Festival du déménagement /2

Extraits de mon journal de déménageuse, semaine du 21 mai 
& feed back sur le Festival du déménagement…
 

Nombreux, nombreuses avez été à participer à ce premier billet "jeu festival du déménagement" des carOlinades. Toutes les réponses m’ont séduite tant et si bien que je laisse traîner encore un brin la p’tite boîte de métal pleine de tickets de concerts, le temps de voir si je jette ou si je garde. Je suis pas encore décidée hahahah. À vrai dire, entre les réponses poétiques qui ont fait fondre mon cœur et celles plus rationnelles qui ont fouetté mon esprit désireux de changement… je ne sais plus trop et puis j’me dis avec humour : whein ! Pas facile tout ça ! POuahahahahha mais on verra ben rendu là…

madame patate

Car au fond, toutes les décisions/réflexions sont pertinentes et se valent, ça dépend juste tu es rendu où dans ta vie, dans ta réalité. Oui oui, selon que tu déménages dans une maison, un bloc appartement d’une pièce ½, ou encore que tu restes dans la même maison avec tout de même un besoin d’épurer, ou encore que tu changes de continent, voire même de planète, le tri ne se fera pas de la même manière. Voilà donc pourquoi toutes les réflexions, témoignages, anecdotes, opinions… me parlent tant et m’encouragent. Alors merci et j’espère que vous serez encore de la partie pour le prochain item « to flush or not to flush ? » de la collection privée des bébelles de caroline… 

Oh et au fait, faut que je vous dise… belle nouvelle! Parmi les participants, deux se sont vus inspirés et prêts pour un vent de changement suite à la lecture du billet. Ainsi, Nina et Jack se sont eux aussi mis à déblayer cave, grenier, garage et cie., de vieilleries dont ils ne se servaient plus depuis belle lurette. Wow ! Je ne savais pas qu’en écrivant ce premier papier sur mon déménagement j’allais créer une telle vague de ménage … C’est vraiment génial ! Toujours est-il que… 

Extraits de journal :

J’ai plein de livres. Comme plein de gens. Je décide de réduire mon répertoire dramaturgique et donc, de donner des pièces de théâtre. Mais voilà que les questions hilarantes et d’usage surgissentDevrais-je les garder ? Ça fait toujours « l’air cultivé » dans une bibliothèque résidentielle. (POuahahahahha !!! Ridicule. Je sais. Je poursuis quand même mon dialogue interne dans le but d’épurer matériellement mais psychiquement aussi, pis un peu pour vous faire rire par la bande aussi. Alors au yiâbe les masques sociaux et viva l’authentik !…) Ti-Coq de Gratien Gélinas… Ti-coq. HUm… on fait quoi avec Ti-Coq ? Je ne lirai pas ti-coq, pas envie. Pas de ce temps-ci entoucas. Même si c’était beau, si c’était bon un temps et que scéniquement parlant, ça peut rester intéressant  à monter. Je vais pas lire cette pièce-là. Pis si j’en ai besoin, je la rachèterai coudonc ! 

Parce que ça va faire garder tout plein d’affaires
qu’on regarde  jamais plus
ou sinon, qu'une fois toué 30 ans et par hasard
pis le reste du temps, ça sens la poussière, s'
empoussière toé chose !


11h37 même jour… 
bientôt le moment de dîner… ok…
deux boîtes de faites ! 
Un sac de livres pour coucou
une boîte pour Isa
un sac de vêtements entamé et à donner. 

Nietzche Nietzche… j’le relirai pas c’lui là ! À quoi bon le garder ? Pour faire beau pis intello dans ma biblio ? Non cibole ! pas besoin ! Scrap ! On donne ! Carte de TVA du temps où je travaillais là. ah ! Carte de TVA …on jette ou on garde ? karo tvaHum… peut-être qu'elle fonctionne encore et pis que je pourrais entrer, traverser la guérite et aller voir les vedettes en train de dîner dans la cafétéria ? Sinon, je peux l'accrocher après mon pare-brise de voiture, ça fait important il me semble ? QUE FERIEZ-VOUS À MA PLACE AVEC CETTE CARTE DE TRAVAIL ?

