Françaiserie /3
La capsule culturelle et humoristique de Karo – exploratrice de la rencontre Québec/France. Comme tant de petits pots de confiture qu'elle concocte chaleureusement, Karo capte de délectables moments de son quotidien en sol français; moments qu'elle agrémente de sa plume sucrée et qu'il lui fait plaisir de vous partager ici même. Suggestion de dégustation: Ouvrir, lire, se délecter.
Menu pigeonnier
Lors d’une récente balade dans le vieux Lyon, D. et moi pénétrons au cœur même de l’endroit le plus chic et le plus cher du coin ; le restaurant de l’hôtel La Cour des Loges. En principe, personne n’a le droit d’entrer à moins d’être client. Mine de rien, D. et moi jouons les touristes intéressés par une chambre et un repas. Puis, pour le plaisir de se tenter les papilles, espérant que la salive montante de notre imaginaire nous séduise à ce point qu’on en oublie les prix exorbitants, nous feuilletons le menu. À ma grande surprise, que ne découvré-je pas dans la catégorie : plat de haute gastronomie? Le pigeon! « pouahahaaaaaaa » que je m’esclaffe! Oui messieurs dames, le pigeon!
Karo : « Des pigeons?! Ouash! Il en court toutes les rues, et à Montréal c’est l’oiseau le plus microbien qui existe… tu réduis ça à l’état de p’tite purée ou mieux, en concentré de poudre de pigeon et tu es prêt pour une guerre bactériologique efficace et pas chère pantoute! C’est censé être de la fine cuisine ça?! » que je chuchote avec ferveur à D.
Et lui de me répondre : « Mais non Karo. Ce n’est pas du pigeon de ruelle mais bien du pigeon d’élevage. Un plat très recherché en fait. »
D’accord… ce ne sont pas les pigeons-malpropres-et-engraissés-aux-restants-de-table-de-restos-de-la-ville-et-à-l’urine-de-chat-des-ruelles-du-vieux-Lyon. Mais tout de même, avouez qu’une fois l’imaginaire activé, vous ne pouvez plus l’arrêter. C’est comme les légendes urbaines de Montréal qui veulent que les restaurants chinois servent du chat dans leur buffet!
Et à bien y penser, vu les prix pratiqués, je me demande où il est le vrai pigeon… Assis sur la chaise ou dans l’assiette, déjà plumé?
Bon appétit!
Karo du 23 janvier (le bonheur accro dans le ventre)
Krédit photo: la courageuse Karo en safari dans la ville de Lyon. Pouahah
commentaires fermés 15 juillet 2007 pour cause de spams
?????……je ne sais pas trop, je pense que je dirais assis sur la chaise, mais il y a aussi que je suis une fanatique des plumes,oui je l’avoue je trippe sur les plume dailleur j’ai l’intention d’avoir une robe de marié un jour fait de plumes!.Hihihiiiii…..Ouf!,,je dois me calmer…Bon et bien je t’embrasse et salut la France pour moi,tu me garderas quelques plumes pour mettre sur ma robe,peu importe la couleur…Dianexox
janvier 23rd, 2007 at 10:49 amOuf moi c’est ATCHOUM !! que je dirais pour la robe en plumes !! hihihi
janvier 23rd, 2007 at 12:15 pmEt pas question que je mange du pigeon…
Y’a un gars gardien de stationnement tout près de la galerie où je bosse et il leur donne à manger à tout les jours… pas un vieux grand papa où une mémé oiseau non non, un grand gaillard dans la jeune trentaine je dirais… alors quand je traverse le stationnement, tous ces petits amis l’entoure près de sa cabine et lui souhaite le bonjour !! Je trouve ça touchant à chaque fois la relation qu’il a avec ses pigeons… Je dis “ses” je crois pas qu’ils lui appartiennent, ils sont libres les pigeons !!! Libre de chier où bon leur semble pour certain et libre de faire sourire le coeur avec tendresse pour d’autre… mais une chose est sûr pas dans mon assiette !!!
