La tournée des Cafés /2
Journal Globe-trotter du Mardi 16 janvier 2007
Les ravaleurs d’immeuble sont de plus en plus envahissants. Comme dans un mauvais film de série-B où les bestioles (guêpes, rats, fourmis, mouches, sauterelles) envahissent la ville et s’infiltrent dans tous les coins et recoins – impossible de stopper le fléau – les travailleurs entourent le bâtiment telles de démentielles coquerelles urbaines. Ils sont à toutes les fenêtres et leurs machines hurlent au soleil du petit matin. Je dois sortir. Impossible de déjeuner tranquille. Non seulement y’a les bruits, mais les travailleurs sont à hauteur de tout voir à travers les fenêtres.
Sac-chameau-de-Fred-sur-le-dos, pomme en bouche, je pars donc et marche à la conquête d’un café sympathique qui saurait abriter ma paix le temps du p’tit dej. Chemin faisant, je vois : le Café de la Gare. J’hésite. Belle devanture et plaque commémorant l’activité littéraire prolifique d’anciens auteurs Lyonnais en ces lieux. Hum… ce pourrait être intéressant. Je continue tout de même ma route mais rien d’autre devant. Je rebrousse donc chemin. J’entre. Au Café de la Gare. Jolie déco. On m’invite à m’asseoir et très vite je me rends compte que le p’tit dej n’est pas une spécialité. Ici, on sert surtout le déjeuner-dîner (au Qc : dîner, souper). « Même pas un p’tit pain au chocolat madame? » que je demande à la patronne. « Ah non, que du pain. Ou des pâtisseries, si vous préférez ». Comme toujours en pareille situation, d’entrée de jeu je me sens mal à l’aise et coincée. J’hésite, je réfléchis, sourire aux lèvres pour cacher ma gêne.
Dialogue interne : (Je ne veux pas une pâtisserie, je veux p’tit déjeuner. Et surtout pas un morceau de pain avec rien dessus – je n’ai pas encore intégré cette pratique française du café/toast au beurre le matin moi. À vrai dire, je ne crois pas l’intégrer un jour. Je trouve ça fade le matin, du pain et du beurre. Bon ! Déjà trop réfléchi) - tout cela pensé rapidement, de crainte de faire perdre son temps à la dame.
Oui je sais, c’est complètement absurde mon truc! Je suis seule dans ce café, je suis seule et par conséquent, celle qui pour l'heure fait vivre le commerce de la dame. Mais je me sens mal, inadéquate, dérangeante. (Ridicule Caroline, tu me fais rire). Elle n’est pourtant pas si bête, la patronne du Café de la Gare. Un peu expéditive, soit. Mais justement, raison de plus pour m’affirmer, prendre mon temps et ne pas me laisser envenimer par son attitude.
Mais comme souvent, mal à l’aise avec mes questions, avec ma requête et, dans ce cas précis, avec mon goût de partir chercher un autre café où l’on sert selon l’envie de ma panse, je reste sagement (allez-y, pensez : « bêtement ») assise et l’air incertain, je commande une pointe de tarte aux pommes. Elle arrive toute froide, trop froide, à côté d’un grand café (j’avais commandé un grand-crème, mais la dame n’a pas compris, alors elle m’a apporté un grand café noir). Je n’ose pas lui demander de réchauffer la pointe de tarte (je suis cliente mais non apte à m’affirmer), je n’ose davantage lui dire que j’avais demandé un grand-crème.
