Garage, pirates, chalet et autres folies douces du week-end

 Je vous laisse écrire l’histoire de mon week-end…

 

l'histoire qui m'a mise un peu en retard… et en tabar%&&/**&??!/$6, cette même histoire qui m'a fait crier le célèbre et désormais : "yes on est dans marde!" de Pierre Morency (n'empêche que ça marche), l'histoire qui était aussi survenue l'an passé à pareille date et dans le même contexte, soit à quelques jours seulement d'un voyage outre-mer. Tandis que vous écrirez l'histoire, l'inventerez, vous amuserez à l'agrémenter… moi je cours faire mes valises car dans moins de deux, je serai…EN France! Eh oui! C’est décidé, une belle folie de dernière minute que je m’offre là. Je pars pour trois semaines avec pour compagnon : mon ordinateur portable… Je vais donc poursuivre l’écriture. Fouetter le moral des troupes (cellules, synapses et cie), stimuler l’intellect par le voyage au cœur d’une autre culture.

 J’espère trouver du temps pour écrire les carolinades en direct de la France. D’une manière ou d’une autre, je pense à vous tous (parents, soeurs, amis, copains, bloggeurs).

  

Avec une pensée toute précieuse pour mes amies; mes muses adorées. Je me sens si aimée de vous toutes.Ps: pour les curieux, quelques détails sur le voyage suivront un peu plus tard demain ou mercredi avant mon départ. Mais d'abord, je veux votre version de mon week-end. Allez, voyez les images et racontez-moi. En poème, en conte, en chanson… qu'importe… je vous lirai. ps: merci aux anges du week-end.

Karo du 14 août (à la fois excitée et anxieuse) crédit photos, Karo août 2006

Autoportrait au radiateur – extrait de carnet


lundi 7 octobre "Il y a une littérature qui est somptueuse, surchargée d'or et d'estime de soi. Elle tient l'écriture pour plus grande que la vie. Elle ne sait rien de plus noble qu'une belle phrase. Elle a sans aucun doute engendré des chefs-d’œuvre, et elle-même m’indiffère. C'est une autre littérature dont j'ai faim. Elle est aussi ancienne que la première. Elle ne suppose pas moins de travail mais elle ne cherche pas la même chose. Ou plutôt : il y a une écriture qui cherche, ne trouve que par accident ou par grâce, et continue à chercher. Et il y a une écriture qui tourne devant son miroir, une mariée qui essaie robe. Celle-là ne cherche rien. Elle n'a rien à chercher, ayant depuis toujours trouvé qui épouser: elle-même. Sa beauté ne m'impressionne pas. Je n'admire pas une œuvre parce qu'on me dit de l'admirer, mais pour la puissance d'amour qui vibre en elle. Ce que j'entends ici par amour n’est rien de sentimental. L'amour qui est seul réel est d'une dureté incroyable. C'est le mot : incroyable. Le poète Henri Pichette dit que l'on ne devrait jamais écrire une seule phrase que l'on ne pourrait chuchoter à l'oreille d'un agonisant. Eh bien c'est exactement ça. L'écriture que j'aime, c'est exactement ça. Et nous sommes tous des agonisants, n'est-ce pas ? Où me mènent de telles réflexions ? À rien, à rien. Ce n'est pas grave ; une petite poussée de fièvre. Ce que je dis là, je peux le dire autrement : il y a une parole des princes et il y a une parole des gueux. Celle des princes est comme une chambre où il ni aurait rien et où en même temps tout serait plein, rempli à ras bords. C'est une parole qui est sourde de se suffire à elle-même. Celle des gueux, au contraire, contient en elle assez de vide – d'espace, de silence – pour que le premier venu s'y faufile et y découvre son bien. C'est une parole qui laisse en elle une place à l'autre, qui rend possible la venue d'autre chose qu'elle-même. Vous savez : la vieille tradition de disposer sur la table une assiette en plus pour un visiteur imprévu, étranger. Ce sont ces paroles-là que j'aime. C'est à ces tables que je mange le mieux."

Christian Bobin

Karo du 11 août (en résonnance avec cette pensée et qui redécouvre des extraits de livres de son auteur préféré.)

crédit photo karo: surprendre les marguerites; Ile d'orléans Qc. été 2006

Danser /3

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musique souvenir

Écouter la musique qui, entre 14 et 19 ans, nous faisait chavirer. Avoir maintenant plus de 30 ans. S’en séduire et laisser les souvenirs reliés à celle-ci nous pénétrer plus que la musique elle-même. Trouver dans ces souvenirs, de quoi se mettre sous la dent et surtout dans le cœur et les tripes – Today. Now. Maintenant. Y tenir à ces souvenirs… les laisser monter sans chercher à les recréer. Laisser la musique nous envahir d’une douce folie.

