Fantasmes saisonniers…

roulotte du petit porcelet

Fantasme cochon
j'avais l'idée joyeuse de dormir dans la roulotte de mes amis Dan et Armelle (peinte par Armelle).
Chose faite et bien faite !
Que du bonheur j'ai eu
à inaugurer ce lieu merveilleux
au coeur d'un jardin de fées, de poissons nommés "Jeanne d'Arc" et de Bouddhas!
 

Bouddha
Des fantaisies rieuses comme ça
j’en veux à la pelle, au kilo, livrées en 18 roues d'Amour…
des fantaisies rieuses que je commande à la vie
parce qu'elles me prennent l’envie par les « os-phonies » (funny-bone)
et les joues chatouilleuses. 

On sait qu’il faut le faire quand ça titille
tant le poil des aisselles
que le contre-creux de la joue gauche
et pis le « quartier-large » des coudes.
 

L’idée au summum de son excitation nasale
il faut se donner à fond et pis jouir de sa jouissance…
orgasme d’âme assuré !  

Je quitte bientôt ma puissante et féconde Bretagne.
Retour à Lyon prévu entre le 19 et 26 août.
J'appréhende, la fin d'un très GRAND voyage…
Mais puisque l'impermanence existe… 
Je veux bien ouvrir
les bras et le coeur pour la suite! 

Ces jours-ci, c'est la fête. Découverte des gens, du pays ainsi que le dégustage de tout ce goûtage des dernières semaines… Je profite au maximum de tous et chacun… ne sachant pas quand je les reverrai. 
Ma seule arme contre l’appréhension; revenir à mon moment présent…

jardin danArmel 

Ce soir donc, à la demande générale
je me fais cuisinière
le temps de concocter une…
poutine grâcieuse-graisseuse
à mes charmants amis, Françoise, Armelle, Marylène et Dan.
Ils l'ont souhaitée, ils l'auront !
Seul hic…
il ne se vend ici ni de fromage en crotte qui fait « scquik-scquik » quand on croque dedans,
ni de sauce à poutine !
Je dois tout réinventer … à partir de fromage à raclette et de sauce quelconque !

Des heures de plaisir en perspective ! Encore heureuse que Dan fournisse les pomme-de-terre bio et Marylène, la friteuse !

Karo du 12 août perturbée par le fou vent qui vente depuis hier au souère ! Quand il vente ici, c'est presqu'aussi fou qu'à Ste-Marthe-sur-le-lac…
Crédits photos: Karo et Françoise

théâtre de rue

Ce matin, au retour d'un p'tit dej. dans un café du coin (Coucou, à quand ton café ? J'ai des idées, des conseils pour créer "the" café. Des idées issues de besoins non assouvis par les cafés visités ces derniers mois en sol français…bref !)… ce matin donc, au retour (à pied) d'un p'tit dej. à l'extérieur de la maison, j'arrive devant ce qui m'apparaît être une bouffée de vie dans un quotidien d'automates. C'était juste là, au rond point de la place Wilson de Villeurbanne. Y'avait ce mec en habits bleus, traits du visage particuliers, un peu pointus, comme s'il avait des triangles à la place du menton et du nez, les yeux fermés, assis en position de méditation au centre du rond-point. Tout autour y'a le bruit, la ville, les citoyens qui vaquent au quotidien, les voitures, un chantier de construction… et l'homme au visage triangle, aux habits bleus et au corps invitant à l'harmonie, médite (sans bruit apparent à l'intérieur de lui -c'est quasiment un tour de force vu le lieu où il se trouve…) assis au centre du rond-point. Tout simplement magique. L'attraction est simple, à l'échelle humaine, mais de taille… elle s'impose. Je suis curieuse, enjouée. Je veux savoir ce qui se passe là. Je suis soudainement émue. Un retour à l'enfance et à l'émerveillement. Sans explication. Juste ça. Juste là. Tout près du mec, une femme, habillée en noir, des vêtements ceintrés. Collants de danse. Elle est allongée, accoudée sur le rebord du rond-point, toute proche des voitures qui circulent. Avec une jambe, elle suit un rythme, comme si à l'intérieur d'elle vivait une musique de jouvance. Mes yeux font le tour du rond point. Je veux saisir. D'autres curieux se trouvent sur la place. Y'a tout le bruit du quotidien qui continue sa course folle, mais en même temps y'a ce silence bienfaiteur qu'impose ce happening. J'aperçois maintenant un homme-poubelle. Debout, planté entre trottoir et rue, il semble faire la statue. Visage et poitrine couverts par la grosse poubelle grise, ne paraissent que son ventre, un peu rondouillet et une main. Derrière lui, quelques instruments de musique déposés sur le sol. Une contre-basse et des cuivres. L'homme-triangle-zen et la femme-musique-de-jouvance se lèvent comme si de rien était et se mêlent à la foule. Je pense que j'ai raté la fête ! Je m'avance donc vers la femme-musique-de-jouvance et lui demande ce que j'ai loopé de magique. Dans un sourire de vitalité elle m'explique