Bon, bon, bon, amis lecteurs, rassurez-vous, je ne suis pas toujours dans cet état de mal-être, fort heureusement. Pouahahhaha!!! Les gens qui me connaissent savent d’ailleurs que je sais bien me défendre, que ma langue maternelle, mon parlé cru françâ-canayien n’est pas dans ma poche mais bien dans ma bouche, dans mon cœur, dans mon ventre et mon accent, bien sûr. Mais, l’humain étant complexe et rempli de paradoxes, y’a des jours où je suis plus fragile, moins avenante, moins disponible, l’âme craintive. Y’a de ces jours où j’ai le sentiment de devoir m’excuser d’exister. Et ces jours-là, on me demanderait de payer pour l'air que je respire, je serais « presque » prête à mettre la main à la poche. Sentiment pas très agréable à ressentir vous en conviendrez …
J’avais d’ailleurs saisi et conscientisé cet état de mal-être épisodique, il y a quelques années, alors que je lisais une entrevue avec Macha Limonchik et qui exprimait à peu près ceci. En ses mots (de mémoire), elle disait : « C’est difficile de vivre en t’excusant toujours de le faire. En ayant le sentiment de devoir toujours t’excuser de vivre. »
Ces propos avaient alors allégé mon sentiment de mal-être. Comme si dans l’expression de Macha Limonchik, je trouvais l’écho de ma propre réalité. Et comme si, en prenant conscience de cet état, je pouvais commencer à m’en défaire. Telle une veille peau de serpent, laisser derrière ce non-amour de moi pour commencer à muer en femme affirmée.
Depuis cette prise de conscience, j’ai bien sûr cheminé… Mais il y a de ces jours où j’y retombe, à ceci près que je refuse maintenant d’y broyer un (café) noir sans fin. Ainsi ce matin, faute de savoir exprimer mon besoin à la dame et, au lieu de m’en flageller inutilement l’esprit, j’ai respiré dans cette nouveauté qu’était le « café-pommes aux noir-tarte froide », comme dans quelque chose de bon. J’ai dit « oui » à la tarte aux pommes à la place du pain au chocolat, « oui » au café noir à la place de mon café au lait, « oui » à mon incapacité du jour à m’affirmer. « Oui » à ma panse qui avait faim et « tant pis » à ma déception. Ben figurez-vous donc que par la grâce de cet état d’ouverture, la dame du Café et moi avons fraternisé sur la vie. Du coup, je me suis sentie chez elle comme chez moi !
(À ce sujet d’ailleurs, un prochain billet offrant la profonde et é-mouvante réflexion de D.)
Et vous, vous arrive t-il de vous sentir inadé-coi ? Par exemple lorsque vous allez dans un nouvel endroit que vous ne connaissez pas? Ou ailleurs, autrement ?
Ps : Le Café de la Gare n’est toutefois pas devenu « the » Café. À suivre donc, dans un prochain épisode de Karo et la tournée des Cafés.
Karo du 18-19 février & L'art de créer une brèche de lumière au milieu d'un café noir de tourmente!
krédit photos: Karo
16 Comments
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Etonnant ce café de la gare qui ne propose pas de viennoiserie !
Vu ses manières accortes, tu aurais dû lui demander si, une prochaine fois, tu pouvais apporter ton pain au chocolat acheté à la boulangerie… M’étonne qu’elle aurait dit non dans la mesure où ils n’en propose pas…et que tu t’y sentais bien…
Si je me sens inadéquate ? Voyons voir…oui ! dans une boucherie : je demande un morceau de viande, je ne sais absolument pas dans quelle partie il faut la demander, alros je dis “tendre / pas de nerf” et je rajoute d’uen voix toute inquiète : et combien de temps il faut pour la cuire ? Patient, le boucher me donne le temps, els degrés et je sors mon calepin avant d’avoir oublié !
février 19th, 2007 at 9:08 amxcuse pour les inversions de lettres…je veux taper trop vite !
février 19th, 2007 at 9:09 amBon, c’est plate à dire, mais je suis content que t’ais pas trouvé ton café encore, ça me permet d’espérer à une autre de tes aventures en quête du déjeuner idéal.
Pour l’affirmation, depuis que j’ai un enfant, je suis plus incisif, plus exigeant qu’avant, parce que je ne le fais pas pour moi, mais pour mon fils. Je recherche la meilleur qualité pour lui, et ils sont mieux de me la donner parce qu’ils pourraient bien voir une tempête électrique devant eux.
février 19th, 2007 at 10:05 amEt bien ma réponse à ta question va être simple: moi c’est tout l’inverse ! J’adore justement les cafés, faire de l’humour sur la commande aussi, et les serveurs(ses) aiment çà en général, pour moi au contraire ce sont des lieux où l’on prend soin de vous et il faut en profiter !
