Alerte à la flotte!!!

Dans la série: chronique action verte.

-L'édito fru-menstru à Karo- À l'ère de la consommation rapide, merci de prendre le temps de lire ce plutôt long papier virtuel.
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Les glaciers fondent plus vite que prévu – associated press
« JUNEAU. Alaska – la plupart des glaciers du sud-est de l’Alaska fondent deux fois plus vite qu’on ne le pensait auparavant, affirme une nouvelle étude américaine. Le glaciologue Roman Motyka de l’université Alaska Fairsbanks, son collègue Criss Larsen et trois autres scientifiques ont comparé des données radars collectées depuis l’espace en 2000 avec des photos aériennes prises entre 1948 et 1979. Les scientifiques ont établi que 95% de tous les glaciers du sud-est de l’Alaska fondaient et que certains d’entre eux ont perdu jusqu’à 650 mètres de hauteur depuis 1948. Grâce aux nouvelles données plus précises, ils ont calculé que les glaciers de la région perdent en moyenne 14.6 kilomètres cube de glace chaque année. » Extrait paru dans la section environnement. Journal La Presse, Montréal mardi 26 septembre 2006


Bon. On fait quoi maintenant? Il me semble que la fonte démesurée des glaciers, c’est comme la guerre qui tous les jours gicle son sang sur le téléviseur abruti de nos demeures. On est bombardé d’informations (à savoir que la planète ne tourne plus très rond) à un point tel que nous en sommes tous, ou presque, devenus indifférents. Pourtant la situation est bien réelle – criante. Mais on fait quoi? Je lis ce minuscule encadré de La Presse de mardi – encadré qui doit sûrement passer inaperçu – et je me dis : « j’ai déjà lu ça avant. Les glaciers fondent et menacent nos vies. Bon ok. Et puis après, moi je n’habite pas le Grand Nord. Donc on s’en fout!» Pas vrai. C'est pas vrai que je m'en fous. Je ne m’en fous pas du tout. Mais j’avoue cependant qu’une fois sur deux, je passe droit sans lire l’article car ces constats me font vivre de la colère et de l’impuissance. Trop souvent donc, je retourne à mon clavier d’ordinateur, à mon enseignement de l’art dramatique ou à mon chum, consciente de notre planète-poubelle et cela me rend, OUI, triste et en colère.
Bon allez! J'entends ici tous les sages de ce monde me dire que je ne devrais pas me frustrer, que ça ne donne rien. Et bien chers sages, peut-être avez-vous raison … mais je crois que ma colère a aussi sa raison d'être. Tandis que si je la refoule, c'est pire. Alors je deviendrais une statue-co (pouahah)parmi tant d'autres. Rivée à mon socle de la bêtise humaine. Trop facile de se mettre la tête dans le sable. Hors qu'en exprimant mon état de colère et mon sentiment d'impuissance, je parviens plus vite à canaliser et à poursuivre le bon combat pour le respect de DAME NATURE. Je refuse donc de faire comme si de rien n’était; la bonne autruche lâche et qui espère que les scientifiques barbus tels les Reeves et Languirand de ce monde réussissent seuls la manœuvre, soit en renversant la vapeur, sinon en freinant au minimum la catastrophe. Car dois-je vous le rappeler? ces dernières années, monsieur Reeves est passé d'un état de constatation et de conscientisation à un état quelque peu plus alarmiste. Et avec raison. Vous, vous-êtes vous déjà arrêté pour réellement réfléchir à l’impact de nos gestes sur la planète? La fonte des glaciers, ça vous dérange ou pas? Ça vous fait ni chaud ou… ni froid ?


Pourtant… Les glaciers, comme tout le reste sur la planète, ce n’est pas un truc à part qui s’auto suffit et qui n’agit que sur lui-même, par et pour lui-même. NON. Bien au contraire, si ça fond (et si vite en plus) ce truc-là, c'est que ça a assurément des répercussions partout ailleurs sur la Terre. N'est-ce pas?! Un effet en chaîne dont nous sommes les principaux responsables.