De grâce et d’éphémère,
se rappeler ce temps révolu comme si; hier c’était.
Comme si hier, si intense c’était…
qu’on dirait que que today c’est.

Quelle incroyable machine que celle qui stock toute cette information que sont les souvenirs émotifs! Les souvenirs corporels, olfactifs, auditifs, visuels et gustatifs!

ET la musique, que dire d’elle sinon : wow! Merci …
Elle traverse les temps…
Elle fait partie de nous.
Sans elle, je ne serais pas ce que je suis. Elle façonne, agrémente, illumine, soutient, nourrit, ouvre le cœur, etc. Elle stimule au plus proche de la source intérieure.
Et chaque mélodie ayant pour chacun son propre souvenir bien intense. Chaque mélodie étant pour chacun une vie en soi.

Récemment, alors que Chaton et moi recevions à souper, nous avons eu le bonheur de revisiter quelques classiques des années 80. Il y a à peine 20 ans de ça. Mais il me semble qu’une vie entière, depuis, s’est écoulée.

Ce week-end-là donc, nous avons dansé comme des fous. Dansé à rebord de trépasser (ahahha j’exagère à peine. Il aurait fallu voir mon visage, rouge, et les sensations qui accompagnaient cette couleur. Comme un thermomètre trop longtemps plongé dans le bouillant et prêt à éclater).

Danser à en perdre la tête.
Ne plus faire qu’un avec les autres.
Rire, crier.
Exulter.
Transcender.
Purifier.

Sortir de la tête puis entrer dans le corps, sans censure, être la musique et ses silences, sa puissance et son rythme. Faire corps avec la Vie.

Karo du 8 août ( ici et maintenant - notre seul salut;))
photo (années 80 revisitées)

Un con descendant

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Voici un poème improvisé à partir de ce mot scindé : con/descendant. Que pour le plaisir des mots, de leur sonorité et de leur sens, de leur sens sans cesse renouvelé par la façon de les mettre en commun, par la façon de les voir, de les entendre, de les réinventer, de les décortiquer, de les écouter… Voilà là un plaisir extrême pour madame-moi qui ne sait flirter avec les plaisirs dits généralement extrêmes (Qui n’en a d’ailleurs même pas envie.) tel les sauts en parachute.
Je crois bien que ce poème peut être lu de différentes façons… à vous donc de décider du sens à vous mettre en bouche.

À chacun ses plaisirs! Bonne lecture!

Un con descendant
de ses doigts mon Ave nu
brisa l’hymen
et de surcroît
tendit mes chairs
infirme à ment
joaillier sans scrupule
me forga
à l’effigie de ses envies

il capta tout… mais surtout,

ma vulve photogénique
qui souriant à ce maître pellicule
objectif : séduire
et sur l’embout pour sûr ;
créer l’ouverture
dans le champ focaliser
viser juste
figer l’instant
et à la vierge traquée de finalement céder
se laissant aimer,
de beauté
désarmée!

Ave nue

Karo du 6 août (plaisir d’écrire)

photo (Gaspésie été 2006)

Vive le spam!

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Ça fait augmenter la cote de mon site! Que la vie est donc bien faite n’est-ce pas? Ça dépend juste du point de vue où l’on se place. Ainsi, plutôt que de tempester contre les “spammeurs” qui m’ont finalement trouvée, je les remercie car ils augmentent l’achalandage sur mon site.

Bon, cela dit, trêve de sarcasme, une nouvelle mesure de sécurité s’impose. Moi qui jusqu’ici avais été épargnée, je dois maintenant me munir (comme bien d’autres déjà) du test de la vue, communément appelé dans le jargon: vérificateur de mots, cela pour la gestion de vos commentaires.

Dorénavant donc, et jusqu’à nouvel ordre, vous devrez faire une toute petite procédure de plus avant d’envoyer un commentaire. Merci de votre compréhension. Et puis ce vérificateur de mots, il est bien car je l’utilise régulièrement et qu’il me permet la concentration, le focus, la dextérité, la capacité de décortiquer les lettres mouvantes. ahahahhaha Bref, un vrai jeu ce truc là!
Voilà!
sur ce et sans plus…

Vivement la vie!!!

karo du 5 août (enfin un samedi de soleil sec, comme celui des étés de mon enfance.)
photo (le grand chêne, de la tempête épargné)

Survivants de la tempête!!!

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Pour un instant, si vous le voulez bien, dramatisons la situation et faisons comme si les ouragans, les vrais de vrais, n’existaient pas au sud du Québec, aux États-Unies par exemple. Ouais, faisons comme si… et “pêtons-nous” les bretelles de notre mini-tornade, qui au final a fait plus de peur que de mal.

