« On ne devrait pas vivre tous les jours »

  Il y a quelques années, une copine et moi nous étions amusées à faire un brainstorming sur cette citation de Christian Mounier "on ne devrait pas vivre tous les jours" que je trouve fort intéressante pour son côté frondeur envers les choses établies, aussi pour ce qu’elle permet de philosophie et de fantaisie.  J'aime penser hors du cadre… et ainsi, cette phrase avait à l'époque suscité la question suivante:

 Pourquoi ne devrait-on pas vivre tous les jours ?

Alors, pour le plaisir, voici mes réponses de l’époque.

(1e août 2002 )    

1. D’abord parce que !

2.    Ensuite, parce que peut-être apprécierions-nous plus la vie ainsi ? C’est-à-dire en mourant ici et là entre deux bouts de vie.

3.     Aussi, parce que nous serions plus conscients du caractère éphémère de celle-ci. Et je suppose donc plus en mesure de vraiment la vivre.

4.    Pourquoi pas !

5.     Pour faire une pause quand rien ne va plus.

6.    Pour mieux renaître.

7.     Question de rythme, de tempo, pour varier.

8.    Pour nous arrêter un peu.

9.    Parce que c’est trop.

10.  Trop d’honneur ?

11.  Trop de souffrance ?

12.Trop d’insouciance ?

13. Trop de conscience, de lucidité.

14.Question d’avoir du recul… un peu.

15. pour changer d’air.

16.    pour éviter de se laisser mourir d’ennui.

17. pour rendre la vie encore plus belle.

18.parce que certains jours, parmi le « tous » de la question, sont plutôt moches !

19.   parce qu’on ne sait pas vivre assez bien pour mériter d’y être sans arrêt.

20.   pour avoir le choix de partir pour mieux revenir.

21. parce que tous les jours lundi gris.

22.  pour que la vie se vive plus intensément.

23.   pour éviter certaines guerres… Utopique j’en conviens !

24.   parce qu’en attendant, la mort s’emmerde!

25.   pour mieux apprivoiser la mort qui un jour viendra vraiment.

26.    parce que j’ai oublié comment faire ?!!! 

Et vous, pourquoi croyiez-vous que nous ne devrions pas vivre tous les jours?

 

Karo du 17 octobre

J’entonne l’automne

Categories: Carpe diem | 5 Comments


 

Bonne semaine à tous!

Bonne semaine à tous!

Karo du 16 octobre

crédit photo: Karo. parc de la Gatineau 15 octobre2006. Paysages presqu'irréels.

” Les vouleurs de rire sont bienvenus chez nous”

Le blog des Carolinades a enfin déménagé!

Voici la phase « 2 » de je ne sais pas encore combien, du "blog à Karo".

Ultimement, nous visons un site original en tous points de vue. Quelque chose donc, qui me ressemblera. Dans le genre: top-total-full-cool-débile-super-hot-MOI. Pouahahah!!! Rires et délire. Mais pour en arriver là, il nous faudra alors sûrement l’aide d’un webdesigner.

En attendant, cet entre deux olive-crème-orangé, fera bien l’affaire, tout le temps nécessaire!

Évidemment, on ne s’en sort pas sans quelques bugs au menu, dont par exemple le fait que tous les anciens textes migrés de Blogger à WordPress ont eu la vie dure durant le déménagement. Ce qui en résulte une mise en page pas tout-à-fait à mon goût. Mais au fond, c’est pas si mal. Vous auriez dû voir les autres plates-formes testées, là où la mise en page était pratiquement toujours nulle. J’ai par ailleurs dû copier/coller les commentaires de mes plus récents billets à la mitaine. Vous me voyez donc désolée si des oublis se sont glissés. Bref, comme on peut le constater tous les jours de notre vie virtuelle, rien n’est parfait en ce fabuleux monde Internet. Quoi que c’est déjà très impressionnant et bien développé comme ça – je voudrais bien me voir m’en plaindre davantage !

Trêve de plainterie donc, si notre choix s’est arrêté sur cette nouvelle page et plate-forme c’est surtout pour, comme on dit dans le jargon, son aspect « user friendly ».

