Terre Mère

Terre! Terre! Ça y est! Votre enfant est à la veille de poser le gros orteil sur sa terre ancestrale.

Chers amis, bloggers, famille et cie, je serai pour la semaine en Bretagne. Ne sais pas si j’aurai le temps ou les outils pour blogger. Mais d'une façon ou d'une autre, c’est promis, je vous ramènerai  images  poésies anecdotes récits… Bref
Encore de l’amour sous forme d’Art; la plus belle expression de la Vie… Oui enfin, la plus belle après les fleurs, les tortues, les poupons, les arbres etc.
Car n’est-ce pas à partir de toute ces beautés que l’art peut exister, voire exulter ?!!!!

 À la récente question des amis du Québec à Karo posée, ceci Karo a répondu :

Plan de séjour outre-mer? Dont know yet! Pour l’heure, après une forte et longue tempête en haute mer, j’en suis à me laisser voguer au gré du temps sans temps. Mon gouvernail s’étant brisé durant cette tempête, j’ai échoué ici, en France : terre d’ancêtres, terre d’asile. Je laisse le vent, le soleil, la mer et la source Mère; Gaïa me réparer, me régénérer. Pour l’instant donc, je me laisse porter et surprendre, de rencontres en rencontres, d’émerveillement en émerveillement – je me nourris, j’ouvre les bras, même avec cette blessure au cœur, j’ouvre les bras et je souris – puis, quand le moment sera venu de reprendre le cap, je saurai. Je saurai et là seulement je pourrai ressaisir la barre de mon navire. Pour l’heure donc, je le répare ce navire, je le repeins, le solidifie de tout ce que la VIE m’envoie d’abondance, de poésie, d’amitiés, de sourires… car même avec cette blessure fraîche sur le cœur je dis : « présente ! » et c’est ainsi que j’accoure sur les flots de ma vie. Ainsi que la Bretagne je vais fouler. Ainsi que nos amies les Bretonnes je vais retrouver. "

Amitiés, câlinsautoportrait à la fenêtreamour pour tous…

Karo, avant de s'endormir, dit mille fois merci à D. pour son aide et sa patience. Pour son aide et sa présence. Sage D. Demain il sera ma navette jusqu'à la gare. Il a même eu le temps pour ses quelques savoureux vers, comme une farandole de bonheur:

"Elle noue nos rêves
A la queue du train
Lorient l’attend
En extrême Occident
"
D.


Note: La suite des billets (tournée des cafés et célébration des carolinades) à venir dès que possible. Aussi à ne pas manquer prochainement : les mots de Karo, la voix de Nina… Bref, l’effervescence est là, telle la crue des eaux au printemps. Ça coule de source.

Karo du 27 janvier (excitée de prendre le train demain matin, excitée de faire 7 heures en train, pour lire, écrire, écouter de la musique et croquer des paysages.) Krédit photo: autoportrait à la fenêtre, janvier 2007 Karo.

La tournée des Cafés /1

Extraits de journal; Globe-trotter

 

12 janvier 2007

Comme on fait la tournée des bars la nuit, je suis en train d’explorer la tournée des Cafés pour le p’tit déj.  Puisque les portions de café sont plus petites en France qu’au Québec; puisqu’ici ils petit-déjeune à peine – la culture du p’tit déjeuner et du café n’étant pas la même d’un pays à un autre – je cherche le moyen de m’adapter tout en ayant le sentiment de satiété.   

(…)

café espagne

Bref… toujours est-il que today j’explore le jeu de la tournée des Cafés. Deuxième bistro en l’espace d’une heure, les lieux ne sont pas top côté cachet (Coucou, tout comme toi je cherche constamment des lieux d’ambiance) mais bon, là où je me trouve, le p’tit pain au chocolat et le café sont délicieux. Ici en France, les sections fumeur/non fumeur sont encore séparées comme au théâtre, soit par une cloison imaginaire. C’est qu’il faut être mauditement bon acteur pour se faire croire que la boucane des cigarettes ne traverse pas la zone fictive.