Je n’irai pas jusqu’à dire que ta difficulté à t’affirmer influe sur la qualité de ce qu’on te propose, les cafés français n’ont pas un choix aussi étendu qu’à l’étranger, encore que patisseries signifie bien aussi pain au chocolat parfois non?:-), mais … c’est vrai que les petits déj dignes de ce nom comme ceux qu’on prend dans les pays germaniques et au Québec apparemment, il faut se lever tôt pour les trouver…ou alors aller prendre des brunchs , plus coûteux .
Se trouver inadéquat(e) , je ne sais pas si çà dépend des endroits, je crois que c’est en dedans de soi, çà ne m’arrive jamais de me sentir mal à l’aise dans des endroits publics , en revanche je l’étais bien plus jeune, je crois que l’on change , et moi j’ai changé le jour où j’ai pris du plaisir et compris que les gens viennent énormément à nous quand nous montrons que nous existons, mais pour tout çà, à mes yeux, il ne suffit pas de lectures, il faut l’éprouver, le vivre, en bref, savoir exactement là où et pourquoi quelque chose peut avoir du mal à exister…
P.S: à Paris on a refusé que je mange une sandwich dans un café avec quelqu’un avec qui j’étais : , et sans le sourire, et le pire on ne nous servait pas(çà c’est interdit en théorie) , alors ce que nous avons fait: on l’a mangé quand même notre sandwich et on est partis sans consommer …
février 19th, 2007 at 10:27 amMmmmmmmm.. Ça sent le café jusqu’au Québec!..Et à force de me parler de café tu m’as redonné le gout d’y gouter, mais la différence maintenant c’est que je le déguste, j’en jouïiiiiiiiii….presque!!..Hihiii… Bonne route sur le chemeni de la découverte du meilleur café!!!!!!!….je t’embrasse…..xox
février 19th, 2007 at 10:38 amet bien oui ça m’arrive souvent de me sentir inadequat , il suffit que je me sente de travers ou que les gens soient aggressifs mais la plupart du temps je décide de me trouver bien et j’arbore un gros sourire prêt à trouver tout le monde sympa , si le désagrément persiste le tauraux que je suis regrette de ne pas être sur un stade de rugby et de plaquer les indélicats hargneux ,
février 19th, 2007 at 3:57 pmquand j’étais jeune j’étais très mal à l’aise en dehors et tout doux en dedans !
enfin bonjour !
@ Wictoria… j’aime bien ton exemple de boucherie:) Dans la viande, ça doit être pire qu’ailleurs. (rires) Moi je ne m’y connais guère plus que toi dans ce domaine. Mais si le boucher est patient et sympathique, ça aide à garder le sourire:) Pour ce qui est du Café de la Gare… j’aurais en effet pu, aller à la boulangerie du coin pour acheter un pain au chocolat… mais ce n’est pas dans mes habitudes encore de faire ainsi.
@ Cam… adorable Cam! Je craque. Tu me motives pour la suite de “la tournée des cafés” et pour ta réponse à ma question, elle me touche. C’est beau de voir l’affirmation de soi naître à travers l’amour que l’on porte à ses enfants. Je t’y vois bien en tempête électrique hihihihih…
@ Céline… dans la fenêtre suivante, la réponse:)
@ Diane… j’arrive, prépare le ton bon café chaud et excitant:) Peut-etre je dois revenir au Québec pour ce café extra chouette?
Bisous tendres.xx
@ aloredelam… bienvenue…
Très intéressant partage que le vôtre merci. Je suis d’accord avec vous pour dire que le gros-sourire-prêt-pour-la -sympathie est une arme redoutable contre l’agressivité… et que parfois, malheureusement, la hargne subsiste quand même. Ça prend alors une sacré dose de courage et une tonne de sourires de plus dans son sac pour ne pas céder… Et pour le stade de rugby, faute de ne pouvoir y être à volonté pour plaquer les indélicats-hargneux du quotidien… plaquez-les dans votre imaginaires et riez ensuite dans votre barbe! Bons plaisirs à vivre adéquatement avec votre intérieur:) et vos sourires gros qui finiront bien par réfléter sur le monde extérieur.
février 19th, 2007 at 4:19 pmAmusant la photo du petit dico breton à côté du café, dans ta note sur les cafés… parce que le hasard qui t’a conduit à faire ce choix recouvre une réalité: pendant longtemps la majorité des bars dans le quartier Montparnasse, à Paris, étaient tenus par des Bretons. Pour la simple raison que les Bretons débarquant dans la capitale pour s’y installer arrivaient par la gare Montparnasse.
