Impermanence
Impertinente l'impermanence ?
Lorsque le ciel de notre vie est bleu, d'un bleu ensoleillé à s'en fendre le sourire jusqu'aux oreilles, nous voudrions pouvoir ainsi le maintenir éternellement. Le risque est alors de tomber dans la tentative (vaine) de contrôle, avec comme résultat, de l'anxiété et de la pourriture sournoise à l'âme. Car l'on ne peut contrôler les événements extérieurs. Et même en développant ses capacités internes, celles qui mènent à la paix et l'acceptation, rien n'est jamais gagné. Les vieilles structures mentales et fausses croyances tôt ou tard refont surface, là où l'on s'y attend le moins.
Lorsque la vie nous envoie un ciel noir et orageux, désespérément, nous regrettons les beaux jours et nous nous accrochons (en vain) au passé, risquant ainsi de nous perdre dans des souvenirs (illusion des beaux jours) et oubliant de vivre l'instant, oubliant de croquer la vie d'amour à pleines dents. Perdant alors assurément son précieux temps.
Il y aurait tant à dire sur le sujet. L'impermanence des choses se vit en tant d'aspects de soi et tout au long de la vie. Car la vie est mouvement. Les épreuves, que trop souvent on voit comme des bâtons dans les roues de nos existences bien huilées, automatisées et confortables, sont pourtant (si on les prends autrement) de formidables opportunités qui nous invitent à se transformer et à grandir. Je ne vous apprend rien ici. Mais entre savoir et intégrer cette notion, il y a un mooooooonde… Et toute une vie pour tracer le chemin de l'acceptation et de l'amour de soi, lequel mène inévitablement à une paix profonde au sein même de l'impermanente vie.
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À ce sujet, un extrait de roman (dont le titre et le nom de l'auteur me restent à trouver) et qui évoque bien l'aspect constructif de cette menace perpétuelle nommée impermanence (et que pour ma part je rebaptiserais souvent - hypermenace… (sourires). Sans plus, je vous laisse sur l'extrait en question et vous invite, si le coeur vous en dit, à me parler de vous, de votre rapport à cette chose-là, souvent impertinente (croit-on), toujours hypermenaçante et à laquelle nous sommes si peu… imperméables !
"Je me réjouis de l'impermanence des choses. Cette fluidité permet la création. Je t'en prie, ne t'enferme jamais dans l'irrévocable. Si tu crois un jour fouler tes propres traces sur la piste, sache que tu ne seras jamais au même endroit (…) Ta douleur vient de ce qu'une partie de toi t'échappe, celle que tu as connue, celle qui s'est battue pour te préserver, celle à laquelle tu t'es identifié. Tu résistes à cette mort, qui pourtant conduit à ta renaissance. Tu t'agrippes à tes limites, tu te cramponnes à tes interdits et tu t'épuises, sans raison. L'enfer n'est que fermeture et confusion. les chocs et la souffrance servent à briser les entraves de l'être pour permettre son éclosion. Ils sont une réponse, non une agression."
Personnellement, cette citation m'aide à la fois à m'ancrer, panser et avancer.
Karo du 26 septembre… sur le chemin de la vie.
Krédit photos: Karo, Fjord du Saguenay et Gaspésie, été 2006
10 Comments
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C’est vrai qu’on fait écho ma chère CarO!!.
.Je vais dire que je dois être hypermenacé par l’impermanence ..Tout ça est véridique d’après moi…Mais il est d’autant plus facile de comprendre intellectuellement nos souffrances que de les affronter…On enlève les couches qu’on peut à notre rythme car faire faces à nos malaises n’est pas de tout repos…Je suis en plein dedans et je trouve ça extrêmement épuisant…et parfois c’est la force émotionnelle qui manque même si la volonté de s’en sortir est fortement présente… Quand tu est entrain de creuser il est très difficile de voir le positif..Tu récoltes les bienfaits après coups, pas avant et ni pendant …et bien souvent la pente se monte très lentement….J’ai une phrase en tête qui provient du livre Le Chemin le Moins Fréquenté de Scott Peck..'’La Vie Est Difficile'’ ceci est la phrase initiale du livre..
Très bon texte de réflexion…
‘’Colorfull'’ of sadness for now but tomorrow is another day…
Colourful Vision…
septembre 26th, 2007 at 8:14 pmhummm mmmmm… petit matin de lendemain de veillle, n’ayant rien à voir avec la descente gouleuse de liqude ambré mais bien avec la montée vertigineuse de l’état émotionnel fragile et castrant d’un personnage en quête d’amour…Julie… Je reçoit ce texte comme un hymne à la vie… un hymne à ma vie. Merci bel ange humain xx
septembre 27th, 2007 at 7:58 amBonne et belle journée d’amour de soi à tous!
L’impermanence des nuages qui passent, parfois paresseux, on les croirait à tort définitivement incrustés dans le paysage, parfois turbulents, pesants et bouleversants comme sur ta photo. Mais au-dessus des nuages, la permanence du ciel étoilé la nuit, ensoleillé le jour.
septembre 27th, 2007 at 9:00 am@ Vision Colorée
Kymo et Butineur…
septembre 27th, 2007 at 6:21 pmmerci pour vos commentaires et réflexions… j’ai le sentiment de ne pas être seule dans cette expérience nommée VIE. J’ai le sentiment de trouver en vos mots, un écho sincère et vivifiant.
Chère Karo, bellâmiga, tu sais que l’impermanence me fait réfléchir, re-fléchir parfois, panser, peser, poétiser.
Les départs, les deuils, les adieux… les arrivées, les naissances, les essors.
Ta note est touchante, tout comme toi, tellement vraie.
septembre 28th, 2007 at 8:40 am@ Nina oui belle âmie je sais que l’impermanence est ton heurt-créatif de prédilection
Parce que tu en as vécu plus souvent qu’à ton tour… mais qui qu’on soit, où que l’on soit, nous devons tous composer avec
n’est-ce pas ! et je préfère donc en faire une symphonie, pour mieux l’aimer, l’accepter et me jouer d’elle… 
septembre 29th, 2007 at 3:18 pmMerci pour tes mots d’âm’our.
Allo Caro… Ce texte est d’une grande richesse mais surtout d’une grande sagesse … En saisir tout son sens emmene inévitablement à l’ouverture de notre coeur…Comme c’est beau la vie, inspirer ses souffrances et expirer ses résistances….(silence)..tendrement
octobre 1st, 2007 at 6:12 am@ dianerythme…
merci de me partager ton ressenti en écho avec ce billet. Ça fait re-co-naissance dans mon âme. Tendrement aussi.
octobre 1st, 2007 at 2:45 pmBisou Caro, oui la vie est mouvement permanent, le mouvement peut vous vous rassurer comme le bercement d’une mère, mais il peut vous retourner comme un navire qui chavire….
Tient bon la barre !
Ta soeurette outre atlantique
Marie-Pierre
octobre 2nd, 2007 at 5:32 am@ Marie-Pierre…
deux bercements différents. Celui de la mère et celui de la mer … plus houlleux
. Je tiens bon la barre ! Merci.
octobre 2nd, 2007 at 4:58 pm;) deux belles images…