Festiv’Elles de joie

Tel que promis, voici  pour ceux et celles qui commençaient à montrer des signes d'impatience :)   un billet sur mon 2e séjour en Bretagne. Enfin donc, je trouve le temps de vous partager des images et des mots au sujet de ce mémorable festival au coeur de la créativité et de l'entrepreneuriat au féminin.

Courte visite guidée, gracieuseté: Les Carolinades
Pour le tour complet, il fallait y être, sur place! Mais ce n'est que partie remise, en février prochain pour la 2e année du Festiv'Elles.

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Fenêtre ouverte sur le monde…
Bienvenue en la chaleureuse Bretagne 
En le Finistère… ma terre mère.

fenêtre ouverte sur la Bretagne

Après 7 heures de voyagement en train,
parvenue à ma destination  gare de Lorient…

Je n'avais pas aussitôt mis le pied à terre

pris  dans mes bras Marie-Pierre
qui malgré l'heure tardive (23h00) de mon arrivée m'attendait avec grande joie;
dormi quelques heures dans le pittoresque village de Baud
et au lendemain  sur les lieux de l'événement  
m’étais, dès le levé du soleil, mise à la fabrication de mon kiosque de fortune  cela afin de présenter mon univers d’auteure et d’artiste de scène –

que déjà l’on  m'invitait à la radio.

J’allais donc, au premier matin de Festiv’Elles, en compagnie de Sylvie Le Brize, la présidente du Club organisateur de l'événement et de son adjointe, Thyphaine Le Begue, à la rencontre des sympathiques animateurs de RadioFrance Bleu BreizIzel, cela dans le but de promouvoir notre événement.

C'était le 8 mars – journée internationale de la femme – et une splendide occasion de parler de la femme, de sa réalité de travailleuse, du piètre soutient gouvernemental qui lui est accordé et par la même occasion, des possibilités alternatives d'entreprendre dans un monde majoritairement accessible aux hommes. C'était aussi et par le fait même, une magnifique occasion de souligner (et qu’on l’entende) qu'au Québec, entreprendre au féminin est chose plus accessible et donc, plus motivante qu’en France.

Bref, une occasion pour moi d’être la mascotte du Québec à l’honneur puisqu’il en était question dans le programme de Festiv’Elles  non pas que je sois mascotte mais que le Québec soit représenté. L'idée de la mascotte c'est juste pour agrémenter mon histoire. Pouahahhahahah !!!

Karo, Sylvie et Thyphaine à la radio

Et puisqu'une image vaut mille mots… 

La gueule que vous apercevez ici est celle d'une festivalière en joie +++. Joie partagée durant les 4 jours complets qu'à durée la fête des femmes entrepreneuses. 

Karo Soleil 

Demandez à France Bernardeau de l'entreprise Océan Galet, elle vous dira qu'elle en avait les "zigomettes" épuisées à force de tant d'amour et de joie.

France et ses mosaïques de beauté

Ici… une table d'abondance autour de laquelle hôtes et invités échangent au-delà des politiques et des lourdeurs bureaucratiques, la possibilité de créer des entreprises fructueuses et harmonieuses.

une table d'abondance

Durant 4 jours, des exposantes toutes aussi créatives et brillantes les unes que les autres… De services en produits offerts, aucune rivalité  que des possibilités de grandir et de se nourir mutuellement.

Ici, le kiosque de Claudie Manceau: " Consultante en développement artistique, elle crée "Culture à l'hôpital" et fait de l'art un révélateur du potentiel. Elle assemble les mots et colle les images… "
Claudie aux coquelicots