 Et pis tant qu’à y être, je vous donne un autre item « to flush or not to flush? ». Je bats le fer tandis qu'il est chaud. On déménage et pis il faut que ça lève ce party-là ! Alors voici le 2e item en vente euh… poouahahahha je veux dire le 2e item du jour à jeter ou à garder.  Je ne vous indique pas c’est quoi. À vous de vous régaler de cet autoportrait "ma gueule interrogative" et de voir si je dois garder ou je jeter ce qu’il y a dans mes mains ! 
Hum...
ET PIS, ON GARDE OU ON JETTE ?

Sur ce, bonne semaine la gang et à très bientôt !!!
Karo du 27 mai, rieuse de ce plaisir partagé…

Krédit photos: Karo
crédit création madame patate: Nina (ps: cette photo est là simplement pour nous divertir. La patate est déjà passée au compostage et ne fait aucunement l'objet du jeu)

Festival du déménagement

J’ai le goût de jouer. Mais le jeu qui me vient à l’esprit demande plusieurs joueurs. Sinon c’est plate. Voulez-vous jouer avec moi ? Je vous explique… 

Mise en situation (prémisse/prétexte du jeu)
Dans les prochaines semaines, comme plusieurs le savent déjà, j'en serai à encartonner mes vifs souvenirs. En d'autres mots, je ferai des boîtes s’ti ! Je dois déménager. Sortir de la belle maison qui m'a été, durant au moins 5 ans, un refuge d'âme et d'artiste incroyable. Une rue cul-de-sac dont j'ai abondamment parlé sur le blog. Mais je suis prête. Si la vie ainsi le veut, j’ai fini de me battre. Ma foi est plus grande que les peurs qui me collent au cul. J’ai envie de liberté, de créativité. J’ai envie d’être et d’aller là où je suis la bienvenue. La vie saura donc à nouveau me guider.  Pour l’heure et pour toujours, un pas à la fois.

J’ai déjà 6 boîtes 1/2 de faites. Et quelques autres en chantier. Ouais… Plusieurs encore  restent à remplir, dont le tiers à donner à qui en aura besoin en bouquins, vêtements, meubles etc. Je profite de ce déménagement obligé pour épurer. Ça fait longtemps que je sens ce besoin d'épurer. Mais entre la pensée et l'action… ouf ! Criss qu'il y a un monde d'insécurité à traverser. 

Mais pour tout vous dire, ça m'excite. Héhéhé…

Réflexion…

J’ai toujours pensé et ressenti qu’à  trop surcharger sa maison, on fini par étouffer. Du moins, c’est ainsi que je le vis. Comme si tous les objets: papiers, souvenirs, revues, bébelles, cossins, coussins, vaisselle, conjoint (euh oups pouahahah), 12 téléphones et juste un qui fonctionne, 21 parfums et juste un qu'on se spouish, 39 pairs de souliers dont même pas la moitié qu'on porte, ti-bibelots mignons, articles divers qui nous avaient touchés en 1990 et qu'on avait gardé au-cas-où ça nous reprendrait de brailler en les relisant, vieux vinyles pas de pik-up, du linge trop p'tit, des casquettes des 20 derniers tournois de baseball de son gars et j'en passe,  et j'en passe, et j'en passe … prenaient une importance telle que sans eux on ne serait pas complet.

Je suis certaine que dans nos accumulations démesurées se cache la peur du manque – et si l’on creuse jusqu’au fond, la peur de la mort. Ainsi je ne dois pas être la seule qui a du mal à se séparer de trucs dont elle ne s’est pourtant pas servie depuis des années ?

Quand on fait le ménage du printemps ou un quelconque autre ménage de fond, qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on jette et pourquoi ?  Ça me fait toujours rire aux larmes d’avoir à faire ce genre de choix. Et davantage lorsque l’on fait ce ménage à deux. Ainsi, les objets précieux de l’un sont considérés pour l’autre comme des traîneries inutiles. (Chaton, attention à ton ti-lièvre empaillé pouahahah c't'une joke. Ça commence bien. (rires)).

Toujours est-il que, je vois en la sur-accumulation de matériel, une insécurité profonde – que je ne condamne cependant pas. Seulement je me questionne. Pour ma part, chaque fois que je me débarrasse d’un surplus d’objets, c’est un travail psychique important que j’accompli. J'ahère/je me libère. Je tente donc de cultiver plus souvent l’art du détachement, tel un moyen de comprendre en profondeur que l’importance de la vie ne se trouve pas dans les biens accumulés. Certes, j’aime la beauté, les beaux meubles, les beaux vêtements, les beaux objets, les œuvres d’art etc. J’aime aussi les choses qui ont une valeur affective… ainsi que tous mes petits grigris, mais je ne souhaite pas les posséder au point d’en devenir dépendante.