À ce sujet, Chaton a travaillé très fort. Je n’aurais pu – n’aurais su – faire tout ce qu’il a fait pour transférer les données d’un site à l’autre. Chaton n’est pas intégrateur web, encore moins développeur, pas plus qu’il n’est graphiste. Pour être plus précise, Chaton est analyste (architecte) de systèmes informatiques. Pour les néophytes comme moi, il s’agit d’une toute autre branche du métier. Mais sa passion de l’informatique et d’Internet est telle qu’il parvient à se débrouiller avec un peu tout ça… Curieux, vif d’esprit et possédant cette intelligence pour tout ce qui est du domaine, il m’épatera toujours!

Bon, je t’en prie Chaton, ne t’enfle pas la tête pour autant. Car il faut aussi dire aux amis que parfois, le gentil monsieur Chaton, il souhaiterait que je pige plus vite les notions que lui maîtrise. Et là ben, dans ces moments d’acharnement sur mon cas, il m’épate plus du tout, même qu’il m’énerve! pouahahah. Bref. À chacun son métier… et les cochons seront bien gardés? C’est ça qu’il faut dire? Moi je suis plutôt du type utilisateur moyen, soit celui qui ne veut pas savoir comment ça fait pour fonctionner, mais qui veut que ça marche quand même et right now! Je ne dois sûrement pas être la seule dans cette catégorie d’usagés?

Ainsi et sans blague, j’ai beaucoup de reconnaissance et d’admiration envers Chaton car vraiment, sans lui, je n’aurais pu avoir accès à toutes mes nouvelles commodités. Grâce à la nouvelle plate-forme blog donc, je pourrai désormais mettre plus aisément des vidéos et mp3 ainsi que tous les liens et catégories souhaités en ligne. Voilà la raison principale du déménagement des Carolinades : pour plus de possibilités. Maintenant, avouez qu’un radio-blog serait un chouette projet à voir le jour?

Sinon et pour le reste, je trouve que l’esthétique vaut bien l’ancienne. Je passe du crème/brun au crème/olive. Il n’y a donc rien à se péter les bretelles! Mais comme je disais, pour une 2e version, ça me va plutôt bien. En terminant, veuillez noter que je serai en période de rodage pour quelque temps. Voir quelques mois. Merci donc de votre tolérance face aux éventuels bugs qui pourraient survenir. Lentement mais sûrement, j’ajouterai d’autres liens et catégories. Détail… vous remarquerez qu'ici, les hyperliens ne sont pas soulignés comme chez blogger. Veuillez donc noter que désormais ils seront repérables à leur couleur, sorte de rouille-orangé qui lorsqu'effleuré par votre curseur, se surligne en vert-olive. Comme tout ça est excitant!

Bon, si y'a autre chose, je vous fait signe, vous me faites signe… Alléluia!!!

BIENVENUE À TOUS… et pour marquer le coup, je vous invite à écouter cette belle chanson festive et joyeuse de Daniel Boucher : Chez Nous

 

Merci de laisser une trace de votre passage. En le faisant, vous m'aiderez à peaufiner le site.

Karo du 12 octobre… (go Karo! go Karo Go!)

ce n’est qu’un Au Revoir mes soeurs

Bretagne en Québec écrit le 30 septembre dernier Je plane encore. Des restants d’effluves de la veille. Je suis sur dans avec portée enveloppée


Enfin bref…je suis sous le charme de la rencontre d'âmes qui s'est créée et vécue ce 29 septembre dernier, alors que Bretonnes et Québécoises ont non seulement communiqué, mais surtout – et c'est là que je goûte au réel bonheur du partage – ont communié.

Oui m’sieurs/dames les sceptiques, oui oui, rien de moins que la comm’Union a eu lieu entre Bretonnes et Québécoises ce 29 septembre. Ainsi tout le jour nous allions gaîment, portées par le simple plaisir d’Être et de découvrir. Un régal humain entre légèreté et profondeur d'être.