Plus loin une, deux, trois massothérapeutes; shiatsu, réflexologie, magnétisme, fleurs de Bach… toutes mains aux soins, toute âme en soie, parlant de soie, une couturière styliste au verbe aussi coloré et invitant que les habits qu’elle crées, une dame de compagnie pour handicapés et personnes âgées dont je m'offrirais volontiers la compagnie même sans besoins criants, une consultante en bilans de vocation et son chaudron  j’en suis le témoin   MAGIQUE, une artiste peintre et musicienne à la voix et aux doigts de miel, comme son prénom : Armelle et que j’ai rebaptisée Armielle, une journaliste autobiographe touchante récolteuse d'histoires de vie, des enseignantes et consultantes en anglais, en danse, en mouvement, gymnastique, en immigration, en entrepreneuriat au féminin, une sage femme dont toutes les futures mamans voudraient pour accompagnatrice pré-post accouchement, une coach et organisatrice d'événements en Or, une écrivain public angélique, des poétesses d’ivresse, une conteuse charmeuse, une mosaïste de beautés, une astrologue au sourire réconfortant, une relaxologue et praticienne du Yoga par le rire, des femmes entrepreneuses en développement personnel; accompagnatrice de voyages, en solidarité et partenariat avec les peuples du tiers monde, Alchimistes/recycleurs, animatrices en arts plastique et dramatique, une autre artiste peintre, une ludi’cologue, une humorist’icologue, une, deux… psychologues, Gaëlle l’entrepreneuse de 10 ans, une œnologue que je veux ramener au Québec, dans mes valises… et j’en passe et j’en passe et j’en passe…

Sage femme

Toutes des femmes courageuses, fougueuses et inspirantes. Quelques hommes tout aussi inspirants, associés et compagnons de ces dames, venus rendre service et participer à cette grande fête.

8 Mars: Paroles de Femmes

Une soirée de contes et de poésies. Co-animation France/Québec
5 femmes prennent la parole en poésies érotiques, en contes, en théâtre… tandis qu'Armelle, musicienne douée accompagne les voix.

paroles de femmes, soirée poésie, 8 mars 2007

Comm'union d'âme:
Une artiste peintre à la voix de miel; Armelle
Un enseignant en
taïchi sage et ludique; Dan
deux
musiciens réunis
une poésie d'amour à l'infini…
ma rencontre avec eux; immensément juste.

Dan et Armelle

9 mars: soirée musicale en compagnie de ce duo savoureux

Là où j'ai interprété deux de mes compositions ainsi que, et à la demande générale, la chanson "remède miracle" du groupe québécois Mes Aïeux. J'ai aussi eu le grand grand grand bonheur qu'Armelle accompagne les mots de ma chanson "trou d'âme", pour laquelle je n'avais encore jamais entendu la musique, sinon et que sur un autre air, celui de mon amie Diane qui chante  sa propre version, toute aussi belle. Mais jamais je n'avais entendu ma version ailleurs que dans ma tête. Armelle m'explique qu'il s'agit d'une chanson à l'essence médiévale et que sans doute est-ce la raison pour laquelle je ne savais trop quel type d'accompagnement m'offrir. Et puis voilà, je me suis lancée, j'ai chanté, elle m'a accompagnée, les gens ont apprécié. Le lendemain, on a même pu enregistrer une maquette, un "démo", grâce à Christelle, autobiographe et journaliste de métier!

tam tam au jam

Bref… que de beaux moments, que de belles surprises, que de rencontres immortelles lors de ce rassemblement d'amour, de créativité et de courage. Des rires, des larmes, du spectacle, des partages, de puissantes et inspirantes femmes.

Et c'est pourquoi, comme me le suggérerait Dan le sage, je me dois de dédicacer ce bonheur … car il était vraiment au coeur de la vie.

Pour toutes les fois où nous avons le sentiment d'être figurant de sa vie, de passage dans son propre scénario, dédicacer les moments où nous y sommes vraiment, (vivants, vibrants, en harmonie avec ses semblables, participant et acteur) devient alors essentiel.  

France et Catherine. Soleils 

 Univers 9  Chapeau! 

et c'était Karo pour les Carolinades, en direct de Quimperlé, Bretagne dans le cadre de la 1e édition de Festiv'Elles.

Karo du 29 mars
Krédit photos: Karo

Défi pour la Terre… le show !

Je vous envie de pouvoir participer à cet événement qui aura lieu très bientôt au Métropolis, là où seront Mari-Jo Thério, Guy A. Lepage ainsi qu'une joyeuse bande de lurons, semble t-il, tous proactifs dans ce défi essentiel à relever d'un bout à l'autre de la planète. Y serez-vous?

Déjà que j'ai manqué Eau! Mon amour, le spectacle des 10 ans de la coalition EauSecours!

défi pour la terre le show 31 mars 2007

Mais il paraît qu'il y a des activités salvatrices aussi de mon côté de l'océan.
Fort heureusement et je le veux bien mais mais mais c'est qu' ici en France, il n'y aura pas Marie-Jo Thério, pas de Guy A. Lepage, non plus de Jorane, niet du plus que drôle et attachant Louis-José Houde ou de l'inspirante Laure Waridel etc.