 19 janvier

Je cherche toujours le Café idéal. Je pars donc à nouveau, en quête de ce lieu tant convoité, sourire aux lèvres, même si le risque de déception est toujours grand. Je m’en fais un jeu, de cette recherche d’un sympathique Café où je pourrai déjeuner (petit-déjeuner) tranquillement tout en lisant et en écrivant.

 Déjeuner dans un environnement à la fois agréable pour le nez, les papilles, les yeux et les oreilles c'est possible non? Depuis que je suis en France, j’ai dû faire au moins 8 Cafés et je ne suis toujours pas épatée. (Trop de fumée, pas assez de sourire, rien à bouffe, trop cher, trop de monde et je suis obligée de jaser parce qu’on reconnaît mon accent et j’en passe.) Oui bon, je suis exigeante. Mais cela reste une exigence de l’âme. Rien de très prétentieux je vous assure. Seulement mon âme qui revendique le beau, le convivial. J’aime les lieux chaleureux, invitants à tous points de vue (Coucou, quand ouvriras-tu ton café?). Pas que les Lyonnais soient déplaisants. Non et au contraire, de façon générale ils sont très souriants et charmants. Mais voilà que je n’ai tout simplement pas encore trouvé « The » Café.

 

Je pars donc, en sens inverse de mon habitude. Chemin faisant, je passe deux lieux potentiels. Le 1er, plus sombre, me paraît tout de même sympa. L’autre, plus éclairé attire mon attention. J’arrête de réfléchir, de peser et sous-peser… J’opte pour ce dernier, me disant que ça sera bon pour la suite de ma lecture des entretiens avec Ariane Mnouchkine. J’entre donc, confiante et ouverte. Si si. Je vous assure.

 

La déception ne tarde pas à venir. Les Français ils excellent dans plein de domaines, mais pour ce qui est de l’art du p’tit déj. il faudra repasser. C'est que voyez-vous ils ne mangent pas le matin les Français ! Je sais, car je l’ai même vécu lors de mon voyage plus au nord de la France en 2005. Ils mangent du pain sec avec un café ou au mieux, un pain non grillé à la confiture.  J’exagère un peu ici mais ça fait du bien au touriste de 3e classe en moi.

espagne café


Ce matin du 19 janvier donc, je me retrouve bredouille face à trois vulgaires mini viennoiseries dans un panier d’où les mouches sortent au moment où le serveur me les présente. Mais je n’ose pas sortir du resto; suis trop gênée. Préfère rester là désappointée que de décevoir le serveur Pouahahah. Ridicule je sais mais je suis comme ça.  « Euh… je vais seulement prendre un café m'sieur» que je lui dis, résignée sous mon sourire de tout-va-bien. Puis, une scie mécanique se fait soudain entendre dans les coulisses du restaurant. Merde! Moi qui étais venue pour me changer du bruit des ravaleurs de l’immeuble où j’habite. Je demande donc au serveur si ce bruit va durer, précisant bien courtoisement que je sors de chez moi justement pour sortir du bruit. On me dit alors, de façon bien évasive et expéditive, que ça ne durera pas et que si je veux moins de bruit, je n’ai qu’à monter à l’étage. Sympa. L’étage est à aire ouverte et peu invitant, tout comme l’homme qui m’y invite d’ailleurs (le proprio, le père du serveur, je devine). Je prends mon café, m’installe à une table du fond, je lis Mnouchkine. Durant mon bref temps là, j’ai droit à une conversation téléphonique de la femme du proprio qui se cherche une concierge compulsive pour bien nettoyer le resto. Je bois mon café et l’on me parle de chiottes. Hum… y’a quelque chose qui cloche. Aussitôt mon café terminé, je sors. «  Merci. Bonne journée! ».

 

Puis je marche. J’avance. Chaque pas du matin m’aide à me mettre en train, m’aide à ne pas sombrer dans ce sentiment de nullité que trop souvent je porte, comme une charge – inutile, justement.