Y’a même des émissions de télé où l’on apprend aux gens à faire le ménage dehors pour mieux voir en-dedans. C’est pour vous dire. Ça me fascine toujours de voir le rapport de l’être humain avec les objets. Tant ceux souffrants que ceux plus gais. Je suis certaine que vous avez tous déjà vécu au moins une expérience de dispute avec votre conjoint lors du fameux ménage de printemps. N’est-ce pas ! 

Bref, il y aurait assurément une thèse à faire sur le sujet tant il est vaste. Ce qui me fait penser que  La Pie a déjà fait un important travail universitaire sur la place des objets dans nos vies. Je pense aussi à Gaëna, la belle gardienne du temple de l’ancien qui sait apprécier l’usure du temps sur les objets. Enfin … pour en venir au jeu… OUI, le jeu, parce que moi je veux jouer avec vous …

Concrètement et dans l’action, comment  ça se passe ? Tout simple.

Durant les prochaines semaines, J’aimerais entre autres billets consacrer mon blog à mes questions de déménageuse.  C’est-à-dire que je me questionnerai "live" sur des trucs que j'hésite à garder ou à jeter et vous me direz ce que VOUS feriez  à ma place avec tel ou tel objet et surtout, pourquoi. C'est ce qui fera le drôle de la chose. Et mieux encore, j'accompagnerai toujours mon hésitation d'une photo de l'objet en suspend entre ma tête et mon coeur…

Vous me suivez ? Oui, non. À titre d’exemple et pour déjà commencer l’activité …

J’ai des tickets de concert que je conserve bien précieusement dans une boîte en métal et ce, depuis l’âge de 15 ans. Aujourd’hui, je serais tentée de jeter le tout. Puis je pèse les pours et les contres. Ma poitrine se bat avec mon cortex. Tête et cœur en désaccord.  Pensez-y… des billets de concert de l’âge de pierre alors que le principal entremetteur entre un artiste et ses fans ne s’appelaient pas « Admission » mais « Tiketron ». Des billets qui en les regardant me ramènent instantanément en des lieux de souvenances tellement intenses et trippants. Des billets que pourtant je regarde peu souvent…

billets de concerts

Faites parler votre tête, votre cœur ou les deux. Chacun est différent et c’est ce qui fera le drôle et divertissant du jeu. Soyez francs, cyniques même si vous voulez… soyez poétiques, politiques, frénétiques, nostalgiques, soyez comme vous voudrez mais soyez… manifestifs !

Karo du 23 mai  perpétuelle festivalière, qui souhaite mettre du plaisir et de la folie douce dans cette étape de vie pas facile !

Krédit photo: Karo

Festival des activités ludiques et créatives

Il y a tant d’effervescence dans l’air, tant de belles initiatives à souligner que du coup, mon jeu du grand déménagement peut bien attendre encore un brin…

  Pour vous dire qu’en plus de mon bonheur à savoir mes amis, Manon et Andy, en train de réaliser un de leurs rêves, il y a récemment eu la publication du livre Festiv’Elles. Un bouquin souvenir réalisé autour du  Festival des femmes entrepreneuses et créatrices auquel j’ai participé en Bretagne en mars dernier.  Un bouquin souvenir (pour ceux qui y étaient) mais aussi un bouquin témoin, soit pour souligner et partager avec plus de gens encore, toute la magie de Festiv’Elles.  Ce qui est bien avec ce livre-là, c’est qu’il s’agit d’une création collective où chacune des femmes participantes au festival a eu la chance de prolonger le plaisir, soit en s’exprimant à travers les pages. Vous retrouverez donc ma binette et mes mots quelque part dansants au milieu des autres.  