Marc Labrèche. Marc Labrèche ? Quoi?! Marc sera de la fête?! Ah! en vidéo. D'accord. Mais j'y songe, si Labrèche y sera en duplex, serait-ce parce qu'il est ici, en France, avec Nicolas Hulot? Cette question et la possibilité qu'elle évoque soulève en moi une joie sans nom. Je vais de plus près investiguer la chose.

D'une manière ou d'une autre… je vous invite donc à être de la fête, à être de la Terre, à être du mouvement et de la vie, à Être tout simplement…

Alors, à ne pas manquer, dans le plaisir et pour mieux tous ensemble agir … le 31 mars prochain.

http://www.defipourlaterreleshow.ca/avec_qui.php

Papa, maman, amis, cousins, cousines, chiens et chats, oncles, tantes, papis, mamis… tous réunis pour ce grand show!

Karo du 28 mars, messagère de Dame Nature

Journée Internationale du théâtre

Entre la journée mondiale du conte le 20 marsla journée mondiale de la poésie le 21 mars et celle du théâtre le 27 du même mois, comment se portent l'art et la culture au Québec mais aussi, partout à travers le monde ?

 

C'était en mars 2004, on dénonçait les salaires de misère des artistes et les coupures absurdes dans l'enseignement des arts à l'école primaire et secondaire au Québec. Bien que les choses aient un tantinet évoluées depuis, je ne sais trop si le portrait est réellement plus encourageant en 2007 qu'il ne l'était en 2004.  Je crois toutefois que les deux plaidoyers que je vous propose ici restent toujours d'actualité… ne serait-ce que dans la réflexion globale et nécessaire qu'ils suscitent au sujet des métiers d'artiste. 
(ps: c'est long mais ça se lit vite)…

théâtre romain en Espagne

Imaginez-vous un quotidien sans divertissement, une vision apocalyptique d'un hiver répandu, où les livres ne sont plus que pages blanches. La télé : un rideau de neige. Les scènes de théâtre : froides et désertiques. Les écrans de cinéma : toiles blanches sans projection de films. Les tableaux de votre maison : maigres cadres sans peinture.  Quelles seraient vos soirées et vos fins de semaine sans tout ce spectacle de couleurs et ces activités artistiques fourmillantes qui sont partie intégrante de votre vie quotidienne?  Le 27 mars se tient la Journée internationale du théâtre. À l'occasion de cette date symbolique pour les artistes de la scène, nous tenons à vous partager quelques faits saillants de la réalité théâtrale à Québec… Parce que sous des costumes plus grands que nature, les comédiens vivent bien maigrement…!  Saviez-vous que…   - Le cachet artistique moyen des professionnels des arts de la scène, pour les organismes subventionnés par le Conseil des arts et des lettres du Québec, est de 9 704$ par année. N'oublions pas que le salaire minimum au Québec est fixé à 15 184$ par année, et que le seuil de la pauvreté est établi à 16 500$.   - Les répétitions des artistes de la scène, notamment les comédiens, ne sont pas payées. Au théâtre, ces répétitions durent de 6 à 8 semaines pour seulement 4 semaines de spectacles rémunérés. Si l'on prétend que les cachets de spectacle incluent les heures de répétition, ces cachets sont ridicules.   - Présentement, les artistes de la scène réclament une augmentation du budget provincial accordé aux arts et lettres, ainsi qu'un mesure précise pour que les nouveaux fonds investis se rendent jusqu'à eux, par exemple, par un cachet de répétition pour les comédiens.   - Le domaine de la culture et des communications au Québec génère de façon directe ou dérivée des sommes de l'ordre de 3,4 milliards de dollars annuellement. Présentement, les sommes accordées par le gouvernement pour le Conseil des arts et des lettres est de 64 millions par année. Nous voulons les faire passer à 90 millions.   Faites votre pas pour les arts de la scène, transmettez ce courriel à votre liste d'envoi, même si c'est après le 27 mars! Parlez-en à vos proches!    Au plaisir de jouer pour vous,

  le MASC, Mouvement des artistes de la scène de la capitale  (regroupant les acteurs, auteurs, scénographes et metteurs en scène de la capitale nationale)     

