Partie…

me remplir le 6e sens au 38e Festival Interceltique de Lorient, serai de retour après quelques pas de rires et folles danses, deux ou trois gorgées de bière et de nouvelles connaissances bretonnes… qui sait, peut-être des fées, des elfes, des lutins et des sorcières ?! 

Les Litt’Orales de Port-Louis

Comme son nom l'indique, Les litt'orales est un festival où l'on fait l'amour oral aux mots. (Ça promet n'est-ce pas !)

Festival qui a lieu chaque année depuis 2003, (ça fait 6 ans déjà)… dans la poétique presqu'Île de Port-Louis en Bretagne, Morbihan Sud. Cette année le thème choisi est "traversées" et j'ai, Caroline Légault (oui, légault avec un accent, car ici on ne fait pas les choses à moitié) l'honneur d'animer une série d'ateliers d'écriture aux adultes, autour de ce thème.

Les litt'orales 2008
Litt'Orales de Port Louis. Informations
.

Au programme, bien d’autres délices, tant poétiques que bretons, sont prévus. En commençant par une soirée de contes en cie. du conteur Achille Grimaud qui nous racontera « la légende de la mort », textes d’Anatole Le Braz: « Des récits à vous couper le souffle où paysans et lavandières croisent sur leurs chemins l’Ankou. Mais comme Achille a peur du noir, il a préféré s’accompagner du quatuor à cordes, Zeste » 

Nous aurons également le bonheur de dire et lire proses, contes et poésies sur les bateaux-bus de Lorient, en passant par Locmequelic, Gâvres, etc. Sous le thème des traversées, avouez que nous ne pouvons faire mieux en la matière. Personnellement, je crois qu’il n’y a rien de plus poétique que cela : raconter aux passagers et, dans un espace/temps ordinaire, transitoire, créer un moment qui sorte de l’ordinaire, sur l’eau, entre deux terres, une destination, sur le chemin de la vie…  

S’il se fait plus poétique que cela, je ne vois qu’une chose et ça se trouve lors de l’événement de clôture des litt’orales alors que Guénane Cade, grande poétesse bretonne, traversera la rade pour nous livrer ses mots aux portes de Gâvres à Port-Louis. On nous promet un cocktail sucré/salé, entre la mer, le fleuve, et les mots fruités de la poétesse invitée. Parlant de fruits, les participants de l’atelier d’écriture que j’anime auront à cette occasion, la possibilité de livrer le fruit de leur travail.  

Entre le cocktail de fermeture et l’invitation à vous joindre à nous, il se passera trois jours au cœur de Port-Louis, cité vivante, pleine de la parole de ses habitants. Notamment celle du collectif de poètes « les flâneurs » qui le samedi soir, 26 juin, nous invitent à  entendre et/ou dire nos mots au théâtre de la Grande Poudrière. Endroit mythique où même les fantômes doivent avoir leur place.   Il y aura aussi un marché aux paroles, deux comédiens en charette à bras déambuleront dans tout Port-Louis. C'est la Compagnie de théâtre de rue de Rennes : Tuchenn dont la réputation ne semble plus être à faire… qui assurera la livraison fraîche de ce marché de mots… « Il y avait le marché aux fleurs, aux oiseaux, maintenant il y a le marché aux paroles, on y échange des mots contre un sourire. On y goûte des poètes à la minute. » 

 Puis en chant et en musique : Cercle Celtique de Port-Louis An  Drouz Vor (le bruit de la mer) et le Bagad de Port-Louis Nouveau spectacle de danse « Hunan » (seul) avec une prestation d’un quatuor cornemuse électro. De la cornemuse électro… ça promet !         

Bref bref… tout ça du vendredi 25 au dimanche 27 juillet. Pour tous les détails, rendez-vous sur le site de la Mairie … (le lien se trouve juste en dessous de l'affiche.) 

Perso, la Karo Québécoise, qui a traversé l’Atlantique pour un 4e séjour en terre ancestrale, se fera, OUI, un bonheur d’animer une série de 3 ateliers aux adultes, portant sur le thème de l’édition des Litt’orales en cours, évidemment !