 

Et je pense à Mateo. Cette tournée des cafés, comme on fait la tournée des bars le soir, me plaît bien finalement. Je pense à Mateo car faire la tournée des cafés avec lui serait un pur délice, une folie douce et un état d’endorphine/adrénaline permanent et sans pareil à le voir courir les cafés à la recherche d’un état perpétuel d’éveil et d’énergie intense. Puis en pensant à Mateo je pense aussi à Mariposita. Je l’imagine nous dire qu’elle n’a pas soif pour finalement se retrouver à boire autant de cafés que nous tellement elle est une goûteuse qui ne veut rien manquer de la vie, de l’instant, de l’état des autres en fusion avec le sien; la Mariposita! Et de Mariposita, me vient la pensée de Sebco. Je le vois, savourant son café avec un sourire comblé. Je le vois aussi riant presqu’aux larmes des folies de Mateo – quand ce n’est pas lui qui fait le fou.

 

Sans doute ces souvenirs refont-ils surface puisque dans la lignée des souvenances café, au cœur de ceux-ci, mon voyage en Espagne avec ces compagnons est bien ancré. Voyage durant lequel donc, chaque matin nous nous faisions un plaisir intense à savourer un café; cortado, conleche, bònbòn… Peu importe le bled où nous nous trouvions, les mé-ET-aventures que nous vivions, le café était toujours là pour nous faire sourire. Et lorsqu’il n’y avait pas de café ou encore qu’il venait trop tard pour une raison ou une autre, Mateo se plaisait bien à se mettre en mode « caillot de café ». Ainsi il simulait/stimulait sa zone de jouissance à souhait. Je suppose qu’il s’y prenait de la même façon qu’on parvient à oublier la fumée de cigarette dans les lieux publics, soit par son imaginaire!

 

Mais avec tout ça, j’allais oublier de vous dire … je pense que j’ai finalement trouvé mon Café! Je teste et je vous reviens. À suivre…

 

Karo du 24 janvier…  couleur café

krédit photo: Sebco ou Karo en Espagne 2004.

 

Françaiserie /3

La capsule culturelle et humoristique de Karo exploratrice de la rencontre Québec/France. Comme tant de petits pots de confiture qu'elle concocte chaleureusement, Karo capte de délectables moments de son quotidien en sol français; moments qu'elle agrémente de sa plume sucrée et qu'il lui fait plaisir de vous partager ici même.  Suggestion de dégustation: Ouvrir, lire, se délecter.


 paingeons

Menu pigeonnier

Lors d’une récente balade dans le vieux Lyon, D. et moi pénétrons au cœur même de l’endroit le plus chic et le plus cher du coin ; le restaurant de l’hôtel La Cour des Loges. En principe, personne n’a le droit d’entrer à moins d’être client. Mine de rien, D. et moi  jouons les touristes intéressés par une chambre et un repas. Puis, pour le plaisir de se tenter les papilles, espérant que la salive montante de notre imaginaire nous séduise à ce point qu’on en oublie les prix exorbitants, nous feuilletons le menu. À ma grande surprise, que ne découvré-je pas dans la catégorie : plat de haute gastronomie?  Le pigeon!  « pouahahaaaaaaa » que je m’esclaffe! Oui messieurs dames, le pigeon!
 
Karo : « Des pigeons?! Ouash! Il en court toutes les rues, et à Montréal c’est l’oiseau le plus microbien qui existe… tu réduis ça à l’état de p’tite purée ou mieux, en concentré de poudre de pigeon et tu es prêt pour une guerre bactériologique efficace et pas chère pantoute! C’est censé être de la fine cuisine ça?! » que je chuchote avec ferveur à D.
 
Et lui de me répondre :  « Mais non Karo. Ce n’est pas du pigeon de ruelle mais bien du pigeon d’élevage. Un plat très recherché en fait. »
 
D’accord… ce ne sont pas les pigeons-malpropres-et-engraissés-aux-restants-de-table-de-restos-de-la-ville-et-à-l’urine-de-chat-des-ruelles-du-vieux-Lyon. Mais tout de même, avouez qu’une fois l’imaginaire activé, vous ne pouvez plus l’arrêter. C’est comme les légendes urbaines de Montréal qui veulent que les restaurants chinois servent du chat dans leur buffet! 
  