Arbres arrachés, parfois même déracinés, clôtures et affiches emportées, électricité coupée (2 jours ici), bouffe périssable évanouie… et prétexte du “pas de courant” pour faire la fête! En effet, Sebko/Ako ont profité de la situation pour sauver quelques morceaux de viande en allant se les cuire en BBQ chez les copains. Deux jours de temps, la fête au coeur du tourment. Pas d’électricité ici? Rien de plus simple: allons jouer là-bas. Quel beau prétexte pour poursuivre l’été en beauté! N’est-ce pas!

En attendant de reprendre mon rythme déjà pas très normal de l’été, en attendant de vous pondre une nouvelle carolinade, voici quelques photos de mes meilleures tempêtes de l’été. Celle de cette semaine en plein coeur des Laurentides et l’autre, qui se donne des airs gothiques ou de fin du monde, vécue un peu plus tôt lors de mes vacances en Gaspésie.

La chance que nous avons eue d’être sortis durant la tempête, a permis que la voiture soit épargnée de la grosse branche qui s’est affaissée dans notre stationnement.

Ciel électrique! Tempête sur le Mont St-Joseph!

Paysage cinématographique!

Ps : merci à tous pour vos délicieux commentaires sur le plus récent post: Incident dans les basses Laurentides

Amitiés

Karo du 4 août (bonne fête à Étienne, Ariane et en retard -Mathieu)

Incident dans les Basses-Laurentides

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Deux jours bien à moi, deux jours rien qu’à moi. Deux jours pour rentrer entièrement au cœur de mes projets d’écriture. Je me ferai alors peut-être moins présente sur les blogs. Et puis de toute manière… n’est-ce pas que, mur à mur, d’un continent à l’autre, il y a ce sentiment de vacances dans l’air et qui ne cesse de se faire sentir?! Comme si tout d’un coup -et tous en même temps- les gens s’étaient évaporés dans la chaleur suffocante de l’été. Pouf! Volatilisés les gens …

« Je me fais goutte de pluie, grain d’humidité, gouttelette perlée, vapeur de rien… le temps de changer le mal de place et je reviendrai plus tard! » C’est à croire que tous se sont passé le mot!
C’est fou que ce temps de l’année. Ce temps où je me plais autant que je me perds. Où sont mes amis passés? (me rappelle soudain un vers de poème « que sont mes amis devenus » de… monsieur-le-poète-dont-le-nom-m’échappe. Allez brillants esprits, soufflez-moi la réponse!)

Toujours est-il que durant cette période vaporeuse…

la nouvelle rurale et pas-banale (pouahaha attendez de voir)
bat son plein, se cherchant une tribune où exister
en la fameuse question d’Hamlet …

to tondre the pelouse or not to tondre it?

Moi qui aime bien sortir mon yang quelques fois dans l’été pour couper l’herbe sous le pied des pattes de chaises et table de patio… je crains de n’être désormais plus capable de m’acquitter de ma tâche préférée.

Eh oui!

Figurez-vous donc que samedi dernier j’ai … j’ai… comment dire? J’ai fauché la tête d’un crapaud en tondant la pelouse. Aaaaaaaaaaaaaaaah!!! Quelle horreur!
Le pire c’est que je m’en suis pas rendu compte tout de suite. J’avais même d’abord sauvé deux tout petits mignons crapauds des impardonnables lames de la tondeuse. Méticuleusement, j’avais arrêté le moteur et pris ces belles dans mes mains pour, temporairement, les mettre dans une chaudière. Le temps que je termine ma besogne quoi!

Ce n’est qu’un peu plus tard durant la journée, alors que je décidai d’aller jouer sur la pelouse et dans le but (quelle ironie) de retrouver les mignons crapauds sautillants dans l’herbe. Quelle ne fut pas ma choquante surprise lorsque j’aperçus le pauvre dodu, tête en moins, déjà attaqué par les mouches affamées de son état de charogne.

Toujours est-il que nous avons décidé de faire un rituel au crapaud. Ainsi l’avons plongé dans le feu de camp, chanté une chanson, joué un air de tam-tam et fait une prière pour son âme. Et les photos, c’est pas moi qui les ai prises! Trop dégoûtée et triste de mon involontaire carnage, je trépignais de dédain tandis que mister le beau-frère immortalisait son morbide cliché.

Alors… to tondre the pelouse or not to tondre it? Là est la question.

Que feriez-vous à ma place?

Karo du 1e août (dieu que l’été passe…)

cliquez sur le crapaud pour grossir la catastrophe.