L’océan, plusieurs des Françaises traversaient pour la première fois. Des mères de famille en passant par des femmes entrepreneures; des femmes d’âge mûr, pleines d’expérience et d’audace en passant par des plus jeunes fougueuses et pétillantes… Toutes – avec son histoire de vie unique et pourtant si semblable – par ce voyage ont osé le dépassement. Deux semaines loin de son pays, acceptant de lâcher les rênes du foyer, acceptant pour une rare fois donc, d’être au centre de toutes les joies, et ainsi de se faire reine quelque part ailleurs qu’au foyer. Une fois la décision prise de visiter le Québec… elles avaient évidemment à s’organiser (avions, budget, itinéraire, etc.) ce qui en soi exige temps, préparation, volonté et foi… puis au cœur même de ce périple, le principal des voyages, soit celui que chacune a accepté de faire dans le but de donner essence et naissance à sa vérité profonde – le voyage intérieur. Selon moi, il est là le vrai voyage. J’ai d’ailleurs été très touchée et inspirée alors qu’au repas, chacune s’est présenté dans son passé, son présent, son avenir souhaité et surtout, surtout, j’ai été touchée par le courage et la volonté que chacune avait à se choisir une vie de plus en plus en concordance avec l’écho de son cœur.
 Au Québec la distance de route pour rencontrer les Françaises était moindre certes, (les Québécoises venaient de la Rive-Nord et d'un peu partout sur l’île de Montréal)… mais la beauté prenait quand même et aussi son espace dans le courage vers notre voyage intérieur alors que nous faisions connaissance avec les Bretonnes. Dans ce climat chaleureux et d’ouverture, toutes égales nous étions. Les peurs, les attentes, les illusions… chacune venait les vaincre à sa façon, venait se découvrir davantage, dans ce choc culturel aux effluves de bain d’amour. Une rencontre comme il s'en fait peu, une rencontre au cœur de l'âme, cela dans un partage au-delà des ego… Ouais!!!
Au lendemain de cette comm'Union, je repense à chacune d'entre elles, Bretonnes et Québécoise, et je souris. Je souris d’un sourire profond. Une douce béatitude m’enveloppe. Dans ces moments rares, je refais vraiment le plein, comme un écureuil qui se fait des réserves de nourriture pour l’hiver, je refais le plein d'humanité que je dépose au creux de mon ventre.
J'aimerais parler au nom de toutes tant les échos joyeux de cette journée abondaient. En effet, toutes étions au comble, en joie, en émoi. Mais je vais parler pour moi et laisser à chacune la liberté de s’exprimer ou non, à la fin de mon billet. De cette rencontre donc, je sors riche et grandie. Des mots qui semblent galvaudés, mais qui ici pourtant prennent tout leur sens. Je sors de cette fête remplie, inspirée, fière, émue par toutes et chacune des femmes présentes : Christine, Françoise L., Valérie W., Mélissa, Claudie, Kym, Cellou, Hélène, Marylène, Marie-Josée, Valérie L., Manon, Morgane, Sabrina, Sylvie, Mélanie, Typhaine, Florence, Marie-Pierre, Françoise T., Jocelyne, Liliane, Isabelle, Marie, Diane et moi-même Caroline. C'est dans nos différences réunies, entendues et aimées que nous nous sommes bel et bien reconnues et que nous avons ainsi pu honorer le vivant.
D’une rencontre qui aurait pu être banale, nous avons célébré le vital. C'est dans cet espace que je trouve grande notre humanité. Je ressens donc le besoin de vous remercier car bien que je fusse, avec Marie-Pierre, à l'organisation de cette journée, ma participation en était une au même titre que la vôtre.

Sincère merci aux femmes magnifiques que vous êtes. Merci de votre confiance et de votre vitalité. Merci particulier à Marie-Pierre pour tout et surtout, pour ta force à t'incarner dans ta peau-easy (poésie). Comme tu es belle. Hier tu as été très importante dans la suite de mon propre cheminement à cet égard. Pour moi, un nouveau voile s’est envolé – transformé en cerf-volant d'amour, tandis que j’ai lu mon poème « VOIX ». Et je veux que tu saches que c'est vraiment et d'abord grâce à toi (aux autres aussi évidemment, par votre écoute, votre respect et votre propre ouverture lors de votre présentation et de la mienne) si j'ai osé plonger. Marie-Pierre, ton support, ton invitation, ton aisance et ta fougue ainsi que ta passion m’y ont portée. Ce qui fait que j’ai pu mettre en pratique les paroles de mon poème et créer un pont entre mes rêves et la réalité.