Pourtant…
Chacun chez soi, dans nos p’tits univers micro-onde, voiture, bureau, épicerie, ordi, magasin du $, on se croit bien à l’abri, auto-suffisants. Comme si les répercussions dramatiques allaient surgir dans 300 ans, voire même jamais … et qu’on se disait : « tant pis, pas grave, je n’y serai alors plus! Alors à quoi bon? Jouons et abusons pendant qu'il en est encore temps! » Je sais, je sais, que de plus en plus de gens agissent consciemment, soit en faisant des actions concrètes. Ainsi et à titre d'exemple, il y a à peine deux ans, j’avais l’air d’une extra-terrestre alors qu’à l’épicerie je sortais mes sacs écolos pour emballer ma commande. Hors que depuis peu, on en voit partout de ces sacs réutilisables. C'est presque devenu normal et nombreux sons ceux qui en comprennent finalement l'importance. (Euréka que c'est beau!) Même que ça tend à verser un peu trop dans l'autre extrême. Avez-vous remarqué? On en fabrique ben'trop de ces sacs écolos. Ce qui au bout du compte ne fait que changer le mal de place. C'est vrai, avouez. J'ai l'impression que c'est devenu une mode où chaque commerçant veut être « in » tandis que chaque client se laisse séduire par les couleurs, formats et textures à varier, se retrouvant très vite avec une collection de 30 sacs réutilisables. Et pourquoi? Ridicule n’est-ce pas! Bientôt on retrouvera ces sacs aux vidanges avec les ostis-de-bonhommes-gonflables-de-nowell-géants-en-tissus que le monde a acheté frénétiquement y'a deux ans mais que là ils veulent plus parce que c'est passé mode, plein de calcium d'hiver pis qu'une gogosse plus hot vient de sortir chez Club Price. Mais bon cela dit, (montée de lait à suivre) je crois que sur le long terme, cette initiative de sacs écolos est quand même positive. Et puis le but de mon "post" n’est pas tant de m’étaler sur ces derniers que de questionner la suite de nos activités comme société moderne. Ainsi, plusieurs de mes « fellow humans » (excusez l’anglicisme mais je préfère le terme anglais. Confrères, ça fait trop frères cons..) sont d’accord pour dire que le citoyen en fait déjà beaucoup pour l’environnement. Maintenant, où le bas blesse, c’est à la cheville. Pouahahha je déconne. Sérieusement, où le bât blesse, c’est au niveau des entreprises. Le gouvernement ne met pas ses maudites culottes! Selon moi, il est là le problème. On demande au citoyen d’être responsable (de recycler, de composter, d’aller au boulot à pieds ou en métro, de réduire sa consommation électrique etc.) car le temps file et que les répercussions de nos agissements à la con se font de plus en plus sentir… donc BRAVO à tous les citoyens qui font leur part, non pas par obligation mais par conscience écologique et humaine. Sérieusement bravo et continuons…
Mais pendant ce temps…
