Politiquement incorrect

Tout simplement ÇA !

À l'approche de l'hiver, procurez-vous le DVD de cette conférence !
Ça fouette agréablement l'âme.

Drôle, lucide, ludique, en-motion, vivant…
L'approche de cet homme est vraiment en concordance avec ma propre expérience de vie…

Si ça peut également résonner en vous… cliquez sur le lien…

Jean-Marc Chaput; politiquement INcorrect ;
Une source d'inspiration.

l’homme sans sa cravate

Categories: ÉCRITURES , Poésie | 8 Comments

(texte de fiction, pour ceusses qui penseraient que je n'écris ici que ma vie, il m'arrive d'écrire des fictions poétiques… )
 tronc tête d'or

Fragilité humaine

L'homme à cravate

Nu devant moi; même ses plus grandes prouesses en bourse se déboussolent et perdent leur sens, se futilisent 

Arrête de jouer le fendant, ça te sert à quoi de fendre l’air? 

Arrête de jouer l’héroïque, le fier pan, l’orgueilleux.

Je le vois dans tes yeux, le peu de confiance qui émane.

Je le vois clairement, quand tu te retrouves en ce pays; ton inconnue terre natale.

Tu as laissé les plantes avoisinantes envahir ton rosier et maintenant, tu erres nu.

Je le vois sur ta peau ton défaut.

Je le vois sur ton cou trop tendu,

lequel décèle un’air menaçant;

à tous moments, prêt à éclater,

en laisse, 

las de trop travailler…

Pourquoi?

Sous tes habits c’est sens dessus dessous.

Qu’un corps frêle pour abriter ton âme; égarée.

Sans ton habit de boursier, rien que du vide.

Tu te rends compte? Ton nu ne sait plus s’exprimer. N’ose plus.

Arrête de te cacher.

Achève ta course folle.

Fertilise-toi d’autres choses que de toi.

Ta merde cotée, elle est infecte.

Allez! Si tu reprends depuis le début,

je patiente encore, je veux bien,

mais un instant seulement…

je veux voir l'homme nu,

l'homme frêle

remonter à la surface

par ses ombres révélées

par sa honte exprimée…

oui, je veux bien patienter

encore un instant

en attendant que l'homme cravate

sorte du personnage !

Karo du 19 novembre…
Krédit photo: tronc personnage, tête d'or, Lyon, France 2007

Clash

On teste les qualités de fer plat à la télé ce soir…
La mode aux cheveux raides est de retour…
Pendant ce temps, combien sont en guerre, en famine? torturés, violés ?
Putain de drôle de monde dans lequel on vit !
Fer à plat ou pas,
Bon week-end
à tous !
Moi je vais manger de la paëlla avec Nina, J. bel amor et toute la familia de Carolina !

Bobin crue’lle vérité

Cela faisait un p'tit moment que je n'avais pas cité Bobin. Lire Bobin me recentre et me permet de toucher à mon essence spirituelle. La citation que voici est, tel que je l'exprime dans mon titre de billet, une crue vérité qui, si lue par l'ego blessé, ne peut être bénéfique. C'est bien parce que j'en ai fait une toute autre lecture que j'ai pu y goûter pleinement, dans toute sa cruelle et belle bonté, et que par le fait même, j'ai eu envie de vous la partager.


« Fragment d’une lettre que l’on n’enverra pas : J’entends plus encore la manière dont vous le dites. Vous demandez quelque chose qui vous manque, et parce qu’elle vous manque vous ne parlez que comme si elle vous était due. Vous me faites penser à cette phrase entendue l’autre jour dans la rue : "elle veut être aimée, quelle imbécillité!" Cette parole est dure, mais la vérité a parfois des dents de loup. L’imbécillité en question est dans la croyance que notre volonté nous ouvre un droit sur ce dont nous avons besoin, y pose déjà une légère griffe. Mais franchement, qu’est-ce qui mérite en nous d’être aimé ? J’ai beau chercher, je ne vois rien. L’imbécillité n’est pas de demander, mais de changer sa demande en plainte et bientôt en exigence. Je sais bien, vous ne parlez pas de cela, mais c’est sur ce ton que vous parlez et la vérité est dans le souffle avant d’être dans les mots. J’écoute vos raisons et je n’entends que votre dépit. Mais je n’ai jamais trouvé une once de vérité dans l’amertume. Je n’y ai jamais entendu que la misère d’un amour-propre déçu. Je ne reconnais l’éclat du vrai que dans la joie et dans cette conscience de nous-mêmes qui l’accompagne toujours, cette conscience radieuse de n’être rien – et dès lors, comment prétendre à quoi que ce soit, pourquoi s’entêter dans une demande qui ne sait trop ce qu’elle veut et ne sait que le vouloir ? L’amour ne vient que par grâce et sans tenir aucun compte de ce que nous sommes. D’ailleurs, si c’était le cas, il ne viendrait jamais. Rassurez-vous : si j’écris sur ces choses, je suis loin d’en être digne. Du moins, je ne cesse de les contempler comme sur la route pleine d’ombre on regarde à l’horizon les montagnes que l’on n’atteindra pas encore aujourd’hui. »