Traversées
 :

«  C’est où nous sommes pour aller ailleurs, en empruntant la mer, le fleuve. C’est voyager dans nos corps et notre imaginaire « traverser l’esprit ». C’est surtout dépasser les limites, les frontières, c’est se hisser plus haut pour voir l’immensité  » Traverser…pour s’ouvrir au monde ! VOYAGES vers la LIBERTE, REGARDS tournés vers de nouvelles terres ! "

 

Définitivement, cette collaboration ne pouvait pas mieux venir… moi qui depuis bientôt 2 ans, vogue solo sur mon petit voilier de mots (Tricot sacré et autres text'îles pour passer l'hiver au chaud), d'une bord à l'autre de l'Atlantique …

C'est donc une invitation que je lance tant aux écrivains, qu’aux écrivailleux, qu’aux écrevisses, qu’aux amoureux de la langue française, et de la Vie… de par le monde (dès fois que certains québécois voudraient se joindre à nous ;) .

Et à ceux qui craintifs, auraient toutefois envie de se mouiller à l'aventure,

je vous rassure, l’idée n’est pas de faire de nous des Baudelaire,

mais bien des Beaux de l’air marin ;)

qui envoient les mots en l’air
par-delà la mer

et surtout, par simple plaisir de leur faire l’amour oral ;)    

Les places sont limitées, prière de vous inscrire… 
Et, le plus important, TOUT de ce festival est gratuit ! Profitez-en !

Karo du 18 juillet, en résidence d'artiste bretonne !
Sources citées : dossier de presse du festival Les Litt'orales 2008

 

FESTIVELLES 2008

festivelles2008affiche parMorganeLemetayer

"OUI!!!! Je retourne en Bretagne… retourne boire de la lumière ancestrale… retourne manger de la terre côtière de mes aïeuls mais surtout, retourne partager l’essentiel avec mes sœurs bretonnes." extrait de journal du 4 mars 2007… comme si c'était hier.

Cette année je vais y présenter mon livre "Tricot sacré et autres text'îles pour passer l'hiver au chaud". Évidemment ! En plus de prendre un bain d'inspiration auprès des autres entrepreneuses, conférenciers, artistes, créateurs qui seront sur place…

Après des jours et des jours de préparation (dont je vous passe les détails), je m'apprête en effet à repartir en Bretagne. Ce sera mon 3e séjour là-bas. Je vis de l'anxitation (sorte de mélange, normal j'imagine, d'excitation et d'anxiété). 

Tantôt le train. Sept heures de route. Amanchée comme un mulet, ma géante valise orange et un sac-à-dos. J'ai pas le choix… une fois les tonnes de copies de "Tricot sacré", les costumes de scène, les bouts de décors et accessoires de kiosque, articles de promotion et cie. empaquetés… il faut ce qu'il faut eh ! La grosse valise orange ! 

D'abord sept jours de mer. Le silence. Le vent. Les oiseaux. Le sable. Les algues. Les cailloux. Le soleil. Aaaaaaaah ! Je respire mieux rien que d'y penser. Le plus possible m'énergiser de ce pays doux et sauvage, rude et beau, bon et miam !  Puis en même temps, je dois poursuivre la préparation au festival (car il me reste à faire en la matière). Ensuite, je passerai sept jours dans l'action de cette deuxième année FESTIVELLES prometteuse, dont une soirée spectacle à laquelle je participe le vendredi 22 février. Pour plus de détails sur la programmation et les idées de Festivelles, rendez-vous sur le site du club des femmes instigatrices de la chose :  Univers 9.

De retour à Lyon fin-fin février…

En attendant, je vous invite à lire ou à relire les billets de la Bretagne de l'an passé… (pour lire de façon chronologique, commencez par le bas).

