La vie; le chemin de tous les possibles.

Mes amis Manon et Andy ont choisi de se créer une vie à la grandeur de leurs rêves et surtout, à la hauteur de leur envie de savourer l’essentiel. Je ne peux que me réjouir pour eux.  

Sortir des cadres et se forger une vie autre que celle proposée par la société de sur-con-sommation (je vous sommes de consommer bande de cons!) demande beaucoup de courage, de communication entre les partenaires-rêveurs, de volonté, de sueur, d’audace, d’épreuves, de doutes,de larmes aussi surement, etc.  qui trop souvent découragent le rêveur de passer à l’action.

Pourtant, le quotidien métro-boulot-dodo qui ne promet rien de plus que la retraîte (mais encore), ce quotidien même dont on voudrait tant et si souvent se débarrasser et dans lequel on se fait croire qu’on est  libres et heureux, quotidien qui nous essouffle, nous formate, nous enchaîne, nous précarise le coeur, les nerfs, l'amour, la joie, le divin… ce quotidien-là est aussi fait de sueurs, de doutes et pis de larmes. De courage ? Sûrement aussi. Mais je me demande si dans un tel contexte à-vide de soi, le courage n’est pas vain parce qu’errant autour de nos insatisfactions et de l’état de mort de notre âme.  Le courage d’endurer un patron tortionnaire, une entreprise qui carbure à l’efficacité 400% et qui te fout à la porte si tu ne performe pas comme un robot sans âme.  Est-ce vraiment ça le courage ?

De la sueur et des larmes dans les deux scénarios donc, mais rien qui vienne en prime dans le scénario plate de la vie rangée des gens ordinaires et apeurée que nous sommes et qui forme un beau grand troupeau de moutons bêleurs mais non-agisseurs.  Rien de splendeur au bout du chemin que la peur de perdre sa job, la peur de manquer d’argent, la peur du jugement des autres, la peur du jugement dernier, la peur d’être la moins belle dans le mariage full-cash de l’année, la peur de la peur de …  m’enfin.

Je ne m’éterniserai pas aujourd’hui sur un sujet qui pourrait me voir utiliser plein d’électrons informatiques tant il me passionne… 

Tout ça pour vous dire que Manon et Andy sont des gens très inspirants. Si ça peut vous encourager, ne serait-ce qu’à ensemencer la graine de vos  propres rêves…  

Manon et Andy s’y préparent depuis plus d’un an à ce rêve… c’est pour vous dire que rien ne tombe du ciel sans effort passionné de notre part. Ils partent donc pour une année, voire deux, en voyage/travail.

Pour tout savoir, lire l’article joint. Je le glisse ici, ainsi que la photo, le tout extrait du journal local le Cités Nouvelles, où les deux comparses ont fait la UNE cette semaine !  
andy manon emma

Manon, Andy, Emma, je vous souhaite bon voyage ! Tout est là, déjà en place dans l’univers créateur… ne vous reste plus qu’à rouler vers votre présent goûteux ! Dans la vraie vie avec les oiseaux, le monde, loin des bureaux-bourreaux ! BRAVO mes amis et merci pour l’immense bouffée d’air frais que je puise en votre réalisation !  

« La famille Gagnon-LeCouffe partira à l'aventure sur les routes d'Amérique en juin prochain, pour un voyage d'un an ou deux. Ils y amènent leur petite fille de quatre ans et leur chien. Ils amènent aussi leur entreprise familiale, une agence en design. Comme son nom l'indique, le « siège social » de la compagnie Design on the go se déplacera bientôt sur roues.