 "Les économistes sont des gens qui connaissent le prix de tout, mais qui ne savent la valeur de rien."- Oscar Wilde

Ce qui arrive à la Cinémathèque n'est pas surprenant, c'est le sort qui guette la plupart des entreprises d'ici vouées à la véritable culture. Sans financement adéquat, l'art est un gros bloc de sel qui s'érode sous les averses multiples de l'oubli. Mettre de l'argent pour la mémoire collective est souvent un geste peu populaire. C'est comme donner du blé à un cochon qui se fait manger par les vers de terre! Combien de ces payeurs de taxes savent qui étaient Gilles Groulx et Arthur Lamothe? On dirait que ce qui n'a pas une vitrine à la "télévicon" (comme disait Léo Ferré) n'a pas le droit de danser avec effervescence dans vos têtes! En tant que poète qui publie ici, je suis lacéré par cette envie de donner le meilleur de moi-même et d'être obligé de ramasser des canettes de 7 Up pour me payer du lait! Même si la source d'inspiration est farcie d'images et de mots agités, le portefeuille me regarde et me dit: ton art m'assèche! Je dois lui répéter que Grattonland n'embarque pas souvent dans l'audace et la nouveauté! Ici, les gens consomment l'art comme du savon à vaisselle; de temps en temps, pour se dégraisser de leurs vies approximatives! C'est lâche, mais c'est dans la tradition québécoise que d'être démunis quand vient le temps de danser dans les mêmes pas que la beauté!  La culture au Québec, c'est un requiem de gratuité. Gratis, les shows du Festival de Jazz,  gratis, les projections de l'ONF, gratis, la poésie dans les bars! Gratis, l'artiste qui vidange le réel de sa banalité. Gratis, tel est le prix d'un tête-à-tête avec le sublime! Ça ne vous coûte tellement rien que ça finit par vous faire mal de sortir une poignée de trente sous pour saisir la vie, l'embrasser, la fouiller, la mériter… Je sais très bien de quoi je parle quand il est question de sous-financement en art. Chaque année, nous, les écrivains, recevons de l'argent de prêt public pour nos livres retrouvés dans les bibliothèques du Québec et du Canada. Depuis quelques années, la somme qui nous est versée ne cesse de diminuer, même si nous mettons de plus en plus de livres à votre disposition. Les montants versés par les gouvernements sont tellement ridicules qu'on devrait tous investir cet argent pour s'acheter de la gomme balloune! Pour l'écriture de mon dernier recueil publié chez le plus gros éditeur de poésie francophone au monde, Les Écrits des Forges, j'ai eu 6 cennes de l'heure! Vous avez bien lu, je ne travaille pas en Indonésie, mais dans ce chic pays où l'on tourne à droite au feu rouge! Bien que Rimbaud ait trouvé une saison en enfer, il n'a pas fondé de syndicat! L'art, ici, c'est aussi important que celui qui collectionne des roches ou des caps de roue! C'est un passe-temps métaphysique pour l'élite et les âmes errantes. Pour les autres, la grande découverte, c'est le sofa et le télé-horaire! Misère! Quand vous mettez au pouvoir un parti politique comme les libéraux, vous espérez quoi, au fond? Que l'art sera enfin autre chose qu'un événement discret qu'on se souffle dans le tube de l'oreille? Pas du tout. Couper des rubans avec des smiles de bourgeois bêtes, c'est ça, pour moi, l'image de l'art contemporain! Comme disait Jean-Claude Lauzon: "Quand tu entres dans ces temples bureaucrates et que tu vois la secrétaire devant toi, tu te dis: "Elle, elle vit de l'art québécois, mais pas moi!"" C'est ça, un artiste, il invente et on l'organise! Je sais très bien que ce n'est pas une idée neuve, l'univers artistique a toujours été un terrain miné par un financement obscène. C'est juste triste d'observer que l'humain n'accorde pas plus d'importance à ce qui le distingue de la bête qui mange de la moulée beige!

 extrait des grandes gueules, journal Voir, Mtl. 18 mars 2004 Aculture gratuite Patrick Léveillé, poète

théâtre romain IIEt pouvez-vous me dire, selon vous, quel est le portrait de l'art et de la culture, en 2007 au Québec -et au lendemain des élections prouvinchiâles ? Que vous soyez du milieu des arts et de la culture ou pas et suite à la lecture de ces deux textes, votre opinion et/ou convictions et/ou flambées poétiques m'intéressent!

