Dans la série: chronique action verte.
-L'édito fru-menstru à Karo- À l'ère de la consommation rapide, merci de prendre le temps de lire ce plutôt long papier virtuel.
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Les glaciers fondent plus vite que prévu – associated press
« JUNEAU. Alaska – la plupart des glaciers du sud-est de l’Alaska fondent deux fois plus vite qu’on ne le pensait auparavant, affirme une nouvelle étude américaine. Le glaciologue Roman Motyka de l’université Alaska Fairsbanks, son collègue Criss Larsen et trois autres scientifiques ont comparé des données radars collectées depuis l’espace en 2000 avec des photos aériennes prises entre 1948 et 1979. Les scientifiques ont établi que 95% de tous les glaciers du sud-est de l’Alaska fondaient et que certains d’entre eux ont perdu jusqu’à 650 mètres de hauteur depuis 1948. Grâce aux nouvelles données plus précises, ils ont calculé que les glaciers de la région perdent en moyenne 14.6 kilomètres cube de glace chaque année. » Extrait paru dans la section environnement. Journal La Presse, Montréal mardi 26 septembre 2006
Bon. On fait quoi maintenant? Il me semble que la fonte démesurée des glaciers, c’est comme la guerre qui tous les jours gicle son sang sur le téléviseur abruti de nos demeures. On est bombardé d’informations (à savoir que la planète ne tourne plus très rond) à un point tel que nous en sommes tous, ou presque, devenus indifférents. Pourtant la situation est bien réelle – criante. Mais on fait quoi? Je lis ce minuscule encadré de La Presse de mardi – encadré qui doit sûrement passer inaperçu – et je me dis : « j’ai déjà lu ça avant.
Les glaciers fondent et menacent nos vies. Bon ok. Et puis après, moi je n’habite pas le Grand Nord. Donc on s’en fout!» Pas vrai. C'est pas vrai que je m'en fous. Je ne m’en fous pas du tout. Mais j’avoue cependant qu’une fois sur deux, je passe droit sans lire l’article car ces constats me font vivre de la colère et de l’impuissance. Trop souvent donc, je retourne à mon clavier d’ordinateur, à mon enseignement de l’art dramatique ou à mon chum, consciente de notre planète-poubelle et cela me rend, OUI, triste et en colère.
Bon allez! J'entends ici tous les sages de ce monde me dire que je ne devrais pas me frustrer, que ça ne donne rien. Et bien chers sages, peut-être avez-vous raison … mais je crois que ma colère a aussi sa raison d'être. Tandis que si je la refoule, c'est pire. Alors je deviendrais une statue-co (pouahah)parmi tant d'autres. Rivée à mon socle de la bêtise humaine. Trop facile de se mettre la tête dans le sable. Hors qu'en exprimant mon état de colère et mon sentiment d'impuissance, je parviens plus vite à canaliser et à poursuivre le bon combat pour le respect de DAME NATURE. Je refuse donc de faire comme si de rien n’était; la bonne autruche lâche et qui espère que les scientifiques barbus tels les Reeves et Languirand de ce monde réussissent seuls la manœuvre, soit en renversant la vapeur, sinon en freinant au minimum la catastrophe. Car dois-je vous le rappeler? ces dernières années, monsieur Reeves est passé d'un état de constatation et de conscientisation à un état quelque peu plus alarmiste. Et avec raison. Vous, vous-êtes vous déjà arrêté pour réellement réfléchir à l’impact de nos gestes sur la planète? La fonte des glaciers, ça vous dérange ou pas? Ça vous fait ni chaud ou… ni froid ?
Pourtant…
Les glaciers, comme tout le reste sur la planète, ce n’est pas un truc à part qui s’auto suffit et qui n’agit que sur lui-même, par et pour lui-même. NON. Bien au contraire, si ça fond (et si vite en plus) ce truc-là, c'est que ça a assurément des répercussions partout ailleurs sur la Terre. N'est-ce pas?! Un effet en chaîne dont nous sommes les principaux responsables.