Je rentre à la maison, chargée d'une énergie précieuse et mouvante… je vais sur Internet pour obtenir plus de détails sur cette troupe de rue. Voici ce que je trouve et que j'ai très envie de partager avec vous … chers lecteurs des carOlinades. Espérant que la démarche vous inspire aussi, où que vous soyez, quoi que vous fassiez. Y'a donc un résumé de la démarche que je vous copie-colle ici. Puis, une vidéo avec la fondatrice du mouvement… à voir Cliquez… ICI -vidéo compagnie Jeanne Simone.

Pour cette proposition chorégraphique et sonore, cinq personnages (danseurs et musiciens - comédiens) investissent un espace public, un lieu de vie choisi pour la fonction qu’il occupe au sein de la ville. Un lieu de croisements, de rencontres, avec ses codes topographiques et sociaux : un bar, une place, un square, un parvis…

Leur présence, leur intrusion, leurs actions et leurs réactions décalées, absurdes, amusées ou complices, amènent le lieu à se révéler lui-même (à rappeler sa fonction au sein de la communauté, à render visible les comportements qu’il génère) et en bouleversent les habitudes. Les occupants, qu’ils stationnent ou qu’ils traversent l’espace, deviennent spectateurs et entrent peu à peu en relation avec les cinq "intrus".
Figures exacerbées et pourtant réduites à l’essentiel, les personnages incarnés par les musiciens et les danseurs sont les échos décalés de l’être humain dans la cité, de ses folies, de ses jeux, de ses mouvements… Leur fonctionnement est très musical. Du solo à l’unisson, ils jouent sur la répétition, l’accumulation et la cacophonie. Ils portent une action collective en affirmant leur spécificité. Au sein de ce cadre, le spectacle s’élabore sur le mode de l’improvisation, dans un état de réceptivité et d’écoute. Le geste est sens. Le son et le mouvement, acte théâtral. L’espace urbain, scénographie. (Source d'INFO, ICI)

PAGE d'INFO sur la troupe Jeanne Simone

Karo du 7 février… allumée par cette brèche de lumière dans le quotidien d'un café noir de tourmente ;)

Vent de vie… Vie devant

Categories: Carpe diem | 2 Comments

C'est génial ce truc !
Faudra que j'ajoute une catégorie: "attentat poétique, impudique, ludique, brillant, fameux, génial…"
 
que pour cette initiative-là !

Cliquez sur le lien…
Théâtre du Rond-Point

Avancée magnifique

Journée de rêve, anormalement chaude, mais journée tout de même magnifique. Sur mon balcon, il fait presque 30 degrés au soleil. Tout à l’heure, je suis allée faire une promenade. La première depuis le début de l’automne où j’avais le sentiment de savoir en profiter. Comme si l’instinct de vivre là, simplement, était revenu pour de bon.

Et puis l’automne au Québec, y’a rien de plus sublime. Lorsque le soleil brille ainsi sur les arbres colorés de la saison, c’est intensément émouvant. Y’a rien de plus beau, à part peut-être un nouveau-né dans les bras de sa maman. Je marchais tout à l’heure et je me sentais libre. D’une liberté que je n’avais pas contactée si vivement depuis un bon moment. Cette dernière année, elle venait certes la liberté – car au fond, elle est toujours là, même lorsqu’obstruée par des tonnes d’interdits moraux et de souffrances reliées au deuil, elle était là donc,  mais pas aussi pure et juste que ce matin.

automne06KaroLego

Today, comme un vent de vacances, tel un souffle d’espace vierge à savourer. Je retrouve mon salvateur silence. Ma rue, qui était en réparation depuis des semaines, enfin rejoue la partition du calme nécessaire à mon âme amoureuse de lenteur, de beauté et de nature.