 

Merci également à Chaton pour l’idée de la visite guidée de Radio-Canada. Toutes ont fort bien apprécié la visite guidée. Merci à Florence pour l’idée des Deux-Pierrots. Ça a swingué fort dans la cabane! YEAH! Les Bretonnes elles savent faire la fête!

Merci également aux quelques hommes du Québec qui se sont joints un peu plus tard à la fête. Votre participation était contagieuse, ainsi que cette chanson, en moi désormais immortalisée par nos regards complices : « aller viens je t’amène au vent, je t'amène au dessus des gens et je voudrais que tu te rappelles, notre amour est éternel et pas artificiel ». En terminant, à toutes et chacune, que les réels désirs de votre cœur se manifestent tous les jours, sinon le plus souvent possible. Merci et que la fête se poursuive. Bon retour en Bretagne à Univers 9. Continuez de bien vous tremper dans le chaudron magique!

Coudonc! On dirait que je viens de gagner un prix, comme une genre de statuette (Oscar, Masque, Félix, Césars…) et que je fais mon discours de remerciement pouahahaahah. Enfin… tout ça pour dire que je m’en voudrais d’oublier, dans les remerciements : mister Yann… grand initiateur de la rencontre. ***************************** Pour voir toutes les photos de cette journée (elles ne sont pas toutes de qualité, certaines sont "blastées" mais j'ai préféré les mettre quand même histoire que vous re-gouttiez au plaisir):

http://www.carolinade.com/photos/thumbnails.php?album=110

Aussi, j'attendrai les photos de nos amis les Bretonnes et les ajouterai à l'album en temps et lieu. Par ailleurs, pour vous procurer le recueil de poésie de Marie-Pierre : http://www.mille-poetes.com/Librairie_Poesie-001.html Puis pour lire mon poème VOIX… il faudra attendre un peu encore. Je le mettrai bientôt en ligne.

Et finalement, pour avoir les coordonnées de toutes et chacune, Bretonnes et Québécoises, ça reste aussi à suivre aussitôt que possible.

 

Karo du 11 octobre (heureuse de se replonger dans ce récent et enivrant souvenir).

Suite à d'innombrables spams sur le présent billet, je ferme la section commentaire. 3 mai 2007.

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section âme cherche âme -Auteure cherche public-

« Conteuse, diseuse, écriveuse, amoureuse des mots, des images et des histoires poétiques, cherche public pour partager son univers.

Que tu sois du type lecteur de bol de toilette, à errer des heures,

le temps que de l’état de constipation

tu passes à celui de la délivrance,

je veux bien être le bouquin que tu liras pour chasser l’ennui et le mal d’anus. Je veux bien aussi, que tu me déposes là tout prêt de ton siège de toilette, en attendant de me reprendre au prochain temps de ta vidange intestinale. Je veux que tu me choisisses, ô toi lecteur de chevet et je te ferai voyager juste avant la nuit. J’apaiserai ton corps et ton esprit pour mieux le préparer au sommeil divin. Et pour toi aussi là-bas, l'anohymne personnage d'autobus que je vois transportant un soyeux livre dans ton sac de lin. Je m’imagine que c’est moi que tu lis, tantôt me glissant dans ton sac pour mieux me repêcher de ta main avide un peu plus loin, entre deux trajets d’autobus.

Tantôt assis dans l’un de ces bus bondés de ville, te délectant de moi pour mieux oublier l’agression

du transport en commun sur tes 5 sens, dont le difficile mariage d’odeurs que subit ton nez en cette heure de pointe de retour à la maison:

« parfums à varier, haleines achevées, sueurs épicées, trop épicées de travaux forcés, discussions nauséabondes, démodées et insipides, c’est qu’on a oublié la poudre magique et ça ne lève pas ! Qui veut acheter mon beau bouquin pour transcender tout ce nauséabond qui trop lourdement abonde dans son quotidien? »

Et toi, homme ou femme d'affaire, pris entre deux murs de tapis, las de ta routine,

je veux que tu me lises, me chantes, me racontes à ta voisine de bureau.