Inadéquat ? J’imagine que ça arrive à tout le monde, de temps en temps. Tu fais juste partie de ceux qui ne craignent pas de le reconnaître. Il y a… quelques années, quand j’ai été nommé délégué pour représenter mes camarades de terminale durant les conseils de classe, tout ce que j’ai réussi à faire, c’est de m’aliéner la sympathie de mon professeur de philo parce que je la contrais sans cesse. Et du jour au lendemain, elle a trouvé mes devoirs très mauvais.
février 19th, 2007 at 4:31 pm@ Céline… POUR TOUTE RÉPONSE, LIRE EN MAJUSCULE ENTRE TES LIGNES
Et bien ma réponse à ta question va être simple: moi c’est tout l’inverse ! J’adore justement les cafés, faire de l’humour sur la commande aussi, et les serveurs(ses) aiment çà en général, pour moi au contraire ce sont des lieux où l’on prend soin de vous et il faut en profiter !
RECTIFICATION ET PRÉCISION, SI BESOIN IL Y A: JE N’AI PAS DIT QUE JE N’AIMAIS PAS LES CAFÉS, PAR EXTENSION À MA PRÉCISION, NON PLUS QUE J’ÉTAIS TOUJOURS MAL À L’AISE LORSQUE J’Y ALLAIS… SINON JE N’IRAIS PLUS
ALORS TOUT COMME TOI, J’AIME BIEN FAIRE DE L’HUMOUR DANS LES LIEUX PUBLICS, RESTOS, CAFÉS ETC. MÊME À LA FNAC OÙ IL M’ARRIVE DE SORTIR LES COMMIS DE LEUR BULLE PAR DES BONJOURS SYMPATHIQUES.
DE PLUS, J’AIME AUSSI ÊTRE SERVIE ET DAVANTAGE LORSQUE JE SENS QUE LE COMMERÇANT AIME SON BOULOT ET LES GENS. MAIS IL EST VRAI QUE LORSQUE JE SUIS SEULE À UN CAFÉ ET DE SURCROÎT PAR UNE JOURNÉE OÙ JE ME TROUVE DANS UN ÉTAT VULNÉRABLE POUR X, Y, Z RAISONS (CAR Y’A DE CES MOMENTS PARFOIS DANS LA VIE N’EST-CE PAS?) ET QUE LE COMMERÇANT EST BÊTE… ET BIEN LÀ, ÇA NE MARCHE PAS. SINON ET EN GÉNÉRAL.. SORTIR EST POUR MOI UN PUR DÉLICE… TELLE UNE GAMINE JE VEUX GOÛTER À TOUT ET PREND PLAISIR À ÉCHANGER AVEC LE SERVEUR OU MES COPAINS VENUS AVEC MOI. TU TE SOUVIENS D’AILLEURS DU PUB IRLANDAIS DANS LE VIEUX LYON OÙ J’AVAIS PRIS UNE PHOTO AVEC LE BARMAN ? (RIRES)
Je n’irai pas jusqu’à dire que ta difficulté à t’affirmer influe sur la qualité de ce qu’on te propose
IL ME SEMBLE NE PAS AVOIR DIT CELA NON PLUS?
les cafés français n’ont pas un choix aussi étendu qu’à l’étranger, encore que patisseries signifie bien aussi pain au chocolat parfois non?:-), IL ME SEMBLE MAIS BON:) mais … c’est vrai que les petits déj dignes de ce nom comme ceux qu’on prend dans les pays germaniques et au Québec apparemment, il faut se lever tôt pour les trouver…TOUT À FAIT… ON DIRAIT BIEN QUE OUI. ou alors aller prendre des brunchs , plus coûteux .