Festivelles de joie
Festivelles et cie.
Interlude 3
Terre mère
Aujourd'hui
Ce n'est qu'un au revoir mes soeurs

Karo du 10 février… 
qui retourne à sa grosse valise orange en pensant à tout TOI, tout vous, tous nous… vous tous… tout doux…
Prends soin de toi xx

GueuleBouc’hein

Allez lire ce billet chez mon ami blogueur, Perrasite. Je partage ses sentiments au sujet de facebook… et je suis curieuse de connaître votre point de vue sur la chose… 

POUR CEUX QUI VEULENT PROLONGER LA DISCUSSIONRDV chez mon amie Brijit … elle a aussi écrit un billet sur le thème, sans savoir que Perras et moi étions en pleine réflexion… 

Artiste dans l’âme

Je veux savoir, dites-moi…  Je fais une étude, pour le plaisir de fouiller, creuser, approfondir, par soif d'apprendre, et qui sait, peut-être ainsi de découvrir l’inattendu, voire même, l’impromptue beauté du monde, ou encore, revisiter la source que je savais déjà, mais en mieux, à travers vos mots, votre vibration unique, votre expérience, votre vision… à travers notre partage ! J’aimerais savoir ce qu’est pour vous, un artiste dans l’âme.  Vous avez le droit de poster autant de définitions que vous le souhaitez… car ceci n’est pas la recherche de LA réponse absolue, mais bien la recherche du partage, de l’inspiration, de la compréhension profonde, légère, originale, etc. Alors, répondez spontanément, revenez étoffer plus tard, faites comme vous le sentez… remontez le courant, partez vers le Nord, laissez-vous glisser ensuite jusque dans le sud…Dites, scandez, réfléchissez, exprimez, cherchez avec moi, si ça se trouve, usez même du paradoxe dans vos réponses…

Merci d’avance pour votre participation. J’ai grand besoin de jouer avec vous. Merci de jouer même si vous n'êtes pas, ou ne vous sentez pas, un artiste dans l'âme. Toutes les réponses, si elles viennent du coeur, sont bienvenues. Alors…voici voilà voi-tout voil-aire…  Suggestion : pour votre première définition (si évidemment vous en écrivez plus d'une), ne lisez pas d'avance les réponses des autres, ça risquerait de vous induire de l'extérieur et donc, de vous donner des pistes déjà toutes faites… Osez penser par vous-même, au risque de sortir du lot et d'être ensuite tentés de vous comparer aux autres, puis de  vous inférioriser ! Grosse job de décrassage de saboteur n'est-ce pas ! Go go go… on est capables ! Exister, respirer, exulter !!!

Bon, on y va…

Être artiste dans l’âme c’est…  (ou autrement dit)
l’artiste dans l’âme est celui qui… 
un artiste dans l’âme c’est…

Karo du 16 janvier…  casseuse d'or'dinaire, chercheuse d'or'divin

La vie; le chemin de tous les possibles.

Mes amis Manon et Andy ont choisi de se créer une vie à la grandeur de leurs rêves et surtout, à la hauteur de leur envie de savourer l’essentiel. Je ne peux que me réjouir pour eux.  

Sortir des cadres et se forger une vie autre que celle proposée par la société de sur-con-sommation (je vous sommes de consommer bande de cons!) demande beaucoup de courage, de communication entre les partenaires-rêveurs, de volonté, de sueur, d’audace, d’épreuves, de doutes,de larmes aussi surement, etc.  qui trop souvent découragent le rêveur de passer à l’action.

Pourtant, le quotidien métro-boulot-dodo qui ne promet rien de plus que la retraîte (mais encore), ce quotidien même dont on voudrait tant et si souvent se débarrasser et dans lequel on se fait croire qu’on est  libres et heureux, quotidien qui nous essouffle, nous formate, nous enchaîne, nous précarise le coeur, les nerfs, l'amour, la joie, le divin… ce quotidien-là est aussi fait de sueurs, de doutes et pis de larmes. De courage ? Sûrement aussi. Mais je me demande si dans un tel contexte à-vide de soi, le courage n’est pas vain parce qu’errant autour de nos insatisfactions et de l’état de mort de notre âme.  Le courage d’endurer un patron tortionnaire, une entreprise qui carbure à l’efficacité 400% et qui te fout à la porte si tu ne performe pas comme un robot sans âme.  Est-ce vraiment ça le courage ?