Je veux que tu viennes à ma rencontre, à mon bal théâtral,

alors que je m’incarnerai dans toutes sortes d’histoires:

des histoires d’amour, de courage, de chutes et de soleils,

d’enfants et de passions, d’ivrognes et de gloutons,

du père et de son fils, des mères du monde entier, de la mort et de la vie.

 

Je veux que mes mots enchantent ton cœur, éveillent ton âme et t’apaisent de ton quotidien. De la salle d'attente chez le dentiste, chez le médecin, en train en avion ou en bateau, dans un parc, loin de la ville,

à la bibliothèque ou chez le libraire dans la cave d'un bon ami… à cuver les mots comme on cuve un bon vin…  toi, TOI tOi Toi TOI … toi, tOI toi toi et Re-toiViens, que l’on se comble mutuellement de rires

et de fous rires, de larmes et d’épaules réconfortantes…je n’en peux plus d’attendre, je sors maintenant de l’ombre, c’est moi… Caroline. »

(extrait : - lettre ouverte coming out d'une auteure à qui veut bien la recevoir. automne 2004)

Semaine

Categories: Clapotis , ÉCRITURES | 1 Comment
Grosse semaine dure semaine difficile semaine semaine intense semaine lourde chargée préoccupante occupée semaine de fou semaine infernale semaine sans fin qui fini plus de pas finir semaine d’urgence de feux à éteindre semaine essoufflante contraignante stressante énervante semaine où je me suis démené comme un fou oui encore une autre semaine de fou qui s'achève.
Enfin finalement y’était temps que ça finisse ! Le monsieur, « ptisss » se débouche une bière, une bonne grosse bière ben frette. S’écrase su’l’divan, « aaaaaaaaaaaaaaaaaah! » soupir de soulagement. S'prend une bonne gorgée de sa belle grosse bière ben frette. Sourit. S’écrase un peu plus le bacon dans son sofa. Tâte la craque, pas celle de son bacon mais bien celles du sofa, il cherche. Met la main sur ce qu’il cherchait –la manette télé. Ouvre la télé. La game de hockey qui commence. C’est la première d’là saison. Le monsieur est fier, heureux, content, satisfait de lui, de sa grosse semaine de travail ben tought, excité du match de hockey
se prend une autre gorgée… pis encore une autre et ainsi de suite
La fin de semaine fait rien qu’commencer! les enfants sont couchés sa femme est partie voir Mario Pelchat au Forum avec ses chums de filles.
Il revise tout ça vite vite dans sa tête, y peut quasiment pas y croire.
Mais c'est pourtant ben vrai.
Une soirée pour lui tout seul… « Eh que la vie est belle! » qu’il se dit tandis que "ptiss" il s'en rouvre une 2e. "Yeah!!!" Le canadien vient de compter son premier but d'la saison.
Sourire du monsieur. Fin de l'histoire. Mais pas de la fin de semaine. Bonne fin de semaine à tous et toutes!
Karo du 6 octobre (pas fan pantoute du hockey… que pour le plaisir de raconter des histoires)
crédit photo: l'aujourd'hui de karo. Bon week-end dans les couleurs flamboyantes qu'offre l'automne!

Utopies d’aujourd’hui, réalités de demain ?