Se trouver inadéquat(e) , je ne sais pas si çà dépend des endroits, je crois que c’est en dedans de soi,
POUR MOI, JE DIRAIS QU’IL Y A UNE INFLUENCE ENTRE LES DEUX, SOIT UNE INFLUENCE DE L’INTÉRIEUR VERS L’EXTÉRIEUR, VICE ET VERSA. MAIS SI ÇA NE VA DÉJÀ PAS TRÈS BIEN À L’INTÉRIEUR DE SOI (Y’A DE CES JOURS N’EST-CE PAS?!) ET QUE LE COMMERÇANT EST BÊTE COMME SES DEUX PIEDS, ÇA N’AIDE EN RIEN L’ÉTAT INITIAL ET IL FAUT ALORS ÊTRE SACRÉMENT OUTILLÉ POUR FAIRE ABSTRACTION DE LA BÊTISE ET RESTER LÀ, LIBRE ET HEUREUX DANS SON RESSENTI. ENCORE QUE JE PENSE TRÈS SINCÈREMENT QU’ON PEUT TOUJOURS RENVERSER LA VAPEUR… OU CHANGER DE LIEU SI ÇA NE FAIT PAS… CAR ON A TOUJOURS LE CHOIX ET LE POUVOIR DE SE LAISSER BOUFFER PAR LES ÉVÉNEMENTS DE LA VIE OU NON.
VOILÀ POURQUOI L’ESSENTIEL DE MON MESSAGE DANS CE TEXTE C’EST CELA:
DIRE “OUI” À LA VIE. CE QUI SIGNIFIE DIRE OUI À CE QUE TEMPORAIREMENT L’ON SE CROIT INCAPABLE DE CHANGER.
S’EXPRIMER ET S’AFFIRMER EST HISTOIRE D’UNE VIE. L’ART DE LA COMMUNICATION EST TRÈS FASCINANT ET RICHE D’EXPLORATION. POUR MOI ENTOUCAS ET CE, DEPUIS TOUJOURS DANS UNE QUÊTE DE MIEUX ÊTRE EN RELATION AVEC LES AUTRES.
çà ne m’arrive jamais de me sentir mal à l’aise dans des endroits publics , en revanche je l’étais bien plus jeune, je crois que l’on change , et moi j’ai changé le jour où j’ai pris du plaisir et compris que les gens viennent énormément à nous quand nous montrons que nous existons BEN TU NE TROUVERAS PERSONNE ICI POUR TE CONTREDIRE. DU MOINS PAS MOI
JE SUIS TOUT À FAIT D’ACCORD AVEC TON PROPOS , mais pour tout çà, à mes yeux, il ne suffit pas de lectures, il faut l’éprouver, le vivre, en bref, savoir exactement là où et pourquoi quelque chose peut avoir du mal à exister…
BIEN SÛR… ÇA REVIENT À DIRE QU’IL N’Y A RIEN DE MIEUX QUE D’EXPÉRIMENTER SOI MÊME LA VIE POUR BIEN LA SAISIR ET APPRENDRE À SE CONNAÎTRE.
P.S: à Paris on a refusé que je mange une sandwich dans un café avec quelqu’un avec qui j’étais : , et sans le sourire, et le pire on ne nous servait pas(çà c’est interdit en théorie) , alors ce que nous avons fait: on l’a mangé quand même notre sandwich et on est partis sans consommer …
EN ESPAGNE ON VOULAIT NOUS FAIRE PAYER DES POMMES DE TERRE ET QUELQUES TRANCHES DE JAMBON QUELQUE CHOSE COMME 42EUROS. ON A EXPRIMÉ NOTRE MÉCONTENTEMENT AU VENDEUR PUIS ON LUI A REMIS LA SOMMES QU’ON CROYAIT ÊTRE CELLE RAISONNABLE POUR LE DIT PLAT.
;)
février 19th, 2007 at 4:41 pmOulah !! Je ne m’attendais pas à une réponse aussi détaillée !
Oui oui j’avais bien compris que tu n’avais rien contre les cafés.