En achetant le livre, non seulement vous risquez de vous voir inspirés par la créativité débordante des femmes de la Bretagne mais aussi, encouragerez par là même Univers 9 à déployer encore plus ses ailes dans l’éducation et la création d’entreprises – pour et par les femmes. Pour plus de détails et pour vous procurer ledit bouquin, rendez-vous ICI 

bouquin festiv'elles

 

Par ailleurs, bat son plein le festival Anti-Spleen, sacrée belle initiative de mon amie Nina LouVe. Cette blogueuse a en effet réussi un beau tour de force en rassemblant chez elle, sur son blog, plus d’une vingtaine d’artistes/blogueurs de différents coins de la planète. Pour l’occasion et afin de se « blueser l’âme », voire, se déboulonner l’esprit trop bien formater, tous étaient conviés à pondre une œuvre (écriture, vidéo, photo, peinture, chanson …) autour du thème : le saboteur. Inutilement de vous dire que ça donne lieu à de belles richesses ainsi que pour certains, non habitués à se livrer de la sorte, des dépassements et de la fraîcheur dans leur vie. Toutes les créations sont présentement en ligne, vous pouvez  vous y rendre en cliquant sur Nina louVe. Certains textes peuvent aussi être écoutés en même temps que vous les lisez. Nina, d’autres comparses, ainsi que moi-même nous sommes fais le plaisir de la lecture spontanée. Vous trouverez les liens de podcast à la fin des quelques textes mis en audio.

 

Quant à ma propre participation sur l’infini thème du saboteur, elle se voit, à mon grand malheur, incomplète. Avis aux wizz de l’informatique donc, cela fait plusieurs jours que nous cherchons, mais en vain, à poster (d’abord sur DailyMotion ou YouTube l’espérait-on) ma vidéo de 6 minutes, 232 MB. On espère toujours.

  Et pour finir avec mon mini festival des activités ludiques et créatives… "the" moyen pour se tonifer le corps cet été. Oubliez le "Body Toner" d'Uncle Tom. Venez giguer avec moi sur un tapis en plastique plein de capteurs pour calculer tes points (dans mon cas, mes faux pas), au rythme d'une musique endiablée et de flèches qui défilent à l'écran de télé pour t'indiquer où mettre tes pieds sur le dit tapis en plastique rempli de capteurs. "Gauche gauche droite, en avant en avant combo derrière à droite… ahahahahhahah mamamia à l'aide ! Je ris. Ouf. j'ai chaud mais je ris c'est un délirium." J'ai jamais tant ri, jamais tant sué. J'ai eu un D-. Mon neveu ri de moi. Il est rendu l'as d'là danse depuis qu'il manoeuvre sur ce tapis-là. Tenez, c'est ça qui devraient mettre dans les gyms à la place des machines plates. C't'un jeu vidéo de mes neveux. Drôlement efficace.

Karo du 22 mai… en forme pour l’été !

Voilà ! Bon mardi à tous et toutes, bonne semaine ! Je retourne à mes boîtes, à mon déménagement.

La vie; le chemin de tous les possibles.

Mes amis Manon et Andy ont choisi de se créer une vie à la grandeur de leurs rêves et surtout, à la hauteur de leur envie de savourer l’essentiel. Je ne peux que me réjouir pour eux.  

Sortir des cadres et se forger une vie autre que celle proposée par la société de sur-con-sommation (je vous sommes de consommer bande de cons!) demande beaucoup de courage, de communication entre les partenaires-rêveurs, de volonté, de sueur, d’audace, d’épreuves, de doutes,de larmes aussi surement, etc.  qui trop souvent découragent le rêveur de passer à l’action.

Pourtant, le quotidien métro-boulot-dodo qui ne promet rien de plus que la retraîte (mais encore), ce quotidien même dont on voudrait tant et si souvent se débarrasser et dans lequel on se fait croire qu’on est  libres et heureux, quotidien qui nous essouffle, nous formate, nous enchaîne, nous précarise le coeur, les nerfs, l'amour, la joie, le divin… ce quotidien-là est aussi fait de sueurs, de doutes et pis de larmes. De courage ? Sûrement aussi. Mais je me demande si dans un tel contexte à-vide de soi, le courage n’est pas vain parce qu’errant autour de nos insatisfactions et de l’état de mort de notre âme.  Le courage d’endurer un patron tortionnaire, une entreprise qui carbure à l’efficacité 400% et qui te fout à la porte si tu ne performe pas comme un robot sans âme.  Est-ce vraiment ça le courage ?

De la sueur et des larmes dans les deux scénarios donc, mais rien qui vienne en prime dans le scénario plate de la vie rangée des gens ordinaires et apeurée que nous sommes et qui forme un beau grand troupeau de moutons bêleurs mais non-agisseurs.  Rien de splendeur au bout du chemin que la peur de perdre sa job, la peur de manquer d’argent, la peur du jugement des autres, la peur du jugement dernier, la peur d’être la moins belle dans le mariage full-cash de l’année, la peur de la peur de …  m’enfin.

