Bobin… Pellerin.
Je fais un lien à l'instant, spontané, plus spontané que ça, ça n’se peut pas. En écoutant un reportage sur l'un de mes deux auteurs préférés, une cloche me tombe sur la tête… Je fais le lien. Avant je ne pouvais le faire, car je ne savais pas cette communauté entre eux. Mes deux auteurs préférés (l'un français –Christian Bobin, l'autre québécois, Fred Pellerin) habitent toujours le lieu de leur naissance, pas tant par choix, que parce qu'ils sont incapables de s'y arracher. L’un au Creusot en France, l’autre, à Ste-Élie-de-Caxton, au Québec. Où ce lien me mène t-il ? Un chemin à me frayer quelque part entre eux, comme sur la photo… inspirée d'eux et tant d'autres excitants mystères. Pour l’heure, je sais seulement que cela m’émeut de les savoir accrochés à leur coin de pays comme la bernique à son rocher. Accrochés et en même temps si ouverts, si créatifs. Moi qui, depuis quelques années déjà, ai dû réinventer la notion du « chez soi ». Et puis, j’aurais envie de faire plein d'autres liens entre eux deux, seuls auteurs qui ont droit à un temple au sein de ma bibliothèque. Pour l’heure, juste accueillir l’émoi suffit. Et pis se rappeler le lien de base, celui-là rigolo, poético-sonore: Bobin-Pellerin.
Karo du 4 mars 2010… plus souvent qu'autrement dans la grâce du mOnde