Et à bien y penser, vu les prix pratiqués, je me demande où il est le vrai pigeon… Assis sur la chaise ou dans l’assiette, déjà plumé?

Bon appétit!

 

Karo du 23 janvier (le bonheur accro dans le ventre)
Krédit photo: la courageuse Karo en safari dans la ville de Lyon. Pouahah

commentaires fermés 15 juillet 2007 pour cause de spams

 

5 minutes de répit pour la planète

Les célébrations entourant le premier anniversaire des Carolinades sont temporairement interrompues afin de vous faire part de cette importante nouvelle. J'invite le Québec à se joindre à l'initiative française!  Il s'agit d'un rassemblement écho-logique. Tout éteindre (ordinateur, lumières, machins) en plein jour et au boulot; heure locale du Québec, 13h55, soit au même moment où la France redécouvrira le ciel étoilé trop longtemps pollué par le surplus de lumière artificielle de la simili-nation. Avant que Terre Mère, par ras-le-bol du parasite humain que nous sommes, éteigne notre race de con pour de bon, avant qu'une autre tempête de verglas comme celle de 1998 s'abatte sur le pays et nous replonge dans l'obscurité totale… agissons! Êtes-vous prêts? Vous avez encore deux semaines pour trouver la switch OFF dans les sous-sols de votre tour à bureau. Pouahahah!!! Allez, soyez courageux. Soyez des hérOs. Mettez les compteurs à zérO. La ville au repOs! Break du boulOt. Ou plus simplement, passez le mOt à votre supérieur qui le passera à son supérieur, qui le passera à son supérieur… en espérant que bon nombre se joindront à l'initiative. 5 minutes pas de télé, pas d'ordi, pas de radiO. Tout le monde en même temps!

Le jeudi 1er février 2007 entre 13h55 et 14h00 au Québec.

Imaginez…
Osez… ne serait-ce qu'à la toute petite échelle de votre département. ATTENTAT POÉTIQUE. Faites-le en cachette. Éteignez votre ordinateur, sortez prendre l'air même si c'est pas l'heure de votre pause café. Vous viendrez ensuite me raconter ce délicieux moment du jour dans la section commentaire des carolinades.

ps: à tous: "té pas game, mauviette!" (normalement quand on dit ça, ça fait réagir, comme Marty Mc Fly dans le film Back to the future Pouahahahah).
ps 2: n'oubliez pas de programmer votre agenda électronique pour vous rappeler de tout éteindre à l'heure convenue.
ps 3: votre patron ne peut vous mettre à la porte pour votre tentative à vouloir refroidir la planète. Au pire dites-lui que ça va contribuer à sa prolifique saison de ski. Que si nous économisons l'énergie, le climat lui sera favorable pour ses sports d'hiver.
ps 4: plus aucun geste n'est anodin dans la conscientisation, la réflexion et/pour la sauvegarde de la VIE.

Trêve de folie douce…

Les détails de cette grande manifestation, tel qu'extraits du site Français Alliance pour la planète

Le 1er février 2007, dans toute la France :

"Participez à la plus grande mobilisation
des citoyens contre le Changement Climatique !

L’Alliance pour la Planète lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ? Car le lendemain sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) des Nations Unis. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle!

Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux ! Faites le également apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.

Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95."

Lire l'article complet sur le site des Amis de la Terre
source: http://www.lalliance.fr/

Karo du 20 janvier (citoyenne du monde. Humble ambassadrice -au service de la vie. )

Bientôt à l’affiche

Les célébrations entourant la première année d'existence des Carolinades. Eh oui! Un an déjà! RIEN DE MOINS!!! Il y a un an à peine donc, débutait cette merveilleuse aventure où je me dévoilais enfin dans cet univers-mien si cher et essentiel à ma vie -l'écriture.  Ce blog est né de mon désir d'expression et il est vite devenu le réceptacle de mon âme d'artiste. Réceptacle amant où chanterdire, crier, rire, pleurer, mouliner, tordre, jongler, clamer, slammer, vidanger, enjoliver, souffler, échanger, diabloguer, brasser,créer … mes mots et maux; d'âmOur, de  femme et d'artiste. De mes mots fougueux, tendres, ludiques, en colère, joyeux, douteux, fiers, seuls, ensemble… et toujours des mots engagés.

 refuge au rituel

Un an et qui me donne à l'instant l'envie de prendre le temps de revisiter certains papiers, tout aussi bien que de reconnaître le chemin jusqu'ici parcouru. Ainsi, dans les prochains jours je posterai ici et là des statistiques, remerciements, réflexions… au sujet de cette année riche de partage littéraire, riche de poésie, riche d'émerveillement, de culture et de découvertes.

