Bonheur en cours…

Épuisée mais joyeuse… je rentre tout juste après avoir passé deux semaines mémorables en Bretagne…
En fait, je suis rentrée mardi soir et depuis, je n'ai pas encore su retrouver mon rythme lyonnais. Mais ça viendra… chaque chose en son temps. Ça fait à peine deux jours… et la Bretagne a à ce point pénétré mon coeur. Heureusement, le plaisir de retrouver D. permet un atterrissage plus en douceur qu'autrement. Toujours est-il qu'à Festivelles 2008, les rencontres furent riches, et-mouvantes, surprenantes, ludiques, sincères… comme l'an passé quoi ! Mais sans comparaison car il n'y a pas lieu de, puisque chaque événement se veut unique en soi.

Le soleil était au rendez-vous tout le long de mon séjour… 15 jours de ciel bleu ! On aurait même dit le printemps ! Nina, y'avait des géants Acacias en fleurs partout dans la contrée ! C'était magique !
Et la mer… j'ai pleuré avec elle, dansé en elle, en pensant à vous tous, mes frères et soeurs du Québec.
Et que dire des oiseaux bretons, sinon que leur chant est divin.
Puis mes retrouvailles avec toutes et tous, cousins et soeurs bretons…
aaaaaaaaaaaaaaahhhh

Ce ne fût pas tous les jours facile pour autant;
mes résistances à vivre et à faire confiance au présent (pour mieux avancer vers demain) sont dures de chez dures de la feuille. Mon ego, telle une bernique accrochée à son rocher, ne lâche pas aisément prise.
Mais ! je n'ai pas dit mon dernier mot ! Lui, le piètre sans âme, a beau faire le pitre et envoyer les derniers bastillons de son armée à la défense de ses prétentions… je continue de marcher vers ma joie d'être libre et entière, joueuse et vivante.

Je remercie, au passage, tous les gens avec qui j'ai partagé un brin d'existence durant Festivelles à Caudan et ailleurs en Bretagne. Je me sens encore baignée par la grâce de toutes les rencontres faites et je sens que je serai portée par elles pendant un bon bout de temps encore ! Si ce n'est pour l'éternité, quelque part dans le coeur d'une cellule d'amour au centre de ma foi. Un merci particulier à ceux et celles qui, curieux de me connaître, déjà fan de mon univers,  ou encore tout simplement sensibles au rôle de l'artiste en société, se sont procuré mon bébé de papier: Tricot sacré…  Avec toute ma reconnaissance, je vous souhaite une belle découverte de mon univers ! Puissent mes contes, poèmes, récits, fictions, chansons, monologues et cie., résonner en votre âme.

  Karo à son Kiosque
Sur ce, je vous reviendrai dès que possible… avec la sweet du monde par tranches bretonnes soit en images, vidéos, anecdotes et poésies. Déjà voyez l'artiste nomade dans son modeste et convivial espace créatif ! Puis, posant fièrement sous la bannière de ces dames de lumière.

festivellebannière

Karo du 28 février…
Crédit de la photo de Karo à son Kiosque : Bénédicte Guérin

FESTIVELLES 2008

festivelles2008affiche parMorganeLemetayer

"OUI!!!! Je retourne en Bretagne… retourne boire de la lumière ancestrale… retourne manger de la terre côtière de mes aïeuls mais surtout, retourne partager l’essentiel avec mes sœurs bretonnes." extrait de journal du 4 mars 2007… comme si c'était hier.

Cette année je vais y présenter mon livre "Tricot sacré et autres text'îles pour passer l'hiver au chaud". Évidemment ! En plus de prendre un bain d'inspiration auprès des autres entrepreneuses, conférenciers, artistes, créateurs qui seront sur place…

Après des jours et des jours de préparation (dont je vous passe les détails), je m'apprête en effet à repartir en Bretagne. Ce sera mon 3e séjour là-bas. Je vis de l'anxitation (sorte de mélange, normal j'imagine, d'excitation et d'anxiété). 

Tantôt le train. Sept heures de route. Amanchée comme un mulet, ma géante valise orange et un sac-à-dos. J'ai pas le choix… une fois les tonnes de copies de "Tricot sacré", les costumes de scène, les bouts de décors et accessoires de kiosque, articles de promotion et cie. empaquetés… il faut ce qu'il faut eh ! La grosse valise orange ! 

D'abord sept jours de mer. Le silence. Le vent. Les oiseaux. Le sable. Les algues. Les cailloux. Le soleil. Aaaaaaaah ! Je respire mieux rien que d'y penser. Le plus possible m'énergiser de ce pays doux et sauvage, rude et beau, bon et miam !  Puis en même temps, je dois poursuivre la préparation au festival (car il me reste à faire en la matière). Ensuite, je passerai sept jours dans l'action de cette deuxième année FESTIVELLES prometteuse, dont une soirée spectacle à laquelle je participe le vendredi 22 février. Pour plus de détails sur la programmation et les idées de Festivelles, rendez-vous sur le site du club des femmes instigatrices de la chose :  Univers 9.