Pourtant…
Chacun chez soi, dans nos p’tits univers micro-onde, voiture, bureau, épicerie, ordi, magasin du $, on se croit bien à l’abri, auto-suffisants. Comme si les répercussions dramatiques allaient surgir dans 300 ans, voire même jamais … et qu’on se disait : « tant pis, pas grave, je n’y serai alors plus! Alors à quoi bon? Jouons et abusons pendant qu'il en est encore temps! » Je sais, je sais, que de plus en plus de gens agissent consciemment, soit en faisant des actions concrètes. Ainsi et à titre d'exemple, il y a à peine deux ans, j’avais l’air d’une extra-terrestre alors qu’à l’épicerie je sortais mes sacs écolos pour emballer ma commande. Hors que depuis peu, on en voit partout de ces sacs réutilisables. C'est presque devenu normal et nombreux sons ceux qui en comprennent finalement l'importance. (Euréka que c'est beau!) Même que ça tend à verser un peu trop dans l'autre extrême. Avez-vous remarqué? On en fabrique ben'trop de ces sacs écolos. Ce qui au bout du compte ne fait que changer le mal de place. C'est vrai, avouez. J'ai l'impression que c'est devenu une mode où chaque commerçant veut être « in » tandis que chaque client se laisse séduire par les couleurs, formats et textures à varier, se retrouvant très vite avec une collection de 30 sacs réutilisables. Et pourquoi? Ridicule n’est-ce pas! Bientôt on retrouvera ces sacs aux vidanges avec les ostis-de-bonhommes-gonflables-de-nowell-géants-en-tissus que le monde a acheté frénétiquement y'a deux ans mais que là ils veulent plus parce que c'est passé mode, plein de calcium d'hiver pis qu'une gogosse plus hot vient de sortir chez Club Price. Mais bon cela dit, (montée de lait à suivre) je crois que sur le long terme, cette initiative de sacs écolos est quand même positive. Et puis le but de mon "post" n’est pas tant de m’étaler sur ces derniers que de questionner la suite de nos activités comme société moderne. Ainsi, plusieurs de mes « fellow humans » (excusez l’anglicisme mais je préfère le terme anglais. Confrères, ça fait trop frères cons..) sont d’accord pour dire que le citoyen en fait déjà beaucoup pour l’environnement. Maintenant, où le bas blesse, c’est à la cheville. Pouahahha je déconne. Sérieusement, où le bât blesse, c’est au niveau des entreprises. Le gouvernement ne met pas ses maudites culottes! Selon moi, il est là le problème. On demande au citoyen d’être responsable (de recycler, de composter, d’aller au boulot à pieds ou en métro, de réduire sa consommation électrique etc.) car le temps file et que les répercussions de nos agissements à la con se font de plus en plus sentir… donc BRAVO à tous les citoyens qui font leur part, non pas par obligation mais par conscience écologique et humaine. Sérieusement bravo et continuons…
Mais pendant ce temps…
les entreprises polluent et ce, de façon abominable (autre papier à suivre sur le sujet). Là encore, certains grands sages m'inviteront à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide, me lançant du même souffle que plusieurs entreprises sont, à l'heure actuelle, en train d’adopter le virage vert. Certes. Je suis d'accord et je ne nie pas ce fait. C’est vrai qu’on voit de plus en plus d’entreprises prendre le virage vert. Cela est même très encourageant et les pionniers en la matière méritent toute notre attention (et qu'on achète chez eux plutôt qu'ailleurs) tant leur conscience est sincère. De ces entreprises qui n’attendent pas les crédits et lois du gouvernement pour agir intelligemment. Tiens! Voilà-là une autre belle façon par laquelle le citoyen peut avoir un impact, soit en choisissant où il achète ses produits chinois (pouahhahahahha. je me trouve de plus en plus drôle).
Non mais sérieusement… Il y a toujours ce mais… les compagnies ne sont pas assez nombreuses dans le camp de la responsabilité sociale et environnementale. Plusieurs même (malheureusement) développent une simili-conscience dans le but hypocrite d’attirer la clientèle. On se demande alors si derrière les apparences il n’y a pas des tonnes de produits chimiques, plastiques et papiers qui sont chaque jour jetés sur les sols et déversés dans nos eaux. (D'ailleurs, à ce sujet, histoire vécue à suivre. Karo en-quête de taupe à lire bientôt sur les Carolinades) Aahhhhhhhhhhh il y aurait encore tant à dire sur le sujet… (mégaporcheries, ordinateurs et portables désuets, zéro ou presque mesures incitatives pour les transports verts…) Mais pour le moment, ici je m’arrête. D’ici là, voici un lien vers une animation vidéo qui exprime très bien la problématique et qui offre également des solutions. À voir absolument. L’allégorie de la grenouille sur Équiterre Qc. et puis j’aimerais savoir… Que pensez-vous de tout cela? Où en êtes-vous dans vos réflexes et réflexions sur le sujet? Croyez-vous que recycler est réellement utile? Et surtout, que pensez-vous de l’effort réel fourni par les gouvernements? Quelles sont vos folles solutions pour améliorer notre sort (car ne nous leurrons pas eh! La planète n’a pas besoin de nous, comme nous avons besoin d’elle). Possédez-vous une compagnie et si oui, comment traitez-vous les résidus de vos activités industrielles et commerciales?
Par ailleurs, et dans le but d'oeuver concrètement à notre destin, est-ce que certains auraient des commerçants verts (bouffe, ménagers, vêtements, jouets, papier etc.) à nous suggérer?
Mais peut-être que tout cela vous passe 10 pieds au-dessus de la tête…?
Si c'est le cas, avez-vous seulement déjà constaté le gaspillage qui se fait dans les centres d'achats, dans la restauration, dans le transport aérien, dans les usines, les tours à bureau, les campings, stations service etc? Je vous invite à y regarder de plus près. Observez. Les poubelles et même le sol débordent de nos cochonneries. Ça serait quoi, par exemple, mettre sa bouteille dans son sac à dos le temps de se rendre à la maison pour ensuite la déposer dans le bac à recyclage? Quand on pense que la plupart des plastiques (sacs, bouteilles etc.) mettent jusqu'à 100 ans avant de se détériorer dans la nature et quand on pense à la vitesse folle à laquelle on fabrique et consomme tout ça; recycler ne devrait-il pas, dans nos esprits, avoir un autre sens que le fameux "c'est compliqué, j'ai pas le temps", phrase que nous servent encore bien trop de gens? Utopiques ou pas, j’aimerais vous lire à ce sujet. Autruches pas autruches, exprimez-vous! Il faut que ça bouge!
« Pour moi c’est logique que le respect d’autrui passe aussi par le respect de notre planète. J’ai bon espoir qu’en respectant cette dernière, l’humain en viendra tout naturellement à respecter son prochain. Encore faut-il se dépolluer de l’intérieur. La pollution externe n’étant que le reflet de notre mal être intérieur. »
karo lego
Karo du 26 septembre (ambassadrice du vivant)
crédit photos: karo
crédit photos: karo