En attendant que ces billets tout tendres soient pétris à point, qu'ils passent au four et en ressortent chauds, moelleux, je vous invite à visiter la nouvelle section "PAGE" que vous trouverez en haut à gauche, dans la barre de navigation des Carolinades. Section en "work in progress" -tout comme le reste du blog et tout comme la vie quoi!-  qui verra bientôt naître d'autres pages (porte-folie, c.v. etc.)

Pour l'instant, la dite section comprend déjà 3 pages dont voici un résumé:

Ancrer l'encre; page consacrée à l'archivage de mes créations littéraires en ligne. Tous les liens vers les textes de fiction de Karo, (pour l'heure surtout des participations chez coïtus) disponibles au bout de l'index, au son d'un seul clic.

Blog Phase II; page issue du billet "les vouleurs de rire sont bienvenus chez nous" et qui permet de garder le suivi sur l'évolution du site les Carolinades.

Sourciers de l'âme comme son nom l'indique, est une page dédiée à mes sources d'inspiration. Plus précisément, aux citations phares qui guident mes pas et qui apaisent mon âme.

Et en terminant, pourquoi ne pas aussi vous faire revisiter le tout premier billet des carolinades! C'est ici que ça se passe.

ps: vos suggestions, commentaires, feed back et états d'âme sont encore et toujours bienvenus. Bonne navigation!

Karo du 19 janvier (en pleins ébats poétiques et surtout, afférée à la technique, dans les coulisses de sa vitrine d'artiste: Les CAROLINADES.

krédit photo: Karo

Beau soleil

Categories: Clapotis | 7 Comments

Voici enfin venue "LA" journée où je préfère définitivement me savoir à Lyon plutôt qu’à Montréal. Moi qui en décembre dernier quittait le Québec, entre autre pour ne pas avoir à subir les affres de nos foutus hivers Québécois (trente douze pieds de neige en 4 minutes, vents stridents, verglas paralysant, gèle, dégèle, regèle, dégèle à tout bout de champ, essuie-glaces de voiture mourant en pleine tempête, doigts en popcicle, la langue dedans ma bouche prise sur le poteau d’arrêt d’autobus… ETC), la température des dernières semaines y était tout aussi douce qu'à Lyon. Ça me fait une belle jambe tout ça!

Mais voilà qu'aujourd’hui, me  délectant du froid  au Québec revenu,  je suis particulièrement heureuse d'être à Lyon. (sourire taquin et malicieux) Bon, faut dire que partout sur le globe, les changements climatiques sont anormalement inquiétants mais pour le jour, n’y pouvant rien, je me réjouis de mon tour à vélo tandis qu’à Montréal ça chute drastiquement sous la barre des -20.

Permettez-moi alors et pour l’occasion, un grand : Pouahahahaaaaaaaaaaaaaaahahahhahah!!! Puis en coulisse de ce grand rire carolinien; une chaleureuse pensée d'empathie pour vous tous mes amours du Québec frette !

Mais bon, comme quoi tout n'est pas toujours aussi rose qu'on le laisse voir…  également pour vous, une photo prise de ma demeure Lyonnaise avec vue sur les échafaudages des ravaleurs d'immeuble. Ça fait du bruit et c'est voyeur ce truc. Ils travaillent sous ma fenêtre. Je me sens soudainement toute nue pour vous écrire. Vivement que la façade de l'immeuble soit repeinte! Allez frères et soeurs de mon beau pays, vengez-vous maintenant! (sourire)

ravaleurs envahissants

Bon courage! et tout de même, bons sports d'hiver!