les entreprises polluent et ce, de façon abominable (autre papier à suivre sur le sujet). Là encore, certains grands sages m'inviteront à voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide, me lançant du même souffle que plusieurs entreprises sont, à l'heure actuelle, en train d’adopter le virage vert. Certes. Je suis d'accord et je ne nie pas ce fait. C’est vrai qu’on voit de plus en plus d’entreprises prendre le virage vert. Cela est même très encourageant et les pionniers en la matière méritent toute notre attention (et qu'on achète chez eux plutôt qu'ailleurs) tant leur conscience est sincère. De ces entreprises qui n’attendent pas les crédits et lois du gouvernement pour agir intelligemment. Tiens! Voilà-là une autre belle façon par laquelle le citoyen peut avoir un impact, soit en choisissant où il achète ses produits chinois (pouahhahahahha. je me trouve de plus en plus drôle).
Non mais sérieusement… Il y a toujours ce mais… les compagnies ne sont pas assez nombreuses dans le camp de la responsabilité sociale et environnementale. Plusieurs même (malheureusement) développent une simili-conscience dans le but hypocrite d’attirer la clientèle. On se demande alors si derrière les apparences il n’y a pas des tonnes de produits chimiques, plastiques et papiers qui sont chaque jour jetés sur les sols et déversés dans nos eaux. (D'ailleurs, à ce sujet, histoire vécue à suivre. Karo en-quête de taupe à lire bientôt sur les Carolinades) Aahhhhhhhhhhh il y aurait encore tant à dire sur le sujet… (mégaporcheries, ordinateurs et portables désuets, zéro ou presque mesures incitatives pour les transports verts…) Mais pour le moment, ici je m’arrête. D’ici là, voici un lien vers une animation vidéo qui exprime très bien la problématique et qui offre également des solutions. À voir absolument. L’allégorie de la grenouille sur Équiterre Qc. et puis j’aimerais savoir… Que pensez-vous de tout cela? Où en êtes-vous dans vos réflexes et réflexions sur le sujet? Croyez-vous que recycler est réellement utile? Et surtout, que pensez-vous de l’effort réel fourni par les gouvernements? Quelles sont vos folles solutions pour améliorer notre sort (car ne nous leurrons pas eh! La planète n’a pas besoin de nous, comme nous avons besoin d’elle). Possédez-vous une compagnie et si oui, comment traitez-vous les résidus de vos activités industrielles et commerciales?
Par ailleurs, et dans le but d'oeuver concrètement à notre destin, est-ce que certains auraient des commerçants verts (bouffe, ménagers, vêtements, jouets, papier etc.) à nous suggérer?
Mais peut-être que tout cela vous passe 10 pieds au-dessus de la tête…?
Si c'est le cas, avez-vous seulement déjà constaté le gaspillage qui se fait dans les centres d'achats, dans la restauration, dans le transport aérien, dans les usines, les tours à bureau, les campings, stations service etc? Je vous invite à y regarder de plus près. Observez. Les poubelles et même le sol débordent de nos cochonneries. Ça serait quoi, par exemple, mettre sa bouteille dans son sac à dos le temps de se rendre à la maison pour ensuite la déposer dans le bac à recyclage? Quand on pense que la plupart des plastiques (sacs, bouteilles etc.) mettent jusqu'à 100 ans avant de se détériorer dans la nature et quand on pense à la vitesse folle à laquelle on fabrique et consomme tout ça; recycler ne devrait-il pas, dans nos esprits, avoir un autre sens que le fameux "c'est compliqué, j'ai pas le temps", phrase que nous servent encore bien trop de gens? Utopiques ou pas, j’aimerais vous lire à ce sujet. Autruches pas autruches, exprimez-vous! Il faut que ça bouge!