De retour à Lyon fin-fin février…

En attendant, je vous invite à lire ou à relire les billets de la Bretagne de l'an passé… (pour lire de façon chronologique, commencez par le bas).

Festivelles de joie
Festivelles et cie.
Interlude 3
Terre mère
Aujourd'hui
Ce n'est qu'un au revoir mes soeurs

Karo du 10 février… 
qui retourne à sa grosse valise orange en pensant à tout TOI, tout vous, tous nous… vous tous… tout doux…
Prends soin de toi xx

théâtre de rue

Ce matin, au retour d'un p'tit dej. dans un café du coin (Coucou, à quand ton café ? J'ai des idées, des conseils pour créer "the" café. Des idées issues de besoins non assouvis par les cafés visités ces derniers mois en sol français…bref !)… ce matin donc, au retour (à pied) d'un p'tit dej. à l'extérieur de la maison, j'arrive devant ce qui m'apparaît être une bouffée de vie dans un quotidien d'automates. C'était juste là, au rond point de la place Wilson de Villeurbanne. Y'avait ce mec en habits bleus, traits du visage particuliers, un peu pointus, comme s'il avait des triangles à la place du menton et du nez, les yeux fermés, assis en position de méditation au centre du rond-point. Tout autour y'a le bruit, la ville, les citoyens qui vaquent au quotidien, les voitures, un chantier de construction… et l'homme au visage triangle, aux habits bleus et au corps invitant à l'harmonie, médite (sans bruit apparent à l'intérieur de lui -c'est quasiment un tour de force vu le lieu où il se trouve…) assis au centre du rond-point. Tout simplement magique. L'attraction est simple, à l'échelle humaine, mais de taille… elle s'impose. Je suis curieuse, enjouée. Je veux savoir ce qui se passe là. Je suis soudainement émue. Un retour à l'enfance et à l'émerveillement. Sans explication. Juste ça. Juste là. Tout près du mec, une femme, habillée en noir, des vêtements ceintrés. Collants de danse. Elle est allongée, accoudée sur le rebord du rond-point, toute proche des voitures qui circulent. Avec une jambe, elle suit un rythme, comme si à l'intérieur d'elle vivait une musique de jouvance. Mes yeux font le tour du rond point. Je veux saisir. D'autres curieux se trouvent sur la place. Y'a tout le bruit du quotidien qui continue sa course folle, mais en même temps y'a ce silence bienfaiteur qu'impose ce happening. J'aperçois maintenant un homme-poubelle. Debout, planté entre trottoir et rue, il semble faire la statue. Visage et poitrine couverts par la grosse poubelle grise, ne paraissent que son ventre, un peu rondouillet et une main. Derrière lui, quelques instruments de musique déposés sur le sol. Une contre-basse et des cuivres. L'homme-triangle-zen et la femme-musique-de-jouvance se lèvent comme si de rien était et se mêlent à la foule. Je pense que j'ai raté la fête ! Je m'avance donc vers la femme-musique-de-jouvance et lui demande ce que j'ai loopé de magique. Dans un sourire de vitalité elle m'explique

Je rentre à la maison, chargée d'une énergie précieuse et mouvante… je vais sur Internet pour obtenir plus de détails sur cette troupe de rue. Voici ce que je trouve et que j'ai très envie de partager avec vous … chers lecteurs des carOlinades. Espérant que la démarche vous inspire aussi, où que vous soyez, quoi que vous fassiez. Y'a donc un résumé de la démarche que je vous copie-colle ici. Puis, une vidéo avec la fondatrice du mouvement… à voir Cliquez… ICI -vidéo compagnie Jeanne Simone.

Pour cette proposition chorégraphique et sonore, cinq personnages (danseurs et musiciens - comédiens) investissent un espace public, un lieu de vie choisi pour la fonction qu’il occupe au sein de la ville. Un lieu de croisements, de rencontres, avec ses codes topographiques et sociaux : un bar, une place, un square, un parvis…

Leur présence, leur intrusion, leurs actions et leurs réactions décalées, absurdes, amusées ou complices, amènent le lieu à se révéler lui-même (à rappeler sa fonction au sein de la communauté, à render visible les comportements qu’il génère) et en bouleversent les habitudes. Les occupants, qu’ils stationnent ou qu’ils traversent l’espace, deviennent spectateurs et entrent peu à peu en relation avec les cinq "intrus".
Figures exacerbées et pourtant réduites à l’essentiel, les personnages incarnés par les musiciens et les danseurs sont les échos décalés de l’être humain dans la cité, de ses folies, de ses jeux, de ses mouvements… Leur fonctionnement est très musical. Du solo à l’unisson, ils jouent sur la répétition, l’accumulation et la cacophonie. Ils portent une action collective en affirmant leur spécificité. Au sein de ce cadre, le spectacle s’élabore sur le mode de l’improvisation, dans un état de réceptivité et d’écoute. Le geste est sens. Le son et le mouvement, acte théâtral. L’espace urbain, scénographie. (Source d'INFO, ICI)