Voilà longtemps que l'idée de partir fait son chemin dans les têtes de Manon Gagnon et d'Andy LeCouffe. Depuis un an est demi pourtant, la décision est prise: ils partent pour l'été 2007. Les préparatifs ont envahi leur maison de L'Île-Bizard. «En 2005, nous sommes partis une semaine sur le voilier d'un de nos couples d'amis, au Panama. Voilà quatre ans qu'ils sont partis autour du monde», explique Manon Gagnon. «Ça nous a beaucoup affectés », continue son mari et collège de travail, Andy LeCouffe. «Vraiment, ça nous a donné l'inspiration qu'on pouvait voir la vie autrement», affirme la jeune femme. 

Ils suivront l'été sur les routes de l'Amérique. Ils commencent par l'Ouest canadien, ils descendront la côte ouest américaine et passeront Noël à la chaleur du Mexique. Ils exploreront ensuite le Midwest et reviendront à Montréal, par le chemin des écoliers. S'ils se sauvent ainsi de l'hiver, c'est surtout à cause de leur mode de transport. Les véhicules récréatifs ont souvent des ennuis techniques à partir du point de congélation. Travailler de par le monde «Il ne s'agit pas de vacances, mais bien d'un mode de vie», tient à préciser Andy LeCouffe. Ils ne sont pas de joyeux retraités et voyageront avec leur petite fille, et leurs obligations professionnelles.

«Du point de vue des affaires, nous avons eu droit à de drôles de réactions», explique Andy LeCouffe, le sourire en coin. «Les plus conservateurs nous demandent tous comment nous allons faire pour rencontrer nos clients.» Le couple croit qu'Internet et les nouvelles technologies feront en sorte qu'ils pourront travailler à distance. Ils ont de toute façon plusieurs clients qui sont situés à Toronto, aux États-Unis ou dans le reste du Canada, plaident-ils. Et ils ne les ont jamais rencontrés. «L'un d'eux est situé à Edmonton. Je lui ai demandé ses disponibilités, pour le rencontrer lorsque nous y serons cet été. Il préfère encore une réunion sur le Web», affirme monsieur LeCouffe. De toute façon, ils ont engagé une employée, Lorraine Séguin, qui restera à Montréal pendant la durée de l'aventure. Elle fera le lien, si nécessaire, entre Montréal et les Gagnon-LeCouffe. 

Outre le motorisé de 28 pieds, la famille voyagera uniquement avec des vélos et n'aura pas d'auto. Le couple a tout fait pour se préserver un semblant d'intimité, pour eux et pour leur fille. La porte de peur chambre se ferme, la petite aura un espace pour elle. «Et puis, notre cour arrière, ce sera le monde!» s'exclame Manon Gagnon. » 

Ils partent bientôt… pour suivre l’aventure, c’est donc un rendez-vous sur… http://www.mytripjournal.com/our_adventure

Karo du 19 mai, émue et fière de ses amis.
Crédit photo: jounal le cités nouvelles
Article par Marie-Hélène Verville.

11 Comments

  1. Labell- am

    J’en ai des frissons… En effet, quelle source extraordinaire d’inspiration. Suivre son rêve, ne pas se laissez arrêtez par les si énormes peurs maudites, qui trop souvent gagnent sur le rêve! Bravo Manon, Andy et Emma, la vie ne peut que vous sourire !!!

  2. Sylvie Perron

    Autant je félicite l’aventure, autant je ne peux
    condamner les gens “ordinaires” qui sous les
    allures d’une vie “plate” ne le sont peut-être pas tant que ça . Le monde se découvre de bien des façons et selon moi, il n’y a en pas une qui en déclasse une autre. Le courage sait s’exprimer ailleurs que dans le non-conformisme, fort heureusement ! Ceux qui ont lu Odette Tout-le-monde ( Eric-Emmanuel Schmitt ) comprendront plus aisément le fil de ma pensée. Bref, je trouve
    tout aussi agaçant la morale du “contre” la vie
    de banlieue que celle du “pour”. Idem avec le travail “steady”. Les voyageurs sont aussi moutons que les gens plus sédentaires. Les
    tiguidous pack-sac se ressemblent autant que les “cretons” de la p’tite vie.