Karo du 17 janvier (miss météo gaie)

Collection /1

Collection 1– jour de marché :
(De stand en stand, bruits de foule et d’objets, odeurs, couleurs, textures, végétal, animal, animé, tout s’entremêle…)
 

marché place wilson villeurbanne

Des pommes, des tulipes, du poulet chaud, des endives, des artichauts, du poisson, des crevettes, des moules et autres fruits d’la mer, du pain, du pain long, du pain de blé, de miche, de seigle, du pain, du pain, du pain, toutes sortes de pain, des oranges d’Espagne, du citron d’Espagne, des fraises en janvier, des bananes – mais jamais en France des plantains on ne trouve, que des bananes Côte Ivoirienne et de la Martinique. Mais elles sont où les bananes d’Haïti ? Au Québec? Sûrement. Des poires, des poires, toutes sortes de poires, des kiwis, des habits oups! – c’lui là s’est trompé, il a mis son stand au mauvais endroit, les habits c’est pas sur la Place qu’ils doivent se vendre mais dans la rue –  des fromages, des ronds, des carrés, des mous, des durs, des blancs, des crèmes, des bleus, des noirs, du fromage de chèvre, du fromage de vache, du fromage de mouton, mouton? Brebis… la brebis qui rit, la brebis fine, la brebis à croûte, au lait cru, pasteurisée… pasteur… une église, l’église Ste-Madeleine, l’église Ste-Madeleine de la place Wilson, son curé, son curé qui sonne les cloches pour rapatrier ses ouailles à la messe matinale du dimanche. Mais c’est qu’ils sont tous au marché les ouailles; gavées des yeux et les oreilles ivres des cris venant, des cris évidents, des cris vendant des marchands avides de centimes. « Qui vient faire des affaires chez moi today? 6€ pour 12 verres! » que dit l’un! « Achetez mes tomates!!! » crie l’autre.  Des tomates rouges, des tomates grappe, des tomates de serre, des tomates qu’on sert, des tomates concert; des tomates musicales pour les papilles gustatives.  Du saucisson, du chorizo, des boudins, de la saucisse, des tripes, des tripes d’agneau, de porc, des tripes de cul… euh… de bœuf, de bœuf, oui c’est ça. De la cervelle, de la cervelle écervelée, de la cervelle canut, de la cervelle de porc, langue aussi, veau, pintade, salami, poivrons, salades, salade croquante, salade mesclun, sala… choco? Hum. Choco là! Tablettes de chocolat, kit-kat, pastilles d’Ostie, boisson gazeuse, friandises, friands ils se disent, ils achètent, font de bonnes affaires. Des pommes de terre, des petites, des grosses, des jaunes, des rouges, des rigolotes, des bleues, des… des… ? Un bonimenteur de parfums envahissants, un envahissant bonimenteur de parfums:
 
- Un parfum, deux parfums, trois parfums, donnez votre main madame, essayez. C’est votre mari là? Dites-lui de venir. Il re-succombera à vos charmes, j’en suis sûr. Bonjour mademoiselle, venez, essayez.
 
-Non, merci, ça va, je ne fais que regarder votre agrémentation.

-Vous-êtes Québécoise vous? Amenez-moi au Québec jolie mélodie. Alors madame, ce parfum votre mari succombe?  Un spouich de parfum, deux spouich, trois spouich.

-Non merci monsieur… mais arrêtez!

-Spouich spouich, vous allez sentir bon. Quatre, cinq, six bouteilles, douze, dix-huit pour 20€. Alors vous achetez?
 
(De stand en stand, odeur de foule et d’objets  parfumés à l’eau de bonimenteur, couleurs, textures, végétal, animal, animé, tout s’entremêle désormais à c’t’odeur de parfum…)

Des pommes au parfum, des tulipes synthétiquement parfumées, du poulet au parfum chaud, des endives parfumées, des artich-au-parfum, du poisson qui sent bon, du poisson camouflage. Du parf! Envahissement par le pif. Je suis paf! Je quitte le marché, je bifurque sur une rue transversale. Une rue tranquille sans odeur, sans couleur, sans bruit autres que le bleu du ciel, la fraîcheur matinale et le doux chant des oiseaux. 
 