(de l’humour à la fnac, çà çà m’arrive bien moins, je leur dis plutôt ce que je pense sur leurs files d’attente … )
Les commerçants cons, c’est vrai que moi ils ne me donnent qu’une envie: partir, cf le serveur à Paris dont on s’est finalement payé la tête ( pourtant je n’étais pas dans un jour de positif intérieur là… ) parce que refuser de servir çà ne se fait pas.
Non tu n’as jamais écrit que cette difficulté à affirmer ses choix dont tu parles influait sur l’état d’esprit de la serveuse, moi non plus,c’était une tournure que j’employais.
Bien sûr qu’il y a des jours où on ne vit pas très bien les choses à l’intérieur de soi, des jours qui peuvent durer des mois d’ailleurs,et un jour s’éclaircir, perso fréquenter les cafés de Lyon m’a toujours apporté gd plaisir, aujourd’hui ce sont avant tout ceux de Paris que j’affectionne, ou d’ailleurs d’ailleurs…
Oui oui je me souviens tout à fait de la photo au pub irlandais .
Bah si tout çà débouche sur une discussion extérieur/intérieur, moi ce que j’en dis, c’est que le top c’est qd les deux sont réunis.
En Espagne en revanche moi çà m’est revenu à rien du tout, je me suis goinfrée pour 7E et quand je dis goinfrée, ce soir là, je n’exagère pas, de VRAIES tapas ( bien plus consistantes que celles de ST-Jean
).
Et pour terminer, je n’aimerais pas être serveuse, je crois que j’enverrais tout le monde bouler, et je déteste çà, envoyer bouler …
Bref, pour vivre heureux vivons affirmés, bien entourés,et au café!
février 19th, 2007 at 5:35 pm@ Céline… sourire pluriel:) Hum… des tapas dans un resto d’Espagne, vendus par un mec qui aime son travail, durant une journée où tu pètes la forme! Que demander de mieux?
Que le mec soit séduisant et qu’il te drague? Pouahahahha!!! Serveuse bouleuse toi? Hihihi… tu en feras un bon personnage de théâtre.
:)
février 19th, 2007 at 6:52 pmTu ferais mieux de te mettre au thé ou au chocolat. Il existe même du thé au chocolat pour les gens qui n’arrivent pas à se décider.
février 19th, 2007 at 8:39 pmChère lectrice fidèle, quelle réflexion adéquate… justement. Tes mots résonnent, surtout cette excuse qui est la mienne, dont je me libère de plus en plus chaque jour (vive le CRAM Hahahhaha)… Et ce mal-être que tu communiques avec pourtant tellement d’humour laisse envisager un réel bien-être, malgré tout
février 20th, 2007 at 10:44 amet pourquoi pas un manuel de basque d’abord ! j’adore la bretagne aussi et ça reste la cote atlante !
février 20th, 2007 at 2:56 pmet si on la traverse on se retrouve avec les baleine dans le saint laurent à discutailler le ventre en l’air à éructer des jets de fontaine et humer une crèpe au syrop d’érable ,
le top c’est de manger grec sous la glace de Montréal t se optimystificarburantariser à l’ouzo devant un film d’ozu ( fastoche celle la )
j’étais à lyon y a pas longtemps , enfin 6 mois déja en week end d’amor et j’ai trouvé les croissant humm succulents
buenas noches !
@ Butineur… merci pour les deux succulentes tranches; histoire et de vie:) + ajout bonus: sagesse.
@ Jode… de plus en plus drôle. Je connais bien le thé au chocolat. C’est délicieux.
@ La pie… comme c’est bien dit. Merci. Ta présence chaque fois m’enchante.
@ aloredelam… merci pour ce tour du monde en quelques mots:)
février 21st, 2007 at 8:13 am[…] des odeurs, des couleurs et saveurs du marché, de la vieille ville, de la presqu’île, des cafés et des pigeons français, de ma Bretagne, de mes ami (e) s,à la Croix Rousse et partout ailleursdes sourires reçus, Lyon, Provence, Suisse et cie.de la Tête d’Or, de la grâce et des larmes de joie, des bouquins découverts, des musiques reçues, des mots et maux partagés, es apprentissages vécusdes rencontres riches et et et…Etc. […]
mai 9th, 2007 at 8:24 am