Salut la France, salut Lyon.. Salut belle amie !!
Smack smack xx
Non, une fois que tu as eu l’image, il est impossible de se laisser tenté, autant bien élevé fut le pigeon que l’on aurait pu mettre en assiette. Yark!
Merci d’être passée chez moi, sans cette visite, je n’aurais jamais découvert ton magnifique univers. Je reviendrai pour sûr!
janvier 23rd, 2007 at 12:45 pmSalut Chère Cousine,
Justement parlant de pigeon, j’ai une copine chinoise avec qui je travaille qui nous faisait remarquer dernièrement que personne ne chassait le pigeon au Québec. Chez elle, en Chine, c’est aussi un met très recherché. En tout cas, recherché ou pas, je passe mon tour pour ce met…
Et je crois que vais être sur mes gardes si jamais cette copine vient chez-moi, de peur qu’elle ne voit autre chose en mon chat qu’un gentil petit animal de compagnie!
Merci de mettre un sourire dans mon heure de lunch avec tes “savoureuses” anecdotes!
Nancy
janvier 23rd, 2007 at 1:24 pmXXX
Yé souis morte dé rrrrirres !!!!! Cré Karo.
janvier 23rd, 2007 at 5:27 pmOk, des pigeons… avec du pain sec ou avec des larmes de clocharde?
Salut la belle Karo! Je viens de me tapper 3 de tes textes de suite et je trippe. Je pourrais dire que malheureusement j’ai pris un temps fou à lire tes textes et que j’en ai manqué plusieurs qui devaient tous être aussi bons mais je vais plutôt opter pour mieux vaut tard que jamais. Je d’écouvre ma soeur la poête, l’écrivaine et je te trouve belle. J’aime ta façon de décrire les choses, j’imagine facilement tous les endroits que tu visite. Désolée si il y a des fautes. Ta soeur qui t’aime xxxx
janvier 23rd, 2007 at 7:48 pmJ’ai la grande chance d’habiter à la campagne .
janvier 24th, 2007 at 9:00 amTous les ans , nous donnons quantités de graines diverses aux oiseaux de dehors .
On est récompensé mille fois par le plaisir de les voir manger , de les observer , d’admirer les si différentes variétés …
Et ce ne sont pas des oiseaux d’élevage !!!
Je vous souhaite une belle journée .
J’ai deja mange du pigeon… sans le savoir.
J’aurais prefere y avoir goute dans un restaurant d’hotel de luxe en France que dans un genre de snack-bar de coin-de-rue au Caire mais (encore une fois je ne savais pas ce que s’etait).
Mais, pour les interesses je suggere la suivante recette de Pigeon aux Chou.
Ingrédients :
4 pigeons (de preference pas ceux de ruelles et de pisse de chat)
1 chou vert (600g)
1 oignon
120g de jambon blanc
3 cc de margarine
sel, poivre
2 citrons verts
Sauce :
20cl de fumet de viande
1 cc de Maïzena
2 cc de moutarde forte
4 cc de crème fraîche allégée
Recette :
Lavez le chou, ôtez le trognon et émincez-le finement.
Epluchez l’oignon et coupez-le en rondelles.
Détaillez le jambon en dés.
Dans une cocotte, faites fondre la margarine.
Ajoutez l’oignon et faites-le fondre 5 minutes à feu doux en remuant.
Ajoutez les dés de jambon et le chou. Bien mélangez et faites cuire à couvert 10 minutes.
Pendant ce temps, faites cuire les pigeons pendant 60
minnutes.
Dans une casserole, versez le fumet de viande, la crème, saupoudrez de maïzena.
Salez et poivrez et bien mélangez.
Faites bouillir et réduissez d’1/4 tout en remuant. Ajoutez alors la moutarde, laissez mijoter 3 minutes.