 Karo du 15 novembre…  

 

Accouchement littéraire


Ah ! Les joies de la maternité !

Plus j’y pense et plus, oui, écrire ce livre ressemble beaucoup à la mise au monde d’un enfant. Il y a d’abord le goût de s’exprimer qui surgit, menant tôt ou tard au passage à l’action. Phase que je comparerai à l’orgasme jubilatoire et fécondateur de l’Être à venir…  Ensemencer la chose, donc. Faire l’amour, baiser ou, dans mon cas, me planter l’idée de ce livre assez fort dans le cœur, qu’elle finisse par irradier jusque dans mon ventre, lieu de toutes les créations.

  Puis de là, la graine plantée (l’idée) commence son travail, elle germe. L’embryon embraye.  On fait alors un test de grossesse afin de s’assurer que les maux de cœur et les seins lourds ne sont pas que le fruit de son imagination. Ou dans le cas du bébé littéraire, on va voir ses mentors (art, psycho) afin de s’assurer que l’idée n’est pas complètement irréelle, afin de valider son projet, quoi ! Puis une fois sûr et certain de son coup, on annonce la bonne nouvelle.  

laptop d'auteureCe bonheur neuf n’est pas si tôt arrivé qu’on se garnit déjà la tête de tonnes d’angoisses inutiles. Très vite, donc, on se demande si ce truc-là (un têtard d’écriture) va s’accrocher où si ça crèvera dans l’œuf avant terme. Et puis le temps passe, on s’accroche, le bébé aussi. Tandis qu’il se forme, des doigts, des lettres, des yeux, des pieds, du cœur, de l’encre, des devis techniques, d’une vivante couverture, de partages humains… de peaufinage en peaufinage, on ne fait que parler de lui et des états multiples dans lesquels il nous plonge ; des joies de la maternité quoi !

  Et puis vient, inévitablement, la hâte d’accoucher. Tandis que le bébé prend de plus en plus de place, que vous avez les côtes coincées sous ce ballon géant de vie qui se crée en vous, lequel vous restreint de plus en plus l’accès aux autres nécessaires bonheurs de votre vie (tel prendre un verre entre amis par exemple) vous n’avez qu’une envie, mettre au monde ! Sortir le bébé de là… Que le livre aboutisse. Qu’il rentre à l’imprimerie pour en ressortir à temps. Que les eaux crèvent, que le col se dilate. Please everything must be smooth, qu’on ne provoque pas la femme enceinte ! QU’ON NE LA PROVOQUE SURTOUT PAS ! Les contractions se font de plus en plus rapprochées et intenses. Vous vous demandez même : « Diantre, dans quelle folie me suis-je embarquée ?!!! » Parfois à voix haute, parfois en silence, on se jure quand même que ce sera le premier et le dernier.  

Et voilà que des complications surviennent, imprévues, effroyables. Le bébé menace de ne pas sortir du tout, d’arrêter son cœur de battre. Les spécialistes qui vous entourent tentent de garder leur calme mais vous savez qu’ils n’avaient pas prévu le coup. À la dernière échographie (devis), tout allait pour le mieux. Maintenant, l’Être précieux à naître, celui que vous avez chéri, imaginé, respiré, nourri, désiré plus que tout pendant des mois, se retrouve, en une fraction de seconde, entre la vie et la mort. C’est bête comme ça la vie. Si on ne le sort pas de là à temps… il mourra. Le docteur ne le dit pas mais vous le lisez dans ses yeux. Il s’active de plus belle tandis qu’il vous parle, vous, la mère à naître en même temps que l’enfant. Il vous demande de redoubler d’ardeur, de pousser encore et encore, de ne pas A-BAN-DON-NER, il vous assure que donner naissance est un don-né de votre source, que vous êtes est capable, que vous saurez délivrer le nouveau-né. Vous vous rebranchez donc à la source, à l’enfant, de cœur à cœur, vous retrouvez le chemin jusqu’à lui pour créer l’espace nécessaire à sa venue parmi nous…