  3. jode

    C’est vrai qu’il peut y avoir quelque chose de “convenu” à faire son petit tour dans le monde. C’est aussi au “goût du jour” et cela reflète l’individualisme forcené de l’époque. Mais tout dépend finalement pourquoi on part, pourquoi on reste, et au-delà des mots et de “label expérience”, ce qu’on en fait, ce qu’on en retire et ce qu’on apporte aux autres. Présenter les choses de l’extérieur comme étant bien ou mal n’a, aujourd’hui, plus guère de sens à mes yeux. Les publicités le font très bien, avec de belles images et des mots aguicheurs. Il n’y a pas de modèle de vie. On trouve de sacrés cons on the road et des gens extraordinaires dans les bureaux et vice versa, en proportions égales. Cette famille Gagnon a l’air bien sympathique. Je lui souhaite un bon séjour parmi les vivants, comme moi, comme vous.

  4. Carolinade

    @ Labell-am… Bienvenue et merci pour ton commentaire tout en frissons ! Les maudites peurs empêcheuses eh ! On les haïs-tu toi pis moi ah ?! ahahahha !!!

    @ Sylvie Perron
    J’aurais finalement peut-être dû m’éterniser sur le sujet ahahha… car à lire ta belle répartie miss Perròn, je crains de m’être mal exprimée ou que tu m’aie mal reçue, alors voici:

    Je ne condamne pas le courage des “gens ordinaires” dont je fais partie anyways, je le questionne et c’est tout. Et plus particulièrement je questionne le courage de ceux qui subissent leur vie comme un non-choix dans un pays tel que le nôtre. Le courage des gens ordinaires qui tous les jours s’activent dans le bénévolat par exemple, dans les écoles etc. je l’applaudis ce courage.

    Aussi, ne sommes-nous pas tous au fond que des gens ordinaires mais que certains ont des vies extraordinaires tout en continuant d’être des « ordinaires beautés » dans leur cœur ?! Par ailleurs, la vie plate que je cite est celle de gens qui refusent catégoriquement de s’affranchir un brin et qui finissent malheureux, sur des antidépresseurs. Oups. J’entre ici dans un autre sujet sensible. Tant pis. Que ceux qui en prennent ou en ont déjà pris ne se sentent pas visés. Je fais un constat de société. Certains en ont besoin, soit, mais quand c’est rendu que tout le monde fait sa dépression nerveuse et son burn out, souvent à répétition (je n’ai pas les chiffres statistiques mais on va s’entendre pour dire que c’est signe de malaise social, idem en France) je me dis que y’a donc quelque chose qui ne tourne pas rond dans la société. Aussi, je n’ai pas voulu rentrer dans les situations de merde que plusieurs de mes amis, familles etc. vivent ou ont vécu dans leur vie métro boulot dodo, avec toutes les peurs normales que ça soulève mais que si on laisse nous envahir on s’y noie, car là n’était pas le but du billet… mais c’est tout ça que je dénonce. Les situations de misères psychiques affligées qu’on subit dans une société soit disant civilisée et riche. Je ne condamne pas le courage, je condamne la folie de notre société. Tu trouves ça sain toi Sylvie les gens qui ont juste hâte au week-end et qui sont en dépression le dimanche soir parce que le lundi arrive ? Ne crois-tu pas qu’il y a d’autres solutions que d’attendre ainsi perpétuellement jusqu’à la fin ? Je condamne le fait que nous croyions que le rêve soit impossible ou presque. Qu’en dehors de ceci ou cela ce ne soit pas possible. Je ne condamne pas l’humain qui est pris dans ses fausses croyances et ses peurs. Je condamne notre société de paraître et de fragmentation cœur/corps/esprit. Je suis pour toutes les formes de vie. Les modèles nombreux et diversifiés à la tonne. De la rue en passant par le château si c’est sain… pourquoi pas !

