(titre de billet emprunté à un titre de film)… et j'ajouterais à ce titre évocant : ce que tu as toujours été au fond de l'âme. Va, vis et deviens, ce que tu as toujours été, ce que tu es, ta nature source.
Voilà que je me prépare à repartir pour un autre séjour en Europe. Comme chaque fois, la fébrilité me gagne. J'ai beau avoir de plus en plus d'expérience (valises, partage, décollage, arrivage, décalage, recalage, etc.) ça reste une situation bien particulière à vivre. Y'a pas de recette miracle. Chaque fois faut que je prenne le temps de m'adapter, tant à mes émotions qui surgissent alors que je m'y attends le moins, qu'aux premières semaines de repérage dans mon/mes nids outre-Atlantique. C'est ça jouer les nomades. Comme dans tout autre choix, y'a des avantages et aussi des inconvénients. On y échappe pas. Et c'est justement ça la beauté de la chose. La magie du voyage…
J'ai passé un splendide mois au Québec. C'est avec plein de bonheur que j'ai revu ma famille et plusieurs amis… que j'ai fait une figuration dans La Grande Ourse -le film, que j'ai joué les photographes dans un festival d'antan, que j'ai bu de la Boréale rousse, que je me suis amusée au Festival des Écrits de l'Ombre, que j'ai vu une belle pièce de thiâtre, fait une entrevue à CIBL… à ne pas manquer, ce samedi, voir les détails chez mon amie Brijit, etc.
Je repars donc, ma valise chargée à bloc d'amour, de créativité et d'accent de chez nous. Et je vous remercie "Gang", pour tout ça.
Seule déception, j'aurai pas eu le temps de voir tout le monde. Mon séjour a passé en coup de vent. Heureusement pas aussi violent que celui vécu sur la Rive-Sud de Montréal today. (Dieu soit avec vous mes amis de l'autre bord du pont !) Je disais donc: pas eu le temps de revoir tout mon monde. Mais mais mais… Signe que je grandis dans mon coeur et dans ma tête, avant, je me serais sentie coupable de n'avoir pu tous vous revoir… coupable et tristounette… et puis là, en attendant de maîtriser l'art de l'omniprésence, c'est dans un profond et fougueux élan de lâcher-prise que je me dis : C'EST LA VIE ! Ben oui, c'est la vie.
Sans plus, je dois retourner à mes valises. Prenez soin de vous au Québec ! Profitez bien du 400e de la ville, du FIJM (ça m'a coûté de dire non cette année, mais, il faut ce qu'il faut), des fêtes de la St-Jean et de l'été tout court… c'est tellement intense l'été au Québec !
Je vous aime !
ET pour plus de détails sur mes activités, je vous laisse sur cet article paru fin mai dans le journal Cités Nouvelles de l'Ouest de l'île de Montréal.

crédit photo: Jacques Pharand
La plume nomade
par Corinne Laberge
Entre le Québec et l’Europe, les mots de Caroline Legault ont trouvé un écho, Les trésors de son Tricot sacré et autres text’îles pour passer l’hiver au chaud ne sont désormais plus un secret gardé. Ils voyagent au rythme de la créativité, de la détermination et de l’imaginaire de cette marchande de poésie et de délices littéraires.
En novembre dernier, l’auteure, poète, conteuse et monologuiste Caroline Legault accordait une entrevue à Cités Nouvelles à l’occasion du lancement de son premier livre qu’elle a elle-même édité. Quelques jours plus tard, elle s’envolait pour l’Europe en vue d’en faire la promotion, mille projets en tête et un visa d’un an en poche. Cinq mois se sont écoulés depuis et la jeune femme, qui est de passage dans son Sainte-Geneviève natal pour un court séjour, débarque avec un plein panier de bouchées de poésie, qui ne demandent qu’à être servies. «Je suis venue pour refaire les stocks d’accent québécois et pour embrasser ma famille», annonce d’entrée de jeu Caroline, qui a profité de sa visite en sol québécois pour prendre part à la 3e édition du Festival des écrits de l’ombre de St-Antoine-de-Tilly qui s’est déroulé le week-end du 17-18 mai dernier. Une expérience dont elle ressort comblée et inspirée.
Lecture sacrée
«Ça a été une fichue de belle édition, un festival qui a pour cadre un village pittoresque situé au bord du fleuve Saint-Laurent. C’est humain, chaleureux, convivial et le site est enchanteur. 70 auteurs ont participé cette année, par le biais d’ateliers de formation et de lectures publiques», explique celle qui a eu le privilège de présenter des extraits de son Tricot sacré en plein cœur du cimetière de la localité. «Ça a donné lieu à un moment très particulier dont je vais me souvenir longtemps. Et puis je vous assure qu’il n’y avait pas seulement les morts pour nous écouter!», rigole la sympathique auteure.
«Ce que je retiens des commentaires des organisateurs et des gens du milieu littéraire, c’est qu’on aime non seulement ma plume, mais aussi ma façon d’interpréter le texte, de l’incarner. Ça a été un cadeau auquel je ne m’attendais pas, mais maintenant que je fais cavalier seul, je suis capable de le recevoir. Étant issue du monde du théâtre, où on ne souligne pas d’emblée les bons coups, j’ai parfois trouvé ça plus difficile. À la longue, tu perds de ton unicité. De mon côté, j’ai choisi de créer mon propre univers. C’est nourrissant, c’est un chemin, une démarche, c’est la vie», poursuit-elle.
Construire et lâcher prise
Du côté de l’Europe, Caroline travaille activement à donner de la visibilité à ses écrits et élève, brique par brique, son édifice dans le milieu. «J’ai des contes, nouvelles, monologues et même un scénario en chantier. Je lis et j’écris beaucoup, je me raconte, j’écoute ce que les gens ont à dire et je fais de merveilleuses rencontres. Bref, je pose des actions et je tends des perches un peu partout, même si c’est souvent insécurisant de frapper à des portes. Ça me demande du courage et de développer ma confiance en moi, mais aussi en quelque chose de plus grand, car il faut savoir lâcher prise», confie-t-elle.
«En février dernier, j’ai offert deux prestations sur scène à la seconde édition du Festivelles des femmes entrepreneures de la Bretagne. J’ai eu la chance d’y décrocher un contrat qui me mènera à présenter une lecture à l’occasion d’un séminaire universitaire, qui se tiendra en Bretagne à la fin juin. Ce sont tous des petits hasards qui n’en sont pas», estime Caroline, qui caresse aussi plusieurs autres projets, comme celui de chanter et de mettre sur pied son premier one woman show.
«J’ai longtemps gardé ça en dedans de moi et, aujourd’hui, je réalise que chaque étape conduit à la prochaine. J’ai un côté sédentaire qui m’a été inculqué par mon éducation, alors c’est un dépassement de voyager comme ça. J’ai même parfois l’impression de me trouver dans un monde parallèle! Mais France-Québec est la formule que je souhaite conserver pour la suite», confie Caroline qui, le 11 juin prochain, repartira avec son baluchon. Et parions qu’il sera rempli de ses Bouchées de poésie, des petites cartes sucrées, salées, tendres et coquines, qu’elle invite à savourer en apéro ou en digestif.
Ma belle Karo,
Je te dis que c’est beau de te voir aller… Inspirante, tu donnes envies de se dépasser soi-même, voguer en solitaire vers cette mère-patrie…
Gros câlins belle âmie xxx
juin 11th, 2008 at 9:19 am