  Voilà qu’au bout de tous ces efforts, déchirement (physique, psychique), hurlements, panique, peurs, ressssssssssssssspirations, pleurs… joie, JOIE, J-O-I-E… l’enfant vient au monde. C’est à espérer qu’il sorte intact de son lieu de fabrication (imprimerie, tunnel maternel) et qu’on vous le porte aux bras, sans plus de détours… 

***

Évidemment j’arrive encore à me réjouir du bonheur des autres. Mon niveau de gagaïsme  sur le « bébé littéraire » à naître n’est pas à ce point grave que j’en sois déconnectée de la réalité. Ainsi je me nourris encore et toujours du bonheur des autres, de celui de mes sœurs, par exemple, qui me racontent les beautés qu’elles vivent avec leurs trésors. Mais sinon, je suis à ce point impliquée, avancée dans le processus, tous les jours sollicitée, cœur, corps et esprit, que ce sentiment d’être enceinte s’impose à moi dans toute sa puissance. Enceinte des personnages dans le ventre de la conteuse. Car l’art sous toutes ses formes n’est-il  pas le prolongement de l’acte ultime de création qu’est celui de donner la vie terrestre, la vie humaine ?

  Je m’apprête donc à donner la vie à ce qui, depuis si longtemps, germe en moi. Encore heureuse, je n’ai pas eu l’affreux goût de manger des fraises au poisson ou de la crème-glacée aux cornichons !

Karo du 12 novembre, en pleines contractions !
Krédits photo: laptopKaro

Poésie de Liliane

 loch lomonde, écosse

TREE ARBRE


Il est des arbres comme des gens

Des imposants, des grêles

Des majestueux, des frêles

Des droits et rigides

Des souples qui s’en balancent

Des penchés, des courts

Des tortueux, des retors


Des touffus vigoureux

Des fragiles effeuillés

Des colorés, des sombres

Des pleureurs, des piquants

Des poisseux, des chatoyants

Des bonzaïs, des nains.


Tous respirent


A quoi rêvent les arbres ?


Cyprès, si loin

Bouleaux, boulot

Chênes déchaînés

Hêtres et avoir été

Pins chauds

Ormes morts

Frênes sans s’arrêter


Arbres, armes, arms

Tendez vos bras vers les cieux !

Priez, rendez grâce

Ô Dieux !

(poème écrit par Nail (Liliane),
octobre 2007
 
Ce blog servant à exprimer, exercer et promouvoir ma plume, il est rare que je fasse place à la poésie des autres. Non par manque d'intérêt, plutôt parce que je n'ai pas le temps de m'y consacrer et que de toute façon, bien des blogues et sites offrent déjà ce type de tribune et ce, de façon magnifique. Bref. Toujours est-il que, parce que j'aime les arbres comme j'aime la Vie… cette poésie de mon amie bretonne me touche beaucoup. Merci Liliane de me dédier ton si beau poème. Cet un honneur de pouvoir l'inscrire sur les pages des carOlinades. 

Karo du 9 novembre… en pleine contractions ! 
Crédits photo: Liliane en Écosse

 

Vent de vie… Vie devant

Categories: Carpe diem | 2 Comments

C'est génial ce truc !
Faudra que j'ajoute une catégorie: "attentat poétique, impudique, ludique, brillant, fameux, génial…"
 
que pour cette initiative-là !

Cliquez sur le lien…
Théâtre du Rond-Point

Grrrrrrr

Je viens de manger mes émotions: Quatre biscuits aux pépitttttttttes de chocolat plus tard. Grrrrrrrrrrrrr… en attente de réponses cruciales reliées à mon livre. Y'a quelqu'un quelque part qui fait mal sa job ! De grâce, envoyons-lui notre amour pour qu'il fasse bouger son morceau de puzzle dans le bon sens de ce montage de bouquin !

Vivement que j'accouche de mon beau premier "bébé littéraire". Vivement vous retrouver tous lors de cet événement d'avant départ en France. Et vivement que je retrouve ensuite D. !

Allez Legault ! À ta tasse de tisane à la menthe poivrée !

Karo du 5 novembre, qui demande l'aide de mister God.