    En ce sens, y’a plein de gens de la vie ordinaire qui sont beaux et inspirants aussi. Manon et Andy sont du nombre. Je ne dis pas qu’il faille partir à l’aventure. Je dis que c’est possible de réaliser ton rêve. Tu veux un jardin dans ta cour… go ! C’est un rêve. Tu veux obtenir un diplôme en danse, prendre des cours de danse, monter à cheval… go ! Ce sont des rêves ! Tu viens de monter sur le cheval et ça t’a donné envie d’en avoir un à toi avec ton écurie. Go ! Pourquoi pas ? C’est un rêve. Tu veux courir le marathon d’Ottawa dans 2 ans… go ! C’est aussi un rêve. Et puis à côté de ça, tu mènes une belle vie en banlieue, en ville ou en campagne, tu es heureux là-dedans, c’est ça qui fait ton bonheur … c’est super !!!! Tu voulais une famille de 4 enfants et en chemin tu te rends compte que de juste élever tes enfants non-stop à la maison ça te bouffe la vie… tu endures ou tu te mets à parler avec ton conjoint pour trouver des façons d’harmoniser ? Au contraire, tu veux rester à la maison avec tes enfants parce que c’est ça ton bonheur, tu restes à ta compagnie à te rendre malade ou tu t’assoies pour trouver une solution et vivre ton rêve d’être au foyer ? Tu as toujours voulu faire de la plongé ? Tu veux te construire une maison en bouteilles de boisson gazeuse vide… go ! Etc. et quand un rêve s’accompli, un autre demande à pousser. Tous petits ou grands n’a aucune importance. Pas besoin d’être gros pis en tiguidou pack-sac. J’en étais pas là dans mon billet à vouloir séparer les gens de la banlieue à ceux de la ville, les nomades des sédentaires etc. Alors désolée qu’ainsi ça puisse être perçu Sylvie. Voilà.
    Tiguidou

  5. Carolinade

    aaaaaaaaaaaaaahhhh je pourrais continuer encore longtemps tant ce sujet est passionnant et tant il débouche sur plein d’artères différentes… je crois donc que cette réponse à Sylvie devra faire l’objet d’un prochain billet. La vie; le chemin de tous les possibles part II.

    @ Jode, merci pour ton message. Je reviens commenter betôt.

  6. Lyne

    Ha!! que j’aime ça…Parle-moi de ça!!… Quelle belle action inspirée et elle est et sera vécue dans une réalité de création….Je suis certaine que ça va couler comme l’eau d’une rivière parce qu’ils ont fait une action qui les rend heureux…

    J’aime mieux pleurer avec âme que sans âme…

    Bon voyage à cette belle petite famille…..

    Lyne

  7. Sylvie Perron

    Ahaa ! Un débat ! J’aime le choc des idées et
    les discussions allumées … Je comprend très
    bien l’histoire d’aller au bout de ses rêves Caro, et du go go go. Il y a vingt ans, on appelait ça le “just do it ” et j’en ai fait partie. J’ai simplement des réserves avec certains mots: comdamner, dénoncer, normal et sain,
    situation de merde, etc. Je crois aussi que tout
    le monde n’est pas “équipé” coeur-corps-esprit- de la même façon, un peu comme les feuilles d’un arbre, toutes semblables mais différentes et que par conséquent, leur vie sur le même arbre , sera différente. Certaines se
    fissureront, d’autres seront vigoureuses, une jaunira plus vite que l’autre, une dernière attrapera un champignon et l’autre ne poussera
    qu’à moitié. À quoi sert alors la
    condamnation ? la dénonciation ? Regardez la
    gang de feuilles qui se laissent pourrir au bout de la branche là-bas ! z’ont pas de sève, z’ont peur, se laissent bouffer sans résister, mais ou
    sont passés leur rêves ?