 

« Pour moi c’est logique que le respect d’autrui passe aussi par le respect de notre planète. J’ai bon espoir qu’en respectant cette dernière, l’humain en viendra tout naturellement à respecter son prochain. Encore faut-il se dépolluer de l’intérieur. La pollution externe n’étant que le reflet de notre mal être intérieur. »

karo lego

Karo du 26 septembre (ambassadrice du vivant)


crédit photos: karo

crédit photos: karo

CULTURE D’ÂME

Il n'a que 3 ans et des poussières, mais déjà il veut être grand. Il entre dans la vie, pressé d’y exister entièrement. Dans sa bouche les mots se succèdent si vite que j’ai peine à tout saisir. Mais la musique que fait sa voix, fougueuse et passionnée, suffit à la poursuite de notre dialogue, rieur et complice. Karo du 27 septembre crédit photo: Karo

Apéro! (restants de week-end)

Categories: Clapotis | 1 Comment
Une préférence pour une liqueur en particulier?

Moi je suis accro-au-porto.

 

Bon lundi à tous…
à très bientôt …
le temps de dégriser.
pouahahahahh
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Karo du 25 septembre (toujours dans le tourbillon de la rentrée)

Téléfun

"Que des petites choses insignifiantes. D’aujourd’hui."

Terme emprunté à : Jean-Pol dont j’adore les textes. J’ai envie, pour le plaisir du jour, de me prêter à ce type d’exercice que lui fait de temps à autre, soit nous raconter sa journée. La façon dont il s’y amène m’apporte toujours …comment dire? Réconfort au cœur. Mais encore… c’est comme si chaque fois que je lisais ses « petites choses insignifiantes » du jour, je me reliais à la Vie. La simplicité et la poésie avec lesquelles il décrit et exprime son quotidien me donnent chaque fois envie d’aimer un peu mieux le cœur des choses, même petites et insignifiantes. L’anodin peut être beau, je le crois. Suffit de s’arrêter un peu. Et dire que ça fait deux jours que j’ai le sentiment d’être une sprinteuse. Courses à chevaux, course contre la montre, course de la rentrée, course à course, course contre moi, course à je-sais-plus-quoi, course à la bourse, employée des colis express, employée du bureau des plaintes@gouvernement.àchier.com, employée au courrier du cœur pour estropiés de l’âme, employée de l’épongeage pandémique des corps en ruine, employée de… bref!

L’aujourd’hui de Caroline donc…

Comme dans un vaudeville où tout va trop vite. Le téléfun ne dérougit pas. Les courriels et « msn » non plus. On veut me proposer un tas d’alléchantes activités pour la rentrée. Je devrais m’en réjouir. Et pourtant. C’est la surenchère de mon plexus. Il s’excite, se décentre. Il ne sait plus où donner de la tête. Moins de temps pour écrire. La mort dans l’âme si je ne trouve plus l’espace/temps – pour maintenir l’état créateur en dedans. Mais je respire. Je respire. Soudain ça s’éclaircit. Je prends les appels qui font du bien. Je ne prends que ceux-là. Je prépare les activités qui me chatouillent l’âme, celles qui veulent naître. Pas celles que je devrais faire par souci d’argent ou je ne sais plus trop quoi. Non pas ça. Je ne prends donc que celles que j’aime. C’est ça. OUI, c’est ça.

G. et moi parlons des heures durant. J’ai l’oreille qui se boudine. Puis on se fixe rendez-vous pour un café du lendemain. « On aurait dû prendre rendez-vous aujourd’hui avoir su eh! Tu crois qu’on aura encore des choses à se dire après cette conversation? » qu’il demande. Et tous les deux éclatons de rire. C’est donc un rendez-vous demain matin. G. est comédien de formation. Il est aussi mon cousin. G. je l’adore. Les Dieux ont été généreux avec lui: Talentueux, drôle, sensible, généreux. Il est presqu’aussi bon ami qu’un homosexuel peut l’être envers les femmes. Pouahahahha. Mais il est hétéro. Avouez que c’est plutôt rare un ami hétéro aussi attentionné. Re-pouahahah. Excusez-moi chers autres mâles hétéros. Ne prenez pas ce commentaire trop à cœur.

F. et moi n’avons pas échangé depuis si longtemps. Et je dois l’appeler pour un rendez-vous théâtre important. F., je la connais depuis toujours. F., de 17 ans mon aînée et que j’ai la chance d’avoir pour amie. Une grande dame; folle et sage. De grandes décisions à prendre. Les propositions alléchantes en enseignement me perturbent. D'autres airs du temps s'y embrument. F. (femme d’expérience) m’aide à y voir plus clair.

Ça y, tout devient plus clair. J’oublie d’aller dîner. Vers 15h00 mon ventre hurle. Je dois annuler le rendez-vous téléphonique avec l’autre F. (L’autre femme folle et d’expérience). Dieu que je suis bien entourée!

Un peu plus tard, j’apprends que je recommence la suppléance. Période de gym dès demain matin 8h30 am. Super! Je pourrai repayer mon voyage à Lyon. Et puis je parle aussi à C. Elle est très emballée depuis qu’elle a lu : Excusez-moi mais votre vie attend de Lynn Grabhorn. Je suis si exaltée de l’entendre ainsi savourer la vie.

