Intense et rigolo. Quand j’y pense…
Une copine (la fille d’une amie, détail sans importance, mais bon. En fait, si, ça a de l’importance… du moins pour ceux qui suivent les carOlinades depuis toujours. C’est chez cette copine que j’ai séjourné trois semaines durant cet été. Celle qui habite en ville et par laquelle j’ai pu goûter Montréal de l’intérieur. Enfin) voilà qu’elle vient de me laisser un beau message dans ma boîte de courriels. Un message tout émouvant où elle se raconte librement. Car nous ne nous étions pas reparlé depuis mon séjour chez elle. Une dent hurlante d’urgence et ma jeune sœur nécessiteuse avaient précipité mon départ. J’avais donc laissé les clefs à un voisin ainsi qu’une note bien dodue dans l’ordinateur, la remerciant elle et son chum pour leur confiance dans le prêt de leur appartement. Bref.
La belle J. vient donc de me donner de ses nouvelles (deux mois plus tard et une pointe de culpabilité – que je voudrais qu’elle n’ait pas, mais bon. Je comprends. On est comme ça les femmes, complexes et coupables de rien)… m’expliquant qu’elle est d’abord venue faire un tour sur les carOlinades, histoire de prendre le pouls pour peut-être mieux pouvoir ensuite me faire un brin de jasette par courriel. Et c’est là qu’elle me dit (suite à sa visite sur le blog), ne pas avoir trop saisi où j’en étais dans ma vie, mais que l’important était qu’elle avait décelé le principal, « une légèreté nouvelle » en moi.
Et ça m’a fait rire qu’elle m’écrive ça, car j’ai réalisé qu’elle ne doit pas être la seule à venir prendre le pouls de la sorte. Si d’autres visiteurs non réguliers se pointent, je devine qu’ils seront tous aussi peu informés qu’elle sur la vie court terme de Caroline. C’est vrai que pour les gens moins au courant, mon blogue n’est pas très révélateur depuis les dernières semaines. Si au moins je postais de la poésie et des contes en attendant… même pas ! ahahahhaha
Vous avez tous su que je déménageais en mai dernier (comment aurions-nous pu passer à côté avec ce jeu tordant « to jette or not to jette in the poubelle »… qu’ensuite je me suis promenée de maison en maison durant l’été, que je me questionnais face au deuil et à mon futur, etc. Mais là…oups… où est-elle ? Que fait-elle ?

À suivre très bientôt, comme j’écrivais déjà… le temps d’avoir pignon sur rue… à LYON ! Oui !!!! D’accord… pour les curieux qui ont pris l’habitude de venir me lire et qui aiment les détails de vie cousus au travers des anecdotes, des éditos, chroniques, réflexions, philo-folies, poésies et cie., je vous annonce que je retourne vivre une année à Lyon. Je pars en décembre prochain. Et quoi que ma famille me manque déjà rien qu’à l’idée de me savoir loin d’elle si longtemps, je suis très exaltée par ce retour en France. Maintenant, pour les vrais de vrais curieux qui se mordent les lèvres en silence… oui, je m'en vais retrouver D. La prochaine fois, pour obtenir tant d'informations, il faudra m'écrire un p'tit poème eh
Je carbure au relationnel alors plus vous m'écrivez, plus j'ai envie de remplir ce blogue de mots d'amour.
Je vous annonce également (et par ailleurs) que je suis en train d’écrire un livre OUIIIIIIIIIIIII qui verra le jour le premier décembre. Voilà pourquoi je n’ai pas trop eu le temps d’écrire ici. Quoi que c'est surtout parce que le blogue est en déménagement (tout comme moi) que je n’ai pu y mettre tout l'investissement voulu. Comme quoi les chocs intenses de la vie prennent du temps… le temps qu’il faut pour se ramasser la vague en pleine gueule, lutter contre la tempête, se reposer durant l’accalmie, reprendre la barre à marée haute, chercher le nord perdu dans la tempête, repriser la voile de son navire encore et encore… patiemment… jusqu’à ce que… enfin! Au bout de plus d’un an… on voit la Terre apparaître au loin, soulagé, heureux, approfondi… avec de l’émerveillement encore plus pur dans le regard, car forgé au cœur de la tourmente, s’il n’est pas mort, il ne peut qu’être plus fort.
Alors donc la suite bientôt…L’effervescence de mon lancement de livre… c’est comme mettre au monde un enfant. Bientôt j’accoucherai « des personnages dans le ventre de la conteuse. »
J’ai très hâte de vous donner des détails, d’exprimer tout ce que représente pour moi ce projet, de parler des « anges humains » qui y sont impliqués…
J’ai simplement manqué de temps pour le faire. Mais si ça vous intéresse…
Faites-moi signe…
Ça s’en vient !
Merci J. pour ton beau courriel-surprise et tous tes mots chaleur-humaine. Et… basta la culpabilité ! Je t’écris bientôt.
Karo du 1e novembre … béate.
krédit photo : Karo dans le vieux Lyon.