Soif de créer
Soif de créer « Toute personne douée d’un esprit véritablement créateur, dans quelque domaine que ce soit, est simplement un être humain venu au monde avec une sensibilité anormale, inhumaine. Pour un tel être, tout frôlement est un choc, tout son, un bruit, tout malheur, une tragédie, toute joie, un ravissement et tout échec, la mort même. Et non seulement cet être est doué d’un organisme douloureusement fragile, mais il lui faut créer, toujours et encore créer. C’est pour lui une nécessité au point que s’il ne crée ni musique, ni poésie, n’est auteur d’aucun livre, ne construit rien, ou rien qui en vaille la peine, il en perd littéralement le souffle. Une force intérieure, étrange et inconnue, fait qu’il ne vit vraiment que dans la mesure où il peut créer. » Pearl Buck Je découvre tout juste cette femme d'une autre époque, pas tellement lointaine cependant. Ce texte résonne si fort en moi. Ce texte m'apaise et me réconcilie avec ma nature intense, profonde, à fleur de peau… avec ma nature créatrice. Je pars découvrir quelques romans de cette magnifique femme… dans la suite de mon chemin de vie. Et vous, quel effet vous fait ce texte? Êtes-vous de cette race "d'inhumains anormaux" qu'un simple courant d'air trouble? Qu'un léger touché chavire, qu'un sourire émeut jusque dans la moelle? Êtes-vous de cette souche de créateurs ou d'une autre? Laquelle? J'aimerais savoir…
Karo du 6 juillet (qui s'apprête à plonger encore plus creux dans ses eaux source, au coeur de sa créativité)
11 Comments
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Salut chère cousine!
Tout d’abord, bon retour de vacances!
Dans ce texte, je vois la nature de ma fille Julie!
Grâce à toi, je viens d’apprendre un peu mieux comment comprendre cette petite fille qui souvent me déroute dans ces réactions parfois extrême. Serais-je donc une de ces pauvres mortels qui devront apprendre à vivre avec un être créateur, un être qui se remet constamment en question dès qu’il sent son besoin de créer devenir trop impérieux?
Donc, je garde tes coordonnées précieusement sous la main pour quand les états d’âme de ma Julie me dépasseront tout simplement!
Avec amour,
Cousine Nancy
juillet 6th, 2006 at 1:17 pmXXX
Je crois être de la souche d’inhumains anormaux” Beaucoup de choses m’émeut jusque dans la moelle. Souvent je me sens seule, dans mes reactions intenses, pourtant…seulement, je donnerais un peu de mon hyper sensibilité aux personnes froides et durs qui m’entourent. Pas toujours évident d’être émotionnelle dans un monde sans émotion! Mon Turc me l’a si souvent dit, et si souvent reproché…
juillet 6th, 2006 at 2:20 pm1+1=c’est déjà mieux
juillet 6th, 2006 at 4:18 pmOui, oui, oui. De cette race d’inhumains anormaux , oui, je suis.
Inhumaine, anormale,des pieds à la tête, de la tête aux pieds.
Et je ne veux pas me départir de ma sensiblité.
Même si elle me fait souffrir aussi lorsqu’elle est incomprise , rejetée, niée.
Je ne veux pas m’en départir, car elle n’appartient qu’à moi, elle est moi, elle m’a façonnée, je ne veux ni la donner ni l’échanger, ni la cacher ni l’oublier.
Je veux juste la DOMPTER.Et la PARTAGER.
Inhumaine, anormale, mais tellement vraie…
juillet 6th, 2006 at 4:50 pmC’est mieux que de la DUMPER dans le POTAGER. (S’cusez-moi de ce dyslaxisme)
juillet 6th, 2006 at 5:10 pmJe me cherchais justement une auteur et une citation à amener en stage avec moi !!!
Merci la vie … merci Karo !!
Oui très sensible !! Pas TROP!
Souvent l’on se dit trop ci ou trop ça… Tellement plus joli et charmant d’être des êtres TRÈS !!
Alors je suis de la famille des TRÈS et fière de l’être !!!!
Je pars à la recherche de cette auteure aujourd’hui même !!!
xoxo
juillet 7th, 2006 at 10:18 amK
ah et ça me donne une idée, il y a eu les Ubu, les Chus, les Chpas, pourquoi pas les Très!!!
K: on y va pour les TRÈS. Je trouve que c’est une très, très bonne idée. Et puis de rien la vie! Heureuse que cette citation résonne en toi aussi. Tu me donneras des nouvelles car je crois bien que tu auras dévoré l’un des livres de Pearl Buck avant même que je n’ai foutu mon nez à la librairie ou à la bibli pour faire de même. Je suis comme ça moi… (en perpétuel devenir ou tout est toujours à suivre - je me comprends
) Bref. Ta réponse, Un peu dans le même sens que celle de Céline, j’y abonde. Encore faut-il avoir fait le ménage à l’intérieur de soi. Ainsi, après avoir fait un minimum de paix, de nettoyage de crasse, alors là seulement, le “trop ou pas assez” devient TRÈS, la fine crème de l’intelligence émotionnelle. Évidemment, si on vivait dans un monde sans jugements blessants, l’harmonie des “trop et pas assez” se ferait plus tendre et belle.
Perrasite: ne t’excuses pas de ce dyslaxisme, j’adore ce jeu de mot qui fait suite au beau commentaire de Céline.