Chaton arrive. Il soupe. Je ne soupe pas. Je viens d’avaler une soupe bionique. Nous allons marcher. Il fait frais … le fond de l’air est à l’automne. Ça me fait du bien. Après toute cette journée au téléphone. Nous parvenons au bout du lac. Les canards amerrissent. Comme s’ils avaient attendu notre arrivé pour se poser. Que la nature est belle! On ne s’en lasse jamais.

I. m’appelle aussi. « salut Karo, appel de routine pour te dire que je vais mieux. Les voisines m’ont apporté lasagnes et gâteaux. » « Ça guérit n’est-ce pas que toute cette chaleur humaine ?» que je lui répond. « Oui et les yeux bleus de ma petite aussi me guérissent. Elle est tellement belle. Chaque fois que je suis au téléphone, elle pense que je lui parle et elle sourit ».

BREF… Certains courriels rentrent, d’autres pas. J’attends des messages qui ne viennent pas, d’autres qui viennent et que je n’attendais pas.

Et ainsi… je poursuis le jour, vers la nuit. Vers demain… Doucement. Un pas à la fois de petites choses insignifiantes en autres plus signifiantes J'avance. À pas de tortue parfois. Mais tout de même: j'avance!

Karo du 20 septembre (moins crackpot qu'hier, plus que demain)

crédit photo: karo (bol à bonbon. Insignifiant mais bon)

En bord-de-mort

extrait de fiction: monologue.

D’un mort des sables à un mort de mer…
« …et puis très cher, ne vous inquiétez guère pour votre cimetière en haute mer, car moi je suis déjà mourant quelque part dans le désert, tombé de mon chameau après des heures d'harassante lutte contre le soleil et sa suffocante chaleur. (Peu de chance donc que j’aille troubler votre paix.) J’ai bien tenté d’ouvrir les mamelles dorsales de mon transporteur animal, cela afin d'y boire un peu d’eau. Mais… Vaine tentative, vous en conviendrez. La bête a attiré les charognards. Quelle idée ridicule ai-je donc eue dans le désespoir de ma flétrissure ? Ce qui fait qu’à cette heure, les vautours ont entamé leur ouvrage de déchiquetage sur moi aussi… je tente de préserver le peu de vie qui me reste…


Bientôt pourtant, tous; pèlerins et marchands du monde, pourront emprunter ce chemin sans sépulture où je suis mort… car de moi ne restera plus que les chiures des rapaces. Ouais… la Vie; parfois si cruelle pour les uns devient fortune pour les autres. Mais; (puisqu'il y a toujours un "mais" d'espoir quelque part au milieu de nos déserts) dans le ventre du carnage, mon âme reste tout de même intacte. »

Extrait d'une réponse improvisée au texte d’un ami sur le thème : dans l’objectif de l’appareil photo (impromptus coïtus). Ludisme de l’absurde et du morbide. Pour le plaisir des mots, de la création, des univers improbables.

ps: après relecture de ce balbutiement de texte, je me rends compte qu'il pourrait faire l'objet d'un conte philosophique. À suivre donc…
Si vous avez des idées (théâtre, bande-dessinée, conte…), de l'inspiration: à vous de jouer!
Karo du 19 septembre (pluvieuse comme le temps)
crédit photo: karo

L’envoûtement

  Mon amie… la pétillante
   Femme Incarnée

 

 Exotique beauté

 Oiseau précieux

 Battante enjouée

 Joueuse invitante

 Espiègle …

 attendrissante

 Quand elle parle je suis en appétit

Ses mots je goutte /tous les mots qui dans sa bouche dansent.

Les mots qu’elle fait résonner contre la peau de son âme
les mots qui alors prennent des airs de fête.

Tous les mots; les joyeux, les mal-aimés /tous sans exception
sur son coeur se refont une beauté. Se disent la vérité.

La crue comme la douce, la vierge comme l'ivresse.

