Atterrir

lumiere de Dieu
Atterrir
Comment on fait ça déjà ?
On se couche par terre et on rit ?
Rire-à-terre ? 

Il fait un temps radieux à Lyon.
Je n’ai qu’une envie;
sortir et humer l’air du temps sans temps…
Pourtant, y’a tant à faire
dans la suite et poursuite de ma vie.
Car, qui me prendra en main si ce n’est moi ?
En tant que guerrière de la lumière,
je ne peux laisser d’autres dicter ma voie.

Seul Mister God connaît mon dessein.
Dessein dont j’ai toutefois le libre arbitre.
Dessein que je peux donc colorier à ma guise. 

Plus je focalise sur les nécessités de mon âme
en concordance avec l’écho de mon cœur,
plus je suis sur cette voie, à ma juste place.

Les entre-deux projets
essssssssss-cales, entre-deux destinations
seule avec ma lourde valise
sont parfois d’épuisants mouvements. 

Je cultive alors patience et légèreté
comme les antidotes à ces maux de globe-trotter. 

Je roule vers maintenant
libre d’assaillantes questions !  

Je suis et c’est tout bon
Je suis et c’est bien ça la vie !

Karo du 29 août… qui entame un nouveau chapitre.
Krédit photo: Karo, Bretagne 2008

Poésie sans titre /6

Boulevard de la République
quartier huppé
droit lieu des contre temps
bas endroit des hauts contrastes
décalage immoral
invisible pauvreté 

-Pourquoi la dame à la peau basanée revêtit-elle un voile comme les sœurs dans les couvents ?… C’est une roumaine ?
-Si.
-Pourquoi vit-elle ainsi ?
- … 

Austère au monde qui l’entoure
à genoux devant la foule
mains jointes, tête inclinée yeux fermés
elle ne bronche pas et attend
un écriteau devant elle
ça parle de Dieu
plus loin à une centaine de pieds
on dirait sa jumelle
mais son écriteau semble plus urgent :
« à l’aide, mon fils est à l’hôpital »
puis une autre encore plus loin,
sans écriteau celle-là,
que sa longue voilure et son bébé dedans
assise contre une vitrine BCBG
à ses pieds une petite coupole,
de pièces jaunes assoiffée
autour la foule anonyme
autour les gens insensibles 

-Mais qu’y faire ? N’y a-t-il pas de programmes d’aide dans ce pays ?
-C’est partout pareil. Viens, il faut y aller. 

Devant le grand cinéma
les africains font la fête à leurs artistes du 7e art
des musiciens et leurs instruments à bois
le mouvement est si festif
que mon sourire se fait dansant
à travers la masse de curieux venus entendre
oui. Les africains se donnent les moyens d’exister ici
et je regarde un instant encore derrière moi
les trois roumaines n’ayant pas bougé d’un fil
le tissu de leur malheur fascinant.

Festival des écrits de l’ombre

12 000 morts en Chine suite à un tremblement de terre. Et moi et moi et moi. Le sol précaire de mes envies souille mon encre  et supplie l’échine. Je chigne. Non je signe. Signe de l’air du temps. Je balbutie un hymne incongru au gré des pulsions de ma quincaillerie.  

Mon blogue bug and i screem for my cie. “Crème-en-glace” to repair the dam. On paye et pis ça chie quand même !

En passant, pour ceux qui ne savaient pas, je suis de retour au Québec. Le temps de refaire mes stocks d’accent québécois et je repars m’abreuver à la source, sur la Terre de mes ancêtres où je suis invitée à rendre grâce à la vie, autour de mon recueil, Tricot sacré, dans le cadre d’un séminaire universitaire portant sur un sujet des plus captivants !  Là-bas aussi, je chanterai j’espère, en compagnie de mes chers amis, Dan et Armelle. Puis toutes mes sœurs bretonnes, je retrouverai.  

Partie conter des vers d’amour au creux d’un village poétique. Ma façon d'aimer la Vie, de mouiller la Terre de joie, tandis que trop encore sévit, la folie des hu!!!!!mans !

Si vous souhaitez m’entendre dire dans un site enchanteur, ce week-end, 17 et 18 mai, à St-Antoine-de-Tilly (dans le bout de Québec) the place to be. Nous serons 70 auteurs participants à cette fête de la littérature et des bonnes victuailles. Bienvenue à tous au Festival des écrits de l’ombre

Vous fais la bise rieuse en attendant de vous retrouver. 

Divinement vôtre,  

Karo globe-trotter ! du 15 mai…

l’homme sans sa cravate

Categories: ÉCRITURES , Poésie | 8 Comments

(texte de fiction, pour ceusses qui penseraient que je n'écris ici que ma vie, il m'arrive d'écrire des fictions poétiques… )
 tronc tête d'or

Fragilité humaine

L'homme à cravate

Nu devant moi; même ses plus grandes prouesses en bourse se déboussolent et perdent leur sens, se futilisent 

Arrête de jouer le fendant, ça te sert à quoi de fendre l’air? 

Arrête de jouer l’héroïque, le fier pan, l’orgueilleux.