De la sueur et des larmes dans les deux scénarios donc, mais rien qui vienne en prime dans le scénario plate de la vie rangée des gens ordinaires et apeurée que nous sommes et qui forme un beau grand troupeau de moutons bêleurs mais non-agisseurs.  Rien de splendeur au bout du chemin que la peur de perdre sa job, la peur de manquer d’argent, la peur du jugement des autres, la peur du jugement dernier, la peur d’être la moins belle dans le mariage full-cash de l’année, la peur de la peur de …  m’enfin.

Je ne m’éterniserai pas aujourd’hui sur un sujet qui pourrait me voir utiliser plein d’électrons informatiques tant il me passionne… 

Tout ça pour vous dire que Manon et Andy sont des gens très inspirants. Si ça peut vous encourager, ne serait-ce qu’à ensemencer la graine de vos  propres rêves…  

Manon et Andy s’y préparent depuis plus d’un an à ce rêve… c’est pour vous dire que rien ne tombe du ciel sans effort passionné de notre part. Ils partent donc pour une année, voire deux, en voyage/travail.

Pour tout savoir, lire l’article joint. Je le glisse ici, ainsi que la photo, le tout extrait du journal local le Cités Nouvelles, où les deux comparses ont fait la UNE cette semaine !  
andy manon emma

Manon, Andy, Emma, je vous souhaite bon voyage ! Tout est là, déjà en place dans l’univers créateur… ne vous reste plus qu’à rouler vers votre présent goûteux ! Dans la vraie vie avec les oiseaux, le monde, loin des bureaux-bourreaux ! BRAVO mes amis et merci pour l’immense bouffée d’air frais que je puise en votre réalisation !  

« La famille Gagnon-LeCouffe partira à l'aventure sur les routes d'Amérique en juin prochain, pour un voyage d'un an ou deux. Ils y amènent leur petite fille de quatre ans et leur chien. Ils amènent aussi leur entreprise familiale, une agence en design. Comme son nom l'indique, le « siège social » de la compagnie Design on the go se déplacera bientôt sur roues.

Voilà longtemps que l'idée de partir fait son chemin dans les têtes de Manon Gagnon et d'Andy LeCouffe. Depuis un an est demi pourtant, la décision est prise: ils partent pour l'été 2007. Les préparatifs ont envahi leur maison de L'Île-Bizard. «En 2005, nous sommes partis une semaine sur le voilier d'un de nos couples d'amis, au Panama. Voilà quatre ans qu'ils sont partis autour du monde», explique Manon Gagnon. «Ça nous a beaucoup affectés », continue son mari et collège de travail, Andy LeCouffe. «Vraiment, ça nous a donné l'inspiration qu'on pouvait voir la vie autrement», affirme la jeune femme. 

Ils suivront l'été sur les routes de l'Amérique. Ils commencent par l'Ouest canadien, ils descendront la côte ouest américaine et passeront Noël à la chaleur du Mexique. Ils exploreront ensuite le Midwest et reviendront à Montréal, par le chemin des écoliers. S'ils se sauvent ainsi de l'hiver, c'est surtout à cause de leur mode de transport. Les véhicules récréatifs ont souvent des ennuis techniques à partir du point de congélation. Travailler de par le monde «Il ne s'agit pas de vacances, mais bien d'un mode de vie», tient à préciser Andy LeCouffe. Ils ne sont pas de joyeux retraités et voyageront avec leur petite fille, et leurs obligations professionnelles.

«Du point de vue des affaires, nous avons eu droit à de drôles de réactions», explique Andy LeCouffe, le sourire en coin. «Les plus conservateurs nous demandent tous comment nous allons faire pour rencontrer nos clients.» Le couple croit qu'Internet et les nouvelles technologies feront en sorte qu'ils pourront travailler à distance. Ils ont de toute façon plusieurs clients qui sont situés à Toronto, aux États-Unis ou dans le reste du Canada, plaident-ils. Et ils ne les ont jamais rencontrés. «L'un d'eux est situé à Edmonton. Je lui ai demandé ses disponibilités, pour le rencontrer lorsque nous y serons cet été. Il préfère encore une réunion sur le Web», affirme monsieur LeCouffe. De toute façon, ils ont engagé une employée, Lorraine Séguin, qui restera à Montréal pendant la durée de l'aventure. Elle fera le lien, si nécessaire, entre Montréal et les Gagnon-LeCouffe. 