Je ne m’éterniserai pas aujourd’hui sur un sujet qui pourrait me voir utiliser plein d’électrons informatiques tant il me passionne… 

Tout ça pour vous dire que Manon et Andy sont des gens très inspirants. Si ça peut vous encourager, ne serait-ce qu’à ensemencer la graine de vos  propres rêves…  

Manon et Andy s’y préparent depuis plus d’un an à ce rêve… c’est pour vous dire que rien ne tombe du ciel sans effort passionné de notre part. Ils partent donc pour une année, voire deux, en voyage/travail.

Pour tout savoir, lire l’article joint. Je le glisse ici, ainsi que la photo, le tout extrait du journal local le Cités Nouvelles, où les deux comparses ont fait la UNE cette semaine !  
andy manon emma

Manon, Andy, Emma, je vous souhaite bon voyage ! Tout est là, déjà en place dans l’univers créateur… ne vous reste plus qu’à rouler vers votre présent goûteux ! Dans la vraie vie avec les oiseaux, le monde, loin des bureaux-bourreaux ! BRAVO mes amis et merci pour l’immense bouffée d’air frais que je puise en votre réalisation !  

« La famille Gagnon-LeCouffe partira à l'aventure sur les routes d'Amérique en juin prochain, pour un voyage d'un an ou deux. Ils y amènent leur petite fille de quatre ans et leur chien. Ils amènent aussi leur entreprise familiale, une agence en design. Comme son nom l'indique, le « siège social » de la compagnie Design on the go se déplacera bientôt sur roues.

Voilà longtemps que l'idée de partir fait son chemin dans les têtes de Manon Gagnon et d'Andy LeCouffe. Depuis un an est demi pourtant, la décision est prise: ils partent pour l'été 2007. Les préparatifs ont envahi leur maison de L'Île-Bizard. «En 2005, nous sommes partis une semaine sur le voilier d'un de nos couples d'amis, au Panama. Voilà quatre ans qu'ils sont partis autour du monde», explique Manon Gagnon. «Ça nous a beaucoup affectés », continue son mari et collège de travail, Andy LeCouffe. «Vraiment, ça nous a donné l'inspiration qu'on pouvait voir la vie autrement», affirme la jeune femme. 

Ils suivront l'été sur les routes de l'Amérique. Ils commencent par l'Ouest canadien, ils descendront la côte ouest américaine et passeront Noël à la chaleur du Mexique. Ils exploreront ensuite le Midwest et reviendront à Montréal, par le chemin des écoliers. S'ils se sauvent ainsi de l'hiver, c'est surtout à cause de leur mode de transport. Les véhicules récréatifs ont souvent des ennuis techniques à partir du point de congélation. Travailler de par le monde «Il ne s'agit pas de vacances, mais bien d'un mode de vie», tient à préciser Andy LeCouffe. Ils ne sont pas de joyeux retraités et voyageront avec leur petite fille, et leurs obligations professionnelles.

«Du point de vue des affaires, nous avons eu droit à de drôles de réactions», explique Andy LeCouffe, le sourire en coin. «Les plus conservateurs nous demandent tous comment nous allons faire pour rencontrer nos clients.» Le couple croit qu'Internet et les nouvelles technologies feront en sorte qu'ils pourront travailler à distance. Ils ont de toute façon plusieurs clients qui sont situés à Toronto, aux États-Unis ou dans le reste du Canada, plaident-ils. Et ils ne les ont jamais rencontrés. «L'un d'eux est situé à Edmonton. Je lui ai demandé ses disponibilités, pour le rencontrer lorsque nous y serons cet été. Il préfère encore une réunion sur le Web», affirme monsieur LeCouffe. De toute façon, ils ont engagé une employée, Lorraine Séguin, qui restera à Montréal pendant la durée de l'aventure. Elle fera le lien, si nécessaire, entre Montréal et les Gagnon-LeCouffe. 

Outre le motorisé de 28 pieds, la famille voyagera uniquement avec des vélos et n'aura pas d'auto. Le couple a tout fait pour se préserver un semblant d'intimité, pour eux et pour leur fille. La porte de peur chambre se ferme, la petite aura un espace pour elle. «Et puis, notre cour arrière, ce sera le monde!» s'exclame Manon Gagnon. » 

Ils partent bientôt… pour suivre l’aventure, c’est donc un rendez-vous sur… http://www.mytripjournal.com/our_adventure

Karo du 19 mai, émue et fière de ses amis.
Crédit photo: jounal le cités nouvelles
Article par Marie-Hélène Verville.