texte inspiration de Tarkos

Le marché, place Wilson, Villeurbanne 

Karo du 16 janvier (dans le plaisir de la création littéraire. Karo qui envoie tous ses "veux" d'amour et de création à son amie Françoise la sorcière bien-aimée. Joyeux anniversaire ma précieuse.)

krédit photo: Karo, marché de Villeurbanne, place Wilson

Aujourd’hui

 Today j’ai acheté mon billet de train pour Morbihan. Ouais! Super! Je vais retrouver, plus vite que je ne l’aurais cru, mes amies et cousines Bretonnes – les femmes du collectif Univers 9, celles qui étaient venues en voyage culture/entreprenariat au Québec en septembre dernier. Durant mon séjour, j’irai aussi à la rencontre de Mister le webmaster du blog de Poésie érotique et initiateur de ma rencontre avec Marie-Pierre. Puis, peut-être trouverais-je par ailleurs à monter vers Finistère, terre de mes ancêtres. Monter pour Y planter mes pieds, piétiner d’un pas léger et rieur ce que je ne veux plus du passé, piétiner vivement pour mieux ancrer aussi, chemin dansant, ce qui fait toute ma force de vie. Bretagne! Ma terre ancestrale ! Ton sol je n’ai encore jamais foulé. Bretagne! Terre natale de mes aïeuls , ouvre tes bras car vers toi je viens. Pour un instant, t’habiter, toi la source de mes entrailles. 

Today donc, j’ai réservé mon billet de train. Puis tranquillement je me suis laissée bercer par la dolce vitae…  Ai reçu des messages tendres du Québec… D’abord celui de Gaet’s., ma sœur qui m’envoyait plein de bisous et d’amour en direct de ses Laurentides. Suivi pas très loin par Nina la fougueuse et belle âmie. Puis est ensuite venu le courriel de ma grande amie Lann. qui me racontait la fête d’amour qu’elle avait concoctée pour ses enfants la veille au soir.  Il y a aussi eu la bouée, toujours salvatrice et tendre de l’âme-sœur Flo. qui est venue, de non loin précédée par les vœux sincères de sa sœur adorée Jo.  Et comme une cerise sur le gâteau ou plus précisément comme des milliers de papillons roses et  doux soufflant sur les voiles de mon petit bateau – la belle surprise, celle d’I. Siolgnal qui m’envoyait ses berceuses vaillantes à la lumière du feu de camp de son île d’amour.  Entourée de tout cet amour, je ne peux qu'avancer le pas léger. 

Today j’écoute Joan Baez et sa voix céleste. Today je ris encore beaucoup avec D.Un peu plus tôt today aussi, j’ai écossé de la grosse fève pour préparation du délicieux dîner à venir. Tous plein de petits pois verts joyeux sont sortis du ventre des haricots au contact de nos mains éventreuses.  

Today c'est lundi et j'écris "aujourd'hui" "today" parce que ça s'écrit plus vite. Heureusement que le mot "cil" est et sera toujours plus court à dire et à écrire que "eyelashes". Ainsi, le peuple francophone que nous formons dans une mer Nord Américaine anglophone subsistera. Today c'est lundi et le lundi est inscrit dans mes gènes comme un jour gris. Même lorsqu'il fait soleil. Heureusement donc que la vie brille, même sous le gris, cela à travers D., Gaet's, Nina, I. Siolgnal, Lann, Flo, Jo, Baez, Marie, Yann et tous les autres, de passage ici. Tous les autres qui avec moi partagez ce moment d'écrits, ce moment inscrit, là simplement pour ce qu'il est: today le présent, je dis: présente!

 En attendant de vous envoyer la suite de mes délicieuses françaiseries et autres poésies aventurières.

Bon lundi à tous et toutes.fenêtre ouverte sur le soleil

Karo du 15 janvier… tranquille à faire de son quotidien simple une fête de l’instant; un présent emballant. 

ps: tous les liens sortant sont accessibles en cliquant sur les mots clés en couleur orangé.

crédit photo: Karo -fenêtre du refuge de l'auteur.