Outre le motorisé de 28 pieds, la famille voyagera uniquement avec des vélos et n'aura pas d'auto. Le couple a tout fait pour se préserver un semblant d'intimité, pour eux et pour leur fille. La porte de peur chambre se ferme, la petite aura un espace pour elle. «Et puis, notre cour arrière, ce sera le monde!» s'exclame Manon Gagnon. » 

Ils partent bientôt… pour suivre l’aventure, c’est donc un rendez-vous sur… http://www.mytripjournal.com/our_adventure

Karo du 19 mai, émue et fière de ses amis.
Crédit photo: jounal le cités nouvelles
Article par Marie-Hélène Verville.

Terre Mère

Terre! Terre! Ça y est! Votre enfant est à la veille de poser le gros orteil sur sa terre ancestrale.

Chers amis, bloggers, famille et cie, je serai pour la semaine en Bretagne. Ne sais pas si j’aurai le temps ou les outils pour blogger. Mais d'une façon ou d'une autre, c’est promis, je vous ramènerai  images  poésies anecdotes récits… Bref
Encore de l’amour sous forme d’Art; la plus belle expression de la Vie… Oui enfin, la plus belle après les fleurs, les tortues, les poupons, les arbres etc.
Car n’est-ce pas à partir de toute ces beautés que l’art peut exister, voire exulter ?!!!!

 À la récente question des amis du Québec à Karo posée, ceci Karo a répondu :

Plan de séjour outre-mer? Dont know yet! Pour l’heure, après une forte et longue tempête en haute mer, j’en suis à me laisser voguer au gré du temps sans temps. Mon gouvernail s’étant brisé durant cette tempête, j’ai échoué ici, en France : terre d’ancêtres, terre d’asile. Je laisse le vent, le soleil, la mer et la source Mère; Gaïa me réparer, me régénérer. Pour l’instant donc, je me laisse porter et surprendre, de rencontres en rencontres, d’émerveillement en émerveillement – je me nourris, j’ouvre les bras, même avec cette blessure au cœur, j’ouvre les bras et je souris – puis, quand le moment sera venu de reprendre le cap, je saurai. Je saurai et là seulement je pourrai ressaisir la barre de mon navire. Pour l’heure donc, je le répare ce navire, je le repeins, le solidifie de tout ce que la VIE m’envoie d’abondance, de poésie, d’amitiés, de sourires… car même avec cette blessure fraîche sur le cœur je dis : « présente ! » et c’est ainsi que j’accoure sur les flots de ma vie. Ainsi que la Bretagne je vais fouler. Ainsi que nos amies les Bretonnes je vais retrouver. "

Amitiés, câlinsautoportrait à la fenêtreamour pour tous…

Karo, avant de s'endormir, dit mille fois merci à D. pour son aide et sa patience. Pour son aide et sa présence. Sage D. Demain il sera ma navette jusqu'à la gare. Il a même eu le temps pour ses quelques savoureux vers, comme une farandole de bonheur:

"Elle noue nos rêves
A la queue du train
Lorient l’attend
En extrême Occident
"
D.


Note: La suite des billets (tournée des cafés et célébration des carolinades) à venir dès que possible. Aussi à ne pas manquer prochainement : les mots de Karo, la voix de Nina… Bref, l’effervescence est là, telle la crue des eaux au printemps. Ça coule de source.

Karo du 27 janvier (excitée de prendre le train demain matin, excitée de faire 7 heures en train, pour lire, écrire, écouter de la musique et croquer des paysages.) Krédit photo: autoportrait à la fenêtre, janvier 2007 Karo.

