire combien elle est créative) énergisante animale seul à quatre énigmatique musicale ancestrale à vendre (poahahah) à chier (nulle à) tendre naturelle rurale arrière-boutique obèse 100% coton « j’là baise » de toi ultra moite « mal » « baise-moi » en attendant… (et là on peut repartir sur un autre fou brainstorm. Que de plaisir… par exemple : en attendant le train, en attendant le retour de sa femme pouahaha) inusitée sur le lit de… cathédrale (la plus édifiante de toutes les baises) arc-en-ciel chocolatée mortelle d’amour pied à plat explosive génitrice voilée baise-elle baise-aile baisons cachée électrique synthétique analytique (cousine de la cérébrale) statique de mots langoureuse nocturne qui détend

Allez… pour le plaisir, à vous maintenant de compléter la liste. merci à Chaton pour son apport à la folie carolinienne.

Karo du 15 juillet (qui s'en va à la fête à Coco)

Les nuages démystifiés

Au fait, un truc hyper important qu’on avait oublié de vous dire… Durant nos plus récentes vacances, Chaton et moi avons trouvé LA grande responsable de la température-nulle-à-chier qui a sévi partout sur le Québec! Et puis, vous savez quoi? On lui a réglé son cas! Ben oui! Vous n’avez pas remarqué que depuis notre retour, il fait soleil partout au Québec? C’est simple. Nous avons déniché la fabrique à nuages et lui avons planté un bouchon de liège sur la cheminée. Bon, disons que ça en a pris quelques uns, des bouchons de liège. On a donc dû boire beaucoup de vin pour régler le bug dans le système (équilibre soleil, pluie). Mais ce qu'on serait prêts à endurer pour retrouver monsieur Soleil. Même être obligés de boire du vin.Voilà! Et ne dites pas merci. Je parie que vous auriez fait pareil à notre place! Maintenant, si ça pleut encore, il faudra mettre un nouvel homme là-dessus! Moi je n’retourne pas me faire mouiller en Gaspésie. À vrai dire, y'a un mec sur le dossier. Un sympathique gaspésien qu'on a mis dans le coup. Félix. Il va contrôler le machin pour que l'équilibre soleil/nuages se fasse mieux. Alors jouez en paix mes chers amis! Jouez en paix. Baignez-vous, faites des BBQ. Il fera beau tout l'été! signé: Miss Lego de la météo fantaisiste. Et puis à une autre occasion, je vous raconterai à qui appartient la fabrique. Pour l'instant il est ligoté alors il ne peut rien contre nous. Et notre allié, le Gaspésien se charge de bien le nourrir. pouahahaha!!! Si seulement ça marchait comme ça!

Karo du 13 juillet (comme tout le monde; en état de canicule intense)

Les âmes de la mer

Poésie
(fiction poétique*)
La mer pour transporter mes maux, jusqu’à l’autre rivage,
le vent du large me parle; doux en ce soir d’août.
Il a sûrement purifié mes larmes
Tout aussi bien que les monuments d’amour
du sculpteur, peintre et auteur, Marcel Gagnon l’ont fait.


La mer m’avale

Mon regard en elle se baigne d’émoi.

Et la lune, en son quartier svelte et élégant, apaise toutes mes pensées…

La mer me donne son amont, je cherche, triste, son aval.

Ses eaux salines pourtant, comme le vent, nettoient mes peines…

et je renais de la nuit au matin, du matin à pour toujours…

sur le chemin pavé de détours sur le chemin que je pave sans retour.

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« Voyageur, le chemin n’existe pas, on fait son chemin en marchant. » extrait d’un poème d’Antonio Machado Cette phrase, retentissante, continue de guider mes pas tandis que je marche sur le chemin que je pave – en chemin. Sur le chemin que tantôt j’orne de mosaïque, tantôt de cailloux bruts lancés à même les pas de ma colère, ou d’une rivière à traverser et plus tard, de nuages moelleux où je me laisse porter jusqu’au prochain chapitre… ET… qu’importe le type de pavé à rencontrer en chemin, car je trouve toujours le moyen d’y extraire de la beauté, d’en découvrir toutes les subtilités, de dépasser la couche superficielle. Ainsi, beau temps/mauvais temps : j’avance.

Photos (pour agrandir une image, cliquez dessus) : prises lors de mon récent voyage en Gaspésie. Si l’on passe par ce beau coin de pays, il faut arrêter à Ste-Flavie pour aller voir le centre d’art de Marcel Gagnon et de sa joyeuse famille. En attendant, allez visiter son site en cliquant sur son nom, ici : Marcel Gagnon Ce centre d’art est un havre de paix, de créativité débordante, de simplicité, d’amour et de spiritualité nourrissante. Merci à toute la famille et à tous ceux qui œuvrent en ces lieux, pour le séjour magnifique passé avec vous. * Si je précise c’est parce que, comme j’en ai déjà parlé, je changerai, bientôt j’espère, de plate-forme de blog afin de pouvoir mieux mettre mes textes en catégories . Car pour l’heure, y’a pas de catégories. Seulement des textes archivés par dates. Mon journal n’étant pas fait que de faits et états d'âme du quotidien… l’idée des catégories s’impose de plus en plus. Que pour le plaisir de mieux s’y retrouver.)

Karo du 12 juillet (croqueuse de beauté)
Krédit photos: Karo, Gaspésie étét 2006, Centre d'art Marcel Gagnon