Disposez les pigeons sur un lit de chou, le jambon et nappez de la sauce moutarde.
Degustez
janvier 24th, 2007 at 9:33 am@ Cam… bienvenue! Merci de ton comm. et de ta visite. À bientôt, chez vous ou chez nous.
@autres charmants lecteurs, je vous reviens bien vite.
janvier 24th, 2007 at 9:59 am@ Diane… es-tu calmé là ? (sourire). L’idée de la robe me plaît bien. Je dirai au cuisinier du restaurant chic, La Cour des Loges, de garder les plumes des pigeons lors du déplumage. Puis je t’en ferai une robe sans problème;) Elle sera grise, verte, bleu et rose chatoyante. Bisous de folle à une encore plus folle.
@ Kymots… merci pour l’envolée (hhihihi comme ton texte) à plumage pigeonnier. C’est beau la poésie du quotidien où l’on voit des personnages grandeur nature. Comme ce mec que tu décris. Seul bémol… je ne comprend pas qu’on nourisse encore et toujours les animaux. C’est comme pour les écureuils ça! On habitue les bêtes à se dénaturer, à ne plus chasser, ne plus vivre de ce que la nature offre. Mais bon, y’a pire que les pigeons et il faut dire que de toute manière, ils sont déjà loin de la nature, entourés d’asphalte et de monoxyde de voiture eh! Donc laissons à ton type, la poésie de son quotidien, oublions ma montée de lait et n’en conservons que la réflexion… hihihihi Car les pigeons, ça passe encore mais quand c’est rendu qu’on nourrit les ours noirs au May-West, y’a un problème qq part. Sur ce, merci pour le tableau vivant.
@ Cam… déjà répondu:) mais encore merci pour la savoureuse répartie. Habile comme un joueur dans une ligue d’impro!
@ Nancy… Dieu que j’aime ça savoir que je mets un sourire dans tes heures de lunch… ça me fait sourire à mon tour. Merci pour ton anecdote à toi aussi. C’est trop drôle de savoir qu’on mange aussi du pigeon en Chine. Espérant par ailleurs que ta copine ne prenne pas ton chat pour autre chose qu’un animal de compagnie oui ahahahah. Rire taquin et affection pour la culture chinoise eh! Ça reste des légendes et rien d’autre.
@ Nina… contente qué tou soit morte dé rire. Cela dit… ta question est toute poétique. J’ai l’image bien en vue. J’opterai pour le pain sec. N’aimant pas les clochards tristes, ou plutôt l’idée que ça puisse exister.
@ GAET’S, ma soeur, comme il me fait chaud au coeur de trouver ici, un commentaire de toi. Et tu fais bien d’opter pour “mieux vaut tard que jamais” c’est plus sain et astucieux comme habitude alimentaire de l’âme hihihihi. Ça me fait vraiment chaud au coeur de savoir que tu aimes me lire. Ta reconnaissance à l’égard de ma plume me va droit au coeur. Je t’aime. Prend soin de toi, un jour à la fois. Karoxx
@ Jean… bonjour Jean. Je vous imagine très bien entouré de tous ces oiseaux. J’adore la campagne pour cela. J’ai d’ailleurs plusieurs textes écrits sur mon blog au fil de l’année 2006 et qui en témoignent. Le spectacle tant auditif que visuel des oiseaux est pour moi une expérience haute, belle et grande. Je ne peux donc qu’abonder en votre sens. À ce sujet, Bobin, dans ses écrits, parle souvent des oiseaux avec beaucoup de sensibilité et de merveilleux. Si cela vous dit. Le bonjour à vous aussi.
@ Vie-King! Mon King à moi. Mon King de l’humour. Merci pour ton originale participation aux Carolinades. Au fait, est-ce une vraie recette? Et autre question… reste t-on marqué d’avoir un jour mangé du pigeon à son insu et de surcroit dans un snack-bar de coin-de-rue au Caire ?
janvier 25th, 2007 at 12:23 pm