Chapitre débarqué…

    L’album « la traversée de l’Atlantique » du groupe de musique folklorique québécois La Bottine Souriante se la coule douce et belle dans mon lecteur cd. Je bois un porto que je viens d’acheter dans ce que je pourrais appeler un dinosaure S.A.Q., soit chez un marchand de vin dont la devanture de magasin a plutôt l’air d’une arrière boutique (mais bon, l'essentiel est que les provisions de nowell soient faites et bien faites) je grignote des quartiers de pomme et j’écris.  J’écris enfin. Ça fait des mois que j’ai du mal à focaliser tant y’a eu de chamboulements dans ma vie…                                                                    

 et voilà que je vous apprends que… 

j’ai tellement aimé la France que j’ai décidé d’acheter la compagnie ! Bon alors oui, pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis de retour en France (depuis une semaine déjà), dans la ville même où j’avais séjourné cet été. J’y passe le temps des fêtes… et plus selon ce qui se révélera à moi dans cette nouvelle étape de vie – dans ce chapitre débarqué. 

J’en entends déjà qui se disent : « et Chaton dans tout ça ? » Oui Chaton… et bien, on y reviendra au besoin dans un prochain billet.         

 Encore et toujours, je me demande comment écrire un journal en ligne? Que révéler et que garder pour soi ?  Et cette question devient plus persistante à l’heure des grands changements comme celui que je vis actuellement. Car même si dans mon cas ce journal se veut aussi littéraire, il comporte très certainement une large part de réflexions/ philosophie, lesquelles sont portées par mes expériences du quotidien.   

               Ainsi, je ne saurais poursuivre ce journal en toute harmonie et tout plaisir sans vous informer de ma récente séparation d’avec Chaton,  vous qui, pour la plupart, me suivez depuis janvier dernier (bientôt un an déjà). Même si mon intimité m’est chère, je ne saurais donc poursuivre ce blog dans l’évitement des événements qui bouleversent ma vie au quotidien.  L’expression de mon âme exige une certaine ouverture à me montrer dans tout ça. Sans quoi il y a dichotomie. J’y reviendrai donc sûrement et au besoin…

Mais pour le moment… 

Toujours est-il que – objet principal de ce billet : la délicieuse anecdote à saveur carolinade promise dans mon plus récent papier.  Mes amis, je ne suis pas aussitôt arrivée en France – à peine 6 jours, que déjà je fais la UNE de la ville où j’habite. En effet, qu'elle ne fut pas mon immense surprise d’apprendre – via ma mère au Québec et c’est ça le plus drôle–  que ma binette était en page titre du site officiel de la ville de Villeurbanne (banlieue de Lyon).  

foule villeurbanne(où est Karo?) 

Déjà que j’ai eu un plaisir fou et spontané, il y a de cela quelques jours, alors que je m’étais bien adonnée à la fête inaugurant la place publique (place Wilson rénovée pour plus de commodité et d’aisance aux citoyens).         

Ça se passait à 18h30, jeudi dernier. Il faisait déjà nuit. L’air était transperçant, humide. « ça caillait » comme disent les Français. Au Québec, on dirait plutôt que le temps est cru. Mais bon, toujours est-il que mon hôte (l’hébergeur) et moi avions convenu de prendre une pause de notre boulot respectif, histoire de flâner un peu entre les tables de buffet et la musique; festive pour l’occasion.         

 Mais qu’est-ce qu’on a ri ! D’abord du fait que j’étais la seule à danser. On aurait dit une fière citoyenne des lieux. Hors qu’ironiquement, c’était moi l’étrangère qui aurait dû s’indifférer de la chose. Et puis est venu le temps du discours du maire. Homme plutôt sympathique, mais après 15 minutes d’histohéroïsme* et l’humidité de la nuit qui sévissait, on avait tous très hâte de passer sous le chapiteau afin de s’offrir victuailles et bon vin.         