Les écureuils s’en donnent aussi à cœur joie. Ils gambadent entre les arbres, sur les pelouses jonchées de feuilles d’érables, puis grignotent, au grand dam des humains, des morceaux de citrouilles décorées ou encore pleines, prévues pour l’halloween.

Oui. Il fait si beau. Je respire et ainsi j’en prends la pleine mesure de ce sentiment de liberté.  Puis je viens ici, vous écrire, afin de dédicacer l’instant de grâce… ma manière toute vivante et spontanée de prier et de cultiver, joie, sérénité et harmonie, même et surtout lorsque tout n’est pas joli et parfait dans ma vie. 

Karo du 19 octobre, avec une amicale pensée pour ses soeurs bretonnes par-delà les couleurs de la saison. Karo maîtresse de la nature mais pas maître de la mise en page word-stress ;)

Krédit photo: Karo, automne 2006

What the world needs now

Categories: Carpe diem | 8 Comments

J'ai envie de partager avec vous cette chanson qui figure au top 100 de mes meilleures de tous les temps.  Y’a rien que je puisse dire sinon la plénitude humectée de rosée matinale dans laquelle elle me plonge chaque fois que je l’entends. Elle me fait un doux incroyable à l'âme… et un sourire béat en guise de tangible expression de ce doux-là.

Au contact de cette voix, de ces paroles et de cette musique, j'ai juste le goût d'aimer. Tout devient alors simple, possible et évident… que "ce dont le monde a besoin, c'est de l'amour sirop d'érable, juste de l'amour sirop d'érable." traduction libre de carOlinade. 
 
(double cliquez pour écouter)

what the world needs now is love, de l'artiste
Jackie DeShannon

fleurs blanches 

Karo du 13 octobre…
Krédit photo: Karo, blanche douceur, champs, Ile-Bizard-07

Jardinage et coeur d’été /2

Il suffisait d'écrire ce premier billet sur mes nouveaux quartiers pour qu'au bout de trois jours et demi de vie ici, je découvre enfin la rue MontRoyal :) Miam. Y'a trois ou quatre commerces de crème-en-glace, à distance de marche, plein de petits cafés, des bistros coquinement vêtus, des boulangeries, des brasseurs de bières, des confiseries et plein de monde. C'est l'été ! J'ai même trouvé une place ou y vendent des macarons:) comme à Lyon. Je vais goûter et ensuite faire ma critique de fine gueule française ;)  

Je suis pas une vite moi, quand il s'agit d'apprivoiser des nouveaux repères. Certains, être à ma place, auraient déjà tout trouvé des cafés, guichets automatiques, dépanneur etc. Se seraient même fait amis avec les voisins. Mais voilà. Je reste une sociable sauvage :)

Socle de joie


Immortaliser la joie pure.
Rendre éternelle la grâce de l'éphémère instant.
Jouer, simplement…

socle de joie

De force, l'on me coulerait dans un bronze,
me sculpterait dans la pierre,
me figerait à un socle,
c'est cette pose-là
que je prendrais,
entourée de beauté
et
d'amour.

Krédit photo: Karo, parc de la tête d'Or, Lyon'07.
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Cueillir le jour

Série de photos -autoportrait fragments entre ciel et terre.
cliquez sur les images pour voir leur plein format…
pour voir les détails de craquelures
faisant partie de la beauté du monde.

autoportrait entre ciel et terre 6

autoportrait entre ciel et terre 7

autoportrait entre ciel et terre

autoportrait entre ciel et terre 8

autoportrait entre ciel et terre 4

autoportrait entre ciel et terre 2

Ocre

autoportrait entre ciel et terre 5 trace

Merci de laisser trace de votre passage, en poésie, humour, amour, états d'âme… comme le chien s'est ici estampé, j'aimerais lire la liberté de votre âme en lien avec cette nouvelle série de photos: autoportrait entre ciel et terre. Ou (j'ai pas d'accent sur mon clavier) dedans/dehors, vous transportent ces images, ou l'une d'elles en particulier ?

autoportrait entre ciel et terre 9

Karo du 22 juillet… cueilleuse d'image, juste là, quelque part entre ciel et terre.
Krédit photos: Karo.