Aujourd'hui je vous propose cette entrevue réalisée dans l'hebdomadaire culturel Montréalais, le journal VOIR. C'est une entrevue en compagnie d'Albert Jacquard, au sujet de son nouveau livre.
Les préoccupations de cet homme me touchent très profondément, ainsi que sa façon de dire sans détour, en tout amour et lucidité. J'avais donc envie de vous partager un brin de sa réflexion, via ce court entretient avec la journaliste. Aussi, je vous mettrai en rouge-vin les extraits qui me parlent le plus… vous pourrez par ailleurs lire les différents commentaires de la communauté de lecteurs du journal VOIR, en cliquant sur le lien au bas de mon billet. Et pour les habitants de Montréal et des environs… Monsieur Jacquard prononcera une conférence publique demain soir. Tous les détails dans l'article…
"28 septembre 2006 Albert Jacquard Utopie raisonnable Elias Levy "L'état actuel de l'économie mondiale est tellement piteux que je me dis que n'importe quoi d'autre ne peut pas être pire." Selon Albert Jacquard, réputé scientifique et généticien des populations, notre planète est dans un état consternant. Pour dépêtrer l'espèce humaine de ce marasme, il propose dans son dernier livre une solution, à mettre en oeuvre incessamment: une "utopie raisonnable". Toute une gageure!
Votre nouveau livre est un cri d'alarme pour sauver l'espèce humaine?
"Absolument. J'essaie tout simplement d'être un peu lucide. Or, la lucidité en ce qui a trait à l'état actuel de l'humanité ne peut aboutir qu'à un cri d'alarme: tout est prêt pour la catastrophe! On ne se rend pas compte, on n'en parle presque plus d'ailleurs, mais la menace nucléaire lancinante qui plane aujourd'hui sur l'espèce humaine pourrait provoquer des cataclysmes dévastateurs. L'utilisation d'une toute petite partie des bombes nucléaires que nous avons produites et accumulées au fil des années pourrait entraîner le suicide collectif de l'humanité. Malheureusement, ce scénario catastrophe, qui, il y a une trentaine d'années, relevait encore de la science-fiction la plus farfelue, est désormais de plus en plus plausible. L'autre suicide qui est beaucoup plus sournois, moins rapide, c'est la destruction de la planète, de plus en plus polluée. Nous sommes en train d'annihiler la planète à une vitesse effrénée. L'affaire de Kyoto montre bien que nous ne sommes pas prêts à regarder la vérité en face. Aujourd'hui, les humains sont en train de planifier leur propre extinction."  
La menace nucléaire vous terrifie?
"Surtout au moment où la monstrueuse menace iranienne pointe à l'horizon. Les Occidentaux doivent avoir des arguments crédibles pour enjoindre aux Iraniens de stopper leur programme nucléaire. Un bon usage de la bombe nucléaire française serait que Jacques Chirac rassemble tous les pays du monde pour leur dire: "Nous avons un arsenal monstrueux de bombes nucléaires, nous allons le détruire sous nos yeux. La seule façon de convaincre les Iraniens de renoncer à leurs desseins nucléaires, c'est de commencer nous-mêmes par renoncer à notre arsenal atomique."
Vous critiquez durement l'actuel système économique capitaliste, mais que proposez-vous concrètement comme alternative à ce système, selon vous, "exsangue et dysfonctionnel"?
"Là, vous me piégez, parce que autant je suis persuadé que le système actuel est catastrophique, autant je n'ai pas un système de substitution à vous proposer. Cependant, force est de reconnaître qu'un système économique ne peut pas fonctionner quand les concepts de base sont absents. Par exemple, dans notre système économique capitaliste, la notion de valeur n'a aucun sens. Quelle est aujourd'hui la vraie valeur optimale d'un baril de pétrole? Ce n'est certainement pas 70, 80… ou 120 dollars. C'est du n'importe quoi! Il faut gérer les affaires économiques différemment, en se demandant tout d'abord quel tort nous faisons au patrimoine humain, social, environnemental, culturel… que nous allons léguer à nos petits-enfants. Or, actuellement, on se contente de raisonner au jour le jour, en invoquant des arguments ineptes et grotesques. L'état actuel de l'économie mondiale est tellement piteux que je me dis que n'importe quoi d'autre ne peut pas être pire."  