Je le vois dans tes yeux, le peu de confiance qui émane.

Je le vois clairement, quand tu te retrouves en ce pays; ton inconnue terre natale.

Tu as laissé les plantes avoisinantes envahir ton rosier et maintenant, tu erres nu.

Je le vois sur ta peau ton défaut.

Je le vois sur ton cou trop tendu,

lequel décèle un’air menaçant;

à tous moments, prêt à éclater,

en laisse, 

las de trop travailler…

Pourquoi?

Sous tes habits c’est sens dessus dessous.

Qu’un corps frêle pour abriter ton âme; égarée.

Sans ton habit de boursier, rien que du vide.

Tu te rends compte? Ton nu ne sait plus s’exprimer. N’ose plus.

Arrête de te cacher.

Achève ta course folle.

Fertilise-toi d’autres choses que de toi.

Ta merde cotée, elle est infecte.

Allez! Si tu reprends depuis le début,

je patiente encore, je veux bien,

mais un instant seulement…

je veux voir l'homme nu,

l'homme frêle

remonter à la surface

par ses ombres révélées

par sa honte exprimée…

oui, je veux bien patienter

encore un instant

en attendant que l'homme cravate

sorte du personnage !

Karo du 19 novembre…
Krédit photo: tronc personnage, tête d'or, Lyon, France 2007

Poésie de Liliane

 loch lomonde, écosse

TREE ARBRE


Il est des arbres comme des gens

Des imposants, des grêles

Des majestueux, des frêles

Des droits et rigides

Des souples qui s’en balancent

Des penchés, des courts

Des tortueux, des retors


Des touffus vigoureux

Des fragiles effeuillés

Des colorés, des sombres

Des pleureurs, des piquants

Des poisseux, des chatoyants

Des bonzaïs, des nains.


Tous respirent


A quoi rêvent les arbres ?


Cyprès, si loin

Bouleaux, boulot

Chênes déchaînés

Hêtres et avoir été

Pins chauds

Ormes morts

Frênes sans s’arrêter


Arbres, armes, arms

Tendez vos bras vers les cieux !

Priez, rendez grâce

Ô Dieux !

(poème écrit par Nail (Liliane),
octobre 2007
 
Ce blog servant à exprimer, exercer et promouvoir ma plume, il est rare que je fasse place à la poésie des autres. Non par manque d'intérêt, plutôt parce que je n'ai pas le temps de m'y consacrer et que de toute façon, bien des blogues et sites offrent déjà ce type de tribune et ce, de façon magnifique. Bref. Toujours est-il que, parce que j'aime les arbres comme j'aime la Vie… cette poésie de mon amie bretonne me touche beaucoup. Merci Liliane de me dédier ton si beau poème. Cet un honneur de pouvoir l'inscrire sur les pages des carOlinades. 

Karo du 9 novembre… en pleine contractions ! 
Crédits photo: Liliane en Écosse

 

La vie pleine de vie

   Karo tête d'or

Au détour des nuits houleuses

où l’âme avide, à vide de sommeil

s’écarquille au moindre soubresaut

de votre sale et ravageur ego

  il y a encore et toujours

les petits matins bonheur

où tout est permis

 de l'espoir à naître
du jour à dessiner

au gré de ses fantaisies

au-delà des murs

de la honte

de la peur

de la haine

et des soucis…

  Après avoir été réveillée par le bruit de la construction sur la rue ( cela pour la cent cinquante énième fois cette année) et qui vibrait jusque dans mon lit, je me suis levée les nerfs un peu en boule… 

Et puis voilà qu’en prenant contact avec Mister Internet, j’ai reçu cette source de vie…

  Mon poème « TOI », une autre fois repêché dans les eaux vives, bondées et tumultueuses de la grande mer virtuelle.
Cette fois, c'est le blog
Exquise sensualité qui l'a invité en ses eaux sensuelles.  

Comme ça, la vie nous offre parfois à boire de sa fontaine rafraîchissante

pour que l’on s’y abreuve un instant…

comme ça, au milieu de nos déserts

il fait bon.

   

"Un pas à la foi".

Karo du 9 octobre…

krédit photo : D. Lyon 2006

Une fleur nommée…

nina

Nina c’est une fleur,
une fleur sauvage nommée amour
qui nourrit ses pétales
du sel de larmes de ses amies.

Nina c’est une fauve,
une fauve sociale nommée fidèle
qui nourrit ses racines des sourires qu’elle  fabrique
au bout des souffrances qui existent.


Nina c’est une vivace,
une vivace qui chante la vie comme elle panse la mort,
qui transforme le fiel en miel
comme l’alchimiste le caillou en or.

une bouchée de poésie

Categories: Poésie | 3 Comments

Cette nuit-là, sur le perron de la voie lactée, des milliards d’étoiles se sont donné rendez-vous histoire de papoter un brin à notre sujet. C’est qu’elles en avaient long à dire sur l’humain qu’elles observent et guident depuis leur ciel, nuit, après nuit, après nuit… depuis toujours.

 extrait de ma récolte 2006

 

Karo du 23 septembre