Bonne journée internationale de théâtre!

Karo du 27 mars, VOIR ce qui se trame dans le paysage théâtral à Montréal.
krédit photos: Karo Espagne 2004 et France 2006

Épluchette électorale

 (note: à l'intention de ceux qui sont choqués par not' manière de langage québécoise, ce texte n'est pas littéraire)

 Moé qui voulais rester debout’ toute la nuite pour suivre le dépouillement des votes. Je crois que l'heure qu'on vient d'avancer icitte en France et pis le décalage horaire de six heures entre le Québec pis la France etc. Le sommeil  me rattrape. Je tufferai pas, j'men vas me coucher drette là! Qu'ess vous pensez là? Que je n’ai pas faite mon devouère de citoyenne ?

J’ai ben failli l’oublier, prise dans le tourbillon des présidentielles, icitte même en vieille France. C’est que c’est pas facile de suivre l’actualité partout et ailleurs en même temps. N'est-ce pas! Y'a des débats à mener partout su à Terre et pis c'est ben où cé que té que tu dois commencer à les mener. Ça fait que là, je suis engagée dans la lutte contre les crottes de chien sul trottoir de Lyon. Pouahahahhah…délire nocturne.  

Toujours est-il que j’ai voté. Suivi le dossier et les partis, vert, rouge, jaune, bleu… du mieux que j’ai pu et pis ensuite, j’ai posté mon ti-coupon ben emballé comme la plus p’tite des poupées russes, *empoupinée dans toué autres. Ouais… ça fâque j’ai faite ça moé. Cacheté mes enveloppes à grand coup de langue. D’abord qu’y fallait remplir un dossier pis le scanner, faxé, accompagné du passeport et pis d’une aut’ carte d’identité. Après quoi le directeur des élections s’empressait de t’envoyer ton papier de vote.
Et pis ça y…

épluchette électorale
Bon, faut dire que ça me tentait pas trop de prendre mon bicyk à pédales pour me rendre chez un imprimeur qui me scan la patente et pis toutes les autr' affaires. Mais c'est faite, c'est faite, pis c'est ben faite! N'empêche qu'avec les nouvelles technologies, ça fait ben!
 La poste française n’étant pas très hot (par contre ils ont un service de train des plus impressionnants. On peut pas tout avouère eh! )… je me demande encore si ma voix est rendue chez le directeur général des élection ou bedon queKque part perdue bafouée muette sur l'Atlantique.

Ayant oublié d’envoyer mon vote par courrier prioritaire avac la tite-signature pis toute, pis la poste d'ici m’ayant rien proposé de la sorte quand j’leur ai dit que ça urgeait… M’enfin. M’en va découvrir el grand gagnant demain matin comme une belle surprise, dans mon matin icitte en France. Bonne souéré d’épluchâge à vous aut’ au Québec! 


*Carolinade du verbe mettre les poupées les unes dans les autres : empoupiner.


Karo du 26 (merde, ça vient de tourner au 27 mars icitte) mars… fière citoyenne qui méritera ce que la majorité aura voté!

Eternel

Categories: Chansons | 6 Comments


Offrez-vous 4 minutes de sonorités aux effluves des années '80, cliquez sur la flèche grise.

De l'album Sebko/Ako 2004, je vous présente (pour ceux qui ne la connaissent pas) et l'offre en flash back (aux fans de la première heure), cette chanson à mi-chemin entre le techno/disco et la nostalgie des années "pied de poule" au Québec. Paroles de Karo, musique de Sebco. Une chanson qui questionne notre belle société formatée à la sauce artificielle; métro-boulot-t.v.-dodo. ET, tandis que la planète hurle à la détresse… Performance. Abus. Paraître.  Sur fond de thème criant, une chanson somme toute rigolote.  Dansez le pied-de-poule et chantez le refrain "down down down".

Bons plaisirs! Bon week-end ou bonne semaine, c'est selon !