Tous, de sincérité vêtus, main dans la main ils communient. Mots pour maux.

Nina l’ami de Dieu - Dieu aime Nina qui aime la Vie.

et comme je l’ai déjà écrit sur mon blog, dans la section commentaires:

Nina la généreuse. Généreuse de son temps, de sa voix envoûtante, de ses services, de ses surprises, de ses exigences d'artiste (qui débarque à 10 heures un samedi matin pour inviter l'autre à jouer.)

Nina la généreuse de son amour, de ses sourires, de son courage, de sa rage; mouvement vivant. Nina survivante émouvante. Nina l’auteure, la comédienne, la poétesse… 

"Dotée d’une grande sensibilité et d’un immense talent, Sabrina Louvain, Okoise depuis plusieurs années, est une véritable artiste. Elle écrit depuis l’âge de 10 ans contes, nouvelles, pièces de théâtre ainsi que romans. Maîtrisant toutes les subtilités de l’art de manier les mots avec justesse, sensibilité, raffinement et surtout, avec son cœur, elle offre généreusement ses mots qui sont de véritables bijoux. De plus, lorsqu’elle les prononce de sa jolie voix mélodieuse, ils deviennent envoûtants."

Sylvie Mondou, extrait de l'infonet (journal des Laurentides) été 2004. (photo d'Yves Déry)

BREF… il me semble qu'il y aurait tant et plus encore à dire… Vous pouvez toujours aller la rencontrer sur son beau-bébé-blog.

La découvrir c’est l’adopter! Blog Nina Louve

Karo du 17 septembre

crédit photo 1e: Karo

Donner au suivant

Tel est le geste que posent des fourmillions* de gens tous les jours – enfin, j’ose l’espérer. Ainsi du moins a agi Patrice, bon copain de Chaton, en nous offrant « gratos » un bureau d’exécutif qui ne trouvait plus sa place en sa demeure. Bureau tout neuf, tout pratique et qui vient enjoliver mon refuge d’artiste de façon magnifique! Depuis quelques années, je bossais sur une courte table en mélamine, là où trop souvent venaient s’emmêler les outils (imprimante, scanner, haut-parleur, écran, livres, paperasse, filage, etc.) à mon âme. Remarquez que je ne m’en plaignais pas trop. N’ayant pas le budget pour rénover les lieux à la mesure de mes besoins, j’y trouvais donc largement mon compte. Mais depuis hier soir, soit depuis que Chaton et moi avons aménagé mes nouveaux quartiers de marmotte auteure, je suis fin prête pour l’hiver! Plus prête que jamais auparavant! Amenez-en des tempêtes de neige! De ma fenêtre, là haut juchée, je les contemplerai avec émerveillement! De là-haut où j’écrirai encore et toujours…

Voilà donc une rentrée qui s’annonce fort motivante grâce à une simple et efficace restructuration des lieux. Je ne dirai jamais assez l’importance d’être bien (qu’importe les moyens) là où l’on se trouve, là où l’on vit, là où l’on travaille).

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Du concept et de l’expression : "pay it forward", une émission québécoise est née l’an passé. Nouvelle émission qui donne encore plus de valeur au réel partage et à l’entraide entre les êtres humains. Ainsi, Chantal Lacroix, animatrice et conceptrice de l’émission Donnez au Suivant, invite, comme son titre l’indique, à donner au suivant lorsque l’on reçoit d’un précédent. Il est déjà dans notre nature, à Chaton et moi, d’agir de la sorte. Mais devant les faits que voici, soit le don du bureau de Patrice l’informaticien à Karo l’artiste, j’ai envie de réaffirmer ma philosophie et mes actes en ce sens! Envie par le fait même de vous rappeler combien il est bon de donner sans calculer. Donner selon ses capacités, de son temps, selon ses talents et ses moyens bien sûr… mais donner. Ne soyons pas redevables aux services rendus. Car n’y a-t-il rien de pire que ce sentiment d’être redevable, sinon que d'se mettre à calculer ses services et matériaux donnés?! Soyons certes très reconnaissants lorsque service rendu, mais une fois la reconnaissance manifestée, donnons de l’avant. Pour, comme dirait Chantal Lacroix, créer une chaîne de bonté! Un peu de contre poids dans la balance de la société qui carbure trop souvent à la peur, ça devrait être puissant comme antidote au mal de vivre non? Pour un temps, transformer ses paranoïas en partage réel et ainsi refaire le plein d’espoir. Qu’en dites-vous?