Céline: J’aime tes envolées intenses et vitales. J’aime que tu exprimes si clairement ne pas vouloir te départir de ta sensibilité. Trop de gens en sont débranchés de cette source d’amour. “ni la cacher, ni l’oublier” la même chose pour moi. “la dompter et la partager” c’est bien dit. Dompter la bête sauvage, s’en faire une alliée, s’aimer ainsi pour mieux se partager avec le monde entier. “… mais tellement vraie” C’est ça Céline. Tellement vrai. C’est bon que cette valeur d’authenticité. La vie a bien meilleur goût ainsi.
Perrasite: j’ai échoué les mathématiques moi, il faudra me faire un dessin là-dessus:)
Isa: de tous ceux qui reprochent mon émotivité, je m’éloigne. Je tente d’abord d’exprimer mon ressenti à l’égard de leur jugement. ET puis s’ils restent fermés, de glace, figés, je m’éloigne. Je me choisis un monde d’amour et qui ne place pas en avant plan les étroits d’esprit. Bien dit: donner un peu de son hyper sensibilité aux froids de ce monde. C’est comme partager un bout de pain à ceux qui crient famine. Car en réalité, les durs et froids, ils souffrent bien plus que toi et moi. Désormais, si tu veux, lorsque tu te sentiras seule dans tes réactiosn intenses, tu pourras penser: tiens, je ne suis plus seule, y’a une autre folle qui existe et qui se laisse vivre entièrement!
Nancy: merci de me partager ce bout de toi et de Julie. J’en suis très touchée. Je suis surtout touchée du fait que dans tes incompréhensions de mère, tu gardes cet état d’esprit, ouvert et disponible, à l’écoute de la nature de Julie. à l’écoute de toi aussi, à l’écoute de ta déroute face à cette petite fille qui parfois a des réactions extrêmes. Tu peux m’appeler quand tu veux cousine d’amour, je crois bien que je saurai t’écouter et te partager mes expériences d’états d’âme d’artiste. Je trouve que d’exprimer ces “dépassements” aide justement à dépasser le stade de l’impuissance, pour ensemble continuer d’avancer et de voguer un peu mieux vers la liberté, la vraie.
juillet 7th, 2006 at 11:16 amOuf! J’en suis encore toute ébranlée. C’est exactement ÇA!
“Pour un tel être, tout frôlement est un choc, tout son, un bruit, tout malheur, une tragédie, toute joie, un ravissement et tout échec, la mort même. Et non seulement cet être est doué d’un organisme douloureusement fragile, mais il lui faut créer, toujours te encore créer.”
Ainsi mon amie nous serions nées avec une “sensiblité anormale et inhumaine.” Je trouve qu’on fait pitié car nous sommes nées avec un handicap majeur, vu sous cet angle. Nous sommes condamnées à perpétuité à créer, créer et encore et toujours créer, sinon on MEURT!!!! Et si on meurt ben qu’est-ce que tu penses qui va arriver? Fini la beauté du monde! Et Dieu sait qu’en ce moment le monde en a besoin de la Beauté!!!
Heureusement que tu existes…
Tiens, j’ai tout à coup une idée? On va demander à Bill Gates de créer une fondation pour notre handicap. Ainsi nous pourrons créer sans aucune anxiété matérielle…Remarque que le Québec et le Canada, subventionnent les créateurs…mais ceux qui sont déjà connus et qui ont du succès! Tiens, une autre idée, Denise Robert et tous les producteurs pourraient aussi créer une fondation pour que nous puissions poursuivre notre mission créatrice…
N’empêche que si on se retrouve avec ce “handicap” c’est que la vie nous destine à…créer! Voilà notre utilité sur cette planète. Alors créons mon amie! Créons sans relâche, jour après jour, car c’est une question de vie ou de mort!!!!! Acceptons notre difficile destinée, la tête haute et marchons fières et libres. Et tous les autres qui jugeront que nous sommes inutiles et bien tu sais quoi?
ON-LES-EMMERDE!!!
juillet 11th, 2006 at 3:48 pmCrabe boulli: ton commentaire est savoureux, hillarant et ingénieux! Brillant personnage va! L’art de faire du citron, une savoureuse limonade. J’aime.
juillet 11th, 2006 at 3:50 pmMerci, Merci. Cette citation est appaisante. Je sans bien que je ne pleure pas parce que je suis dépressive, mais parfois, je me demande tellement pourquoi la vie me touche autant, parfois brièvement, parfois plus longtemps. J’aime pleurer, c’est fou, non? Merci encore, je viens d eme souvenir pourquoi…
juillet 14th, 2006 at 4:48 pmBonjour La Pie! Nouvelle venue… c’est agréable d’avoir de nouveaux visiteurs et qui en plus tombent pile sur un truc qui leur parle. C’est beau ce texte eh! voilà, tu as une bonne réponse ici, dans cette citation, au pourquoi la vie te touche tant. Tu dois être une âme sensible. Et il en faut bien quelque unes dans ce monde n’est-ce pas? J’aime aussi pleurer, car c’est l’autre surface de la même médaille. Le rire et les larmes. Source de vie. Et elle vient de se souvenir pourquoi elle aime pleurer… peut-être voudras-tu un jour nous partager?
juillet 15th, 2006 at 11:05 amà bientôt
chez vous ou chez nous.