 (cliquez ou double cliquez sur le juke-box gris)

mp3 en soie de train

Belle fabrique un univers parallèle
Tandis que le monde actuel n’est pas assez rebelle
Pour concrétiser l’éternel
Belle passe son temps à inventer l’éventuel
Là où il n’y aura plus de duels
Que de l’amour que de l’amour spirituel

Urgence notre système est down Des peuples crèvent de faim Mais on s’en fout nos computers sont down, down, down

Bill travaille dans sa tour de Babel
Dans un beau bureau impersonnel
Sur fond de murs beiges conventionnels
Bill produit l’inessentiel
Pour soucis usuels d’âmes mortelles
Ces bons moutons blancs virtuels

Refrain

Belle n’aime pas les ego, les trouve cruels
Mais grâce à ses instincts sensuels
vit de ses relations passionnelles
Faisant ainsi échec au monde superviciel
Tandis que Bill lui abuse de son rationnel
Ce qui le maintient en peine perpétuelle

Refrain


(le sermon)
Pendant que la masse -hélas
Est prise à naviguer
Engourdie devant son ordi
Bill fait la piastre, Bill fait la piastre, Bill fait la piastre
Et place son cash et place son cash Aux îles Fidji
Pauvre de Bill esclave de ses ambitions
Sur sa santé il a ambitionné
otage de son mental il souhaite se réveiller
Sortir de son confort illusoire
Oui mais comment ?

Refrain

Dans un rave par une nuit démentielle
Bill s’éprend d’amour pour Belle
Radieuse comme une étoile parmi les Individu-
Elle s’émoustille devant Bill le rationnel.
Pour lui c’est un éveil émotionnel
Pour Belle un rituel existentiel

Refrain

Science infuse « loadez » à Bill le logiciel
Celui du respect mutuel
de la puissance sexuelle
Et de l’amour et de l’amour spirituel
Afin qu'il puisse rejoindre Belle dans son nucelle
Là où le zèle du conventionnel se les gèle !

Refrain

Karo du 24 mars (avec les moyens du bord!)

Powésie de Jack

"Jack Jack Jack Jack Jack disaient les canards, les perdrix et les sarcelles…" G.Vigneault

Étant donné que je continue à être bien occupée (avec l'écriture poético-éro-philo-countique, le répérage de théâtres Lyonnais et bretons de fortune où jouer et vibrer, découvrir et partager, le retirage d'une édition limitée "CD conte et chanson" de mon cru; une escapade d'avril en Provence; le magasinage d'un billet de retour au Québec -abordable et en date, la préparation de ce dit retour pour encartonner mes vifs souvenirs d'une ancienne vie pas encore si lointaine et transcender la bureau-crasse-assise que ce changement de cap engendre dont la recherche d'un nouveau refuge de femme artiste…)  et que par conséquent j'ai moins de temps pour m'épancher à ma guise sur mon blog et les vôtres …

Il me fait plaisir de vous faire découvrir la poésie de l'ami Jack du blog "train de nuit".
Ce matin je recevais un précieux poème de lui par voie de courriel… et j'ai aussitôt eu envie de l'y voir inscrit sur les pages de mon blog.

Merci pour tes mots d'ivresse grand Jack! Ce qui me fait penser que j'ai à l'instant rebaptisé ma catégorie qui contient des portraits d'âmes et d'artistes, des hommages et partages de gens qui m'inspirent et qu'il me fait donc tout naturellement plaisir de présenter à mes très chers lecteurs "carolinadiens". Cette catégorie s'appelle: Eaux Vives.

 Oie-sive

Ver de terre éternel
Humains, animaux, fleurs, pommes, chants, baptêmes
il s’adonne que nous sommes tous bourrés
jusqu’aux oreilles
de signes interminables
sur les chemins hallucinés
de nos vies variables

Sacré petit baiseur de vent
qui cascade entre les sapins mouillés
tout seul, recroquevillé
si lent, si grabataire

Tu grelottes dans le cuir de la nuit
sur le qui-vive,
un pêcheur
viendra peut-être te cueillir

Laisses-tu sur le sol des traces de Sioux?
L’instinct du tambour invisible?

Pauvre faux oisif qui roupille dans les grands hôtels tout nus des bois,
vraiment les étoiles te cadastrent
au-delà de la petite touffe de bouleaux blancs qui sifflent
et jusqu'à l'étang bleu noir grimé de grenouilles nostalgiques

et les quenouilles
te font de la peine en se dépouillant
par temps de rage, de couteaux, de pétards sur les roches,
alors que tourne la roue perdue
et que verse le climat dans le purin ignoré des champs

Toi, ver mauve d’anneaux gorgé de pluie, de boue,
de siècles et de siècles
à quoi rimes-tu dans tes corridors
a cappela?