PAGE d'INFO sur la troupe Jeanne Simone

Karo du 7 février… allumée par cette brèche de lumière dans le quotidien d'un café noir de tourmente ;)

Montée de lait contre la mère patrie (françaiserie 5)

  Je suis (mettons tous les mots possibles dans un sac, histoire de trouver le bon ou au besoin de le repêcher) je suis donc scandalisée, frustrée, déçue, en colère, outrée ! Oui c’est ça ! Outrée mesdames et messieurs. Outrage au tribunal des droits du consom’acteur… je me sens abusée par la monumentale connerie qui règne en roi et maître dans les services de la téléphonie et d’Internet en France.

Cela fait plus de deux mois que D. a changé de compagnie de services Internet. Il est parti de neuf.fr pour aller chez SFR.fr. (Je me permets de nommer les dites compagnies pour faire campagne contre elles et certainement pas pour de la publicité) Bref. Toujours est-il que, oui, passant d’une compagnie à l’autre pour cause de problèmes récurrents, de difficultés à obtenir gains de causes, forfaits tel qu’indiqués etc., D. fait tout le processus de débranchement/rebranchement (frais et perte de temps précieux en sus – précieux temps oui, car profession libérale oblige –et la nouvelle compagnie s’avère aussi (sinon plus) incompétente que la première !

Deux mois je vous dis. Deux mois que  ça traîne. Il a environ 8 dossiers différents ouverts à son nom, pour huit problèmes différents et irrésolus : signaux de câble et téléphone inexistants (et je vous passe les détails, tests et dédales en lien), surcharge de frais d’interurbain, adresse de courriel morte en chemin …)  Le pire dans tout ça… (et c’est là ma plus grande frustration à l’égard de ces nombrils du monde), ce sont les frais d’appel. Oui mesdames et messieurs les Québécois, attachez bien votre tuque avec de la broche, dès fois que vous auriez envie de retirer la broche pour nettoyer le nombril de ces compagnies françaises abusives de nos chers et bons cousins ! Nous avons beau nous plaindre des « parfois-souvent » piètres services à la clientèle du Canada/Québec, reste que ça ne peut être pire qu’ici. Car ici, figurez-vous donc qu’il faille payer (à la seconde ou à la minute) chaque fois qu’on appelle pour un service (télécom, FNAC, cinémas…). Et ce n’est rien, depuis peu, les consommateurs français ont remporté une petite bataille. Symbolique j’dirais. Car figurez-vous donc qu’avant (y’a pas plus tard que quelques mois) nos cousins les français payaient aussi lorsqu’ils étaient mis en attente. Putain de bordel de merde de saint-cibouère en calufourchon !!!  

Sortez dans la rue ! Brandissez vos mots crus ! Les français ne sont-ils pas réputés pour  descendre dans la rue dès qu’il y a abus ? Ce matin donc, D. a reçu un nouvel appel pour le suivi du dossier #185623 des piètres services de SFR (pour une fois qu’ils n’appellent pas à 10 heures le soir!) mais qu’importe l’heure du jour ou de la nuit, il faut répondre eh ! Sans quoi c’est à nous de les rappeler et là… ben ça te coûte des euros de nos poches pour régler  LEUR connerie à eux !  Monumental je vous dis ! Monumental ! Bon, mon verre de lait et plein ! Je vais le boire en attendant la prochaine crue maternelle !


Ps : ce billet a été rédigé il y a deux semaines déjà… depuis, toujours pas de nouvelles. Ou si, aux dernières nouvelles on nous disait que tout était réglé. Mais qu’est-ce qui est réglé? On attend toujours, la boîte à câble, téléphonie et Internet décorative, au salon… et SFR qui se paye de la publicité monstre sur les terrains de foot ! Ah ! chère société de con-sommation et de con-pétition.

 

Karo du 4 février… fée-brille ;)

GueuleBouc’hein

Allez lire ce billet chez mon ami blogueur, Perrasite. Je partage ses sentiments au sujet de facebook… et je suis curieuse de connaître votre point de vue sur la chose… 

POUR CEUX QUI VEULENT PROLONGER LA DISCUSSIONRDV chez mon amie Brijit … elle a aussi écrit un billet sur le thème, sans savoir que Perras et moi étions en pleine réflexion…