poésie sans titre 3
I-
Tulipe rose
pétales closes*
recueillement
d’avant l’offrande.
II-
Lèvres roses
invitantes
chairs tendres
lèvres prose…
celles qui posent
III-
Dilettante dilatation
de la vulve enchanteresse
à en fendre l’hymen
du précieux gland
à en distendre le prépuce.
IV-
L’homme (il) la cueille
La femme (elle) l’accueille
indomptables amoureux
qui à tout veulent toucher.
crédit photo: Jean
* par imitation sympathique de Fred Pellerin, je dis: une pétale. Monsieur Bescherelle n'est sûrement pas d'accord. Mais que voulez-vous, ma pétale de prose à moi, elle se sent femme et l'assume:) *************************************************************** merci à Jean du blog photo « à la recherche de l’absolu » pour sa superbe image de tulipe. Image m'ayant inspiré cette sensuelle poésie. Merci Jean pour ta collaboration ainsi que pour tes riches commentaires à l’égard de mon poème. Merci également à Théo de chez eaux-berges. Il est toujours bon d’avoir des copains auteurs pour nous relire et nous conseiller. Karo du 9 décembre(bulbe tulipe. Nouvelle image pour exprimer mon état marmotte;))
19 Comments
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Bzz bzzz bzzzz je butine tes rimes
décembre 9th, 2006 at 8:05 pmMMMMMMmmmmmmmmmmmm,,,,,,,,je sens cette fleur qui résonne en moi….Tes mots ont pénétré mon….corps et l’image a fait grandir en moi l’intensité…….Tu me rappele a quel point il est bon d’etre une femme et d’en etre fiere de cete femme……toute une victoire pour moi dans cette vie…….Tendrement…….Dianexxxx
décembre 9th, 2006 at 11:25 pm‘mon pétale’…
bisous…
décembre 10th, 2006 at 12:21 amSuperbe, Caroline, et, encore une fois, nos chemins se croisent sur l’érotisme : je viens de publier un recueil sur l’érotisme des fleurs….On y parle de l’agapanthe, la rose, l’orchydée, la pensée, l’érophile, et bien d’autres encore…Mais pas la tulipe : qui mieux que toi aurait pu décrire cette si belle image ! Je vais de ce pas mettre mon recueil sur mon blog.Gros bisou !
décembre 10th, 2006 at 3:31 am@ Perrasite… bzzzzzzzzzzz bzzzzzzzzzz bzzzzzzzzz j’espère qu’elles sont sucrées à point:) Butine, butine, butine… c’est ainsi que nous sommes tous interreliés n’est-ce pas! Et comme ultra chic et simple métaphore, celle de l’abeille et de la fleur:)
@ Diane… ta présence sur les Carolinades est telle une chorale matinale d’oiseaux du printemps. Merci pour ton commentaire. Ces échanges au-delà des conventions sociales sont pour moi toujours très enrichissants. Toi aussi, par ton expression juste ici, tu me rappelles à quel point il est bon d’être femme:)
@ Kouki… tiens donc, un nouvel ami? Ou un ami connu déguisé en Kouki…
Quoi qu’il en soit… bienvenue. Et pour LE pétale, voir la note à la fin du poème:)
@Marie-mon-amie-Pierre-la-Bretonne… encore une fois, on dirait que si:) nos chemins se croisent… Érotisme, fleurs, ça va ensemble ça eh! Ton recueil me semble invitant… wow! Ne manquait plus que la tulipe que voici:) Merci de ton chaleureux passage … j’irai te visiter à mon tour bientôt. Par blog ou, qui sait… “live” en Bretagne. La vie est si pleine d’imprévus n’est-ce pas! Et pour les coordonnées des Québécoises, ça s’en vient d’ici noël… ou au pire, début janvier:)
décembre 10th, 2006 at 11:39 amsalutations à toute la belle gang de Bretonnes.
Hum. C’est…appétissant. C’est vrai que cette photo est très suggestive, les renflements vernissés illusionnent bien une belle vulve aux lèvres gonflées.
On en prends plein les yeux et les papilles.
Amitié Karo
décembre 10th, 2006 at 12:43 pmTrès gourmande, ta petite comptine…
Aussi, le Cram ça change vraiment une vie…
décembre 11th, 2006 at 10:50 amMagnifique poème , si émouvant !
De l’érotisme vivant , fort , poétique !