Reconnaissance

Vous avez été nombreux à m’écrire sur le blog ou en coulisses.  Et comme je l’exprimais déjà, chacun à votre façon m’avez transmis de l’amour et du courage comme c’est pas permis de s’attendre en recevoir !

Je me sens tellement bien entourée des amis, de la famille, des cousins, des enfants, de mes voisins… Aussi, plusieurs d’entre vous m’ont fait une chaleureuse invitation à les retrouver lorsque j’aurai un peu soufflé. Plusieurs dis-je, tant et si bien que j’ai peur de ne pouvoir fournir la demande. Sachez alors que si je ne retourne pas vos appels/courriels, ce n’est pas par manque d’intérêt. Loin de là.  Plutôt par manque de temps.

En effet, entre la réalité de la vie et ma passion des relations humaines, il y a parfois un monde de distance. Ainsi j’aimerais pouvoir goûter à toutes les belles invitations reçues…  Pouvoir vous regarder dans les yeux, rattraper le temps, l’étirer, lui ajouter des minutes afin d'aller à votre rencontre, vous entendre, vous sentir, écouter vos aventures. Mais dans la réalité, je ne  pourrai tous vous recontacter. Du moins pas de si tôt.  

Je préfère donc faire confiance que nous nous retrouvons par un quelconque sans-hasard de la vie.  D’une manière ou d’une autre, vous pouvez continuer de venir prendre le pouls ici, sur les carolinades. Il me fait toujours immensément plaisir de lire vos commentaires, vos états d’âme…  de partager avec vous la vie via ma plus grande passion – l’écriture de l'âme.

C’est le bonheur ! Je ne puis demander mieux!
enfin si… m'épanouir davantage et de façon professionelle comme artiste des arts de la scène. Comme artiste qui convie le monde à son grand festin de vie.


globe-trotter

Ps: restez branchés… je suis en train de préparer du ludique participatif! Nouveauté sur les carolinades, un jeu inspiré de mon déménagement en cours.

Karo du 16 mai… la cowgirl globe-trotter back dans ses amériques.
Krédit photo: autoportrait dans les laurentides.

de cette nécessaire fissure entre les deux mondes

collection de photos, série Sous-terre, aspirée par la brèche de lumière.

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De retour en mon beau pays. Tout se passe bien. La chaleur familiale n'a pas tardé à se faire sentir. Le décollage splendide. Le décalage… quel décalage ? Je reviens bientôt pondre quelques billets. Mais en attendant… MERCI à tous et chacun pour les encouragements et les commentaires remplis d'amour. Dans ma tête, dans mon coeur et dans mon âme ça fait un grand WOW ! À l'instant, je suis pleine de reconnaissance envers la vie, envers vous tous qui sur le blog et en coulisse m'avez témoigné votre amour, votre soutien, votre confiance et vos encouragements. Je ne saurais dire autrement, même si le mot semble galvaudé: MERCI. Je n'ose écrire ici vos prénoms, de peur d'en oublier. Alors toi, TOI, tOi, ToI, toI et Toi aussi, vous-toi-tous: MERCI d'être là !

À très bientôt avec la suite des carolinades. Mais pour l’heure, étant une photographe amateur passionnée (comme vous l'avez sûrement déjà remarqué, 99% des photos du blog sont de souche) – j’adore faire clic paysages, clic arbres, clic jeux d’ombres et de lumières, clic âme, clic, clic, clic nouvelle angle… clic beautés du monde – il me fait plaisir de partager avec vous cette nouvelle série : Sous terre, aspirée par la brèche de lumière. Pour voir les images en plus grand, cliquez dessus.

 

Karo du 14 mai… sereine.

Krédit photos: Karo. Série sous-terre, aspirée par la brèche de lumière.

 

Je reviens à Montréal

Snif snif… je suis tristounette… je voulais mettre la chanson "montréal" d'Ariane Moffatt mais mon blog n'est pas capable de la lire. Tant pis… ceux qui veulent l'entendre n'auront qu'à aller sur youtube: Montréal
espagne karo

Comme je l’écrivais il y a quelques jours…  c'est pour moi la fin d’une étape et la suite de la fin du début du… enfin, c'est sans fin c'histoire. Un jour à la fois donc, de retour au Québec. Pour vous qui êtes restés sur votre Terre Mère, d'un bord ou de l'autre de l'océan, cela ne peut avoir la même signification que pour moi. Ou seulement pouvez vous savoir ce qui m’habite parce vous aussi un jour avez vécu un tel déracinement, volontaire certes, mais déracinement quand même.