    Cela dit, je sais me tromper avec beaucoup d’assurance. ; )

  8. Nina Louve

    Sketch anti-débat improvisation sola par louVe attirée par les voyages, les exils et la liberté… et ce en caravane ou de chez soi…En soi-même… la route est longue et belllllle et rêche aussi. Parfois on souffre, souvent on pleure, tout le temps on cherche à rire, même quand le temps… il est lourd comme le néant.On s’invente des mirages. On improvise. On saisit. Le voyage commence à chaque fois qu’on respire…

    début du sketch:

    OuffFfF ! J’arrive en ville ! Y’a du macadam et des pissenlits entre la ruelle et l’avenue. Pas envie de débat. Débattre ! Débattre ! Ce n’était pas la cause, ni le but. Enfin. PfFf ! C’est pas ce que ça suscite chez moi. Bon. Qu’est-ce qui se passe ici ? Y’a t’y … un derme et un et pis qui cherchent de quel bord le poil pousse ? Bêêêêêê. Yé souis zin mouton esclave de l’argent ! Yé souis zoune poutain. Ouais ! Oune poutain. T’as peurRRrrrrr, hein ? Oune pas damne. Oune sert villes, sert fric, sert patrons, sert chefs d’équipe, et mon sert-gorge est tombé par térre… aoutch !GrrRrrRrrrrr ! T’as peur hein ? Oune poutain, cé laid comme l’asphalte toute craquelée, y’a du poump, du pamp et du pimp qui jouent… entre les craques de mes fresques. BANG ! yé souis oune poutain, t’as pu peur maint’now. T’es déjà parti. Yé vend mon âme et mon temps à des êtrRrrrrRrrrrr affamés de statistiques, performance et argent. Un JourrrR tu es le héros… puis après. Il y a un point. Rien d’autre. Remplaçable. Chassable. Jetable. Ouais… Oune poutain à l’hymen renouvelé. À la ruelle signée sur la peau. Bienvenues. Les débats de coqs de poules et de moutons, bêêêêêêêê ! je m’en tape, à 100 $ l’heure. Écolo-délogistique qui fait des statistiques marketing fric froc frac toute la journée. Yé souis zoune poutain. Une vrRrrrrraie. Yé souis passée dé la rouelle aux borrrRrrrdels… maint’now yé vend des chars d’ass ho ! Yé fourre le peuple pour le patwron. Moi. Non pas moi. Toi. C’est ça. Tu me regardes hein ? Tu penses que la poutaine n’est pas belle hein ? T’as raison. Yé souis oune poutain partie pour la flore. Bye. M’en vas en forêt. Pas plus putain que toé pis moé. Hé.

  9. carOlinade

    Merci à tous pour vos coms…

    Vos opinions et sketchs délicieusement délirants :)

    Sylvie, … quoi que je ne cherche pas le consensus, mon but n’était pas non plus de débattre, surtout pas sur ce billet. J’ai bien peur que ça n’en finirait plus si je répondais à ton message. À suivre donc, si j’ai le temps …
    Merci de ton opinion :)

    Jode, ton message me fait réfléchir…

    Je retiendrai de l’espoir de Lyne, “une action qui les rend heureux”… car qui que l’on soit, où que l’on soit, y’a toujours un choix possible qq part. Parfois à bout de peur seulement on fini par sauter de l’avion… mais y’a pas de modèles parfaits ni de recettes magiques pour Être et faire selon son âme. :)

    ‘yé souis une poutain’ ça ferait un maudit bô personnage de théâtre. Surprenant, dérangeant… bref. Je ris encore. En forme ce soir madame louVe.

    Bref et surtout…
    ENCORE BON VOYAGE MES AMIS ANDY ET MANON !!!

  10. Nina Louve

    c’est sorti comme ça. on le met en scène quand tu veux.

  11. françoise

    Voyager, un rêve devenu réalité pour eux. Super, merveilleux.
    quelle belle expérience pour leur petite fille qui dès son plus jeune âge va baigner et s’émerveiller de la diversité de la nature et de la richesse humaine. encore bravo



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