Je suis fier qu’une de mes photos ait pu inspirer un si beau texte !
Par contre , je ne sais pas ce qui arrive , j’essaie de diverses façons de vous envoyer un mail …rien à faire !
Je vous souhaite une belle soirée, tout en vous remerciant pour votre si belle suite à mon image !
décembre 11th, 2006 at 11:55 amOkay…que dire
Les mots me manquent
Ça ce vit dans le corps dans mon cas
J’aime le rose…la tulipe rose…qui arrose…
décembre 13th, 2006 at 10:49 pmxx
@ Criss… merci de votre délicieuse visite. Vous semblez également tout saisir de cette image. Dois-je en déduire que vous êtes, vous aussi, une gourmande de la vie?:) Amitiés
@ La Pie… gourmandise que c’est bon. Merci. Et pour le CRAM… tout à fait d’accord avec toi. Mais attaches bien ta tuque avec de la broche, car ça continue au-delà de la formation c’histoire d’évolution intérieure… et certains changements sont même, disons, assez bouleversants:) Mais bon. Ça vaut la peine et les joies. Toutes. amitiés.
@ Jean… à nouveau merci pour les chaleureux et généreux commentaires ainsi que pour la collaboration. Heureuse que cet échange fasse également votre bonheur. Car oui, vos photos inspirent. Pour me rejoindre, essayez : caroline@carolinade.com
@Stel… parfois pas besoin des mots. Si le corps s’exprime c’est tout aussi bon. La tulipe rose qui arrose… dis-donc c’est très suggestif tout ça.
Le rose te va bien Stel… merci de ta présence. Tendrement, ton amie, Karoxx
décembre 14th, 2006 at 12:27 pmOuf, tu vois ce soir, j’ai envie de me dire que le bien-être parfois c’est une illusion, et quand l’illusion est vraie, ce soir, je lui en veux de ne pas durer…. ouais. j’imagie que j’ai encore rien vécu. merci pour ton commentaire, malgré tout, il me rassure.
décembre 15th, 2006 at 12:25 am«lèvres prose…» ou lips, sillons du vers qui éclatent
en ce superbe bouquet de mots et de peaux de fleurs
de désir en désordre en caresses
belle échevelée…
Il ne faut pas ête en manque
décembre 15th, 2006 at 8:15 pmpour fréquenter cette page! Wrrr!
Être!
décembre 15th, 2006 at 8:16 pmWrrr!
décembre 15th, 2006 at 8:16 pm@ La Pie… merci à toi, de l’expression de ton âme. Je connais bien ces états d’illusion, comme un cocon douillet qu’on ne voudrait plus quitter. Et ta façon de l’exprimer ici est nouvelle pour moi. En vouloir à l’illusion de ne pas durer. J’y avais jamais pensé en ces termes là. Même si pas évident à vivre, j’y vois une belle Pie-poésie:)
@ Jack… “bouquet de mot et peau de fleurs…” comme c’est joli. Wrrr… je prendrai ta répartie Onomatopée comme un compliment. Grrrr:) Sourires, amitiés.
décembre 17th, 2006 at 4:05 pmI LouVe you bellâmiga
janvier 24th, 2007 at 7:36 pmEn 1915 Apollinaire, depuis les tranchées, envoyait un poème à l’une de ses deux maîtresses, où il fait l’apologie de « la porte suprême» : « C’est le trou du cul le point miraculeux où se concentre l’énergie nucléaire de la nudité. La porte de la vulve est importante, bien sûr (bien sûr, qui oserait le nier ?), mais trop officiellement importante, endroit enregistré, classé, contrôlé, commenté, examiné, expérimenté, surveillé, chanté, célébré. La vulve : carrefour bruyant où se rencontre l’humanité jasante, tunnel par lequel passent les générations. L’unique endroit vraiment intime, c’est le trou du cul, la porte suprême ; suprême car la plus mystérieuse, la plus secrète».
septembre 18th, 2007 at 5:50 pmPour la petite histoire, Apollinaire aimait bien ce thème de la porte…
“O Portes de ton corps
Elles sont neuf et je les ai toutes ouvertes…”
Au point d’écrire à peu près le même poème à deux maîtresses.
septembre 19th, 2007 at 11:51 am@ duhard jean-pierre…
bonjour et merci pour cette très intéressante citation.
@Butineur… merci de venir compléter le propos déjà bien riche.
septembre 19th, 2007 at 12:51 pm