D'après vous, les Occidentaux ne devraient plus se soucier des déficits dans les domaines de la santé, du social, de l'éducation… car, dans ces créneaux vitaux, leurs gouvernements ne font que les berner. Cette critique est-elle fondée?
"Tout à fait. Nos gouvernements nous disent qu'ils n'ont plus d'argent pour soigner nos malades ou améliorer notre système d'éducation en pleine déliquescence. Par contre, dès qu'on propose à nos gouvernements, français, américain, canadien, européens… de se doter de nouvelles armes parce qu'on est en guerre contre Al-Qaida, on trouve immédiatement de l'argent. C'est burlesque et pathétique! Par conséquent, les moyens financiers sont toujours complètement artificiels. Quand on a des priorités, on finit par trouver l'argent."
Selon vous, si l'humanité veut surmonter les défis de taille auxquels elle fait face aujourd'hui, il est impératif de "révolutionner" le monde de l'éducation.
"La fonction du système éducatif n'est pas de fournir à ce Moloch qu'est le système économique les femmes et les hommes compétents dont il prétend avoir besoin. Son principal objectif est de participer à une tâche autrement décisive: aider chacun à devenir lui-même en rencontrant les autres. C'est au niveau des finalités, et non des modalités, de l'enseignement que je voudrais qu'il y ait une révolution. C'est tout à fait normal que l'on apprenne à l'école les mathématiques, la géographie, la physique-chimie, des langues… Ce que je souhaite ardemment, c'est que les efforts qu'on demande à un jeune pour apprendre ces matières fondamentales aient aussi pour finalité de lui permettre de rencontrer les autres, de réfléchir, de construire des concepts, de regarder le monde avec un peu plus de vivacité et de lucidité..."
L'utopie a-t-elle encore un sens et un avenir en ce début du 21e siècle?
"J'atteins l'âge où proposer une utopie est un devoir. Mais je crois que pour être un vrai utopiste, il faut être particulièrement raisonnable, c'est-à-dire essayer de soumettre tout ce qu'on dit aux critères de la raison. Entre le pessimisme désespéré et l'optimisme satisfait, la seule certitude raisonnable est le volontarisme. À nous d'agir, pour que tous les humains combattent ensemble leurs ennemis communs: la maladie, la faim, la misère sociale, le racisme, la haine, l'égoïsme, le mépris… Que peut-on faire d'autre que chercher une nouvelle voie quand nous savons les autres irrémédiablement bouchées?"
Mon utopie d'Albert Jacquard. Éditions Stock, 2006, 196 p. Albert Jacquard prononcera le vendredi 6 octobre, à 19 h 30, à la Salle Marie-Gérin-Lajoie de l'UQAM, une conférence publique intitulée: L'urgence d'une utopie réalisable. Info: www.liaisonsdavenir.com
Bon, disons que j'aurais très bien pu colorer l'entrevue rouge-vin au grand complet tant il me parle… et avouons que j'étais bien partie pour ça. Enfin. Et pour répondre à ma question, (titre de ce billet)… je crois qu'il n'y a pas d'autres choix que d'y croire, de croire en nos utopies et à partir de là, avancer. Avancer de façon lucide et volontaire comme le dit Jacquard. Car chaque petit pas, chaque petite pensée en faveur d'un monde meilleur, sont nécessaires. Le bien-être doit commencer quelque part en soi pour rayonner ensuite partout. Et déjà, en ne baissant pas les bras, en cherchant des solutions viables, puis en les mettant de l'avant, en proposant et en créant des micro-sociétés à l'image de la société que l'on veut réellement bâtir, je crois que nous avançons. Et voilà qui nous ramène à mon personnage du jour d'hier: les choix. Agir ou subir la Vie? Et vous, comment recevez-vous cette entrevue?

Karo du 5 octobre ( tranquillo for the day)

crédits photos: l'hier de karo. Paysage brumeux et automnal capté sur le vif.

La réplique du personnage du jour…

« Les choix, les choix, les choix, encore des choix, toujours des choix, rien que des choix, des maudits choix à faire tout le temps! (soupir, un temps, elle s’assoit, s’appuie, coude sur la table de cuisine, main contre la joue ) Bon ben, ça a l’air que j’ai pas ben ben le choix… il faut que je me responsabilise! (re-soupir. se lève, résignée) bâtard de marde! … »

Karo du 4 octobre (pour le plaisir du dire)