        Ainsi, le discours n’était pas encore terminé que plusieurs s’avançaient goulûment sous la grande tente . Et on se demandait bien, l’hébergeur et moi, comment allait procéder tout ce beau monde pour être servi sans piétinement mortel de l’un ou de l’autre. Le fou rire qui m’a prise… Nous nous sommes retrouvés tous les deux à quelques pas d’une invitante table où se pavanaient joliment jambons, pains, salamis et rouge nectar dionysiaque. À quelques pas seulement de pouvoir tendre la main pour se servir. Mais nous ne pouvions guère avancer davantage. D’abord que la foule continuait bêtement de se masser derrière nous. Nous étions pris là, comme dans une boîte à sardine, c'est le cas de le dire ! Tout « empactouillés »** que nous étions. Comme une seule et même masse de chair, nous tanguions en rond. Coincés comme les goinfres que nous étions. Et puis devant nous, il y avait ce mec – non pas à quelques pas du buffet, mais bien là, verre de vin à la main, sourire satisfait aux lèvres. Je me demande même s’il ne riait pas de moi, avec moi, tant son sourire était rigolo.

Entoucas moi je n’en pouvais plus de rire. D’un rire fou, dépassé, à la fois témoin et participante de cette absurde folie. Autour on entendait des gens dire « les gens sont fous, mais c’est insensé… ». Et l’hébergeur qui se plaisait à imaginer la tente basculer à force d’empressement humain.  

                 Et puis la tente n'est pas tombée,

et puis l'hébergeur a finalement pu tendre son grand bras jusqu’à la table, déployer sa voix pour demander un verre de vin qu’il me donna aussitôt. Nous prime aussi quelques délicieuses tranches de jambon, tout ça encore noyés dans la foule compacte. Et finalement – O grand exploit – nous avons réussi à sortir de là sans que je n’échappe une seule goutte de mon précieux liquide. Bras au dessus de la tête, au-dessus de la gourmande foule, charcuteries débordantes des mains… rire rire et re-rire en bouche, au cœur.   

Comme si ce n'était pas suffisant, voilà que deux jours plus tard je me retrouve, là, en page titre des nouvelles locales. Mon passage à Villeurbanne immortalisé. Je vous glisse ici l'article de presse au cas où il ne serait plus disponible au moment où vous lirez mon billet.

Je profite également de l’occasion pour vous souhaiter de joyeuses fêtes. Qu'ajouter d’autre sinon que vous inviter à en profiter pour faire des trucs qui vous allument. Faire des trucs qui allument comme tant d'étoiles qui dans le ciel scintillent, comme tant de lumières dans la nuit de noël créant une surcharge de chaleur à la centrale électrique, comme tant de regards plongés les uns dans les autres, au coeur de l'âme.

 « Il y avait foule jeudi 14 décembre pour l'inauguration de la place Wilson ! Plus de 500 personnes ont participé à ce moment convivial à l'invitation du maire, Jean-Paul Bret, et de la Serl (Société d'équipement du Rhône et de Lyon) qui a piloté les travaux. Mise en lumière, église totalement rénovée, la place, toute de pierre vêtue, plantée de charmes, a belle allure. Vin chaud sous chapiteaux, musique en fanfare, projection d'un diaporama par le Conseil de quartier ont encore réchauffé l'atmosphère… Ce rendez-vous a permis aux habitants, commerçants, membres de la paroisse et bénévoles des associations de prendre possession du lieu, après plusieurs mois de travaux et de contraintes. L'ancienne place des Charpennes appartient désormais au 21e siècle : "matériaux actuels", "lignes contemporaines", éclairages à faible consommation, plantations adaptées et protégées, "mais aussi meilleur partage de l'espace public"… Jean-Paul Bret accompagné de nombreux élus et de l'architecte Christian Drevet, a pu livrer de nombreux détails historiques et techniques sur l'évolution de cette place très fréquentée. Le 10 janvier, le marché qui avait été transféré sera de retour… L'art du changement dans la continuité ! »

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SOURCES: http://www.mairie-villeurbanne.fr/pages/front/index.asp 
http://www.mairie-villeurbanne.fr/pages/front/index.asp?pageSansVersion=1524

GLOSSAIRE CAROLINADE: *histohéroïsme : carolinade de l'amalgame des mots histoire et héros. **empactouillé: carolinade de mes récentes influences SOL (Favreau). 
ps: suite à de nombreux problèmes de spams sur ce billet, je ferme les commentaires. merci de votre compréhension. 16 mai 2007.

Karo du 19 décembre (un jour à la fois)

crédit photo (le gars du journal:)