Avec ta gueule de clou
Ton aller simple de mineur souterrain
Ton diplôme sans oeufs que tu accroches aux pierres?

L’obstination, le zézaiement, à peine un zeste de poussière
sur tes restes de viande séchée…

Apprendre à lire sur ta boussole
dans le relief des zigzags de la solitude

Vérifier s’il est vrai qu’à ta vue
le cheval rumine sa bordée de lions
et penche du côté des larmes?

Il faudrait pouvoir tenir
sur la souche
ta langue de gibier circoncis

Remonter la filiation, éviter les groins,
mettre le doigt dans tes yeux
aux accents décuplés de sexe
quand les gosses te découpent en trois

Es-tu seulement né avant l’éternité?

On ne peut toujours bien pas, minus,
t’immoler sur une croix mobile en scissiparité!

Il y a bien sûr la logique de la séduction
l’hameçon… le poisson… l‘homme… l’estomac qui gargouille,

le terreau natal, le retour qui composte…

Tu ne meures donc jamais

Pourquoi n’as-tu pas fondé une religion,
un carquois magnifique pour cette putain de terre?

Il faudrait pouvoir recommencer la mélancolie libre,
quitter la peur de fer forgé qui rouille les secrets des sous-bois

Sortir de ses bottes!

Sortir de sa graine!

Fendre le nombric de la lumière gaspillée!

Comme le jour où la pluie viendra…

Compagnon craché dans la savane des poètes

Sacré petit rêveur de vent translucide
qui cascade entre les sapins verts

Je t’ai vu partir hier comme une fleur
au bec d’une hirondelle

Je chanterai Langevin jusqu’à la tombe
et toi, ver docile m’accompagnant au piano,
tu limeras mes pieds autrement que moi

Petit fraiseur de ritournelles
pourquoi n’as-tu pas inventé la virgule luisante
des zinvers ténébreux?

Karo du 22 mars Québéco-Bretonne-Européenne, comme dirait l'autre;)
krédit photo: D., parc de La Tête d'Or, Lyon.

Les oies et moi

Que vous soyez ici ou là-bas
là-bas ou ici…
sous 10 pieds de neige,
ou un soleil ardent,
avec vous tous,
de Lyon, ma ville d'adoption,
je célébre le printemps!

La saison de toutes les renaissances!

Karo et les oies

Flash back du printemps dernier:
Espoir printanier (cliquez sur le lien pour lire ou relire)

Karo du 21 mars… avec les oies.
krédit photo: D. Parc de la tête d'Or, Lyon.

Interlude /4

Entre deux affronts de l'ego à Lego…

Magnolia !
une pause de beauté et de douceur.

karo aux magnolias

Après un  2eme séjour des plus mémorables en Bretagne
De retour sur Lyon lundi dernier…
 et c'est déjà:  la belle saison!!!

Sur ma bécane je grimpe,
épingles à linge aux chevilles;
c't'un vieux truc de cycliste
pour bien faire corps
avec sa chaîne à bycik :)

Et je rouououououououlllllle, 
derrière les bus, sur et sous les ponts du Rhône, devant les trams
mains bien en grippe sur mon guidon…
Zig zag EN à la vie…
entre les passants (mais qu'est-ce qu'ils sont nombreux!)
 …
sourire aux dents
je poursuis
croquant du vent, des paysages…
 "à boire!" un peu de soleil.

Direction: le théâtre des Célestins
pour de mes yeux saisir
la haie joviale
des magnolias en fleurs…

magnolias éclatants

Festiv'Elles et le vent dans les voiles… bientôt en images
la belle expérience à la conquête de nouveaux publics…

fleur de magnolia

Mais pour l'heure, ca sent le printemps…

arbre de magnolia

les magnolias s'éclatent et c'est ainsi que je vous les offre!

rose intense magnolia

La vie se veut merveilleuse… même quand il pleut.
J'ouvre donc le coeur, j'ouvre grand les yeux
et partout autour:
ça goûte le ciel bleu!

Bonne semaine précieux lecteurs de la France, du Québec et de partout ailleurs ! Une chaleureuse bienvenue aux ami(e)s de la Bretagne!

Karo du 18 mars (sur des airs de Juliette qu'elle découvre à l'instant et qu'elle adore!)
Krédit photos: Karo et D.