   Partir 5 mois loin de son pays, même bien logé, nourri, aimé, ‘entertainé’ et en communication non stop avec le Québec, ça fait tout drôle en dedans. Comme si une autre vie s’était ouverte à l’intérieur… sans pour autant oublier ma famille et mes amis, il y a cette autre vie qui en moi s’ouvre. Telle une nécessité de descendre encore plus profondément dans l’antre de la bête afin de me baigner dans la pleine lumière de mon Être souche.  

Tant de semaines à panser mes chagrins – je n’aurais pu imaginer ce bout de chemin si rocailleux. Et tant mieux car avoir tout vu venir à l'avance, je n'aurais sans doute pas osé sortir du cocon. Ainsi va la vie…

Et à nouveau le soleil qui brille … les habitudes du quotidien qui s’installent, ailleurs, parce que paraît-il, peu importe où l’on se trouve sur la Terre, on est à la maison.

  Qu'il est beau ce voyage malgré les raisons du départ et malgré ce qu'il me reste à panser !

  Tenez, tandis que je reviens à Montréal, je vous offre cet extrait prose poétique inspiré de  mon vécu des six derniers mois et surtout, inspiré de grande dame Nina Louve (ce bout de texte est en fait une réponse à un texte d'elle) Merci Nina … De ta survivance coule une huile pure et cicatrisante.

Karo côte sauvage Bretagne 

"J'aime comment le goût de goûter se lit ici sur un jardin de chagrins d'amour. Même le cœur en ruine, marcher et conter tendresse.  Comment dans le deuil, à s'escarper sur des falaises illusoires et sans soleil, on apprend à se bercer dans la virgule du temps, de la mi-hutte… Parce qu'avant, avec son 'lover', on avait une hutte au complet, mais là que la déchirure vient rendre sinistre en notre beau refuge, la hutte se fait mi, mie, me, seul alone, looooonely. Alors on plie bagage et on s'exile, on monte la falaise, faute de ne pouvoir remonter le temps, on remonte le vent, pieds nus, les flammes mouillées, les flancs hurlants, la face suant, la pluie sur les paumes de main, demain ira mieux on l’espère, la tête pleine de psaumes et au bout du roc, des bras âmies 'tender' sur leur coeur… au bout du roc, apprivoiser la face cachée du deuil à qui tu cries « encore-là-toi? Toujours là t’en-vas-jamais? Pas tanné de tanner ton cuir brûlant dans ma tanière? Pas tanné de te tenter une place en permanence dans mon esprit, mes souvenances? Té pas tanné maudit temps de te dresser devant, lent et souffrant! Moi c’est d’là tendresse que je veux, pas du temps rêche. » Pis les âmies continuent de tendre les bras du cœur. Ton absence de sens est alors moins pèse&hante. Tu recommences à savourer les joies qui une à une se dandinent devant ta bouche assoif-fée d’émerveillement, de pur, de beau. Tu dis pu « je t’aime » à la vie, mais tu l’aimes quand même et puis la vie le devine, la vie le sait, la vie le voit dans tes silences plein de larmes de joie, dans tes silences plein de sourires gracieux. Oui, soyons mille mains tendues. Mille mains d’âmour et plus encore, à renaître des plaies qui hantent, à renaître des plaines béantes, des peines immenses, des peines lentes. L’exil est parfois long mais préférable à compter les moutons assis dans ton ancienne demi-hutte."   Karo 2007 

 

Karo du 12 mai… fébrile et sereine à la fois

Car la dualité vivante en moi
par ma foi, ma renaissance ! 

Crédit photos: Seb. Karo en Espagne. Marlène. La photographe photographiée. Quiberon, côte sauvage, Bretagne 2007

Bagage des profondeurs

Categories: Clapotis | 4 Comments
voici une nouvelle vidéo parmi ma collection de folies et événements personnels. Je n'ai toujours pas pris le temps de "gosser" pour voir comment insérer dans le blog. De toute façon, cliquez sur le lien et vous allez atterrir sur carolinade-dailymotion.

Bagage des profondeurs
envoyé par Carolinade