Donner et recevoir. De la théorie à la pratique.

Recevoir est aussi difficile pour plusieurs – sinon plus –, que donner peut l’être. Pourtant, au cœur de ces deux gestes se trouve la même essence. Je vois souvent des gens qui, ou bien acceptent sans jamais dire merci – comme si tout leur était dû – et d’autres gens, dans l’autre extrême, qui refusent toujours l’aide ou les présents – comme s’ils n’en étaient pas dignes. Dans un cas comme dans l’autre, je trouve que l’on passe à côté de la vraie richesse du don et de la réception. Donner et recevoir, deux pôles d’un même centre; besoin intrinsèque d’amour et de relations humaines. Perso, comment je fais pour savoir que je donne et que je reçois dans un état d’amour inconditionnel et juste ? Comment je fais pour savoir que ces gestes si simples (et donc parfois banalisés) sont pratiqués de saine façon? J'en ai la certitude lorsque je donne sans attente. J'en ai également la certitude lorsque j’offre sans vouloir acheter l’amour ou le pardon de l’autre en retour. C'est là seulement que mes cadeaux trouvent leur valeur… soit lorsque je donne pour donner et non « parce que je dois ou qu’il le faut ». Et comment savoir que je reçois avec cette même essence, dans ce même état d'esprit? Je sais que je reçois avec grandeur lorsque je dis oui à l'aide ou au présent de l'autre, lorsque j'accepte l’amour que cela représente. Lorsque j’accepte – point à la ligne. RECEVOIR et reconnaître l’expression de l’amour qui se dégage de celui qui donne, voilà un DON de soi bien grand. Recevoir, oui; un don de soi. Pour rendre la Terre plus vivable, peut-être pourrions-nous, si ce n’est déjà fait, entamer la réflexion et/ou la poursuivre, à savoir notre capacité à donner et recevoir. Apprendre à recevoir sans culpabilité, sans valeur marchande… gros programme de formation personnelle, mais qui mérite toute notre attention. N’est-ce pas?!

Pour ma part, tous les jours je m’y adonne consciemment. Et tous les jours donc, j’en découvre la richesse profonde, belle -inépuisable. L’abondance est de ce monde. Mais pour la recevoir, nous devons cultiver et revendiquer notre droit au bonheur…  MERCI PATRICE pour le meuble de bureau. Merci. Tu devrais voir ma joie de l'instant. Je suis comme un enfant devant un kiosque de barbe-à-papa.

* fourmillions : adorable expression pour exprimer une quantité énorme, voir incalculable, tiré du roman : Ana & Mister God de l’auteur Fynn.

 

Karo du 13 septembre (qui apprend l'amour, qui apprend la Vie)

Avec mes sincères pensées aux gens ayant vécu le drame de Dawson…

Tisserand de sa vie

"Être vivant c'est tisser une histoire entre un début dont on ne se souvient plus et une fin dont on ne connaît rien."

extrait du magnifique film fiction/documentaire Genesis.

Ps: au retour de la France, je manque de temps pour tous aller vous visiter sur vos blogs. Mais j'y reviendrai… lentement mais sûrement. Sur ce, merci à tous et chacun pour les chaleureuses visites et propulsants messages sur les Carolinades. Vraiment. Je me sens privilégiée par la qualité des échanges humains et littéraires vécus via le blog. C’est donc en toute reconnaissance, tant envers les participants que les lecteurs plus discrets, que je dis: merci.

Karo du 12 septembre (qui pour le jour, cherche un point d'ancrage.)

crédit photos: karo